Cauchemars


Je me couche, c’est l’heure, je ferme mon livre,
Je prends mes cachets, en espérant dormir,
J’éteins la petite lampe, j’éteins le téléphone,
Je dépose un baiser sur la bouche de mon homme.

Un couloir,
Une porte,
C’est le cauchemar,
Qui m’emporte,
Je crie dans la nuit, je ne sais plus où je suis.
Une ombre noire,
Une main forte,
Un regard,
D’une âme morte,
Rien à faire pour cette nuit, avec toi, je m’enfuis.

Je fais des mauvais rêves et des terreurs nocturnes,
Quand arrive la nuit, en hurlant sous la lune,
J’utilise ma Magie, pour nous sortir de là,
Mais les Monstres s’en foutent, je ne le savais pas.

Il est là,
Horreur,
Le Horla,
C’est l’heure,
Les gens nous réclament, ça y est, c’est le drame,
J’en sors pas,
Une peur,
Reste avec moi,
C’est l’heure,
Englouti par les flammes, au fond de Notre Dame.

Réveille-moi, quand je suis dans tes bras,
Réveille-moi, un jour tout disparaîtra,
Réveille-moi, je ne veux plus voir ça,
Réveille-moi, un jour ça me tuera.


21.11.2021
Inspiration & Triggers de la chanson : « Idées Noires ».
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Les Mondes d’Alisone

Pas besoin de chercher,
Tu la vois et tu sais,
Que les égarés sont aimés,
Dans les Mondes d’Alisone.
Elle ne ressemble à personne,
Car lorsque minuit sonne,
Viennent Dragons et Dragonnes,
Dans les Mondes d’Alisone.

Elle s’amuse à créer,
Tout ce qu’elle aimerait,
La Magie et la Liberté,
Dans les Mondes d’Alisone.
On dirait un petit Ange,
Qui aime ce qui dérange,
Et l’Enfer se mélange,
Dans les Mondes d’Alisone.

Et plus tu l’oublies,
Moins elle t’affectionne,
Et c’est le récit,
Des Mondes d’Alisone.

Avec vous ou sans vous,
Avec les saints ou les fous,
Les Amours sont partout,
Dans les Mondes d’Alisone.
Il suffit que tu passes,
Pour te sentir à ta place,
Avant qu’on nous efface,
Dans les Mondes d’Alisone.

Tu ne vois rien, mais crois-moi,
Traverse la porte et tu verras,
Que la Magie est bien là,
Dans les Mondes d’Alisone.
Elle écrit, elle crayonne,
Mais comme il n’y a personne,
Ce sont les pleurs qui résonnent,
Dans les Mondes d’Alisone.

Et plus tu la délaisse,
Plus elle abandonne,
Malgré son allégresse,
Dans les Mondes d’Alisone.


Inspiration : « Le lit de Lola », reprise par Najoua Belyzel, en hommage à Marie Laforêt.
11.11.2021
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Je suis folle de toi

Comment veux-tu que je déclare,
Que le dernier, tu seras ?
Même si tous les jours, je m’égare,
Car je suis folle de toi.

Mais il y a quatre ans à peine,
Il y avait Mick,
Je l’ai sauvé d’une mort certaine,
Et d’une fin tragique.

Comment pourrais-je exprimer,
Que tes baisers sont à moi ?
Bien sûr, j’aime afficher,
Que je suis folle de toi.

Mais il y a huit mois encore,
Peter était revenu,
Ressuscitant d’entre les morts,
Pour des aventures imprévues.

Comment veux-tu que je dessine,
Autre chose que ton froid ?
Plus j’écris et plus on devine,
Que je suis folle de toi.

Si nous dansons sous le ciel,
Ensemble sur la Mer Noire,
Tant pis pour Oswald ou Castiel,
Avec toi, je pars.

Mais j’écris, mais j’écris,
Nos histoires toi et moi,
Et plus je lis, et plus je lis,
Plus je suis folle de toi.


Inspiration : « Je suis folle de vous », reprise par Najoua Belyzel, en hommage à Marie Laforêt.
19.10.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Mick, Bucky et moi

Lorsque sonne enfin l’heure exquise,
Dans les couloirs de pierres grises,
Nous marchons dans nos coins,
Parlons de tout et de rien,
En attendant le lendemain.

Castiel, Peter, Mick et moi,
Bucky, Oswald et moi.

Certaines journées un peu mortes,
On pouvait passer des portes,
Direction un autre Univers,
Et combattre une nouvelle guerre,
Avec ma magie de Sorcière.

Castiel, Peter, Mick et moi,
Bucky, Oswald et moi.

Ça complique bien la vie,
Cinq garçons pour une fille,
Car j’aime tous mes chéris,
Toi et moi, et moi et lui,
L’un hier, l’autre aujourd’hui.

Castiel, Peter, Mick et moi,
Bucky, Oswald et moi.

Dire qu’au moment des Appels,
Des gens du Monde Réel,
J’ai pu pêcher sans appât,
Ce que j’avais déjà,
Au Palais, vous et moi.

Castiel, Peter, Mick et moi,
Bucky, Oswald et moi.

Aujourd’hui, chaque fois qu’on discute,
Pour une heure ou deux minutes,
C’est pour être tous ensemble,
Quand soudain la Terre tremble,
Et que les Mondes nous rassemblent.

Castiel, Peter, Mick et moi,
Bucky, Oswald et moi.

Si un jour l’un d’eux meurt,
Le Palais sonnera l’heure,
Pour condamner les étages,
Éviter tout le carnage,
Qui affectera mon cœur.

Castiel, Peter, Mick et moi,
Bucky, Oswald et moi.


Inspiration : « Ivan, Boris et moi », reprise par Najoua Belyzel, en hommage à Marie Laforêt.
16.10.2021
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Ensemble


C’est le moment, le retour à nos heures sombres,
Pour les combattants qui restent dans l’ombre,
Par la violence de tous ceux qui, encore, jugent,
Attendant seulement que passe ce déluge.

Certains combats doivent être menés à bien,
Pour la liberté et les droits de tous les citoyens,
Sacrifiés et calomniés sans cesse à la Une,
Par les descendants des Chemises Brunes.

Le choix, la peur, la santé, le futur ou la survie,
Tant de raisons pour choisir sa propre vie,
Une discrimination pour une faible minorité,
Une Étoile Jaune ou un morceau de papier.

Pourtant ce temps revient, aujourd’hui, encore,
Utilisant la peur et des excuses pour nos morts,
Toisant de haut avec vos yeux grand fermés,
Détournant le regard de ceux qui sont jetés.

Le Bouclier d’Airain, voilà ce qu’il me faut,
Vous êtes mon cauchemar, je suis votre chaos,
Je me battrais toujours pour mes beaux rêves,
Cela sera une longue guerre sans aucune trêve.

Quelque chose que je commence à comprendre,
Comme des Accords, que j’aimais à défendre,
Est-ce donc cela de grandir, dites-moi ?
Peser le pour et le contre de nos combats… ?

L’amour, la vie et la liberté nous assemblent,
Continuons ainsi la lutte,
Ensemble.



10.10.2021
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Exercice 2

Thérapie
Exercice 2
Écrire et développer les émotions / sentiments du dernier trauma en date.
(11 Février 2021)


Pour beaucoup de gens, les librairies, ou les bibliothèques, sont des endroits ennuyeux. Ils préféreraient regarder la télévision confortablement installés sur leurs canapés. Ou même aller à l’église. Mais pas moi. J’ai vécu la plupart de mes belles aventures ici.
En ouvrant un livre ; je devenais une Pirate, voguant sur l’immensité bleue des mers. Je défiais les dragons et je lançais des sorts. Je pouvais sauver le Monde, si je le voulais. Tomber amoureuse d’un personnage de papier. Pleurer une mort qui n’existe pas. Sentir les pages des livres, écrire dedans, corner les couvertures pour que l’ouvrage puisse vivre l’aventure qu’il contenait en mots. Je lisais les livres. J’écrivais dans les livres. Je vivais avec eux. Ils m’ont permis de survivre durant les heures les plus sombres de mon existence. Ces tortures mentales au lycée, le froid de l’hiver sans fin, la famine, la solitude extrême…
Ils étaient mon église, ma maison, mes Mondes et mes portes.
Un endroit sûr.
Un sanctuaire.
J’aime lire.

Correction : J’aimais lire.
Et puis, un jour…

Je me souviens de la première fois où j’ai ‘rencontré’ James Carstairs. Surnommé ‘Jem’. Né à Shanghai, puis immigré en Angleterre. Plus précisément, à l’Institut de Londres. En 1878 !
Bien sûr, les voyages temporels existent lorsque nous plongeons dans un livre !
Je ne parle jamais de Jem. Ni en poème, ni en histoire, ni en parole.
Parce qu’il est mort.
Son corps Humain est mort, tout du moins. En devenant un Frère Silencieux, il survit encore.
Pourtant, lorsque j’ai vu son Monde disparaître, celui-là même où je me suis cachée durant plusieurs longs mois en 2017, j’ai eu l’impression de voir Jem mourir à nouveau.
Encore et encore.
Relisant cette phrase, dans mon esprit, sans discontinuer :

« Alors Will s’aperçut que la rune, auparavant noire, avait pris une teinte argentée, et que tout ce qui faisait sens dans sa vie venait de laisser place au chaos.
Jem était mort. »

Et Jem est mort une nouvelle fois, ce funeste 11 Février 2021.
Sous mes yeux.

Mais, les autres, alors ?
Les autres Mondes de papiers ? Les autres personnages ?

Faolan réussira-t-il à rester parmi sa meute de loups ?
Est-ce que le long Halloween de Gotham se terminera bien ?
Mes Pingouins pourront-ils se cacher sur la Banquise ?
Le No Man’s Land renaîtra-t-il de ses cendres ?
Mon Petit Prince, ais-je pu te sauver ? Te ramener sur ton astéroïde ?
Combien de temps me souviendrais-je de la différence entre la Saison Une de ‘Game of Thrones’ et son Premier Tome ?
Ou de mes annotations de Sun Tzu sur ‘L’Art de la Guerre’ ?
J’aurais sûrement dû mieux le lire, puisque la Guerre, nous l’avons perdue.

‘La Nuit des Étoiles’ s’éteint au milieu des trous noirs.
Les cadeaux sombrent dans les abîmes.
Le télescope ne verra bientôt plus de planètes.
Car, ces Mondes ont disparu.
Et moi avec.
J’étais à l’intérieur.
Mes loups ne peuvent plus hurler sous la lune, avec moi.
Mes petits Pingouins voient la banquise fondre sous leurs pattes.
Poudlard restera détruit par les Mangemorts.
Les Postiers Britanniques ne livreront pas les missives sur le front, aux tranchées Françaises.
Cassiel et les Anges ne rejoindront pas les Cieux.
Cthulhu ne fera pas entendre son appel.
Et même mes propres livres, mes ouvrages publiés resteront dans les Ténèbres.
Et, telle la Petite Impératrice de Fantasia, je suis tombée dans l’oubli, dans le Néant, le Vide, en même temps que mes Mondes.
Rejoignons tous ensemble Bidule et Bumblebee.

Merci l’Irlande, il me reste encore quelques Mondes où vivre.
Survivre.
Peut-être me croiserez-vous au détour du Manoir des Ravenwood ?
Chez le fameux Apothicaire de Londres en 1665 ?
Essayant d’échapper aux carnivores de la Isla Nublar ?
Fuyant le terrible Conte Olaf ?
Ou prenant tout simplement soin de l’Ellcrys… ?
Je ferais encore partie des Avengers, je suis la Sorcière de l’Hiver, avec mon beau Soldat.
Je vous garantis que vous n’allez pas souvent me croiser dans le Monde des Vivants.
Les miens sont plus attrayants.

FIN


05/06.10.2021
Correction par Litany 06.10.2021 (Merci infiniment !)
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Bye Bye Constanța


Once upon a time, long ago,
I can still feel the snow,
And how the cold made me happy,
I knew that as long as you are with me,
Together we’ll survive until tomorrow.

But Austria scared me,
Same when you enlisted in the Army,
The War was at every border,
Killing so many of our Soldiers.

The Danube River under us,
Crossing the Alps was dangerous,
There, I became your bride,
The day the World died.

Now, Bye bye my beautiful Constanța,
Took the train to France but France isn’t Romania,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
From the Danube to the Volga.

Did you read the book by Richard Condon* ?
On our way to England, to London,
I know, the train stopped in Germany,
It was time for us, together, to flee,
My autumn was your winter,
And our dream was bigger.

And now, I know that we love each other,
The Halloween Witch and the Winter Soldier,
We both danced on the Black Sea,
Feeling the slow creeping of the Century.

We were young and foolish,
Speaking Romanian and gibberish,
One morning, celebrating Yuletide,
I know I had to stay by your side,
The day the World died.

Now, Bye bye my lovely Romania,
Took the train to Paris but Paris isn’t Constanța,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
Passing through bad Vienna.

Months later, we received our assignment,
Shipping out to the Italian front,
Azzano was a fiery Hell,
Before being thrown in a cell,
In Kreischberg, they flew the Nazi flags,
And read your name on your dog tags.

While our enemies were looking away,
I used my Magic and I won the day,
I freed you from the creepy Bunker,
What did they do to my Soldier ?
Everything turned from red to black,
And the place was invaded by Cossacks,
So we fought with our pack,
And then, I cried,
The day the World died.

Now, Bye bye my beautiful Constanța,
Took the train to France but France isn’t Romania,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
From the Danube to the Volga.

Yeah, bye bye to our old country,
Farewell dear comrades in the army,
Going on, a thousand miles away,
Still on a train, on Monday,
Running to a hiding place on an island,
Here we go, welcomed in Ireland.

You’re my Sergeant, stay with me,
We are dancing on the Irish Sea,
Growing old under the Irish Sky,
Singing : ‘Bye bye, Miss American pie’

Yes, Bye bye my beautiful Constanța,
Took the train to France but France isn’t Romania,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
From Bucharest to Drogheda…

THE END


Meaning :
The story takes place in 1943, in Constanța (Romania). One lovely couple lived there, close to the Black Sea, until War World II struck the country. The man enlisted in the Army. So did the woman (Using her Magic). But then, the ‘World died’ (The Axis lost. Romania had initially been a member of the Axis powers but switched allegiance on August 23, 1944.) But, our couple wanted to fight with the Allies from the beginning. So they had to flee their own country by train. Crossing through all the war zones (Hungary, Austria, Germany & France) alongside the Danube River. They married each other on the train, while passing the Alps Mountains. At the front of Azzano (Italy) they fell into a trap made by the enemies and they became war prisoners. The Witch saved her Husband (Using her Magic again) and they fought with their Regiment against the Nazis. They couldn’t go back to Romania, so they took a train to the British Islands. And they are still staying, hidden, in Ireland.
Singing and dancing.
.
Inspiration :
‘American Pie’ – Don McLean.
* Richard Condon : ‘The Manchurian Candidate’ Book.
.
Poem written :
19.09.2021
Corrected by Dermot : 27.09.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Saisons

Tout comme un flocon de neige,
Lancé par mon doux sortilège,
Car l’été ne me plaît pas,
Je me jette dans tes bras,
Et le printemps m’ennuie un peu,
Comme je préfère tes beaux yeux.

Quand la neige se change en glace,
Vois un peu comme le temps passe,
Mais l’amour survit aux années,
Au printemps, et même à l’été,
Ton hiver est mon automne,
Et le blanc glacial rayonne.

Lorsque les feuilles tombent,
Je reviens dans ton Monde,
Aux mille couleurs d’automne,
Jamais dérangé par personne,
Et si nous reprenons la guerre,
Ta présence est mon seul hiver.

17.09.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Siberia

It was covered by snow,
And the white was a flaming glow.
.
Far over, the foggy mountains cold, in a hidden bunker our next battle takes place. I could hear the sound of the ice falling way down below. And I thought that I heard him scream.
Also, I could see the wonderful and powerful Altai Mountains in the corner of my eye.
Yes. But…
The air smelt like death and gunpowder. From our own weapons. Our little group has always been fighting. We made the bullets fly, we made them rain.
Then came the Iron Warrior, and the war began.
As long as I can use my Magic, I could try to save him from revenge.
But, then… The floor turned into crimson red and I used myself as a shield to protect him.
I stared into his ocean eyes. Those steel blue eyes let you know what love is.
I did shout my spell from the top of my lungs :
‘Ic þe þurhhæle þin licsare !’
A sudden frozen faintness did whirlpool in me,
Like a lost little girl on a modern ecstasy,
The carmine star faded into the silver snow, and the intense frost hit us all.
.
The weight of the century makes him scream,
What if all these fantasies were just a dream ?
.
Remember us.
Remember me.
I remember all of them.


28.08.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Constanța

My nightmare is bigger,
It’s bigger than my power,
But you are with me,
Together as soldiers in the army,
Or dancing with the tides,
And drowning in your ocean eyes.

That’s us in the Darkness,
In the cold of Bucharest,
Losing my memories,
For our new cities,
Here we are, now,
I don’t remember how.

I can hear you laughing,
I can see you dancing,
On the Black Sea,
Just you and me.

Every triggers,
Of every orders,
Are washing away on the shore,
And, now, we can love more,
I’ll take care of you,
Eyes of ocean blue.

When the reality is coming back,
The colors are fading into dark,
Now, I can hear you scream,
Because it was just a dream.


Associated Poem : « On the Seas of the World »
Inspiration : « Losing my Religion » – Version BeLL.
17.08.2021
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