Ça vient du fond, de là où j’suis

Quand tu n’as pas de talent, de vocation sincère,
Mais que tu dois trouver ta place,
Au milieu de ce Monde amer,
Tu essaies en vain, sans pouvoir faire face.
C’est la lumière autour de ceux,
Qui chantent, dessinent et qui jouent,
Mais pour toi et moi et les malheureux,
Qui triment une vie pour pas un clou,
La colère et l’envie remplissent nos âmes,
Nous nous essayons à quelque chose,
Qu’on soit enfant, homme ou bien femme,
La passion et le monde nous opposent.
À perdre haleine, à écrire sur ces pages,
Jusqu’au sang, encore, à gratter sur ces cordes,
Mais nos Muses ne sont pas de passage,
Pour cette vie de labeur et de miséricorde.
Et après tout ce négatif,
Viennent enfin les commentaires,
Et si tu n’es pas attentif,
Tu voudras te foutre en l’air.
Ils te disent « Nul », « Bon à rien », « Inutile »,
« Pourquoi est-ce que tu publies ? »
« Ton art est si puéril »,
« Ça devrait être aboli. »

Je vais vous dire un secret,
Nous avons raté,
Mais nous avons essayé,
Allez crever.

07.12.19

Je retourne à la mer

Voici une nouvelle chanson !
Inspiration du côté d’une superbe chanteuse Najoua Belyzel et sa chanson bonus : 
« J’irai nu-pieds »
Lien de la chanson ici
Bonne lecture !

C’est l’hiver, en hiver les Sirènes sont éphémères,
Quand je rejoins l’Océan, je me perds dans les courants,
Sur les vagues, les baleinières, comme la neige de l’hiver,
À contre-courant, à contre-vent, contre les récifs en argent,
C’est la mer, mon amour, et la mer te joue des tours,
Elle te noie un matin et te rejette le lendemain,
Sur les algues au cœur vert qui meurent dès l’hiver,
Cœur serré, cœur noyé, cœur perdu, je rentre en guerre,
Et pour les navires et les marins quittant la Terre,
La route des étoiles, la piste des lumières,
De la roche mouillée à mon astre lunaire,
Je retourne à la mer.

C’est la mer, mon amour, et la mer voit son jour,
Elle se lève à l’horizon et se couche dans les bas-fonds,
Mais l’Océan voit mon âme pour chaque jour qui s’enflamme,
Le plus grand, le plus bleu, le plus beau qui me réclame,
Et peu m’importe la marée, peu m’importe les voiliers,
Sous la mer cachée, des bateaux échoués,
Du rocher argenté à mon astre stellaire,
Je retourne à la mer.

Dans les algues ou l’écume, sur la plage, sous la lune,
Et par la marée qui monte, pour raconter ce conte,
Des rochers parsemés à mon globe solaire,
Je retourne à la mer.

03-04.12.19

Meilleurs Ennemis

Il y a eu une enquête, cette nuit,
Pleine de mystères et de magies,
Aux ennemis gonflés d’orgueil,
Torturant un ami en lui crevant un œil,
Marc a été marqué,
Et mon bien, retrouvé.
Mais qui sauva mon âme ?
Quand je tombai dans les flammes ?
Un Super Héros est touché,
Sous une pierre verte brisée,
Un faux tsunami derrière les fenêtres,
Qui effraie Sœur de tout son Être.
La marée haute, jamais ne descend,
Laissant nos peurs emportées par le courant.
Des vêtements jetés dans la rivière,
Et des déchets toujours sous terre.
Des membres de la famille dans un bar,
Inondé, comme ce cauchemar.

28.11.19

I Have Magic

My first prose poem in English !
A BIG thanks to Marguerita, who worked a lot on the correction !
And to Johnny, my first reader.
Enjoy !

I’m not sitting at my desk. I’m fighting Evil. With my Dragon : « Brisingr ». It means « Fire » in our magical language.
No, I’m not at my computer, working for Humans. I work for myself. It’s hard. But I like it. That’s my true life. I’m chasing adventures.
I don’t take the bus. No. Because, I fly with Brisingr through the air. My white Dragon. White like the snow. Like the old winters in the Vikings’ mountains. My white Dragon can breathe fire like Hell.
It will be a cold day in Hell.
I don’t eat in the canteen. I take my lunch in an old and strange tavern, in the middle of nowhere and I don’t drink Guinness either. No, I drink Hydromel. Sitting close to the fireplace, during the night, with strangers all over the place. Drinking, singing and whispering.
I don’t have a phone or keep a track of time. Time is nothing. I watch the stars to know the days, the years and the hours. It’s not about one month, it’s all about one full moon to the next one,
I don’t live in the real World.
Because…
I’m a Writer. I have Magic.

13.14/11/19

Tell Me

You are by my side, and I keep my ring,
We have our song, the one we sing,
You don’t need money, or a true beauty,
At least with you, I’m always happy.

Tell me that love, will never stop,
And, by the bad guys, we can’t be caught,
Tell me your feelings, will never leave you,
And you still want maybe a kid or two.

But you need to understand, I’m very afraid,
For the girls like me, those who feel so dead,
It’s so strange and frightening,
To see the World shining.

Tell me the bad times ar over,
And the Moon will rise in the night forever,
Tell me we will have our house in Laytown,
With very big walls, maybe blue or brown.

Tell me we will pickup shells for the rest of our life,
And tell me one day, I’ll be your wife…

7/8.11.19

Ode to the Violin

In the « Drogheda Writers Group », one of the writers gave me a challenge : Writing a Sonnet ! 
So, I did ! My first one. And I enjoyed, so maybe, next time…

My violin, you inspire me to sing,
How I love the way you create and play,
Always searching about the perfect string,
Invading my mind night and through the day.

You have many names, as I remember,
Maddie, Luna, Aithusa and more,
Playing with you from January to December,
If I can’t, my heart is so sore.

I’m dancing when I play with you,
You are my Magic Powers inside of me,
My happiness and my dreams too,
Fighting all the Monsters I can see.

In my nightmares, you’re always dying,
Sweating in my bed, where I’m lying.

2.11.19

La Sirène au Violon

Ses écailles dans l’eau,
Et sur des cordes en plastiques,
Ses notes dansent sur les flots,
De l’Océan, sa musique.

Les cheveux dans le vent,
Le violon sur son épaule,
Une ballade ainsi jouant,
Pour les vagues qui la frôlent.

Lorsqu’une bouteille en verre,
S’échoue à ses nageoires,
Elle lit les mots de la Terre,
Tous les SOS et les désespoirs.

Pour répondre à ces complaintes,
Elle attrape son archet,
Et murmure une prière Sainte :
« Puisse la Mer vous éclairer… »

Le chant de la Sirène s’élève,
Par son violon ruisselant,
Et lorsque la marée se soulève,
Elle retourne à l’Océan…

25.10.19