Emprise

/!\ Âmes sensibles s’abstenir /!\

Laissez-moi vous emmener dans un autre Monde.
Une autre Dimension.
Ici, la Magie est réelle, elle complète ma vie. Pour le meilleur.
Mais aussi le pire.

Sous un ciel gris et menaçant, je tourne en rond dans un vieil appartement, aujourd’hui abandonné.
Dieu merci.
Mais, ce jour-là, je m’y trouve, devant la télévision, regardant des DVDs au hasard.
Je dois cependant me préparer pour sortir. Certes, c’est le soir et généralement, je reste à l’intérieur quand vient la nuit.
Pour des raisons évidentes.

Je porte une ‘petite robe noire’ à la mode Guerlain, des énormes chaussures sombres aux pieds et mes cheveux sempiternellement coiffé en une longue tresse brune.
Malheureusement, le temps passe vite et j’oublie la date.
Mais lui, n’a pas oublié.
Parce que, tous les six ans, un éternel Démon refait surface pour s’attaquer aux femmes comme moi.
Comme moi ?
Oui, les Sorcières. Les ‘Tueuses’ si vous voulez.
Et aujourd’hui, c’est le Jour J.
J’essaye pourtant de quitter l’appartement avant que le Démon ne me saute dessus.
Trop tard.

C’est une ombre et une silhouette. Immense. Tel un géant se cachant dans l’obscurité.
Dans le coin de mes yeux.
Je lui dis de ne pas revenir aujourd’hui, ça ne m’arrange pas du tout de chasser les Démons ! J’ai trop de choses à faire ce soir !
Vous pensez bien qu’il s’en fiche éperdument.
C’est l’heure.
Point.

Bien sûr, il y a une façon de s’en débarrasser. Une seule façon.
Une potion secrète, bien gardée. Tellement bien gardée, qu’il faut savoir où elle est cachée.
Et, où est-elle cachée ?
Vous vous souvenez des DVDs que je regardais tantôt ?
Eh bien, dans l’un d’entre eux, un en particulier, il faut le lire dans le lecteur et cliquer dans les ‘Bonus’ d’un épisode bien précis.
Une fois dans ces Bonus, il faut encore chercher les ‘caches’. Les ‘codes sources’ des Bonus.
Dans ce code source, il y a la fameuse potion secrète qui permet de se débarrasser du Démon.
Problème : Le Démon est là, collé à moi. Et le bougre comprend TRÈS vite ce que je suis en train de faire. Ainsi, il attrape la télécommande pour effacer le code source avant que je ne puisse le lire.
Une lecture rapide m’a permis de seulement avoir les ingrédients :
Du sang, de six personnes différentes, des femmes. Juste quelques gouttes.
Et des pépins de ‘pears’.
Ah oui, ai-je dit que la formule est en Anglais ?
Voilà, c’est fait.
‘Pear’ c’est ‘Poire’ en Anglais.
OK, pas le plus compliqué des ingrédients donc.
Mais le reste…
Le Démon détruit le DVDs et, avec lui, la formule magique.

Le Démon me tourmente. C’est son boulot, tourmenter les Sorcières pour les rendre folles et les tuer.
Donc, je ne perds pas plus de temps, je quitte le vieil appartement et je descends rapidement les quatre étages, sans ascenseur.
La nuit tombe doucement dehors, et je me dirige vers ma voiture, lorsque deux personnes me font signe avec des sourires radieux.
Sur le moment, je ne comprends pas très bien.
Jusqu’à ce que je les reconnaisse. Ce sont deux connaissances à moi que je n’ai pas vue depuis…
13 ans !
Une femme et un homme, heureux de me faire la surprise. Ils me font un énorme câlin qui fait du bien. Je suis toujours sous le choc, sans rien dire.
Le Démon me colle à la peau, mais je suis la seule à le voir.
Et à subir ses attaques.
Le gentil couple m’avoue qu’ils sont là pour ma sœur et moi. Pour nous emmener quelque part et passer du temps avec nous pour rattraper ces années perdues.
En vrai, je suis contente, ça me fait chaud au cœur.
Mais, ça tombe mal. Très mal. On ne va pas se mentir, c’est la merde.
Voilà.
Sous le choc, je suis mes amis vers leurs voitures et j’y retrouve ma sœur.
Justement, je voulais lui parler.

Nous arrivons dans un grand bâtiment. Un mélange entre un magasin et un restaurant immense. Ils veulent nous inviter à manger, eux, leurs enfants, ma sœur et moi.
Ah et, le Démon, aussi. Mais personne ne peut le voir, sauf moi.
(Arthur Pendragon, si tu passes par là, je te comprends !)
Le Démon hurle dans ma tête. J’essaye de me concentrer sur mes amis, jouant tantôt avec les enfants, picorant tantôt un peu de nourriture.
Malheureusement, mon humeur devient de plus en plus sombre.
Noire.
Je me mets, sans faire exprès, à crier au lieu de parler. Pour couvrir les paroles du Démon à côté de moi, celui-là même que personne ne voit ou n’entend. Sauf moi.
La famille accueillante me jette des regards étranges. Pas encore moralisateur, mais ça va venir.
J’essaye vraiment, de toutes mes forces, de me concentrer sur la réalité, mais le Démon n’a pas dit son dernier mot :
Toujours au chaud dans mon pauvre crâne, il attrape mon âme par derrière.
Tout est noir, sans lumière, juste assez de poussière lumineuse pour voir la scène telle une spectatrice impuissante. Le Démon est allongé sur le dos, sur un sol froid et dur et il me tire par derrière. En fait, non, il enlace mon cou de ses mains énormes et puissantes.
Puis, il m’étrangle.
Il tire comme un beau Diable, de toutes ses forces sur ses bras musclés et mon corps se cambre pour essayer de me défaire de cette emprise mortelle. En vain, bien sûr. Même en gesticulant dans tous les sens et en posant mes mains sur les siennes, je n’arrive pas à le faire bouger d’un seul millimètre.
Je suis clairement en train de m’étouffer lentement.
Dans ma tête.
Parce que, pendant ce temps, mon corps est toujours dans l’étrange restaurant.
Au ralenti.
Le regard dans le vide.

Mon état catatonique inquiète vraiment mes amis et ma sœur.
Ils essayent de me ramener à moi, ce qui est difficile, puisque le Démon est le plus fort.
Je me débats de toutes mes forces.
Finalement, c’est le Démon qui lâche prise. Il a terminé de s’amuser.
Pour l’instant.
Dans la réalité, je suis secouée de spasmes et je tousse à en cracher mes poumons. L’air me brûle la gorge et je suis assise par terre sans pouvoir tenir sur mes jambes.
Désormais, tout le monde s’inquiète et commence à me poser des dizaines de questions.
Des questions auxquelles il est difficile de répondre. Oui, la Sorcellerie s’est beaucoup démocratisée avec le temps. Sûrement grâce à la mode des ‘Sorcières’ du dimanche sur TikTok.
(Oh ! Une balle perdue…)
Inutile de vous dire que c’est un chouilla plus sérieux et officiel ici.

Comprenant que je vais bientôt mourir si je ne fais rien, je décide de tout expliquer.
Les parents, les enfants et ma sœur me regardent avec des yeux ronds d’étonnement.
Normal.
Mais… Ils ne semblent pas dubitatifs. Ils me croient !
D’ailleurs, la maman me demande, avec inquiétude :
‘Pourquoi tu ne l’as pas dit plus tôt ?’
Je souris jaune, en raillant presque :
‘Quoi, genre : désolée, je ne peux pas venir au restaurant, je dois braquer un hôpital pour trouver six différents types de sang… ?’
Euh…
Pas le temps d’ironiser encore plus, car le Démon revient en force dans mon crâne.

Heureusement, un ami à moi, un Sorcier lui aussi, avait senti la résurrection de ce Démon et il m’a retrouvé. Dans sa main, il tenait quelque chose de très simple et pourtant si important :
Un coffret DVD.
Alors, petite information à savoir, ce n’est pas parce que nous sommes des Sorciers que nous n’avons pas un humour de merde, nous aussi. Parce que je n’ai pas dit dans quel DVD exactement nos ancêtres ont caché le code source de la potion, alors voilà :
Dans les DVDs de la célèbre ‘Buffy’.
Voilà, parenthèse ridicule fermée.

Maintenant, revenons à nos Démons, et surtout au mien qui me torture sans discontinuer. Comprenant que je ne pouvais pas me défendre, mes amis ont décidé de m’aider.
D’abord ma sœur, infirmière, est partie vers son hôpital pour récupérer six fioles de sang, de six femmes différentes.
Le Sorcier a mis le DVD dans le lecteur du restaurant pour accéder au code source des Bonus. Le Démon était bien trop occupé à me torturer pour détruire à nouveau la formule. Pendant que mon accointance écrivait les ingrédients, la famille des enfants ont commencé à les chercher.
Le Démon était carrément en train de me tuer à petit feu, mais Dieu merci, tout le monde a cru à mon histoire et m’a aidé à faire retourner ce monstre dans les Enfers desquels il s’était échappé.

Puis, je me suis réveillée…
Complètement épuisée.
On se demande pourquoi.

09.05.2022
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

À l’ombre


Je suis Designer, diplômée en 2015.
Je suis Écrivaine, depuis mon premier livre publié en 2009.
Je suis Violoniste, depuis 2019.
Dessinatrice et peintre depuis ma naissance.
Je suis une Artiste…
… de l’Ombre.

J’ai créé mon Business de Design en 2019, et je n’ai eu que 2 clientes depuis.
J’ai publié un magnifique roman de littérature contemporaine en 2019 également, et je n’ai eu que 5 lecteurs.
Je n’ai jamais participé à des séances de dédicaces, par manque d’argent et de lecteur.
Je n’ai aucun lecteur sur mes sites de publications en ligne gratuits.
Ni personne sur mon compte YouTube depuis 2011.
Je n’ai aucun client via mon Site Internet professionnel.
Depuis 4 ans déjà, je n’ai aucun jour de repos, aucun jour de congé, aucun week-end, aucun temps off, aucune vacance car absolument aucun revenu.
Ici, c’est pâtes au pesto midi et soir.
C’est l’hiver sans chauffage.
C’est acheter des vêtements à 2€ dans des boutiques de secondes mains.
C’est gratter le porte-monnaie pour prendre le Bus.
Et pourtant…
Et pourtant, JE CONTINUE !
Je ne lâche RIEN !

Je suis une Artiste de l’Ombre, comme des milliers d’autre, qui grattent la surface pour trouver la Lumière. Et je ne m’arrêterai que lorsque l’Ombre m’aura dévorée.

Êtes-vous un(e) artiste de l’Ombre ? Ou de la Lumière ?


IN NOCTEM


Une semaine avant mes 17 ans,
Il est parti,
Une semaine avant mes 32 ans,
Déjà la moitié de ma vie.
.
Papa : 2 Septembre 1965 – 2 Janvier 2007
.
La tarte aux myrtilles était le dessert que nous faisions ma sœur et moi avec notre père dans les Ardennes.


2022



✪ À l’âge de 8 ans, suite à un trauma, je suis devenue totalement dyslexique. Je faisais une faute par mot, car j’écrivais phonétiquement (Avec mon accent du Nord). Aujourd’hui, je suis une écrivaine publiée, 5 livres en Français et 1 en Anglais !


✪ À 11 ans, au Collège, ma prof d’Anglais me haïssait, elle vouait une préférence évidente à ma jeune sœur. À la fin, je n’arrivais plus à suivre ses cours. Aujourd’hui, je vis en Irlande, avec mon chéri Irlandais, et je parle donc couramment Anglais. (Merci les films en VOST Anglais !)

✪ À 13 ans, mon horrible marâtre de belle-mère m’a dit, je cite : « Tu es bonne à rien, tu finiras balayeuse ». J’ai eu mon BEP/BAC avec mention, puis mon Diplôme/Certificat d’Infographiste de l’École des Arts, à Nice. Plus tard, j’ai travaillé pour une multinationale en région PACA. Aujourd’hui, je suis entrepreneuse de mon propre Business de Design.

✪ À 30 ans, en plein confinement, ma première prof de violon passait son temps à me hurler dessus. Sur les 30min de cours que j’avais dans la semaine, elle passait 25min à gueuler. Certaines semaines je ne jouais même pas du violon. Elle disait que j’étais la pire élève qu’elle ait jamais eue dans sa carrière, qu’elle n’avait jamais vu ça, qu’elle ne savait pas quoi faire de moi et qu’elle voulait arrêter de m’enseigner. J’ai été traumatisé pendant 6 mois, durant lesquels j’ai tout perdu au violon, sans rien apprendre. Aujourd’hui, ayant trouvé une prof adorable dans une autre École de Musique, je suis officiellement Diplômé par la ‘Royal Irish Academy of Music’ de mes premiers examens, et avec ‘Distinction’ ! La plus haute note !



Plus les gens essayent de me noyer, plus j’apprends à nager.
Vous pensez que j’avais peur des Ténèbres ?
Non.
Ce sont les Ténèbres, qui ont peur de moi.


Mon Palais Mental – Thérapie – Exercice 3

Mon Palais Mental
Thérapie – Exercice 3


Définition :
Ce Palais Mental, qui est le mien, est une parfaite fourmilière où tout, ou presque, est sous contrôle. Mais savez-vous ce qu’est réellement un Palais Mental ?
C’est l’Art de la Mémoire : un procédé mnémotechnique qui permet de mémoriser toutes sortes de choses : des souvenirs, des mots, des définitions, des listes, des noms, etc. Il suffit de créer son espace et de stocker les informations dans plusieurs endroits pour pouvoir les retrouver à tout moment, en se ‘promenant’ simplement dans ces lieux.

L’extérieur :
J’ai entièrement créé mon Palais Mental en 2013, mais il a évolué avec le temps.
Vue de l’extérieur, il ressemble à une gigantesque montagne sombre. J’ai protégé son entrée, secrète, par une énigme écrite en Runique, uniquement visible les nuits de Lune Bleue. Encore faut-il la lire, la traduire et y répondre… sans se faire dévorer…
Car, oui, autour de cette montagne imprenable, et sous un ciel continuellement noir, se cache d’affreux monstres Dantesques : Des Krakens, des Leviathans, des Démons et même le fameux Cthulhu ! Il vous faudrait alors éviter leurs horribles gueules pour lire l’énigme et y répondre !

La Grande Porte & le Hall :
Mais si, comme moi, vous passez l’immense Porte de plusieurs verrous et de plusieurs dizaines de mètres de haut, vous tomberez directement sur Peter. Il a été le troisième à entrer dans mon Palais. C’est un Loup-Garou et il est le gardien de la Porte. En effet, même si vous avez la chance de survivre aux créatures du dehors et de répondre correctement à l’énigme en Runique, Peter peut quand même vous refuser l’accès au Palais.
En 2016, Peter a été mon ‘Zing’. Depuis, il crapahute dans le Palais, tantôt gardant la Porte, tantôt reluquant ses griffes de Loup avec amusement.
Le Hall est immense : Plusieurs centaines de mètres de haut, taillé dans la pierre de la montagne, éclairé par des milliers de petites torches, accrochées aux murs. Leurs lumières magiques brillent sans discontinuité. Malgré le sol, en pierre également, il ne fait jamais ni trop chaud, ni trop froid, ici.

Le sous-sol :
Le Palais compte 8 étages, eux aussi taillés dans la pierre de la montagne, et desservis par des énormes escaliers en colimaçon, comme dans les Phares Terrestres que j’affectionne tant.
Dans les sous-sols, où jamais personne ne peut aller, j’y ai placé un véritable trou noir. Ce trou noir, c’est la ‘corbeille’ du Palais. Là où je jette toutes les données inutiles qui parasitent les étages.
Telles des ordures que l’on sortirait de notre maison, je jette dans ce trou noir des informations inintéressantes à mon goût. Ainsi, faire plus de place pour le reste !

Les étages & les Portes de couleurs :
– Du 1er au 3e étage, se trouvent les Portes Noires. Les Portes interdites d’accès. Derrière lesquelles se trouvent les mauvais souvenirs et les traumas.
– Le 3e étage dessert uniquement les Porte Dimensionnelles, celles qui permettent de se rendre dans tel ou tel Monde. Voulez-vous suivre les cours à Poudlard ? Ou combattre les Marcheurs Blancs derrière le Mur ? Parler aux Faunes de Narnia ? Sauver le Monde avec les Avengers ? N’attendez plus, passez les Portes !
Sans surprise, c’est l’étage où je passe tout mon temps, avec Mick.
Mick, un orphelin Anglais, est entré au Palais en dernier, en 2017. Il me suit absolument partout.
C’est mon âme-sœur depuis 2017.
– Du 4e au 6e étage, se trouvent les Portes Bleues. Les bons souvenirs (Ou les ‘moyens’), les données utiles (Définitions, livres, connaissances, langues, etc.)
– Et les derniers étages, jusqu’au 8e, se trouvent les Portes Blanches. Les Portes derrière lesquelles je retrouve les plus beaux de mes souvenirs. Aussi que les plus tristes, mais les plus purs.
– Au 8e étage, vous retrouverez Castiel.
Castiel a été le tout premier dans le Palais. Il m’a aidé à le construire. C’est un Ange du Seigneur, l’Ange des Larmes et de la Solitude. Castiel est mon Ange Gardien.
Il reste au 8e étage, l’étage ‘blanc’.
– Puis, dans les couloirs au hasard du temps, vous croiserez sans doute Oswald. Il marche en boitant, avec sa jambe droite raide, il a toujours un verre de vin rouge à la main. Vous pouvez aisément le suivre par les taches écarlates qu’il laisse sur le sol de pierre. Oswald a toujours l’air énervé ou en train de préparer un mauvais coup. Ce qui est souvent le cas. Mais il n’est pas méchant. Il aime juste boire et comploter dans son coin.
Oswald est devenu mon mari en 2015.

Mantra :
En sortant des escaliers en colimaçon, sur les murs des étages, vous pouvez lire mon mantra, écrit à l’encre noire :
‘Human. Hunter. Wolf.’
Mon Mantra, créé et inventé par moi-même. (Humaine. Chasseuse. Louve)
Celui qui désigne l’évolution de ma personne au fil des années.

La Salle sur Demande :
Dans le même concept que cette Salle connue de ‘Harry Potter’, ma Salle sur Demande change d’endroit et d’étage sans arrêt. Bien sûr, elle contient toujours ce que je souhaite. Donc, toujours, elle contient une magnifique plage de sable fin, avec deux transats, face à la mer, pour y voir le soleil s’y coucher, au milieu d’une jungle luxuriante. Mais cette Salle magique n’est pas vide. C’est le seul endroit où je peux y retrouver Draco. Comme moi, élève à Poudlard, dans la Maison des Serpentards !

Panic Room :
J’ai créé ma Panic Room avec Castiel en 2014. Et lui seul est autorisé à y entrer. Pour cela, j’ai pris en exemple mon livre préféré :
‘Le Petit Prince’
Ainsi, ma Panic Room s’ouvre sur l’Astéroïde B612 du Petit Prince. Avec la belle rose rouge sous globe et les volcans déjà ramonés. Je m’installe sur la chaise avec Castiel pour regarder les 1440 couchers de soleil, par 24H. Nous parlons et, sous l’infinité de l’espace, je me détends.

Les Portes Cachées :
Comme leurs noms l’indiquent, les Portes Cachées sont des minuscules Portes, parsemées au hasard des couloirs du Palais. Elles se reconnaissent notamment pour leurs bois usés et détruits, ou par leurs serrures énormes et rouillées. Elles sont verrouillées et, même moi, je n’y ai pas accès.
Je ne le souhaite pas.
Je peux parfois voir à travers le trou de la serrure, ou voir le sang qui coule sous l’interstice de la Porte, entendre les cris de l’autre côté du battant. Le trauma que la Porte cache, ne me donne, à aucun moment, envie de chercher les Clefs.
Seulement, ce sont souvent les Clefs, qui me trouvent…

Les Clefs :
– Certes, certaines Clefs sont semblables à la représentation que vous pouvez vous en faire : des gros objets anciens, rouillés et dorés.
– Mais il y a bien d’autre sorte de Clef :
Les ‘Triggers’.
Les ‘Triggers’, ou ‘Déclencheurs’, sont des stimuli de l’environnement externes (Chansons, odeurs, paroles, livres, mots, etc.) qui déclenchent en vous une émotion ou un souvenir tellement refoulé que vous ne vous en rappeliez même plus.
Jusqu’à ce que le ‘Trigger’ s’enclenche.
Je découvre très souvent des nouveaux ‘Triggers’ qui me sont propres. Certains sont, malheureusement, des Clefs. Et, en plus de déclencher une émotion, ils ouvrent une Porte Secrète.
Ou une Porte Noire. (Les pires)
– Avec cela, j’ai découvert en 2017 que les Clefs pouvaient aussi être des personnes. Lorsque Mick est entré dans le Palais, en 2017, nous l’ignorions tous les deux à l’époque, mais il était lui-même une Clef. Il a ouvert une Porte (Contre son gré et contre le mien) et la vague de souvenirs néfastes de l’autre côté m’a mise KO pendant 4 ans.
Les Clefs peuvent être tout et n’importe quoi.
N’importe qui.
Je ne possède pas tous les accès aux Portes, notamment celles que je refuse d’ouvrir, je les laisse bouger d’étages en étages, tout comme la Salle sur Demande.
En réalité, je passe mon temps au 3e étage, pour accéder aux Portes Dimensionnelles de tous les Mondes. De fait, le 3e étage est sans fin. Il est, à ce jour, impossible d’arriver à son mur du fond. En perpétuelle construction, car je crée et/ou découvre des nouveaux Mondes très très très souvent.
Si souvent qu’il est impossible de terminer officiellement l’étage des Mondes.

Habitants :
Nous sommes donc officiellement 5 à vivre dans le Palais :
– Castiel, qui m’a aidé à tout construire en 2013.
– Oswald, en 2015.
– Peter en 2016.
– Mick en 2017.
– Et moi, bien sûr !
Mais, depuis 2021, une nouvelle personne toque à la Grande Porte.
Je le connais… Mais, est-ce que tout comme Mick, il est lui aussi une Clef ?
Aurais-je le courage de le laisser entrer ?


29/30.12.2021
Correction par Litany, merci infiniment !
Histoire associée : ‘Je ne suis pas toute seule dans ma tête, mais c’est moi qui commande !’
Poème associé : ‘Mick, Bucky et moi’
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Souviens-toi de nous


Résumé : J’aime raconter des histoires. Des histoires passées. Des histoires au présent. Et des histoires qui ne se sont pas encore passées. Comme celle-ci, tirée d’une histoire, pas encore, vraie. Mélangeant amitié, humour, combats, péripéties et… Mystères…
Car, depuis notre dernière virée en Sibérie, plus rien n’est comme avant…
(Note : Ne donnez jamais carte blanche aux Russes pour jouer avec votre cerveau…)

Autre Lien De Lecture


Souviens-toi de nous

Avril 2025 :

Jem m’en veut à mort.
Jem ? C’est mon meilleur, et seul, ami.
Il a le même âge que moi : la trentaine.
Mais, depuis la Russie, il râle sans cesse.
Nous sommes revenus de Sibérie, par l’Orient Express, il y a quelques semaines à peine. Nous avons posé nos sacs dans le géant Hôtel Hilton à Paris, près de l’aéroport Charles de Gaulle.
Ne me demandez pas comment Jem arrive à payer un truc pareil, moi-même, je l’ignore. Mais il tenait absolument à cet Hôtel, en ce mois d’Avril.
Pourquoi ? Aucune idée.
J’écris en Français, mais je parle Anglais avec Jem. Il vient de Londres. Ses parents sont morts lorsqu’il était petit et, pour échapper à l’orphelinat, il a préféré errer dans les rues de la capitale pour dépouiller les pauvres touristes insouciants.
Il use de ses trucs et astuces, et de son charme Britannique, pour nous faire passer de frontières en frontières. C’est comme ça que je l’ai rencontré. En 2023, à Belfast.
Enfin, c’est ce qu’il m’a dit.
Je le crois.
Car, depuis la Russie, je ne me souviens de rien.
Apparemment, c’était le but : effacer ma mémoire.
Avant cela, j’ai rempli et griffonné un carnet entier que j’ai donné à Jem. Un notebook bleu marine avec, sur la couverture, un logo étrange que je ne saurais décrire. Je n’ai pas le droit de l’ouvrir. Ordre de moi… à moi.
.
C’était un samedi matin et le self de luxe commençait à se remplir. J’ai pris une énorme tasse de café au lait en m’asseyant en face de mon ami, qui lisait un papier griffonné. Je portais un genre de robe noire, ample, avec un leggings serré et des grosses chaussures sombres. Jem avait un jean couleur nuit et une chemise pourpre, ses cheveux blonds étaient sempiternellement en bataille et ses yeux bleus rehaussaient son teint pâle.
Il semblait de mauvaise humeur alors, toujours en Anglais, je lui ai demandé :
– Quand est-ce qu’on repart sur la route ?
Il a soufflé en levant les yeux au ciel :
– Déjà fait… J’arrive pas à croire que tu ne te souviennes même pas de Constanța ! On aurait dû le faire avant ta foutue lobotomie en Russie !
Je n’ai rien compris.
– De quoi ?!
Il a encore râlé, en maugréant :
– Toi qui voulais danser sur la Mer Noire…
Puis, sur sa gauche, un groupe de personnes s’est approché de nous et Jem a commencé à sourire, en lâchant :
– Enfin ! Showtime !
Encore une fois, je n’ai rien compris.
.
Quatre femmes de tout âge se sont dirigées vers nous. L’une d’elles, avec des cheveux d’une couleur flamboyante, a souri en s’écriant, en Français cette fois-ci, mais ponctué d’un étrange accent :
– Alisone ! Mon Dieu, ça fait si longtemps !
Perdue, j’ai regardé tantôt la dame, tantôt Jem, puis encore la dame. J’ai demandé, en Français, du coup :
– Pardon ? On se connaît ?
Jem a grogné. Et la femme semblait perdue à son tour.
– Alisone, c’est moi !
Qui ça ?
Jem m’a lancé un regard noir en maugréant, en Anglais :
– Merci ta lobotomie, n’est-ce pas ?
Je lui ai rendu son regard noir.
La dame ne s’offusqua pas, et questionna à nouveau :
– Tu es là pour la Convention ?
– La quoi ?
Jem s’est mis à sourire. Il ne comprenait pas très bien le Français, mais juste assez pour se foutre de moi.
– Alisone, la Convention SPN, bien sûr !
Décidément, je ne comprenais rien du tout.
Et Jem pouffait de rire.
– Hum… Non, je suis désolée, je ne connais aucune Convention, nous sommes ici juste pour quelques nuits.
Sur ce, Jem posa le papier qu’il tenait en mains depuis le début et je pus voir, à l’envers qu’il s’agissait d’un planning.
Le groupe des quatre personnes s’installa à notre table. La dame sympathique s’assit à côté de moi, en me murmurant :
– Toutes mes condoléances, au fait.
Hein ?!
Nom de Dieu, la Russie…
.
Je switchais tantôt en Anglais avec Jem qui boudait encore, tantôt en Français avec les filles autour de moi. Qui, apparemment, me connaissaient, mais dont j’ignorais totalement les noms.
Elles parlaient principalement de cette fameuse ‘Convention’. Et Jem me donna une enveloppe kraft que j’ouvris. Elle contenait des tickets ‘V.I.P’ et le groupe, en voyant cela, fit les gros yeux avec outrage.
Pourquoi ? Outrage à quoi ?
Personnellement, je m’en fichais un peu. J’ai dit à Jem, en Anglais :
– Tu ne m’as pas demandé mon avis avant de prendre ça ?
– Tu ne m’as pas demandé mon avis avant la Russie ?
OK. Je vois.
– Jem, je devais le faire ! Tu sais que je devais le faire ! C’est pour ça que j’ai écrit mon carnet et que je te l’ai confié !
– Super ! J’ai ton cerveau dans mon sac ! Youpi ! Les Russes ont effacé tes souvenirs, et tu ne sais même plus comment, ni pourquoi, tu parles Russe, Roumain, Anglais ET Irlandais !
– Je parle Irlandais ? Classe.
Je souris.
Lui non.
.
La dame aux cheveux rubis m’a réexpliqué le concept des Conventions. Un concept absolument malsain et frauduleux, mais dont les fans sont friands.
Quelle horreur.
Et Jem avait des tickets pour ça ?!
Il boudait toujours, le nez dans ses papiers, les filles parlaient en faisant des grands gestes, surexcitées de la journée à venir. Elles portaient toutes des vêtements très étranges avec des phrases et des symboles magiques dessus, ainsi qu’une voiture vintage.
OK, pourquoi pas.
Puis, tout bascula en quelques secondes…
.
Huit hommes entièrement vêtus de noirs avec des cagoules sur la tête ont pris d’assaut le Hall de l’Hôtel ainsi que la cafétéria, en vociférant contre tout le monde.
Je comprenais ce qu’ils disaient, parce qu’ils parlaient Russe, mais les gens dans le self ont juste paniqué en levant les mains en signe de reddition, cherchant les Agents de Sécurités des yeux.
Assommés dans un coin du Hall.
Jem a sursauté, puis s’est tourné vers moi en me lançant son regard sombre et menaçant dont lui seul avait le secret.
Mais quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait encore ?!
Puis, il me fit un signe de tête que je compris de suite. Sous la table, il gardait précieusement son sac brun rempli… D’armes télescopiques.
Alors que les Russes continuaient à gueuler comme eux seuls savaient si bien le faire, j’ai sauté sur ma chaise, pour atterrir sur la table, puis enfin de l’autre côté, près des terroristes.
Même si mes souvenirs étaient inexistants, il me restait encore la mémoire de mes apprentissages aux combats, que j’utilisai facilement contre les attaquants. Dans un ballet de coups et de violences sans nom, je m’amusais à dégommer les crétins en noirs et Jem en profita pour sortir l’arc télescopique du sac avec quelques flèches. Une fois près de lui, il jeta l’arme vers moi, qui atterrit parfaitement dans mes bras. Ma main gauche agrippa avec aisance une flèche que je lâchai sans gêne dans les genoux des ennemis. Il nous fallait encore éviter les balles et protéger les civils, mais notre duo de choc fonctionna dans une parfaite symbiose. Presque magique.
Honnêtement, s’il me restait une once de souvenirs pour vous donner une référence, je l’aurais écrite avec plaisir. Mais là, je fais avec ce que je peux. Pas grand-chose, donc.
Jem, quant à lui, tenait fermement une matraque qu’il utilisa avec grâce sur les Russes. Brisant leurs os dans des ‘cracks’ très sonores.
Je tirai ma sixième flèche dans le pied d’un homme cagoulé, lorsque Jem hurla au milieu de ce bordel :
– Alors, ça fait quoi d’oublier que ton propre père t’a appris à tirer à l’arc ?!
Fuck you !
Sans déconner, il me soûlait avec ça.
Cela dit… J’ai effectivement oublié que mon père m’a appris à tirer à l’arc.
En fait…
Bah… J’ai oublié mon père, aussi.
Et tous les autres.
.
Une fois le dernier Russe à terre, hurlant à l’agonie, Jem s’est ramené vers moi, plus en colère que jamais :
– Bordel de merde, pourquoi ils sont là, eux ?! T’as oublié de payer ta putain de lobotomie ?
J’ai souri malgré moi :
– Mais je n’ai pas payé ma lobotomie.
Oups…
Oh merde…
Jem m’a regardé avec des yeux ronds comme des fichues soucoupes volantes. Commençant à comprendre :
– DE QUOI ?!
Foutue pour foutue, j’ai expliqué :
– T’imagines même pas le prix de ce truc qui est, désormais, illégal. Non, je n’ai rien payé et en contrepartie, ils ont utilisé mon cerveau pour tester des trucs. Mais bon, tout va bien !
Je haussais les épaules pour paraître OK avec ça.
Mais Jem devint tout rouge.
.
Pendant que je récupérai mes flèches ensanglantées dans les jambes des ennemis, Jem hurlait sur moi des trucs abracadabrants, toujours en Anglais :
– TU T’ES FAITE BRAINWASHED PAR DES RUSSES !!! Nom de Dieu, tu comptais être la nouvelle Bucky Barnes ?!
Hein ?
Je me suis tournée vers lui, mine interloquée :
Who the Hell is Bucky ?
Jem s’est jeté sur moi avec énervement.
Encore.
.
Pendant que Jem hurlait sans s’arrêter et sans même respirer, les ‘otages’ se sont relevés en essuyant leurs larmes. Des nouveaux Agents de Sécurités sont arrivés pour menotter les terroristes. J’essuyai mes flèches avec une nappe que j’ai récupéré sur une table, pendant que mon ami criait encore :
– … TOUT ÇA ! Ton carnet est rempli de fichus Triggers que tu souhaitais enlever de ton pauvre crâne ! OK ! Je comprends ! Mais permettre aux Ruskov de jouer avec ton cerveau, c’est complètement con ! Si ça se trouve, ils ont mis d’autre Triggers dans ton CRÉTIN de crâne !
– N’importe quoi !
– Et pourquoi pas ?!
La dame aux cheveux couleur feu s’est avancé vers nous, en demandant :
– Si je peux me permettre… ?
– NON !
La réponse était sortie de ma bouche et de celle de Jem en même temps.
Après ça, le silence.
Un silence pesant.
.
Un Agent est venu vers nous avec les cartes d’identité récupérées sur les terroristes. Il ne comprenait pas ce qu’il lisait. Tout était en Russe.
J’ai pris les cartes en main en lisant et traduisant le tout à Jem.
Mon ami a mauvaisement souri, en lâchant :
– Eh bien, maintenant nous sommes sûrs que les Russes en avaient après nous. Ou plutôt, toi. Ils ont utilisé une référence évidente pour ça, avec ces faux papiers. Pour attirer ton attention.
En effet, toutes les cartes étaient au MÊME nom, qui ne sonnait absolument pas Russe, d’ailleurs. Mais je ne comprenais pas la référence. J’ai levé ma tête vers Jem, en questionnant, perdue :
Who the Hell is Sebastian Stan ?
.
.
.

THE END
(Or… Not ?)


Exercice 2

Thérapie
Exercice 2
Écrire et développer les émotions / sentiments du dernier trauma en date.
(11 Février 2021)


Pour beaucoup de gens, les librairies, ou les bibliothèques, sont des endroits ennuyeux. Ils préféreraient regarder la télévision confortablement installés sur leurs canapés. Ou même aller à l’église. Mais pas moi. J’ai vécu la plupart de mes belles aventures ici.
En ouvrant un livre ; je devenais une Pirate, voguant sur l’immensité bleue des mers. Je défiais les dragons et je lançais des sorts. Je pouvais sauver le Monde, si je le voulais. Tomber amoureuse d’un personnage de papier. Pleurer une mort qui n’existe pas. Sentir les pages des livres, écrire dedans, corner les couvertures pour que l’ouvrage puisse vivre l’aventure qu’il contenait en mots. Je lisais les livres. J’écrivais dans les livres. Je vivais avec eux. Ils m’ont permis de survivre durant les heures les plus sombres de mon existence. Ces tortures mentales au lycée, le froid de l’hiver sans fin, la famine, la solitude extrême…
Ils étaient mon église, ma maison, mes Mondes et mes portes.
Un endroit sûr.
Un sanctuaire.
J’aime lire.

Correction : J’aimais lire.
Et puis, un jour…

Je me souviens de la première fois où j’ai ‘rencontré’ James Carstairs. Surnommé ‘Jem’. Né à Shanghai, puis immigré en Angleterre. Plus précisément, à l’Institut de Londres. En 1878 !
Bien sûr, les voyages temporels existent lorsque nous plongeons dans un livre !
Je ne parle jamais de Jem. Ni en poème, ni en histoire, ni en parole.
Parce qu’il est mort.
Son corps Humain est mort, tout du moins. En devenant un Frère Silencieux, il survit encore.
Pourtant, lorsque j’ai vu son Monde disparaître, celui-là même où je me suis cachée durant plusieurs longs mois en 2017, j’ai eu l’impression de voir Jem mourir à nouveau.
Encore et encore.
Relisant cette phrase, dans mon esprit, sans discontinuer :

« Alors Will s’aperçut que la rune, auparavant noire, avait pris une teinte argentée, et que tout ce qui faisait sens dans sa vie venait de laisser place au chaos.
Jem était mort. »

Et Jem est mort une nouvelle fois, ce funeste 11 Février 2021.
Sous mes yeux.

Mais, les autres, alors ?
Les autres Mondes de papiers ? Les autres personnages ?

Faolan réussira-t-il à rester parmi sa meute de loups ?
Est-ce que le long Halloween de Gotham se terminera bien ?
Mes Pingouins pourront-ils se cacher sur la Banquise ?
Le No Man’s Land renaîtra-t-il de ses cendres ?
Mon Petit Prince, ais-je pu te sauver ? Te ramener sur ton astéroïde ?
Combien de temps me souviendrais-je de la différence entre la Saison Une de ‘Game of Thrones’ et son Premier Tome ?
Ou de mes annotations de Sun Tzu sur ‘L’Art de la Guerre’ ?
J’aurais sûrement dû mieux le lire, puisque la Guerre, nous l’avons perdue.

‘La Nuit des Étoiles’ s’éteint au milieu des trous noirs.
Les cadeaux sombrent dans les abîmes.
Le télescope ne verra bientôt plus de planètes.
Car, ces Mondes ont disparu.
Et moi avec.
J’étais à l’intérieur.
Mes loups ne peuvent plus hurler sous la lune, avec moi.
Mes petits Pingouins voient la banquise fondre sous leurs pattes.
Poudlard restera détruit par les Mangemorts.
Les Postiers Britanniques ne livreront pas les missives sur le front, aux tranchées Françaises.
Cassiel et les Anges ne rejoindront pas les Cieux.
Cthulhu ne fera pas entendre son appel.
Et même mes propres livres, mes ouvrages publiés resteront dans les Ténèbres.
Et, telle la Petite Impératrice de Fantasia, je suis tombée dans l’oubli, dans le Néant, le Vide, en même temps que mes Mondes.
Rejoignons tous ensemble Bidule et Bumblebee.

Merci l’Irlande, il me reste encore quelques Mondes où vivre.
Survivre.
Peut-être me croiserez-vous au détour du Manoir des Ravenwood ?
Chez le fameux Apothicaire de Londres en 1665 ?
Essayant d’échapper aux carnivores de la Isla Nublar ?
Fuyant le terrible Conte Olaf ?
Ou prenant tout simplement soin de l’Ellcrys… ?
Je ferais encore partie des Avengers, je suis la Sorcière de l’Hiver, avec mon beau Soldat.
Je vous garantis que vous n’allez pas souvent me croiser dans le Monde des Vivants.
Les miens sont plus attrayants.

FIN


05/06.10.2021
Correction par Litany 06.10.2021 (Merci infiniment !)
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Bye Bye Constanța


Once upon a time, long ago,
I can still feel the snow,
And how the cold made me happy,
I knew that as long as you are with me,
Together we’ll survive until tomorrow.

But Austria scared me,
Same when you enlisted in the Army,
The War was at every border,
Killing so many of our Soldiers.

The Danube River under us,
Crossing the Alps was dangerous,
There, I became your bride,
The day the World died.

Now, Bye bye my beautiful Constanța,
Took the train to France but France isn’t Romania,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
From the Danube to the Volga.

Did you read the book by Richard Condon* ?
On our way to England, to London,
I know, the train stopped in Germany,
It was time for us, together, to flee,
My autumn was your winter,
And our dream was bigger.

And now, I know that we love each other,
The Halloween Witch and the Winter Soldier,
We both danced on the Black Sea,
Feeling the slow creeping of the Century.

We were young and foolish,
Speaking Romanian and gibberish,
One morning, celebrating Yuletide,
I know I had to stay by your side,
The day the World died.

Now, Bye bye my lovely Romania,
Took the train to Paris but Paris isn’t Constanța,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
Passing through bad Vienna.

Months later, we received our assignment,
Shipping out to the Italian front,
Azzano was a fiery Hell,
Before being thrown in a cell,
In Kreischberg, they flew the Nazi flags,
And read your name on your dog tags.

While our enemies were looking away,
I used my Magic and I won the day,
I freed you from the creepy Bunker,
What did they do to my Soldier ?
Everything turned from red to black,
And the place was invaded by Cossacks,
So we fought with our pack,
And then, I cried,
The day the World died.

Now, Bye bye my beautiful Constanța,
Took the train to France but France isn’t Romania,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
From the Danube to the Volga.

Yeah, bye bye to our old country,
Farewell dear comrades in the army,
Going on, a thousand miles away,
Still on a train, on Monday,
Running to a hiding place on an island,
Here we go, welcomed in Ireland.

You’re my Sergeant, stay with me,
We are dancing on the Irish Sea,
Growing old under the Irish Sky,
Singing : ‘Bye bye, Miss American pie’

Yes, Bye bye my beautiful Constanța,
Took the train to France but France isn’t Romania,
And together in the car we were drinking Whiskey and Țuică,
Far away from Siberia,
From Bucharest to Drogheda…

THE END


Meaning :
The story takes place in 1943, in Constanța (Romania). One lovely couple lived there, close to the Black Sea, until War World II struck the country. The man enlisted in the Army. So did the woman (Using her Magic). But then, the ‘World died’ (The Axis lost. Romania had initially been a member of the Axis powers but switched allegiance on August 23, 1944.) But, our couple wanted to fight with the Allies from the beginning. So they had to flee their own country by train. Crossing through all the war zones (Hungary, Austria, Germany & France) alongside the Danube River. They married each other on the train, while passing the Alps Mountains. At the front of Azzano (Italy) they fell into a trap made by the enemies and they became war prisoners. The Witch saved her Husband (Using her Magic again) and they fought with their Regiment against the Nazis. They couldn’t go back to Romania, so they took a train to the British Islands. And they are still staying, hidden, in Ireland.
Singing and dancing.
.
Inspiration :
‘American Pie’ – Don McLean.
* Richard Condon : ‘The Manchurian Candidate’ Book.
.
Poem written :
19.09.2021
Corrected by Dermot : 27.09.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Siberia

It was covered by snow,
And the white was a flaming glow.
.
Far over, the foggy mountains cold, in a hidden bunker our next battle takes place. I could hear the sound of the ice falling way down below. And I thought that I heard him scream.
Also, I could see the wonderful and powerful Altai Mountains in the corner of my eye.
Yes. But…
The air smelt like death and gunpowder. From our own weapons. Our little group has always been fighting. We made the bullets fly, we made them rain.
Then came the Iron Warrior, and the war began.
As long as I can use my Magic, I could try to save him from revenge.
But, then… The floor turned into crimson red and I used myself as a shield to protect him.
I stared into his ocean eyes. Those steel blue eyes let you know what love is.
I did shout my spell from the top of my lungs :
‘Ic þe þurhhæle þin licsare !’
A sudden frozen faintness did whirlpool in me,
Like a lost little girl on a modern ecstasy,
The carmine star faded into the silver snow, and the intense frost hit us all.
.
The weight of the century makes him scream,
What if all these fantasies were just a dream ?
.
Remember us.
Remember me.
I remember all of them.


28.08.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

1944

Viennent les jours sombres, la poussière,
Les armes hurlantes, les flammes et le feu,
Comme si l’Enfer tombait des Cieux,
Sera-t-elle la seconde ? Ou la dernière ?

Ici, tout se meurt, au milieu des temps froids,
Une lande de désolation où tout disparaît,
Dans la noirceur de ce que l’Italie a été,
Dans la torture qu’un seul homme survivra.

Je suis la Conteuse de son histoire à elle,
Qui coud le fil de son Destin vers lui,
Cet homme perdu que le Monde oublie,
Dont la survie hurle de son aube nouvelle.

Telle une chanson mélancolique sur les ondes,
Mourant lentement d’un poison dans les veines,
Viens donc, soldat, pour consoler tes peines,
En attendant la fin de ce nouveau Monde.

Mais cette fin est violente, et elle découvre,
Une blanche neige, recouverte de glace,
Qui ne peut geler, des ennemis, la menace,
Et soudain, la panique, une porte qui s’ouvre.

Elle se change aussi, en monstre métallique,
Que seule leur torture, par les phrases précises,
Dans les maelströms que les souvenirs brisent,
Qui les rendra à jamais, pour toujours, amnésiques.

Je suis celle qui narre leur accablante histoire,
Comme un roman que personne ne veut lire,
Mes éternels poèmes que le temps voit mourir,
Et resurgissent pourtant au cœur des cauchemars.

Inspirations : Les poèmes de Gérard de Nerval.
05/06.08.2021
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