Slán go fóill 2

C’était il y a longtemps, ou pas si longtemps,
Sur une île posée là, sur le bleu océan,
J’y laisse ici les dernières années de ma vie,
Cinq ans avec toi, et j’en suis déjà bénie.

Je porte mes pas ailleurs, vers un autre âge,
Sauvant inlassablement le même personnage,
Cet innocent, en pleine chasse aux Sorcières,
Sautant ensuite dans le train de notre hiver.

C’est l’hiver aussi, pour mon Soldat,
Immobile, ensemble, dans le froid,
Dans les Bunkers secrets de Sibérie,
Fuis, mon amour, fuis…

Mes yeux reverront, jusqu’à la toute fin,
L’Immortel étrange, parfois si craint,
Que je comprends, en voyant ses toiles,
Notre Monde, je pense, est déjà trop mal.

Je me pose, quelques jours, dans un trou,
Propulsé encore, dans la ville des loups,
J’écris, j’écris, j’écris, car il se meurt,
Il m’a sauvé aussi, quand c’était mon heure.

La porte me conduit vers ma Maison,
Verte et Argentée, perdons la raison,
Les Méchants ne sont pas ce qu’on pense,
Toi aussi, tu as le droit à ta chance.

Presque le même homme, pas si loin,
Une ville peuplée de méta-humains,
Aux Super-Pouvoirs bien étranges,
Comme toi aussi, mais tu les déranges.

Oh ! Dans cet immense Pays improbable,
D’animaux magiques, d’une Reine détestable,
J’y retrouve un bien jeune voyageur,
Qui, jadis, n’avait plus de cœur…

Dans un laboratoire d’une ville Américaine,
Retrouvons une de mes anciennes vies lointaines,
Les choses ne changent pas pour moi et lui,
Entre meurtres, attaques et tueurs en série.

Je termine, ici, emporté par le sang,
Des millénaires des Mondes d’antan,
Lorsque, par magie, la terre tremble,
Ils disparaissent, tous les deux, ensemble.

Lorsque le moment revient, une nouvelle fois,
Je vois vos vies partagées, entre elles et toi,
Comme les autres, je sais, je ne me relèverais plus,
Je dois partir, tu le sais, nous ne l’avons pas vu,
Je saute de portes en portes, dans mes passages,
Échappant à tes vidéos, et à tes images,
J’essaye de toutes mes forces à chaque fois,
Alors, pourquoi je rêve encore de toi ?
Comme nous cherchons tous à être heureux,
Il est temps, j’en ai peur, de te dire Adieu.


Première version : 05.05.2021
Seconde version : 15.05.2022
Il y a des choses qui sont affreusement difficiles à changer…
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Emprise

/!\ Âmes sensibles s’abstenir /!\

Laissez-moi vous emmener dans un autre Monde.
Une autre Dimension.
Ici, la Magie est réelle, elle complète ma vie. Pour le meilleur.
Mais aussi le pire.

Sous un ciel gris et menaçant, je tourne en rond dans un vieil appartement, aujourd’hui abandonné.
Dieu merci.
Mais, ce jour-là, je m’y trouve, devant la télévision, regardant des DVDs au hasard.
Je dois cependant me préparer pour sortir. Certes, c’est le soir et généralement, je reste à l’intérieur quand vient la nuit.
Pour des raisons évidentes.

Je porte une ‘petite robe noire’ à la mode Guerlain, des énormes chaussures sombres aux pieds et mes cheveux sempiternellement coiffé en une longue tresse brune.
Malheureusement, le temps passe vite et j’oublie la date.
Mais lui, n’a pas oublié.
Parce que, tous les six ans, un éternel Démon refait surface pour s’attaquer aux femmes comme moi.
Comme moi ?
Oui, les Sorcières. Les ‘Tueuses’ si vous voulez.
Et aujourd’hui, c’est le Jour J.
J’essaye pourtant de quitter l’appartement avant que le Démon ne me saute dessus.
Trop tard.

C’est une ombre et une silhouette. Immense. Tel un géant se cachant dans l’obscurité.
Dans le coin de mes yeux.
Je lui dis de ne pas revenir aujourd’hui, ça ne m’arrange pas du tout de chasser les Démons ! J’ai trop de choses à faire ce soir !
Vous pensez bien qu’il s’en fiche éperdument.
C’est l’heure.
Point.

Bien sûr, il y a une façon de s’en débarrasser. Une seule façon.
Une potion secrète, bien gardée. Tellement bien gardée, qu’il faut savoir où elle est cachée.
Et, où est-elle cachée ?
Vous vous souvenez des DVDs que je regardais tantôt ?
Eh bien, dans l’un d’entre eux, un en particulier, il faut le lire dans le lecteur et cliquer dans les ‘Bonus’ d’un épisode bien précis.
Une fois dans ces Bonus, il faut encore chercher les ‘caches’. Les ‘codes sources’ des Bonus.
Dans ce code source, il y a la fameuse potion secrète qui permet de se débarrasser du Démon.
Problème : Le Démon est là, collé à moi. Et le bougre comprend TRÈS vite ce que je suis en train de faire. Ainsi, il attrape la télécommande pour effacer le code source avant que je ne puisse le lire.
Une lecture rapide m’a permis de seulement avoir les ingrédients :
Du sang, de six personnes différentes, des femmes. Juste quelques gouttes.
Et des pépins de ‘pears’.
Ah oui, ai-je dit que la formule est en Anglais ?
Voilà, c’est fait.
‘Pear’ c’est ‘Poire’ en Anglais.
OK, pas le plus compliqué des ingrédients donc.
Mais le reste…
Le Démon détruit le DVDs et, avec lui, la formule magique.

Le Démon me tourmente. C’est son boulot, tourmenter les Sorcières pour les rendre folles et les tuer.
Donc, je ne perds pas plus de temps, je quitte le vieil appartement et je descends rapidement les quatre étages, sans ascenseur.
La nuit tombe doucement dehors, et je me dirige vers ma voiture, lorsque deux personnes me font signe avec des sourires radieux.
Sur le moment, je ne comprends pas très bien.
Jusqu’à ce que je les reconnaisse. Ce sont deux connaissances à moi que je n’ai pas vue depuis…
13 ans !
Une femme et un homme, heureux de me faire la surprise. Ils me font un énorme câlin qui fait du bien. Je suis toujours sous le choc, sans rien dire.
Le Démon me colle à la peau, mais je suis la seule à le voir.
Et à subir ses attaques.
Le gentil couple m’avoue qu’ils sont là pour ma sœur et moi. Pour nous emmener quelque part et passer du temps avec nous pour rattraper ces années perdues.
En vrai, je suis contente, ça me fait chaud au cœur.
Mais, ça tombe mal. Très mal. On ne va pas se mentir, c’est la merde.
Voilà.
Sous le choc, je suis mes amis vers leurs voitures et j’y retrouve ma sœur.
Justement, je voulais lui parler.

Nous arrivons dans un grand bâtiment. Un mélange entre un magasin et un restaurant immense. Ils veulent nous inviter à manger, eux, leurs enfants, ma sœur et moi.
Ah et, le Démon, aussi. Mais personne ne peut le voir, sauf moi.
(Arthur Pendragon, si tu passes par là, je te comprends !)
Le Démon hurle dans ma tête. J’essaye de me concentrer sur mes amis, jouant tantôt avec les enfants, picorant tantôt un peu de nourriture.
Malheureusement, mon humeur devient de plus en plus sombre.
Noire.
Je me mets, sans faire exprès, à crier au lieu de parler. Pour couvrir les paroles du Démon à côté de moi, celui-là même que personne ne voit ou n’entend. Sauf moi.
La famille accueillante me jette des regards étranges. Pas encore moralisateur, mais ça va venir.
J’essaye vraiment, de toutes mes forces, de me concentrer sur la réalité, mais le Démon n’a pas dit son dernier mot :
Toujours au chaud dans mon pauvre crâne, il attrape mon âme par derrière.
Tout est noir, sans lumière, juste assez de poussière lumineuse pour voir la scène telle une spectatrice impuissante. Le Démon est allongé sur le dos, sur un sol froid et dur et il me tire par derrière. En fait, non, il enlace mon cou de ses mains énormes et puissantes.
Puis, il m’étrangle.
Il tire comme un beau Diable, de toutes ses forces sur ses bras musclés et mon corps se cambre pour essayer de me défaire de cette emprise mortelle. En vain, bien sûr. Même en gesticulant dans tous les sens et en posant mes mains sur les siennes, je n’arrive pas à le faire bouger d’un seul millimètre.
Je suis clairement en train de m’étouffer lentement.
Dans ma tête.
Parce que, pendant ce temps, mon corps est toujours dans l’étrange restaurant.
Au ralenti.
Le regard dans le vide.

Mon état catatonique inquiète vraiment mes amis et ma sœur.
Ils essayent de me ramener à moi, ce qui est difficile, puisque le Démon est le plus fort.
Je me débats de toutes mes forces.
Finalement, c’est le Démon qui lâche prise. Il a terminé de s’amuser.
Pour l’instant.
Dans la réalité, je suis secouée de spasmes et je tousse à en cracher mes poumons. L’air me brûle la gorge et je suis assise par terre sans pouvoir tenir sur mes jambes.
Désormais, tout le monde s’inquiète et commence à me poser des dizaines de questions.
Des questions auxquelles il est difficile de répondre. Oui, la Sorcellerie s’est beaucoup démocratisée avec le temps. Sûrement grâce à la mode des ‘Sorcières’ du dimanche sur TikTok.
(Oh ! Une balle perdue…)
Inutile de vous dire que c’est un chouilla plus sérieux et officiel ici.

Comprenant que je vais bientôt mourir si je ne fais rien, je décide de tout expliquer.
Les parents, les enfants et ma sœur me regardent avec des yeux ronds d’étonnement.
Normal.
Mais… Ils ne semblent pas dubitatifs. Ils me croient !
D’ailleurs, la maman me demande, avec inquiétude :
‘Pourquoi tu ne l’as pas dit plus tôt ?’
Je souris jaune, en raillant presque :
‘Quoi, genre : désolée, je ne peux pas venir au restaurant, je dois braquer un hôpital pour trouver six différents types de sang… ?’
Euh…
Pas le temps d’ironiser encore plus, car le Démon revient en force dans mon crâne.

Heureusement, un ami à moi, un Sorcier lui aussi, avait senti la résurrection de ce Démon et il m’a retrouvé. Dans sa main, il tenait quelque chose de très simple et pourtant si important :
Un coffret DVD.
Alors, petite information à savoir, ce n’est pas parce que nous sommes des Sorciers que nous n’avons pas un humour de merde, nous aussi. Parce que je n’ai pas dit dans quel DVD exactement nos ancêtres ont caché le code source de la potion, alors voilà :
Dans les DVDs de la célèbre ‘Buffy’.
Voilà, parenthèse ridicule fermée.

Maintenant, revenons à nos Démons, et surtout au mien qui me torture sans discontinuer. Comprenant que je ne pouvais pas me défendre, mes amis ont décidé de m’aider.
D’abord ma sœur, infirmière, est partie vers son hôpital pour récupérer six fioles de sang, de six femmes différentes.
Le Sorcier a mis le DVD dans le lecteur du restaurant pour accéder au code source des Bonus. Le Démon était bien trop occupé à me torturer pour détruire à nouveau la formule. Pendant que mon accointance écrivait les ingrédients, la famille des enfants ont commencé à les chercher.
Le Démon était carrément en train de me tuer à petit feu, mais Dieu merci, tout le monde a cru à mon histoire et m’a aidé à faire retourner ce monstre dans les Enfers desquels il s’était échappé.

Puis, je me suis réveillée…
Complètement épuisée.
On se demande pourquoi.

09.05.2022
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

À l’ombre


Je suis Designer, diplômée en 2015.
Je suis Écrivaine, depuis mon premier livre publié en 2009.
Je suis Violoniste, depuis 2019.
Dessinatrice et peintre depuis ma naissance.
Je suis une Artiste…
… de l’Ombre.

J’ai créé mon Business de Design en 2019, et je n’ai eu que 2 clientes depuis.
J’ai publié un magnifique roman de littérature contemporaine en 2019 également, et je n’ai eu que 5 lecteurs.
Je n’ai jamais participé à des séances de dédicaces, par manque d’argent et de lecteur.
Je n’ai aucun lecteur sur mes sites de publications en ligne gratuits.
Ni personne sur mon compte YouTube depuis 2011.
Je n’ai aucun client via mon Site Internet professionnel.
Depuis 4 ans déjà, je n’ai aucun jour de repos, aucun jour de congé, aucun week-end, aucun temps off, aucune vacance car absolument aucun revenu.
Ici, c’est pâtes au pesto midi et soir.
C’est l’hiver sans chauffage.
C’est acheter des vêtements à 2€ dans des boutiques de secondes mains.
C’est gratter le porte-monnaie pour prendre le Bus.
Et pourtant…
Et pourtant, JE CONTINUE !
Je ne lâche RIEN !

Je suis une Artiste de l’Ombre, comme des milliers d’autre, qui grattent la surface pour trouver la Lumière. Et je ne m’arrêterai que lorsque l’Ombre m’aura dévorée.

Êtes-vous un(e) artiste de l’Ombre ? Ou de la Lumière ?


Tom 2

Oui, cette chanson/poésie est très niaise.
J’ai pris exemple sur le titre et la construction de la chanson ‘Tom’, de Marie Laforêt, reprise par Najoua Belyzel.
Cliquez ici pour écouter la chanson.
Ne rigolez pas trop, je voulais quelque chose de mignon et joyeux, pour une fois !
Texte écrit en quelques minutes en écoutant la musique.
Enjoy !


Tom, tu as presque mon âge,
Tom, tu as quelques tatouages,
Tom, tu es célibataire,
Tom, ce n’est pas pour me déplaire.

Tom, tu as volé mon cœur,
Tom, tu es un chouette acteur,
Tom, tu as les yeux bleus,
Tom, tu es plutôt joyeux.

Un jour, je vais m’en aller,
Un jour, je vais t’oublier,
Je sais quand ça arrivera,
Mais, ça ne sera pas moi.

Tom, tu es dans plein de films,
Tom, tu es vraiment sublime,
Tom, je joue de mon violon,
Tom, je connais tes prénoms.

Tom, tu joues avec ton chien,
Tom, tu aimes tes copains,
Tom, tu viens d’Angleterre,
Tom, c’est bientôt ton anniversaire.

Un jour, je vais m’en aller,
Un jour, je vais t’oublier,
Je sais quand ça arrivera,
Mais, ça ne sera pas moi.

Tom par-ci et Tom par-là,
Tom, j’ai grandi avec toi,
Tom, je suis dans ta Maison,
Tom, je t’aime bien en blond.

Tom, tu grattes ta guitare,
Tom, tu es dans mes cauchemars,
Tom, j’aime trop ton accent,
Tom, j’en fais tout en roman.

Un jour, je vais me marier,
Un jour, on va nous oublier,
Je sais quand je te dis ça,
Que c’est toi qui m’épousera.


02.05.2022
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Tom

Lorsque j’étais encore une enfant,
Dans la classe de mon primaire,
Je lisais mon premier exemplaire,
D’une Magie bienvenue,
Au milieu des Moldus.

Le dimanche chez ma grand-mère,
Je mettais dans mon sac bandoulière,
Mes romans et mes livres scolaires,
Et pour bien les faire vivre,
Dedans, je me mettais à écrire.

Ça compliquait bien un peu ma vie,
D’être dans une Maison ennemie,
Ma sœur chez les forts et hardis,
Mais moi, avec mon petit blond,
Car j’aime les mauvais garçons.

Dire qu’au moment d’être amoureuse,
Je suis devenue très valeureuse,
Et mon âme voyageuse,
A rencontré le même prénom,
Que dans mes souvenirs mignons.

Aujourd’hui, chaque fois que j’écris,
C’est qu’un souvenir ressurgit,
Le Monde a beau être fort,
C’est à peine s’il suffit,
À mes rêves et à mes sorts.

01.05.2022
Le titre ‘Tom’ est une référence à la chanson du même nom de Marie Laforêt, reprise par Najoua Belyzel.
La construction du poème est similaire à la chanson ‘Ivan, Boris et moi’, de Marie Laforêt, reprise par Najoua Belyzel.
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Le Valet de Cœur

Qui a volé les tartes,
De la Reine de Cœur ?
Est-ce l’une de ses cartes ?
Ou le Chat moqueur ?

J’ai suivi le Lapin Blanc,
Jusqu’au fond du terrier,
Une chenille, en fumant,
M’a présenté un Chapelier.

Le Lièvre de Mars, à table,
A beurré mes tartines,
Mais la souris insupportable,
M’a rendu bien chagrine.

Puis, en jouant au Croquet,
Avec le champignon de la Chenille,
J’ai rencontré mon Valet,
Faisant battre mon cœur de fille.

Quand apparut un Dodo,
Au milieu d’un labyrinthe,
Me clamant fort ces mots :
‘Brille, Brille, sans contrainte !’

Alors, le Valet et moi,
Fuyions l’horrible Jabberwocky,
Mais encore, revint le Chat :
‘Nous sommes tous fous ici !’

Je ne suis pas si bête,
Mais la Reine ne m’a pas cru,
‘Qu’on lui coupe la tête !!!’
Alors que je l’ai déjà perdu !


Écrit le 11.04.2022 au Pub « Ollie’s ».
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

☘ I’M A WRITER, I HAVE MAGIC ☘


Long article pour parler d’une chose dont j’ai déjà discuté avec mon amie Emma.
J’écris depuis l’âge de 8 ans et j’ai publié mon premier roman à l’âge de 19 ans. Depuis, j’ai été édité de 6 livres, dont un Anglais & Irlandais.
Oui, mais voilà, je n’ai pas de lecteurs…
Que ce soit sur mes histoires gratuites en ligne, ou sur mes romans en vente sur Internet, je n’ai ni acheteur, ni lecteur.
Naturellement, je me suis énormément remise en question, me demandant si j’étais vraiment une bonne écrivaine. Sans retour, impossible de savoir ce que les gens pensaient de mon écriture.


Et puis, un jour…
Halloween 2021, ayant le Covid, au fond de mon lit, j’écris une histoire qui me prend aux tripes et je demande à ma sœur de la corriger. Ma sœur est époustouflée par l’histoire et l’écriture. Me disant que je devrais en faire un livre ! Sauf que, personne ne lit l’histoire gratuite, alors pourquoi l’acheter ?
Et puis, ce mois-ci, j’ai eu trois magnifiques retours de ma traductrice, d’Emma et de sa grand-mère sur mon roman, mon bébé de papier : « L’Enfant de Drogheda ».
Des retours qui me touchent. À coup de : ‘Ça tient en suspens !’ – ‘Le livre tient en haleine jusqu’au bout.’ – ‘J’ai lutté pour ne pas lire en mangeant !’ – ‘Il m’a tellement plu, que je vais en offrir un exemplaire à ma grand-mère.’ – ‘Il est dans mon top 10 de mes livres favoris.’ – ‘Vraiment bien ! Beaucoup d’imagination !’, etc.


J’ai alors compris que le souci n’était pas mon écriture. Je dois commencer petit à petit, à reprendre confiance en moi. Ce qui est super difficile, ayant mon seuil de confiance sous 0.


Pourtant, mon Dieu, si vous saviez, comme ce livre est mon bébé… Je suis émue d’en parler, de lire les gens m’en parler, de voir la couverture… Je connais par cœur l’histoire derrière l’histoire du roman. Car cette histoire, c’est la mienne. Et elle me tient à cœur. Comme le livre en lui-même…
Pour tout savoir de l’histoire du livre, cliquez sur :

LIVRES


God Bless

Alisone’s Adventures in Underland

I eat my lunch in a deli,
Wonder if I’m hungry,
Receiving my notice for an eviction,
No apartment, we are done,
Searching for a bloody place,
This is the end, prepare to brace.

I get home, looking for fun,
But my violin is broken,
No money for my Guinness,
I’m not ready for loneliness.
Tonight I’ll jump in Wonderland,
Fly with me to ‘bounty land’.

You got it, I gotta stay out,
No cry, no shout,
Out, night and day,
From midnight to midday,
A full breakdown,
Spend my days locked in my brain,
Trying to forget all my pain,
Out, with a red crown.

Now I write all the time,
A story I wish will be mine,
Living in a bloody street,
Place makes me creep,
No computer, no cell phone,
Who cares ? I’m already gone.

Staying in my play pretend,
Wonderland is my end,
Reading and writing,
You will be my king,
Swing from the chandelier,
We’re all mad here.

You got it, I gotta stay out,
To stop the burnout,
Out, night and day,
From midnight to midday,
A full breakdown,
Spend my days locked in a maze,
Trying to find my way,
Out, with a red gown.


Written : 10.03.2022
Corrected by Dermot : 27.03.2022
Inspiration : ‘Stay High’ by Habits.
‘Bounty Land’ : Reference to the song ‘Lollipop (Candyman)’ by Aqua.
Red Crown : Reference to the ‘Red Queen’ in ‘Alice’s Adventures in Wonderland’.
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Emmenez-moi


Sur l’ordi, où le poids et le stress,
Me font mal au dos,
Je sirote parfois une Guinness,
Pour continuer mon boulot.

Je voyage au bout du Monde,
À travers un écran,
Échappant chaque secondes,
Aux milliers de gens,
Insupportables.

J’écris dans mon carnet,
Je narre mes histoires,
De tartines beurrées,
D’un lièvre en retard,
Incroyables.

Moi qui n’ai connu toute ma vie,
Que la pauvreté,
J’aimerais laisser par ici,
Ce triste passé.

Emmenez-moi où mon âme s’éveille,
Emmenez-moi au Pays des Merveilles,
Je pense que le Valet de Cœur,
Laisserait chanter les fleurs.

Dans les Pubs, quand la nuit arrive,
Avec les copains,
Ils parlent d’une allure vive,
Mais je suis déjà loin.

Je perds la notion du temps,
Et mon esprit s’évapore,
Dans un Pays effrayant,
Que les enfants adorent,
Vers le château.

Et je vois un long labyrinthe,
Puis, un chat qui chante,
Une bien longue complainte,
Et les huîtres bruyantes,
Sourient au Dodo.

Quand les Pubs ferment, que l’ivresse,
Envahi tout mon esprit,
Est-ce moi ou la Guinness,
Qui part loin d’ici ?

Emmenez-moi où mon âme s’éveille,
Emmenez-moi au Pays des Merveilles,
Je pense que le Chapelier Fou,
Est un peu comme nous.

Quand je plonge dans un livre,
Ou dans mes histoires,
Un Lapin me fait suivre,
Dans la Forêt Noire.

Prenant la route qui mène,
Vers la Reine de Cœur,
C’est encore la même rengaine,
Il faut peindre les fleurs,
Toutes en rouge.

Et les cartes vivantes,
Me font jouer encore,
Jusqu’à la semaine suivante,
L’éveil fige ce décor,
Plus rien ne bouge.

Emmenez-moi où mon âme s’éveille,
Emmenez-moi au Pays des Merveilles,
Le Valet de Cœur, il semblerait bien,
Qu’il ait finalement volé le mien.


15.03.2022
Inspiration : ‘Emmenez-moi’ par Charles Aznavour.
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