Jour 183

1
C’est le Jour Un,
Celui qu’on retient,
Le début de la fin,
Aujourd’hui comme demain.

2
C’est le Jour Deux,
En famille, c’est mieux,
Ou même en amoureux,
Mais qui encore, le peut ?

10
C’est le Jour Dix,
On glande devant Netflix,
On fait plus d’exercice,
On essaye d’être artiste.

24
C’est le Jour Vingt-Quatre,
Besoin d’un psychiatre,
La nuit est à combattre,
Et le ciel devient grisâtre.

33
C’est le Jour Trente-Trois,
Déjà plus d’un mois,
Mais quand ça s’arrêtera ?
Personne ne le saura.

73
C’est le Jour Soixante-Treize,
On devient tous obèse,
La solitude nous pèse,
Nos vies entre parenthèse.

87
C’est le Jour Quatre-Vingt-Sept,
On a écumé tous les Internets,
Et tout nous prend la tête,
Dieu comme le Monde est bête.

98
C’est le Jour Quatre-Vingt-Dix-Huit,
On se prend de grosses cuites,
Des amis clandestins en visite,
Car l’économie a fait faillite.

100
C’est le Jour Cent,
On a plus d’argent,
Abandonné par le gouvernement,
Tout le monde se pend.

114
C’est le Jour Cent-Quatorze,
Les journées sont si moroses,
On en fait une overdose,
De perdre autant de choses.

180
C’est le Jour Cent-Quatre-Vingt,
Et il ne reste plus rien,
Les Hôpitaux en déclin,
Sonnez notre tocsin.

183
C’est le Jour Cent-Quatre-Vingt-Trois,
Et ça ne s’arrêtera pas,
Notre vie sera comme ça,
Le Monde ne reviendra pas.

10.04.2021
Ireland Lockdown Day 183
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La Tribu de Personne

Plus qu’un simple « ras-le-bol », un véritable coup de gueule.
Écris en quelques minutes hier soir, dans mon lit, les mots ont fusé plus vite que mes pensées.
Je pourrai m’excuser pour l’amertume non camouflée de cette chanson / ce poème.
Mais, non.
Je ne m’en excuse pas du tout.
Car cette vérité est pour eux, pour moi, pour tous les talents encore trop caché dans l’ombre de ce Monde brisé…
Vous n’êtes pas seuls…

Inspiration : « La Tribu de Dana » de Manau.

Pour les deux ou trois lecteurs, bonne lecture…


Les vents soufflent sur les sites des Internets Mondiaux,
Je prends avec moi mes rêves, mes espoirs et mes idéaux,
Litany, mon amie, est venue me relancer,
Des histoires, en nous, se sont mises à germer,
Là où nos connaissances, des écrivaines populaires,
Après toutes leurs éloges reviennent un peu sur Terre,
Mais c’est l’heure maintenant de défendre nos écrits,
Contre l’indifférence, la haine et la mégalomanie,
Notre petit duo s’est réuni autour du clavier,
Pour un brainstorming, pour échanger nos idées,
Après cette joie et l’Histoire qui nous intéresse,
Je me pose pour siroter ma Pinte de Guinness,
Pour le courage, pour éviter les faux espoirs,
Pour rester fortes au milieu de cette toile noire,
Ce n’est pas la première fois que le désir m’abandonne,
Et j’aimerais partir de la Tribu de Personne.

Malgré mes incantations de sorts et de magie,
Il n’y aura jamais aucun lecteur pour nos écrits,
Cette lutte reste terrible et je ne vois que le vide,
Qui engloutit la toile tout comme ses arachnides,
Quelques écrivaines peuvent tomber près de moi,
Sous le néant lourd qui nous terrassera,
Le rien, le vent et l’indifférence totale,
Qui fait couler les larmes sur le point final,
Pour mes jours d’angoisse où mes mains se traînent,
Sur les touches noires et blanches de ma peine,
Faut-il continuer ce combat déjà perdu ?
Parfois je le veux, parfois je n’en peux plus.
La lutte continuera jusqu’à la fin des temps,
Jusqu’à ce que les oubliés lancent un soulèvement,
Tout raser sur notre passage, tel un cyclone,
Pour quitter la Tribu de Personne.

Au bout de la souris retentit un léger « clic »,
D’une Nouvelle sympa, d’un OS Historique,
Comprennent-elles qu’on lutte dans leurs ombres ?
Que c’est simple, car nous voici en sous-nombre ?
Les écrivaines disparaissent, mais je comprends ça,
Si c’est pas du MM ou Destiel, personne ne les lira,
Quand mon regard se pose sur tous mes sites,
Je suis la seule enregistrée en visite…
Mes mains lâchent la souris et quittent le clavier,
Je ne peux même plus lire, il ne reste plus qu’à pleurer,
Je n’ai jamais compris pourquoi je n’aurais pas de nom,
Pour mes histoires, pour toute mon imagination.

Alors, les vents soufflent toujours sur les sites des Internets Mondiaux,
Et je m’en éloigne, pour moi il n’y a plus rien de beau,
Je reconstruirais tout IRL pour commencer ma Légende,
Et je resterais loin de vous, caché dans mon Irlande.


The World is broken, but you are not alone.

30.03.2021

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Forget Me Not – English & French

Forget Me Not
(Full Moon – English)

When the full moon rises into the sky,
I am going out to pray and to cry,
‘Cause I don’t know who I am,
And I don’t know who I’ve been,
And I only can play it on my violin.

When the full moon shines in the dark,
I follow my memories with my pack,
‘Cause I can’t read my books,
And I don’t know where I’ll go,
But I think it’s somewhere down below.

In your real World,
No magic allowed,
No one can see,
Nor remember me.
In your sick Earth,
No mighty birth,
Time is dying,
So I want to sing :

When the full moon dies at sunrise,
The ghosts can see all my cries,
And I remember what I lost,
But I don’t know who I’ll be,
And I can’t bring it back home with me.



Forget Me Not
(Full Moon – French)

Quand la pleine lune se lève dans le ciel,
Je pleure et je prie pour elle,
Car je ne sais pas qui je suis,
Et je ne sais pas qui j’ai été,
Alors je prends mon violon pour le jouer.

Quand la pleine lune brille dans le noir,
J’erre avec ma meute pour ma mémoire,
Car je ne peux plus lire mes livres,
Et je ne sais pas où ils me mènent,
Mais je sais que j’y vais quand même.

Dans votre Monde,
La Magie tombe,
Personne ne me verra,
Ni ne se souviendra de moi.
Sur votre planète malade,
Vos âmes se paradent,
Le Temps est mourant,
Je peux chanter maintenant :

Quand la pleine lune meurt à l’aurore,
Les esprits m’écoutent encore,
Et je me souviens de ce que j’ai perdu,
Mais j’ignore qui je serai,
Juste que je ne peux rien ramener.

17.02.2021
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British Men of Letters

There lived a lovely man in London, long ago,
He was nice and cute, and his heart couldn’t say « No »,
Most people looked at him with pity and with joke,
But to me only, he was such a charming folk.

He could recite his books just by heart,
Full of joy and Whiskey,
Because he was also kind of smart,
That people wanted to be.

He led Kendricks Academy and never mind the Demons,
And in battles he fought well with his guns,
In all affairs of fights he was the man to question,
But he was real sad when he had to leave London.

For the headmistress, he was only an orphan,
Though she knew the test he passed,
She believed he was her own pawn,
Who couldn’t blast.

« You know Mick must die » declared his enemies,
But only me, begged : « Don’t you dare to do it, please ! »
No doubt my dear Mick had lots of hidden friends,
But they were so selfish and they provoked our ends.

Then one night, the Killer agreed to obey,
Set a trap, the headmistress was to blame,
« Come to see us », she had to say,
And Mick sadly came.

Oh no, Mick Davies,
May your soul rest in peace,
They accused him of treason,
He should not have left London.

Oh no, my dear Mick,
Those villains make me sick,
They didn’t want you to quit, just your head,
And so they shot you until you were dead.

Break the Code,
And follow your road.
10.02.2021
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Tonnerre d’Irlande

Une petite chanson, inspirée par celle-ci : Cliquez ici !
Vous pouvez lire le texte en chantonnant ou 
tout simplement en le lisant comme un poème !
Bon voyage en Irlande !


Couplet 1 :
Est-ce qu’aujourd’hui tu me réprimandes ?
D’être un jour partie en Irlande ?
Les plages, les ports, la verte lande,
Et des Guinness sur commande.

Couplet 2 :
Il fallait bien que l’on me pende,
Que ma liberté soit une offrande,
J’aurai pu en dévorer les cendres,
Même au beau milieu des Highlands.

Refrain 1 :
Tonnerre, tonnerre, tonnerre d’Irlande,
Des herbes vertes à la belle lande,
Tonnerre, tonnerre, tonnerre d’Irlande,
Est-ce toi aussi, ça te transcende ?

Couplet 3 :
La capitale qu’on recommande,
De Temple Bar, aux Irish Bands,
À Noël des milliers de guirlandes,
Et l’ivresse que personne ne réprimande.

Couplet 4 :
Ceci n’est pas une simple légende,
Pas même une pub, une propagande,
Il fallait bien que je devienne grande,
Doit-on toujours protéger la bande ?

Refrain 2 :
Tonnerre, tonnerre, tonnerre d’Irlande,
Mais Nom de Dieu, comme la terre tremble,
Tonnerre, tonnerre, tonnerre d’Irlande,
Est-ce toi aussi, ça te transcende ?

27.12.2020
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Sirène

Une petite chanson pour bercer ce second (Et long) confinement.
Vous pouvez lire le texte en poème simple, ou en rythme avec l’air de la chanson suivante :
Cliquez ici !
(Qui m’a beaucoup inspiré)
Bon voyage !


Couplet 1 :
Sirène,
Traînant sur le sable d’or,
Sirène,
Chercheuse de trésor.
Un goût salé,
Qui se colle sur mes lèvres,
Aux baisers mouillés,
Quand la marée se lève.
Qui peut me voir ?
Sirène,
Des rêves aux cauchemars.

Refrain :
À la lueur du phare,
J’ai vu l’épave sous la mer,
Sous les étoiles du soir,
J’ai voulu toucher Terre.
Mais comment ai-je pu croire qu’un jour,
L’Atlantide serait de retour ?

Couplet 2 :
Sirène,
À nos centaines légendes,
Sirène,
Sur les côtes d’Irlande,
De Laytown,
Au Triangle des Bermudes,
Des anémones,
Pour notre solitude…
Et dans l’océan,
Sirènes,
Créatures d’antan.

Refrain :
À la lueur du phare,
J’ai vu l’épave sous la mer,
Sous les étoiles du soir,
J’ai voulu toucher Terre.
Mais comment ai-je pu croire qu’un jour,
L’Atlantide serait de retour ?

Couplet 3 :
J’avoue, que j’ai cru à lui,
Comme un Prince dans la nuit,
Dans l’immensité bleue,
C’est mieux d’y être à deux,
Je prends un peu de sable,
Pour cette fable…

Ô Sirène,
Doucement, mon écume,
A pu laisser sa place,
Et mon ancre, mon enclume,
N’ont pas laissé de trace,
Les algues, le lit de la mer,
Ont cédé l’amour à la terre.

Sirène,
Derrière moi, maintenant,
Sirène,
Je sais ce que j’attends,
Humaine.


20.11.2020
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Sur mon cou

Une nouvelle chanson un peu… Particulière…
Je me suis fortement inspiré de la magnifique mélodie : « Sur mes lèvres » :

Lien ici !

J’ai repris le côté sensuel pour la première fois dans mes écrits. Je me suis laissé emporter par mon histoire un peu étrange.
Oui, cette chanson signifie réellement quelque chose. D’une créature fantastique à la connotation plus que sensuelle.
Bonne écoute, bonne lecture et bon voyage !

Sur mon cou, il glisse comme un Démon,
Sur mon cou, poursuit son ascension,
Sur mon cou, qu’il vient de me trouver,
Il semble comme assoiffé. D’une odeur enfiévrée.

Sur mon cou, où s’incarne son envie,
Sur mon cou, il n’a pas encore fini,
Sur mon cou, à son éternité,
Son désir achevé. D’un besoin altéré.

Il se cache en famille,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de la ville,
Le chasseront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, quand la faim se crie,
Sur mon cou, revient le Prince de la nuit,
Sur mon cou, d’une forêt maudite,
Qui ainsi nous invite. À demander la suite.

Sur mon cou, dans son peuple en peine,
Sur mon cou, aux effluves de verveine,
Sur mon cou, nous tombons dans la bruine,
Hanté par une canine. Où le sang s’achemine.

Il se cache en civil,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de la ville,
Le traqueront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, comme à l’accoutumé,
Sur mon cou, pour y mordre un baiser,
Sur mon cou, Roi de son dehors,
Quand la foule s’endort. Il mord.

Sur mon cou, comme son frère dans le crime,
Sur mon cou, à sa nouvelle victime,
Sur mon cou, Souverain de son Monde,
Où sa folie vagabonde. D’une envie inféconde.

Il se retire en exil,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de sa ville,
Le banniront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, s’y déposent deux perles,
Sur mon cou, écarlates sur ses lèvres,
Sur mon cou, à ses yeux d’azur,
Il rouvre une blessure. C’est dans sa nature.

Sur mon cou, comme tout est étrange,
Sur mon cou, recracher par les Anges,
Sur mon cou, pour sortir au jour,
Il attend son tour. Guidé par un vautour.

Il se cache en famille,
Dans son immense manoir,
Les ennemis de la ville,
Le chasseront ce soir,
Tant l’envie de la nuit, l’enivre.

Sur mon cou, premiers rubis de l’hiver,
Sur mon cou, s’est enterré sous terre,
Sur mon cou, voilà notre fin,
Si vous êtes aussi enclin. À trépasser demain.

21.03.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Rentrer en Irlande (Happy Paddy’s Day !)

Avec les événements qui surviennent de nos jours (Tout le monde a compris de quoi je parle) mes cauchemars se font plus vifs et plus horribles que jamais.
Une nuit je me suis vue en quarantaine en France. Loin de ma maison, en Irlande. Je ne pouvais plus rentrer chez moi.
Et une chanson m’est apparu en tête. Une musique :
Lien ici !
Le matin, en me réveillant, j’ai mis du temps à réaliser que j’étais allongé dans mon lit, à Drogheda. Je me suis d’abord senti soulagé, puis j’ai eu envie de mettre en mots ce songe angoissant.

Aussi parce que la Saint Patrick a été annulée (Pour les raisons que tout le monde connaît) et je voulais mettre en chanson mon amour pour la Verte Érin.
En m’inspirant de la chanson du lien ci-dessus, voici mon histoire…

Bonne Saint Patrick ! ☘
Happy Paddy’s Day ! 🇮🇪
Lá Fhéile Pádraig sona duit ! 🍻

Forger sa vie, comme le cauchemar d’une nuit, songes infinis,
Voir par-delà la mer, l’océan bleu qui chante dans les airs,

Voir défiler les verts paysages, les chaumières et cottages,
Écouter chanter les légendes, rentrer en Irlande.

Marcher dans les forêts féeriques, les chants Celtiques,
Et sentir mon âme qui en redemande, rentrer en Irlande.

Voir passer les moutons, les navires à l’horizon, les poissons,
Passant par la mer, les montagnes, des villes aux campagnes,

C’est ici que j’ai poursuivi, les fées, les chevaux dans la nuit,
Dans les Pubs à travers le brouillard, suivant la lumière du phare,

Et comme il est bon de vivre là, où les trèfles vont par trois,
Parler Gaélique en offrande, rentrer en Irlande.

Tant de Comtés que je n’ai pas visité sur la terre mouillée,
J’aime désormais les chemins tortueux et les châteaux mystérieux,

Es-ce une raison pour avoir honte, si je vis à travers ces contes ?
Si je marche encore d’Est en Ouest, sur la Terre des Celtes,

Quant à mon Irlandais amoureux fou, si vous le croisez chez vous,
Allez lui dire dans sa langue, que je suis rentrée en Irlande…

16.03.20
Pour la Saint Patrick.

Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Histoire Irréelle

Et maintenant, une petite chanson…
Que vous pouvez chantonner sur l’air de « Histoire éternelle » de la Belle et la Bête.
Eh oui, je me sens d’humeur « Fairy Tales » depuis quelques mois… Quelques années… Ma naissance…
J’aime à croire aux « happy endings » mais, malheureusement…
Du coup, je les écris. Qui sait, si je suis « The Author », peut-être que ma Fin se réalisera…

« I’m in love with a Fairytale, 
Even though it hurts, 
‘Cause I don’t care if I lose my mind, 
I’m already cursed… »
– Alexander Rybak –

Histoire irréelle
Qu’on ne lit jamais
De deux orphelins,
Qu’un geste du Destin,
Rapproche sans arrêt.

Et soudain s’écrit,
Sur leurs âmes si seules,
Une douce poésie,
Un mot, un grand récit,
Comme un long recueil.

Personne ne comprend,
Personne ne me croit,
Mais jamais je mens,
Sur une page blanche,
Lorsque le cœur s’épanche.

Chanson surnaturelle,
Aux maux inconnus,
Si vrai, c’est dommage,
Ce manque de courage,
Pour les poèmes non lus.

Tout comme les marées,
Qui vont et qui viennent,
Histoire abandonnée,
Touche leur Destin,
Aux deux orphelins.

Histoire détestée,
Touche leur chemin,
Nos deux orphelins…

21.02.20

« Sometimes the best book has the dustiest jacket. 
And sometimes the best teacup is chipped… »
– Belle –

Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

The Deepest Ocean

New song ! You can sing it with the music HERE


Far away, the deepest ocean trench,
To green seaweed and fish like tench,
I must swim, and search for him,
To find my long-loving French.

The waves were rippling on the sea,
The foam were dying on the tree,
The life was blue, and frozen too,
The sand like treasure, slept with me.

15.01.20

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