La Quête du Sauvetage d’un Bébé Phoque.

Cette catégorie n’aura jamais autant mérité son nom…
Ok, ce n’est pas un pingouin, mais un phoque. Ça reste dans le thème, quand même ! Non ?

Vendredi 30 septembre 2018 était mon seul jour de repos (Jongler avec deux boulots, c’est un peu chaud…) comme le film que je voulais voir au cinéma ne passait plus (Se référer à la parenthèse précédente) j’ai décidé de retourner enfin à Laytown !

Ma ville préférée, au bord de la Mer d’Irlande. Voilà plusieurs longues semaines que je n’avais pas remis les pieds sur la plage (Deux boulot, je rappelle…)
Alors, j’ai pris le bus D1 et op ! Direction Laytown !
J’étais toute jouasse sur la plage. À danser et chanter sur le sable, en prenant des photos et profitant du « soleil » hivernal. Bref, j’étais sur un petit nuage Irlandais.
Je suis restée un moment, puis le froid et la fatigue ayant eu raison de moi, je suis allé me réfugier à « mon » Pub. Où j’ai siroté mon petit Coca Light (Faisant une pause dans la Guinness, pour quelques jours. Arthur me pardonnera…).
Vers 14h30 j’appelle mon ami Spencer chez qui je devais passer, mais il travaillait encore. Comme j’avais une demie-heure à tuer avant le bus de 15h15, j’ai décidé de retourner sur la plage une dernière fois. Me disant que ma prochaine fois à Laytown ne sera pas pour après-demain, avec les boulots que j’ai.

Alors me revoilà sur la plage aux coquillages, à ramasser d’énormes bigorneaux. (Un gros bulot, sinon)

Prenant toujours des photos. Lorsque je vois deux Irlandais au bord de l’eau avec, à leurs pieds, un bébé phoque !
Intrigué, je m’approche. L’Irlandais me demande si j’ai un téléphone et si je peux appeler le « Animals Rescue ». Bien sûr, à ce moment-là, ma relique qui me sert de portable me lâche. Je dois l’éteindre et le rallumer deux fois et le mettre à charger avec ma batterie portable pour le ressusciter. L’Irlandais promenait son chien et devait partir. Il me demande d’appeler les « SOS Animaux. »
Ok.

L’Irlandaise reste avec moi et m’aide à chercher le numéro en question sur Google une fois que mon téléphone arrête de bouder.
Pendant ce temps, le bébé phoque attendait sagement à nos pieds, en nous regardant avec intrigue et amour.
L’Irlandaise ne pouvait pas non plus rester avec moi. Elle avait sa voiture garée sur la plage de Bettystown (2Km de Laytown) et comme la marée était montante elle devait vite retourner là-bas pour bouger sa voiture. Avant de se faire engloutir par les flots. Ce qui arrive souvent, par ici.
Donc, elle m’aide à trouver le numéro puis s’en va. Me laissant avec le bébé phoque sur les bras (Enfin, aux pieds.)

Il me regardait avec ses grands yeux remplis d’amour. Tout à coup, y’a une vieille qui arrive (Petit clin d’œil à Perceval !) L’Irlandaise débarque avec son toutou sur la plage et se poste à mes côtés. Je lui fais le topo et je compose le numéro de « Animals Rescue » en lui passant mon téléphone. (Parce que même après 8 mois en Irlande, j’ai toujours honte de mon accent dégueulasse.) Pendant qu’elle laisse un message au standard, j’essaye de guider le phoque vers la mer.
La dame me redonne mon téléphone. Le phoque pointe son nez vers les vagues alors je saute sur l’occasion. Je me place derrière lui et je lui tapote un peu les fesses pour le faire avancer vers la mer. Il comprend la manœuvre et bouge tel un pingouin avec ses nageoires. Seulement, la marée étant montante, les vagues le poussent vers la plage.
Le chien de l’Irlandaise m’aide en aboyant derrière le phoque pour lui faire peur et le faire rentrer dans l’eau. Mais le phoque n’en a que faire.
« Animal Rescue » rappelle l’Irlandaise sur son téléphone. Pendant qu’elle leur fait le topo, je continue de « pousser » le phoque vers l’eau.
Ça fonctionne !

L’eau commence à nous recouvrir. J’avais des bottes étanches qui ne le sont pas restés longtemps. Alors que les vagues m’arrivaient presque aux chevilles, je me suis placé devant le phoque. Il voulait lécher ma main. Mais quand j’ai vu sa mâchoire garnie de ses 3500 dents, j’ai vite enlevé mes doigts ! Mais il voulait jouer. Alors je lui ai caressé la tête et il a « souri. »
l’Irlandaise est venue vers moi pour m’aider. Et là, le phoque a voulu jouer. Il s’est mis sur le dos, en gigotant et faisant des petits bruits trop mignons. Nous avions compris qu’il voulait des caresses. Alors l’Irlandaise et moi nous lui avons caressé son « petit » ventre blanc et il a continué de gigoter avec amusement.
Malgré le froid, l’eau qui montait jusqu’à mes genoux et la pluie qui menaçait de tomber, j’étais époustouflé par l’amabilité du phoque. J’ai rigolé avec lui et l’Irlandaise.
Lorsque nous avons arrêté les caresses, il s’est remis sur le ventre et j’ai repris ma « poussée » vers les vagues. Il a avancé jusqu’à ce que je ne puisse plus le suivre. J’étais trempé et je suis revenue sur le rivage avec l’Irlandaise.
Nous avons regardé le phoque nager dans les eaux profondes et nous avons attendus de ne plus l’avoir à porter de vue avant de partir.
Nous nous sommes dits au revoir et je suis partie à l’arrêt de mon bus. La pluie s’est mise à tomber, mais j’étais déjà trempé de toute façon. Et j’avais les mains qui sentaient le poisson !

Le soir, lorsque je suis rentrée chez moi, et après avoir pris une longue douche chaude, j’ai envoyé mes photos à mon oncle CRS Maître Nageur Sauveteur.
Il m’a dit que lorsqu’il travaillait sur les plages au Touquet, ça lui arrivait souvent à lui et ses collègues de ramener les bébés phoques à la mer.
En fait, on appelle ça des « Petits Blanchons ». Ils viennent d’être sevré par la maman et sont laissé seuls dans la mer, abandonnés à leur sort. Ils passent leur temps à jouer, dormir et manger du planctons, car ils ne savent pas chasser. Parfois, ils s’échouent sur les plages. Il suffit simplement de les ramener à l’eau. Ensuite, ils cherchent des bancs de phoques pour rester en groupe.
Mais attentions aux dents !
Mon oncle s’est fait mordre ! Son Blanchon était très très peureux, tout le contraire du mien. Lorsque mon oncle a essayé de le ramener à la mer, il s’est fait mordre…
Et op, aux urgences ! Et surtout, tests de maladies car les chicots des phoques (Comme tous autres animaux) sont bourrés de maladies !

Le sien :

Enfin, voilà une belle Quête. L’Aventure vient toujours à moi, dans ce pays…
Il faudrait qu’un jour que je narre les autres… Si vous le voulez, bien sûr.

Lorsque j’ai raconté ça à mes collègues le lendemain, l’une d’entre elles m’a dit de « baptiser » le phoque en lui donnant un p’tit nom.
Je ne sais pas si c’était un mâle ou une femelle, mais si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

Sur ce, je vous laisse, je retourne à mes poissons !

Une réflexion sur “La Quête du Sauvetage d’un Bébé Phoque.

  1. Chris

    Magnifique article, j’étais content pour toi de cette trouvaille.

    Sur les photos du phoque, on dirait une femelle. Aurais-tu aperçu quelque chose lorsqu’il était sur le dos ? « lol »
    Au niveau de la tête, on dirait une femelle.

    Pour les photos de l’autre phoque, la tête m’a l’air plus grosse, un mâle ? Hum peut-être.

    Prochaine trouvaille : Un bébé baleine ! 😀

    Aimé par 1 personne

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