From Drogheda To Laytown

Céad Míle Fáilte, chers amis, venez et approchez-vous,
Bien que je parle et que j’écrive trop, oui je l’avoue,
Je dois narrer une dernière histoire, sur deux villes,
Et qui, à elles deux, font battre mon cœur de fille.
Comté de Louth et de Meath, c’est ici en Irlande,
Que Drogheda et Laytown me transcendent,
Le long de la Rivière Boyne, je prends le D1,
Le fameux bus qui sépare ces Comtés voisins.
Par Mornington et sa Tour, ainsi je passe,
Arrivé à Bettystown je vois la marée basse.
An Inse, me voilà, marchant sur sa plage,
De l’Église jusqu’à Laytown village.
Devant la sculpture « Voyager », je fredonne,
Sur les coquillages qui par milliers foisonnent,
Sur la mer d’Irlande, je vois au loin les bateaux,
Et vers les vagues je chante toute seule Santiano.
Hissez-haut ! Je file au Pub, car je crie famine,
Mais une fois là-bas, mon cœur s’embéguine,
Pourtant c’est la raison que mon esprit réclame,
Bien que je sois ici, à cause de ce cher Adam.
Assise au comptoir, enfin je me déstresse,
En plongeant dans ma Pinte de Guinness.
Bye-bye le Pub, ou le bus partira sans moi,
Nous roulons, en direction de Droichead Átha.

Wack fall the daddy-o, wack fall the daddy-o,
Les sirènes disent « au revoir » dans mon dos,
Je descends du bus, puis je traverse la rivière,
Marchant vers Laurence’s Gate, et au cimetière,
Les Croix Celtiques font s’envoler mon esprit,
Chantant « Níl Sé’n Lá » je pense à la vie,
Sur West Street je glande, regardant les vitrines,
Et j’écoute les musiciens dans les rues voisines,
Enfin au Pub « Cagney’s » je me pose un peu,
Mon Irlandais voit mon voyage dans mes yeux,
J’admire le Millmount Fort depuis la terrasse,
Aux arc-en-ciels et aux Leprechauns je rêvasse,
« The Frenchie » ou « La sauveuse de phoque »,
Ainsi qu’ils m’appellent, au Pays du Shamrock.
Au milieu des Mick, Johnny et des Paddy,
Je cours à Saint Peter’s Church et je prie,
Les mots s’envolent dans le ciel d’Irlande,
Je retourne au Pub, lorsqu’un ami demande,
De chanter pour lui, une chanson Française,
Je bois une goulée et entame un peu mal à l’aise :
« Il y a une ombre dans le vent,
Je crois qu’une tragédie m’attend… »

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