V World – Door Number Three

J’aime raconter des histoires.
Je ne le dirais jamais assez. Jamais trop.
Des histoires Fantastiques. Des histoires d’amour. Des histoires qui sont arrivées, ou pas, ou qui arriveront. Ou pas.
Voici une autre histoire.
Je dirais presque « réelle », car je parle du COVID19 et de comment je m’en échappe.
Le poème est un peu (beaucoup) long et raconte une grande histoire. Il m’a fallu 4 à 5 jours pour l’écrire ! (Un peu chaque jour)
Donc, prenez votre temps pour le lire !
Bonne lecture et bon voyage !


Aujourd’hui, n’est plus comme les Mondes d’antan,
L’heure a tourné, c’est la fin d’un ancien Temps,
Je prends mes affaires pour une différente ville,
Qui, de prime abord, me semble bien tranquille,
Mais ne l’est pas, bien sûr, c’est une illusion,
Que je préfère au Virus de ma génération.

Traitez-moi de lâche, je pense que je le mérite,
Fuir une pandémie pour une seule vie maudite,
Je cours dans les rues, je danse sous la pluie,
Je hurle avec la lune, je fuis dans la nuit,
Si chez moi, certain veulent franchir mon seuil,
Je jure par le soleil, de les renvoyer au cercueil.

Mais le cœur à ses raisons que la raison ignore,
Et l’amour frappe, qu’on soit vivant ou mort,
Au milieu des bougies et des chants en latin,
Des verres de Whisky, en déjeuner du matin,
Des tourbillons de sang à la place d’un Virus,
Si vous l’aimez comme moi, faite un pas de plus.

J’ai le temps et l’envie, de toujours écrire,
Mes carnets se remplissent sans même dormir,
Lorsque j’erre avec lui, dans son grand manoir,
Je n’ai plus peur de la nuit ou des cauchemars,
Démon n’en ai pas, juste mille fois mon âge,
Ce qui, dans un sens, me donne du courage.

Alors oui, j’ai fui la réalité et sa fichue pagaille,
Pour quoi ? Une suite sans fin de funérailles,
Une suite de pleurs et de deuils éternels,
De dizaines de pertes, de lanternes dans le ciel,
Comme si le Virus n’était pas si immonde,
Je préfère m’en sauver et rester dans mon Monde…

Je demeure ici, vivant des milliers d’aventures,
Et ce soir, s’il le faut, je choisirai la morsure,
Échappant aux rues vides aux trottoirs déserts,
Pour une grande fête entre amis, je suis volontaire,
Pour un dîner, un gala, une soirée et surtout un Bal,
Et seulement danser avec lui, sous les étoiles.

Il n’y a qu’un Virus ici et il est mystérieux,
Une douce folie, derrière des yeux trop bleus,
Il y a des morts, certes, mais qui nous reviennent,
Et nous avons l’éternité pour gérer nos peines,
Nous avons la mort devant nous pour nous enfuir,
Jamais plus rien ne nous empêchera de vivre.

Bien que la descente soit longue et douloureuse,
Elle est plus facile à faire en étant amoureuse,
Sans marquage au sol, je peux être touchée,
Sans Distance Sociale, je peux être embrassée,
Le Virus qui m’enivre ici, n’est pas mortel,
Mais me préserve plutôt, par une vie éternelle.

Les Pubs et les magasins ne sont pas fermés,
Dans les rues, les parcs, nous pouvons se promener,
Sortir, se pauser au Café, boire une bonne Pinte,
Inviter des amis ou aller au cinéma sans crainte,
OK, il y a une contrepartie à être indépendant,
L’envie, la faim enragée et l’appel du sang…

Suis-je à blâmer de choisir une autre vie ?
Remplie de Cinq Chasseurs avec leurs folies ?
Errer dans les grottes sombres d’une île perdue,
Courir le plus loin possible d’un Virus qui tue,
Dans mon Monde de combats, de pieux aiguisés,
Venez… Rattrapez-moi, si vous le pouvez.

La Chasse, le feu, la peur et d’autre tortures,
Ici, la mort prend une bien étrange tournure,
Lorsqu’on s’allonge, la nuit, sur une route déserte,
On attend les vivants, comme une envie inerte,
Courir dans la forêt et jusqu’au grand manoir,
Puis danser au Bal, dans ma belle robe noire…
Rien n’existe, être Humain est à se damner,
Alors nos émotions, nous préférons les bloquer,
Notre antidote n’est pas le même que le vôtre,
Mais nous vivons enfin, un jour après l’autre,
Même si je pleure, que je sois ici ou là-bas,
Je choisirai toujours la Porte Numéro Trois.

29/30/31 Mars 2020 – 1er Avril 2020
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Micheál

Yes… It’s already 3 years, now. Time flies !
Three years ago, I discovered the « famous » Mick Davies…
Few months later, I had a terrible burn-out and I came in Ireland.
I’m still in Ireland. And still in love and on grief…

Now, discover and enjoy my second Irish Poem !
(Big thanks to Marguerita ! She corrected some Irish mistakes !)

Micheál – IRISH

Tá mé i ngrá leat,
Mo fhear Sasanaigh
Airím uaim go mór thú,
Tá tú marbh,
Maraíodh tú…
Ní bheidh mé riamh i do bhean chéile…
Slán go fóill,
A ghrá mo chroí…


Michael – ENGLISH

I love you,
My English man,
I miss you so much,
You are dead,
Killed…
I’ll never be your wife…
Goodbye,
My Love…


Michael – FRENCH

Je t’aime,
Mon petit Anglais,
Tu me manques tant,
Mais tu es mort,
Assassiné…
Je ne serais jamais ta femme…
Adieu,
Mon Amour…

2019/2020
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

My Immortal

« Don’t be afraid of the shadows, it only means there’s a light nearby. »
– Evanescence –

I feel you, when I play violin,
I’ve got you under my skin,
A lovely smell in my veins,
Full of rosemary and vervain.

I feel it, when I play my music,
Our World will always be Magic,
As I lay dying, sick on your bed,
Turn the life from black to red.

I feel you, when I write,
Your behave is not right,
But nobody cares anymore,
‘Cause ghosts knock at the door.

I feel it, when I read,
The blood calls my feed,
The moon is red in the sky,
Because you couldn’t let me die.

I promise, I’ll invite you in,
And the pain won’t win,
The memories must be kept at all costs,
When we were together so Lost.

26/27.03.20

Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Alice & Rose

OK, je reviens avec quelques Codes…
Dernièrement (Merci le confinement) je me regarde une nouvelle vieille série sur Netflix et ça m’a replongé dans une série encore plus ancienne.
Disons, pour moi, une « phase » beaucoup plus ancienne…
Pour ce mystérieux poème, je me suis inspiré un peu de : « Diabolo Menthe »

Mais, le poème a échappé à mon contrôle…
Il commence lorsque j’avais 10 ans et se termine à mes 20 ans. Mais je me raccroche surtout à mes souvenirs de mes 15/16 ans. Lorsque mes aventures se sont décuplées. Lorsque les émotions sont devenues plus fortes. La faim et la peur se sont décuplés. Mais aussi l’amour et le courage…
Encore aujourd’hui, je souris avec mélancolie en écoutant cette chanson…
Ou encore, lorsqu’un ami me fait chanter cette chanson dans le Pub. Je ne peux m’empêcher de la fredonner en pensant à une ancienne vie trop vite passée et oubliée…
Si vous voulez les sous-titres de ce blabla, je vous conseille ce poème…

J’arrête là, sinon le prologue sera plus long que le poème en lui-même !
Je blâme Netflix et le confinement (Et mon cerveau, bien sûr…)

Bon voyage…


Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a mes rêves et mes cauchemars,
Toutes mes aventures en écrit,
Des mots d’ado que l’on oublie,
Des mots de joie, des mots d’angoisse,
Mais qui jamais ne passent…

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a des dessins et des espoirs,
Y’a du sang et y’a des pleurs,
Tous les monstres qui m’ont fait peur,
Toutes mes histoires et mes missions,
Contre les Vampires et les Démons.

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a des collages et du bazar,
Des souvenirs d’une autre vie,
Que j’écrivais seule sur mon lit,
Toutes mes aventures Fantastiques,
Dans mes Mondes Magiques.

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a de l’amour et des pouvoirs,
Des fantômes, esprits imaginaires,
Des alliés et des adversaires,
Que je battais seule ou à plusieurs,
Avec des amies ou ma sœur.

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a un Lion et une Armoire,
Une horrible Sorcière Blanche,
Des mots amers et une revanche,
Des mots d’amour et des chansons,
Et beaucoup trop d’imagination.

Dans mes dix-neuf carnets,
Y’a des larmes et des secrets,
Des énigmes et des Codes,
Que je vivais en épisodes.
Dans mon dernier carnet bleu,
Y’a des rires et des adieux,
Y’a un avion et y’a du sable,
Et des aventures inoubliables…

Dans mes anciens journaux noirs,
Y’a mes rêves et mes cauchemars…


25.03.20

PS : Malheureusement, je n’ai plus ces 19 carnets. Oui, 19 petits carnets noirs, un bleu (Très spécial) et un journal marron… Disparus… Ma mère les a jetés sans faire exprès. 10 ans oubliés. Je n’ai plus que des bribes de souvenirs dans ma mémoire, désormais…

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I can’t

You’re here, but I can’t touch you,
You’re smiling, but I can’t hug you,
I’m outside, but I can’t breath,
And my friends are all I miss.

I’m walking on the streets, but they’re all empty,
I’m meeting people, but they’re all angry,
I can see strangers, but they’re all afraid,
That if I touch them, they’re all be dead.

I can call you, but you’re not with me,
I can hear you, but you’re still cranky,
I can see the sun, but we can’t enjoy it,
No more Guinness, not even a little bit.

I can see the Pubs, but they’re all closed now,
I still can be happy, but can you tell me how ?
I can be strong, but I also can cry,
Because the people I care about, will probably die.

23.03.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

One of them

J’aime raconter des histoires. Surtout des histoires Fantastiques.
Quittons encore un peu la mer, les Pirates et les Sirènes, pour revenir sur Terre.
(Même si la mer me manque tellement, que je me retrouve sur les bateaux Pirates dans mes cauchemars ! Eh oui, je suis une Sirène, après tout ! …)

Bienvenue dans la nuit noire, là où les créatures se cachent.
Le poème suivant est une sorte de continuité de :

Ce poème-ci !

Bien que je préfère « Sur mon cou » que celui qui va suivre.
La thématique reste la même.
Je continue sur ce sujet, car il m’inspire quelque chose de nouveau…
Bon voyage et… Bon courage !


Une nouvelle dimension s’offre à toi,
Auras-tu le courage de franchir le pas ?
Il était une fois…

Tic toc, font les aiguilles de ta montre,
Qui te conduira à un autre monstre,
Déambule au milieu des tombes,
Se cache dessous, un autre Monde,
Mais errer et courir dans la nuit noire,
Deviendra à jamais ton pire cauchemar…

Est-ce un maléfice ou au mauvais sort ?
Pour un amour maudit, il est mort,
Le grand manoir vide de sa famille,
Lui remémore les ennemis de la ville,
Qu’il a beau hurler jusqu’à en tuer,
Pour toujours, il restera damné…
Les liens du sang sont un leurre,
Qui laisse une cage vide sans cœur,
Et ne donne aucun sens à ses vies,
Comme tous les Enfants de la Nuit…

Veux-tu arrêter là mon histoire ?
Ou chercher les crânes dans les placards ?
La suite te coupera la faim,
Et tu auras du sang sur les mains…
… comme il était autrefois…

La Chasse et la traque le rendent fou,
Mais qui veut finir sa mort à genou ?
Il jure par le soleil et par le feu,
Que plus rien ne le rend heureux,
C’est : « tuer ou être tué »
Depuis que le sang l’a éveillé.
Aucune femme, aucun alcool,
Par ses railleries, ses paroles,
Ne peuvent un jour le comprendre,
Désormais, tout à un goût de cendre…

La faim appelle le sang,
Et plus rien n’est important,
Rester près de lui est dangereux,
Car il est l’un d’entre eux…

Partout où il marche dans la nuit,
Partout où il marche, la Mort le suit.

20.22.23/03/20

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Sur mon cou

Une nouvelle chanson un peu… Particulière…
Je me suis fortement inspiré de la magnifique mélodie : « Sur mes lèvres » :

Lien ici !

J’ai repris le côté sensuel pour la première fois dans mes écrits. Je me suis laissé emporter par mon histoire un peu étrange.
Oui, cette chanson signifie réellement quelque chose. D’une créature fantastique à la connotation plus que sensuelle.
Bonne écoute, bonne lecture et bon voyage !

Sur mon cou, il glisse comme un Démon,
Sur mon cou, poursuit son ascension,
Sur mon cou, qu’il vient de me trouver,
Il semble comme assoiffé. D’une odeur enfiévrée.

Sur mon cou, où s’incarne son envie,
Sur mon cou, il n’a pas encore fini,
Sur mon cou, à son éternité,
Son désir achevé. D’un besoin altéré.

Il se cache en famille,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de la ville,
Le chasseront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, quand la faim se crie,
Sur mon cou, revient le Prince de la nuit,
Sur mon cou, d’une forêt maudite,
Qui ainsi nous invite. À demander la suite.

Sur mon cou, dans son peuple en peine,
Sur mon cou, aux effluves de verveine,
Sur mon cou, nous tombons dans la bruine,
Hanté par une canine. Où le sang s’achemine.

Il se cache en civil,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de la ville,
Le traqueront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, comme à l’accoutumé,
Sur mon cou, pour y mordre un baiser,
Sur mon cou, Roi de son dehors,
Quand la foule s’endort. Il mord.

Sur mon cou, comme son frère dans le crime,
Sur mon cou, à sa nouvelle victime,
Sur mon cou, Souverain de son Monde,
Où sa folie vagabonde. D’une envie inféconde.

Il se retire en exil,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de sa ville,
Le banniront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, s’y déposent deux perles,
Sur mon cou, écarlates sur ses lèvres,
Sur mon cou, à ses yeux d’azur,
Il rouvre une blessure. C’est dans sa nature.

Sur mon cou, comme tout est étrange,
Sur mon cou, recracher par les Anges,
Sur mon cou, pour sortir au jour,
Il attend son tour. Guidé par un vautour.

Il se cache en famille,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de la ville,
Le chasseront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, premiers rubis de l’hiver,
Sur mon cou, s’est enterré sous terre,
Sur mon cou, voilà notre fin,
Si vous êtes aussi enclin. À trépasser demain.

21.03.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.