A Door ?

Je l’ai vu, une nuit, telle une hallucination,
Au milieu des esprits, attendant entrouverte,
Je n’étais pas seule, mais avons-nous eu raison,
De laisser la curiosité faire place à la découverte ?

Adossés contre le battant, nous utilisons nos corps,
Pour les empêcher d’entrer, les empêcher de sortir,
Mais est-ce la magie noire, est-ce un mauvais sort,
Quand nous voyons les Démons, les entendant mugir ?

Une étrange lumière éclaire nos pieds, sous l’interstice,
Mais gardons-la close, les doigts fermes sur la poignée,
Attendons le bon moment, attendant une aide salvatrice,
Et faisons fi des grondements, qui craquent de l’autre côté.

Mais le Mal est grand et les Ténèbres sont bien trop fortes,
Et réclament les esprits des différents aux yeux des autres,
Maintenant les Diables s’avancent, passant cette porte,
Et revendique des âmes, et revendique les nôtres.

C’est la tourmente sur place et le froid nous empare,
Rien ne peut les arrêter, ni sort ni nulle magie blanche,
Et nous, Êtres ou enfants perdus dans l’hostilité du soir,
Je murmure ces simples mots, lorsque vers toi je me penche.

« Nos amis sont morts et nous sommes seuls ici,
Mais ne les laisse pas courir à notre perte,
Il n’y a plus rien à changer, nous sommes déjà maudits,
Ne les laisse pas gagner pour une porte ouverte. »

Et lorsque les larmes se changent en diamant,
Que l’eau calme nos pieds nus sur le sol de pierre,
Il est temps de courir, car la fuite des innocents,
N’empêchera pas de faire tourner la Terre.

Mais pour ne pas que le Mal passe le voile,
Je prends mon violon, et je joue contre eux,
Allumant les bougies, éclairant les étoiles,
Et je fais un vœu.

Les viols légalisés

Ok, ici ça sera un article très sérieux mais aussi très particulier.
Je m’engage sur un terrain glissant en postant ceci, mais je m’en fiche, c’est le but de cette catégorie.
Une injustice à un haut niveau qui devrait être connu de tout le monde…
Je laisse la parole à Lila, qui a eu le courage de raconter et de publier son histoire.

« Il y a 9 ans jour pour jour, le 8 Octobre 2009 à 15h35, je déposais plainte pour des viols aggravés commis entre mes 19 et 20 ans.
J’étais jeune, j’étais naïve : cette décision ne m’a apporté que de la souffrance : une partie de ma famille m’a rejetée, en particulier ma grand-mère qui m’a dit que si je n’étais pas enceinte il ne fallait surtout pas porter plainte et que j’allais détruire la famille (entre autre) et ma tante, qui m’ont harcelé 3 semaines par téléphone et IRL pour m’empêcher de porter plainte. J’ai passé 8 Noëls seule avec ma mère, dont un en permission de sortie d’une clinique psychiatrique, je n’ai eu aucun soutien de la part de ma famille à part une seule fois, d’une de mes tantes, son compagnon et sa fille. Je remercie les quelques amies qui m’ont soutenue depuis tout ce temps, elles se reconnaîtront.
Je n’ai réussi à obtenir un procès que 8 ans et demi plus tard, en 2017, après deux classements sans suite de ma plainte dont le premier sans être prévenue, au Tribunal de Grande Instance d’Angoulême (16, Charente).

La juge d’instruction (LUTON Cécile), mon avocat, le cabinet, tout le monde m’a « poussée » très fortement vers la correctionnalisation de l’affaire, sous prétexte que je n’avais aucune chance aux assises après plus de 8 ans, que je pourrais buter sur des détails, que ma tête pourrait ne pas revenir aux jurés, que le coupable pourrait faire semblant de ne se souvenir de rien, que les juges ( Mme BOULNOIS Marie-Elisabeth, présidente, Mme GOUMILLOUX Marie, Mme DESQUEYROUX Maïté, assesseures) auraient le dossier et connaissaient leur métier…
Que donc, j’avais beaucoup plus de chance d’obtenir quelque chose en correctionnelle… Gros LOL.

Ce qui fait qu’au lieu de crimes, les viols aggravés, ce qui été jugé a été transformé en délits : des agressions sexuelles aggravées.
On pourrait penser que même des délits d’agressions sexuelles aggravées, c’est grave, surtout en ayant le dossier sous les yeux et en sachant que c’était en fait des viols.
Mais non.
Le procureur de la république (Mr VIDALIE Cyril) n’a requis que 2 ans de sursis.
Le violeur est rentré libre chez lui, dans sa maison, avec sa copine, sans avoir passé une seule nuit en prison. Il n’a eu comme sanction qu’une unique année de sursis, et son nom dans la liste des agresseurs sexuels.
Il était très entouré pendant le procès, par toute sa famille, ses frères, ses enfants, sa copine…. Une dizaine de personne. J’étais seule. Mon avocat m’a planté 30 minutes avant le procès, me laissant avec son assesseur (qui connaissait le dossier mais qui était très jeune, on aurait dit sa première plaidoirie…)

Il faut savoir que ce violeur a aussi violé sa femme (décédée depuis longtemps d’un cancer de l’utérus), battue, maltraitée, obligée à dormir dehors assise sur une chaise la nuit en plein hiver ; j’ai appris ça au procès d’après le témoignage de sa propre fille qui avait une chambre mitoyenne et entendait les viols conjugaux… Les juges n’en n’ont absolument pas tenu compte.
Qu’il a aussi violé une petite fille de 14 ans, autiste, habitant à La Rochelle (département limitrophe). Il a confirmé la connaître, confirmé son âge, sa maladie mentale, confirmé qu’elle habitait bien toujours à la Rochelle, mais n’a pas donné son nom.
Et là, cerise sur le gâteau : la Juge d’instruction, Mme AUBERT Émilie, n’a pas ordonné de commission rogatoire, et donc il n’y a pas eu d’enquête de la part de la police (car ils n’avaient pas d’ordre en ce sens, ils avaient les mains liés).

La pédophilie sur les petites filles handicapées mentales est donc quelque chose qu’il ne faut surtout pas chercher, ni sanctionner, selon les juges de notre pays.

Je n’attends pas de réactions à ce post. Je trouve cet anniversaire affreux, et je voudrais mourir dans un éboulis d’une décharge des Philippines, là.
Mais il n’y aura peut-être pas de 10ème anniversaire, du moins de mon point de vu car je vais très mal et je ne sais pas si je serais encore en vie dans un an, alors, voilà : vous savez tout.
Je tenais à ce que vous soyez au courant, c’est tout.
Si vous voulez l’adresse du violeur pédophile pour lui envoyer des cartes de 10 ans d’anniversaire l’année prochaine, je peux la donner : CHARFALLOT Jean, 29 Route de la Tonnelle, 16720, Saint-Même-Les Carrières, Charente, France.

Ma psychiatre actuelle pense que les viols ont pu déclencher mon trouble bipolaire (c’est une maladie mentale qui est en latence et « attend » un élément déclencheur, qui peut ne jamais venir ou venir très tard)… Ça fait encore plus mal.
Je ne cherche pas des conseils de soins, j’en ai déjà eu beaucoup et j’ai déjà choisi quelques pistes depuis un moment. Je suis actuellement une thérapie EMDR, j’ai des traitements, je vois plusieurs professionnels de santé très compétents…
Ne venez pas non plus me dire que « Si d’autres personnes peuvent s’en sortir, toi aussi », « Il suffit de te mettre un coup de pied au cul », ou « T’as de la chance, ça aurait été pire en Afghanistan » (sorties régulières d’un psychiatre en clinique en Juin dernier), ou « Le viol, c’est comme la mort d’un enfant » (encore une sortie d’un psychiatre en 2017), ou « Vous êtes triste et glauque! » et « Vous avez quand même des soins gratuits et des allocations, en France » (sorties d’une psychiatre en clinique en Juin dernier quand je disais que je ne me sentais plus française dans un pays aussi injuste et que j’avais envie de mourir)…

Je suis démolie par l’injustice, actuellement. Ce que vous pourrez me dire a très peu de chance de m’aider, j’en suis désolée. Je ne pense pas pouvoir m’en sortir et je n’en ai pas l’envie, si c’est pour vivre dans un tel Monde… Merci de m’avoir lue, en tout cas.

Merci.

Si vous voulez m’aider financièrement pour ma thérapie EMDR, c’est 50€ la séance et je suis au RSA. J’ai honte de demander mais c’est, vulgairement, la déch’.

Ps : J’ai décidé de poster cette publication en Public : partagez le plus possible !

Pps : J’ai le droit de citer les noms et les adresses qui ont été mentionnés lors du procès, car le procès s’est tenu publiquement en date du 17 Janvier 2017 (avec rendu de jugement le 14 Février 2017, me faisant encore attendre et espérer pour rien), devant 60 personnes, et non à Huis-Clos (donc 60 personnes qui se sentaient extrêmement mal à l’aise ont été obligées de subir tous les détails vis à vis de qui a mis quoi dans mon corps sans mon consentement…). »

Pour soutenir la collecte, c’est ici !

La Quête du Sauvetage d’un Bébé Phoque.

Cette catégorie n’aura jamais autant mérité son nom…
Ok, ce n’est pas un pingouin, mais un phoque. Ça reste dans le thème, quand même ! Non ?

Vendredi 30 septembre 2018 était mon seul jour de repos (Jongler avec deux boulots, c’est un peu chaud…) comme le film que je voulais voir au cinéma ne passait plus (Se référer à la parenthèse précédente) j’ai décidé de retourner enfin à Laytown !

Ma ville préférée, au bord de la Mer d’Irlande. Voilà plusieurs longues semaines que je n’avais pas remis les pieds sur la plage (Deux boulot, je rappelle…)
Alors, j’ai pris le bus D1 et op ! Direction Laytown !
J’étais toute jouasse sur la plage. À danser et chanter sur le sable, en prenant des photos et profitant du « soleil » hivernal. Bref, j’étais sur un petit nuage Irlandais.
Je suis restée un moment, puis le froid et la fatigue ayant eu raison de moi, je suis allé me réfugier à « mon » Pub. Où j’ai siroté mon petit Coca Light (Faisant une pause dans la Guinness, pour quelques jours. Arthur me pardonnera…).
Vers 14h30 j’appelle mon ami Spencer chez qui je devais passer, mais il travaillait encore. Comme j’avais une demie-heure à tuer avant le bus de 15h15, j’ai décidé de retourner sur la plage une dernière fois. Me disant que ma prochaine fois à Laytown ne sera pas pour après-demain, avec les boulots que j’ai.

Alors me revoilà sur la plage aux coquillages, à ramasser d’énormes bigorneaux. (Un gros bulot, sinon)

Prenant toujours des photos. Lorsque je vois deux Irlandais au bord de l’eau avec, à leurs pieds, un bébé phoque !
Intrigué, je m’approche. L’Irlandais me demande si j’ai un téléphone et si je peux appeler le « Animals Rescue ». Bien sûr, à ce moment-là, ma relique qui me sert de portable me lâche. Je dois l’éteindre et le rallumer deux fois et le mettre à charger avec ma batterie portable pour le ressusciter. L’Irlandais promenait son chien et devait partir. Il me demande d’appeler les « SOS Animaux. »
Ok.

L’Irlandaise reste avec moi et m’aide à chercher le numéro en question sur Google une fois que mon téléphone arrête de bouder.
Pendant ce temps, le bébé phoque attendait sagement à nos pieds, en nous regardant avec intrigue et amour.
L’Irlandaise ne pouvait pas non plus rester avec moi. Elle avait sa voiture garée sur la plage de Bettystown (2Km de Laytown) et comme la marée était montante elle devait vite retourner là-bas pour bouger sa voiture. Avant de se faire engloutir par les flots. Ce qui arrive souvent, par ici.
Donc, elle m’aide à trouver le numéro puis s’en va. Me laissant avec le bébé phoque sur les bras (Enfin, aux pieds.)

Il me regardait avec ses grands yeux remplis d’amour. Tout à coup, y’a une vieille qui arrive (Petit clin d’œil à Perceval !) L’Irlandaise débarque avec son toutou sur la plage et se poste à mes côtés. Je lui fais le topo et je compose le numéro de « Animals Rescue » en lui passant mon téléphone. (Parce que même après 8 mois en Irlande, j’ai toujours honte de mon accent dégueulasse.) Pendant qu’elle laisse un message au standard, j’essaye de guider le phoque vers la mer.
La dame me redonne mon téléphone. Le phoque pointe son nez vers les vagues alors je saute sur l’occasion. Je me place derrière lui et je lui tapote un peu les fesses pour le faire avancer vers la mer. Il comprend la manœuvre et bouge tel un pingouin avec ses nageoires. Seulement, la marée étant montante, les vagues le poussent vers la plage.
Le chien de l’Irlandaise m’aide en aboyant derrière le phoque pour lui faire peur et le faire rentrer dans l’eau. Mais le phoque n’en a que faire.
« Animal Rescue » rappelle l’Irlandaise sur son téléphone. Pendant qu’elle leur fait le topo, je continue de « pousser » le phoque vers l’eau.
Ça fonctionne !

L’eau commence à nous recouvrir. J’avais des bottes étanches qui ne le sont pas restés longtemps. Alors que les vagues m’arrivaient presque aux chevilles, je me suis placé devant le phoque. Il voulait lécher ma main. Mais quand j’ai vu sa mâchoire garnie de ses 3500 dents, j’ai vite enlevé mes doigts ! Mais il voulait jouer. Alors je lui ai caressé la tête et il a « souri. »
l’Irlandaise est venue vers moi pour m’aider. Et là, le phoque a voulu jouer. Il s’est mis sur le dos, en gigotant et faisant des petits bruits trop mignons. Nous avions compris qu’il voulait des caresses. Alors l’Irlandaise et moi nous lui avons caressé son « petit » ventre blanc et il a continué de gigoter avec amusement.
Malgré le froid, l’eau qui montait jusqu’à mes genoux et la pluie qui menaçait de tomber, j’étais époustouflé par l’amabilité du phoque. J’ai rigolé avec lui et l’Irlandaise.
Lorsque nous avons arrêté les caresses, il s’est remis sur le ventre et j’ai repris ma « poussée » vers les vagues. Il a avancé jusqu’à ce que je ne puisse plus le suivre. J’étais trempé et je suis revenue sur le rivage avec l’Irlandaise.
Nous avons regardé le phoque nager dans les eaux profondes et nous avons attendus de ne plus l’avoir à porter de vue avant de partir.
Nous nous sommes dits au revoir et je suis partie à l’arrêt de mon bus. La pluie s’est mise à tomber, mais j’étais déjà trempé de toute façon. Et j’avais les mains qui sentaient le poisson !

Le soir, lorsque je suis rentrée chez moi, et après avoir pris une longue douche chaude, j’ai envoyé mes photos à mon oncle CRS Maître Nageur Sauveteur.
Il m’a dit que lorsqu’il travaillait sur les plages au Touquet, ça lui arrivait souvent à lui et ses collègues de ramener les bébés phoques à la mer.
En fait, on appelle ça des « Petits Blanchons ». Ils viennent d’être sevré par la maman et sont laissé seuls dans la mer, abandonnés à leur sort. Ils passent leur temps à jouer, dormir et manger du planctons, car ils ne savent pas chasser. Parfois, ils s’échouent sur les plages. Il suffit simplement de les ramener à l’eau. Ensuite, ils cherchent des bancs de phoques pour rester en groupe.
Mais attentions aux dents !
Mon oncle s’est fait mordre ! Son Blanchon était très très peureux, tout le contraire du mien. Lorsque mon oncle a essayé de le ramener à la mer, il s’est fait mordre…
Et op, aux urgences ! Et surtout, tests de maladies car les chicots des phoques (Comme tous autres animaux) sont bourrés de maladies !

Le sien :

Enfin, voilà une belle Quête. L’Aventure vient toujours à moi, dans ce pays…
Il faudrait qu’un jour que je narre les autres… Si vous le voulez, bien sûr.

Lorsque j’ai raconté ça à mes collègues le lendemain, l’une d’entre elles m’a dit de « baptiser » le phoque en lui donnant un p’tit nom.
Je ne sais pas si c’était un mâle ou une femelle, mais si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

Sur ce, je vous laisse, je retourne à mes poissons !

Requiem For A Nightmare

En ce moment je suis en mode : « Fouiller et dépoussiérer ».
Je veux publier, crier et tout dévoiler.
C’est pour cette raison que je décide de poster ce vieux poème, écrit il y a plus d’un an et laissé à l’abandon sur mon ordinateur.
Ce n’est absolument pas un des plus jolis, mais je pense qu’il est important de dire les choses…

Ici, je m’étais inspiré des chansons du nouvel album d’Indochine « 13 ». Comme la chanson : « La vie est belle » et ma préférée : « Song For A Dream » 
(Qui m’a donné l’idée pour le titre de ma poésie.)
Donc, ici, ce sont des phrases très simples, des rimes « brutes », aucune fioriture, aucune phrase soutenue, aucune longueur égale dans les paragraphes, juste quelque chose qui sort tel quel de mon cerveau…
Et surtout, très sombre… Très très sombre, en fait.
Évidemment, comme pour tout le reste, ça veut réellement dire quelque chose, quand même…

Dans mes cauchemars, j’aimerais être vivante,
La vie est peut-être belle, mais trop terrifiante,
Lorsque tomberont toutes les croix,
Plus personne ne se souviendra de moi.

De l’autre côté, sur ton épaule, je pleure,
En hurlant : « Je ne veux pas que tu meurs ! »
Mais ici, je n’ai personne à qui téléphoner,
Quand je sens les larmes sur moi couler.

Nous irons ensemble mourir là-bas,
Que nous puissions réussir au moins ça,
Et nous, à nos vies si misérables,
Nous aurons une mort incroyable.

Dans quelle région, dans quel pays,
Irons-nous pleurer toutes les nuits ?
Mais qui, ici, s’en offusquera ?
Puisque personne ne me lira.

À tout jamais solitaire, ou orphelins,
Dans les rues de Londres ou de Dublin,
Attaquez nos âmes, ou ce qui nous reste,
Je vous aime, tellement je vous déteste.

Je te sauverai, tu ne mourras pas,
Que je réussisse au moins ça,
J’aimerais donner ma lettre écrite,
Mais à qui ces révélations profitent ?

Aux réveils, des crises d’angoisse,
Aux cauchemars, jamais, ne s’effacent,
Je suis née ici pour n’être qu’avec toi,
Mais, qu’importe, puisque tu n’existes pas.

Alors, qui me parlera d’amour,
Si je pars demain pour toujours ?
J’aimerais revenir en arrière,
Avant de commencer à se plaire.

J’aimerais que « normal » soit une insulte,
Que personne ne me demande d’être adulte,
J’aimerais tomber, j’aimerais sauter le pas,
M’écrouler sur le sol ou bien dans tes bras.

Que la réalité soit comme les cauchemars,
Puisque le Monde est déjà aussi noir,
J’aimerais ne jamais y avoir cru,
Ou bien n’en avoir rien connu.

Nous aimerions avoir eu des parents,
Ou se laisser vider de tout notre sang,
Tout comme avoir eu des amis,
Pour éviter de courir toutes les nuits.

Nos corps douloureux se sont écroulés,
Que tout le monde m’oublie à jamais,
Ce sont juste nos vies, juste nos âmes,
Qui brûleront sans cesse dans les flammes.

J’aimerais atténuer tes douleurs,
Faire disparaître toutes nos peurs,
Personne ne nous contredira,
Car les amis n’existent pas.

C’est juste la vie, ne pleure pas,
La nuit, je reviendrai pour toi,
Main dans la main dans le cimetière,
J’aimerais savoir comment faire.

Même si les autres dans ma tête le veulent,
En réalité, je serai toujours autant seule,
Tomberont les croix, les Anges n’existent pas,
Si je pars, personne jamais ne me pleurera.

18 & 19 Septembre 2017

L’eczéma n’est pas contagieux. La connerie, si

Voilà.
Nous allons commencer cette toute nouvelle rubrique « Spider News », avec ce premier article.
L’intérêt de cette catégorie sera de dénoncer les injustices.
En voici une.
Je remercie mon ami Chris, qui a bien voulu écrire son histoire et m’envoyer ses photos. J’en conviens, il n’est pas simple de s’exprimer sur un tel sujet, alors je lui dis bravo et merci.
Sans plus attendre, voici son histoire :

« Une chaise et une table au fond de la salle, voilà comment ça a démarré avec la société…
Je devais avoir 3 ans mais je ne m’en souviens pas.
Ma mère me racontait qu’à l’école, les autres tournaient autour de moi en se moquant et ce, sous les yeux des adultes.
Ah oui pardon ! Je ne me suis pas présenté, je m’appelle Christophe (ou Chris comme vous préférez) et j’ai grandi avec un eczéma atopique.
Mon histoire ? Elle vient de démarrer.
On note donc : une chaise et une table au fond de la salle à l’écart des autres car parait-il j’étais contagieux.
Les autres mères exigeaient à ma mère un justificatif médical prouvant que je n’étais pas un réel danger pour leurs gosses.
J’ai bien écrit que je ne m’en souvenais pas ? Ah oui effectivement… Alors pourquoi l’eczéma est-il toujours présent après 30 ans ? Là est là question et je n’hésiterais pas à étaler quelques réponses.

En primaire, j’étais déjà conscient de ce que j’avais, du pourquoi je saignais du corps mais je ne comprenais toujours pas pourquoi autant de mépris des autres à toujours être aussi méchant.
Une exclusion qui a démarré très tôt et je voyais très bien que je n’étais pas si intéressant pour la plupart et j’en ai bien souffert par la suite…
Les adultes n’étaient pas mieux et la plupart se sont permis de lever la main sur moi tandis que d’autres ont préféré utiliser le verbale, et vraiment dans la méchanceté.
Il est surtout important de préciser que la plupart des adultes m’obligeaient à m’intégrer alors que les autres ne voulaient pas s’adapter à moi.

Au collège, je devais avoir 13 ans et j’étais plus souvent la victime que le méchant bien évidemment.
Il y a peut-être un seul professeur qui a vu que ça n’allait pas.
Cette personne me voyait installé au fond de la classe et à l’écart des autres.
Elle me demanda un jour ce qui n’allait pas alors je lui ai donc expliqué.
Elle repart donc à son bureau en s’adressant d’un ton écœuré à toute la classe : « C’est honteux ! ».
C’était probablement le seul jour où je me suis senti vraiment écouté.
Le collège que j’ai fréquenté n’était pas très exemplaire et j’ai même failli y perdre un œil car les frondes étaient une passion pour certains…

Un jour, j’ai eu rendez-vous avec le directeur d’un lycée que j’allais fréquenter.
Il me disait ou plutôt il essayait de me rassurer car il faut savoir que jusque là, j’étais toujours un « sans ami ». Donc il essayait de me rassurer avec ses propres mots et là j’entends : « ça va vous changer du collège ».

En effet…

J’avais 15 ans quand j’entrais au lycée et l’eczéma n’était plus le problème numéro 1 mais numéro 2 car ce que je découvrais était des ados accroc à la technologies comme les baladeurs CD/Mp3 et aussi les jeux vidéos sur consoles mais le plus important était le téléphone portable…
Quand j’avais besoin c’était « j’ai plus de batterie » ou quand j’essayais de parler à la personne, cette dernière ne m’écoutait pas et était plongé dans son jeu de Snack ou dans ses SMS.

Des portables basiques en 2002, j’imagine même pas les smartphones en 2018 si j’étais un ado…
Ah oui pardon ! J’oublie d’appuyer sur le fait que malgré ma santé, j’essayais d’entamer des dialogues avec les autres mais à chaque fois, il y avait toujours une barrière. La première étant l’eczéma et la seconde barrière la technologie.
Je ne possédais pas de téléphone ou de baladeur à cette époque, et je n’en veux absolument pas à mes parents pour cela et puis je n’avais pas besoin de ça, j’avais besoin de parler ! Et j’étais entouré d’incompétents si je puis dire… Ce que je veux surtout préciser c’est qu’ils étaient en incapacité de me parler et ignoraient vraiment ce que j’ai pu traverser.
« En effet Mr le Directeur, ça va me changer du collège » que j’aurais dû lui répondre ce jour-là.

Bref, le lycée est loin derrière-moi, idem que mes 18 ans que j’ai fêté tout seul mais ça, c’était ma petite parenthèse.

Je rentrais le soir et je me grattais partout tellement que chaque jour devenait insupportable et cela continuera encore et encore…

Après le lycée j’ai commencé à fréquenter des structures jusqu’au jour où je découvre que mes compétences sont toujours plus intéressantes que ma personne.
Finalement ça ne change pas de d’habitude, encore un bon moyen de m’exclure et de pas me connaître.

« Bonjour, oui, je m’appelle Christophe, enchanté » non ? Jamais on fait connaissance ? Ah oui c’est vrai… Internet ! L’outil qui permet de rechercher la personne avant même qu’elle ne soit recruté et embauché…

Bref, quant au relationnel, quand je veux rire ou échanger avec des « collègues », ça passe pas forcément et je ne suis pas à l’abri de traîtres qui seraient prêt à aller cafter.

Exemple tout simple, je lance une blague à une personne qui ne m’a pas entendu, du coup une autre personne va se charger d’aller lui répéter à mon insu.

Pourquoi me balancer ? Technique pour m’exclure ? Probablement… Pourquoi m’exclure ? Parce que j’ai un problème cutané qui se voit, parce que je suis grand et pas épais donc un physique qui ne plaît pas.

Pourquoi me dire qu’il ne faut pas mélanger vie privée et vie professionnelle ? Réponse juste au dessus, et que l’on ne me fasse pas croire que c’est un « code ».

D’ailleurs, les « autres » mélangeaient ce qu’ils avaient à se dire.

J’ai juste envie de vous dire chères personnes ou plutôt chers inconnus : « Allez au diable !!! »

Il est rare qu’un employeur ou un « collègue » revient sur son premier opinion à mon sujet.
On ne me parle pas, on ne fait pas ma connaissance, aucun lien qui peut se créer et ça, ça ne me promet pas un avenir sûr.

J’en avais eu la confirmation lorsque j’ai franchi les pas à l’université pour passer un DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires).
Par exemple en cours d’informatiques, moi qui n’ai jamais fait les algorithmes, je me suis dit que ceux qui s’y connaissaient, aideraient ceux qui ne s’y connaissaient pas : Et bien non !
Ils se sont mis ensemble pour travailler ensemble en mettant ceux qui ne s’y connaissaient pas à l’écart.
Bref, mis à part ça, l’université c’était bien plus qu’un moulin où la plupart arrivaient en retard et c’était normal tandis que d’autres oubliaient de couper leur téléphone ou étaient carrément sur leur écran en écoutant pas le professeur.
C’est une liberté que je n’approuve pas car ça pénalise l’individu qui veut vraiment apprendre et s’intégrer.
On ne m’a jamais fait de remarque sur mon eczéma car on ne me parlait pas du tout ou presque.
Des gens me parlaient mais je n’ai jamais su leur prénom ni d’où ils venaient. Ils n’ont pas fait ma connaissance comme il se doit, ils ont plutôt eu envie de ne pas se sentir seul et dès que l’année fut terminée, plus aucune nouvelle de ces personnes.
Un beau jour, faudra bien que tout ça se termine parce que j’en ai ras le bol de me soigner sans être encouragé ou alors qu’on attende que je demande…
Bref, il est évident que j’ai besoin d’une aide particulièrement et pas n’importe laquelle.

Mon corps n’en peut plus de tout ça.
Mon corps en a marre d’être vu par intérêt.
Mon corps saigne !!!

Questions :

• Un eczémateux est-il un handicapé ?
• On parle à un handicapé ?
• Suis-je un handicapé ?
• En qui je peux vraiment avoir confiance ?
• Un(e) ancien(ne) « collègue » a déjà pris de mes nouvelles ?

Q : Qu’est-ce que j’apprends de moi sur une journée ?
R : Ma taille, ma corpulence voir rien du tout !

Q : Est-ce de ma faute si je suis célibataire ?
R : Non !

Q : Est-ce qu’il faut me parler de motivation ?
R : Non ! J’ai déjà assez donné. Par contre, l’autre n’est pas dispensé d’être motivé.

Q : L’eczéma est-il contagieux ?
R : Non !

Q : Dois-je compter sur les médicaments pour me sentir bien ?
R : Non ! J’ai besoin que l’on me touche, que l’on me rassure, que l’on m’aide à me détendre. Souffrir à l’écart sans que personne ne vienne me voir n’est pas la solution.

Q : Un ado qui n’a pas de smartphone en 2018 est-il intégré à sa classe ?
R : Il sera probable que si ses parents n’ont pas les moyens de lui en payer un, il sera mis à l’écart ou alors les autres ne le comprendront pas et le mettront également à l’écart. Et si il n’a pas de téléphone, il n’aura pas forcément Internet chez-lui, ce qui veut dire pas de réseau social donc pas de vie sociale mais ça, c’est pas une vie que je souhaite à un adolescent.

Pour conclure je remercie Alisone qui, depuis décembre 2012, échange régulièrement avec moi via la technologie.
Merci à elle de me comprendre.
Au moins une qui sait être fidèle et motivé, et qui sait être une amie malgré la distance.

Important ça aussi, l’amitié à distance ! Mais ça, j’ai pas besoin d’en faire tout un résumé.

Christophe. »

 

From Drogheda To Laytown

Céad Míle Fáilte, chers amis, venez et approchez-vous,
Bien que je parle et que j’écrive trop, oui je l’avoue,
Je dois narrer une dernière histoire, sur deux villes,
Et qui, à elles deux, font battre mon cœur de fille.
Comté de Louth et de Meath, c’est ici en Irlande,
Que Drogheda et Laytown me transcendent,
Le long de la Rivière Boyne, je prends le D1,
Le fameux bus qui sépare ces Comtés voisins.
Par Mornington et sa Tour, ainsi je passe,
Arrivé à Bettystown je vois la marée basse.
An Inse, me voilà, marchant sur sa plage,
De l’Église jusqu’à Laytown village.
Devant la sculpture « Voyager », je fredonne,
Sur les coquillages qui par milliers foisonnent,
Sur la mer d’Irlande, je vois au loin les bateaux,
Et vers les vagues je chante toute seule Santiano.
Hissez-haut ! Je file au Pub, car je crie famine,
Mais une fois là-bas, mon cœur s’embéguine,
Pourtant c’est la raison que mon esprit réclame,
Bien que je sois ici, à cause de ce cher Adam.
Assise au comptoir, enfin je me déstresse,
En plongeant dans ma Pinte de Guinness.
Bye-bye le Pub, ou le bus partira sans moi,
Nous roulons, en direction de Droichead Átha.

Wack fall the daddy-o, wack fall the daddy-o,
Les sirènes disent « au revoir » dans mon dos,
Je descends du bus, puis je traverse la rivière,
Marchant vers Laurence’s Gate, et au cimetière,
Les Croix Celtiques font s’envoler mon esprit,
Chantant « Níl Sé’n Lá » je pense à la vie,
Sur West Street je glande, regardant les vitrines,
Et j’écoute les musiciens dans les rues voisines,
Enfin au Pub « Cagney’s » je me pose un peu,
Mon Irlandais voit mon voyage dans mes yeux,
J’admire le Millmount Fort depuis la terrasse,
Aux arc-en-ciels et aux Leprechauns je rêvasse,
« The Frenchie » ou « La sauveuse de phoque »,
Ainsi qu’ils m’appellent, au Pays du Shamrock.
Au milieu des Mick, Johnny et des Paddy,
Je cours à Saint Peter’s Church et je prie,
Les mots s’envolent dans le ciel d’Irlande,
Je retourne au Pub, lorsqu’un ami demande,
De chanter pour lui, une chanson Française,
Je bois une goulée et entame un peu mal à l’aise :
« Il y a une ombre dans le vent,
Je crois qu’une tragédie m’attend… »

Un an et cinq mois après

Comme l’informe le titre, voilà un très très très long moment que j’ai ce poème de côté. 
Écrit intimement dans un carnet, lorsque je lisais « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. 
(Dont j’ai pioché quelques phrases et thèmes, au passage.)
J’ai écrit cette poésie à Nice. 
Inutile de vous dire que, les dernières phrases, ont déjà été réalisés.

On dirait un limpide regard couvert,
Tes iris sont-ils bleus, gris ou verts ?
Mais tes yeux, dans mon esprit,
Mon fond crever de jalousie,
Quand les autres posent sur toi,
Une envie qui ne devrait pas,
Car je clame d’un ton infernal,
De chérir ta douce langue natale,
Et toutes les villes du Pays du Nord,
Car moi dans le Sud, je pleure encore…
Mon cœur bat au rythme des chansons,
Vénérées à jamais par mon adoration,
Et que, par ton accès de folie,
Tu chantas un jour, en Italie,
Dans mes nuits d’insondables cauchemars,
Vers ton Royaume, mon esprit s’égare,
Où tu parles toujours avec éloquence,
Et comme tes ancêtres, tu danses.
Enamourée jusque dans mes rêves,
Mon cœur ne se veut plus en gréve,
Et je quitterai ma triste lande,
Pour les terres pures de ton Irlande…

26-27-28 Juillet 2017

Tá mé i ngrá leat mo chroí