Fantaisy of Cellar Door


Helheimr

Elle donnerait volontiers tout Arthur Rimbaud,
Pour quitter une seule fois le front d’Azzano,
Comme lui-même donnerait Gustave Flaubert,
Pour s’enfuir des cages ennemies de Kreischberg.

Car, à chaque fois que je viens à les entendre,
D’une guerre que personne ne peut comprendre,
Cent ans de leurs vies commence à mourir,
Dans la froideur que la neige vient à agrandir.

Puis, une ombre dans la blancheur du soir,
Une arme de fer, qu’engage un Hussard,
Qui colore continuellement le sol de rouge,
Ni elle, ni lui, plus personne ne bouge…

Drachenfutter

Puis, le crépuscule qui éclaire les contours,
Éclaire aussi en eux, leur immortel amour,
Si les balles s’arrêtent, comme un cher désir,
Peut-être que leurs fautes est d’y survivre.

Le crâne écarlate gronde dans les flammes,
Qui grimpent et viennent à brûler leurs âmes,
Dans les méandres de leurs ardents Enfer,
C’est dans ses veines, que le poison prospère.

Ils fuient dans la nuit, des machines infernales,
Et leurs vies reposent sur des casques en métal,
Sur les rails gelés, s’élance le funèbre train,
Il est temps, j’en ai peur, d’affronter le Destin…

Leoht

Oui, elle donnerait volontiers Victor Hugo,
Pour rester près de lui, et être son chaos,
Aussi, il donnerait tout Rossini ou Vivaldi,
Pour seulement quitter le camp ennemi.

Mais la Mort est trop douce, trop clémente,
Seule la torture reste, une douleur violente,
Puis, un homme, comme un bouclier d’airain,
Qui sait, peut-être, auront-ils un lendemain ?

Aux Bunkers secrets au milieu de la neige,
Il prend son fusil et elle, lance ses sortilèges,
Et l’Univers se verse dans leurs yeux,
La guerre n’était pas faite pour eux.

23/24/25.07.2021
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Inspirations :
Poème « Fantaisie » de Gerard de Nerval (Traduction de Robert Launay)
Chanson « La Lettre de Métal » d’Indochine.
Film « Tolkien ».
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Significations :

Cellar Door : Signifiant simplement « Porte de Cellier ». Considéré comme étant la plus belle composition de mots, en Anglais, en terme de sons.
Helheimr : Royaume de la Mort. Un monde sombre et hostile dirigé par Hel, la maîtresse de la mort.
Drachenfutter : Mot Allemand. Littéralement « Dragon’s Food » est en réalité désigné comme un cadeau offert pour apaiser quelqu’un.
Leoht : Signifie « Lumière » en vieux Anglais.
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Je Serai Ton Chaos (The Winter Witch)

Je Serai Ton Chaos
(The Winter Witch*)

Il n’y a pas si longtemps, dans notre Univers,
Un sérum s’est mélangé aux sangs des Sorcières,
Une arme classée top secrète, injectée en elle,
Conçue pour protéger les innocents mortels,
Activée un austère mois froid et enneigé,
Le début de sa vie commence en Janvier…

Et si par mégarde, vous la voyez dans son costume,
Noir de jais, une robe, en pleurant sous la lune,
Vérifiez ses yeux, car s’ils brillent d’un pur or,
C’est à ce moment-là, qu’elle jette ses sorts,
Car, pendant que les ennemis attaquent la Terre,
Elle et les siens sont là pour entrer en guerre.

Sa magie lutte contre les scientifiques fous,
Contre les adversaires qui vous mettent à genoux,
Affrontant la terreur qui envahit votre Monde,
Et emporte vos familles droit dans les tombes,
Au froid, ses iris brillent dans les calottes glaciaires,
Car, après tout, on la nomme la Sorcière de l’Hiver.

Mais la solitude se pèse à mesure que le temps passe,
Et aucun soleil ne viendra un jour à briser sa glace,
Pense-t-elle, lors d’une autre et simple mission,
Mais aura-t-elle tort ? Ou bien raison ?
Au milieu des tourbillons blancs, de la neige et du froid,
Continuons : Il était une fois…

L’imminente Apocalypse est leur sempiternel quotidien, 
Combattant aujourd’hui, pour un meilleur lendemain,
Il faut la voir, debout sur les toits du Monde roi,
Elle n’est pas seule, car une autre personne est là,
La glace ravive leurs sens, tout comme la neige,
Il est temps, chers lecteurs, d’allumer vos cierges.

« Hleap on bæc ! » le vent emporte son murmure,
Ses sorts magiques peuvent traverser les murs,
Même dans la guerre de leurs heures les plus noires,
Et dans le train aux rails gelés de leurs cauchemars,
Le cœur palpite, puis l’amour reprend ses droits,
Ils résistent encore, et encore, mais ils n’ont plus le choix…

Les deux invisibles, des ennemis, ils sont le chaos,
Mais ils peuvent être à vous, avec les bons mots,
Comme des nobles robots à votre propre service,
Laissant sur leurs corps meurtris, quelques cicatrices,
Elle, sur son poignet droit, s’alignent les souvenirs,
Sur lui, une féroce machine pour continuer d’agir.

« Flíeh on nu moras ! » pour tuer Aliens et Nazis,
Une magicienne blanche comme un soldat de la vie,
Qui ramène les souvenirs oubliés d’un autre temps,
D’une ligne temporelle perdue, le Monde d’avant,
Car, lorsqu’une nouvelle fois, la planète tremble,
Le Loup et la Sorcière peuvent marcher ensemble.

Dans les recoins cachés de votre belle Terre,
Vivent reclus ces vengeurs inconnus solitaires,
Aux pouvoirs mystiques, aux grandes responsabilités,
Car, votre cher Monde, il faut bien le sauver,
Tel le bouclier d’airain contre les nombreux assauts,
Ce n’est pas pour rien que vous avez besoin de Héros.

Les gens auront toujours peur d’eux, c’est certain,
Et pourtant, comme le blanc leur va si bien, 
Mais la nuit, tous les cauchemars reviennent,
Les portes s’ouvrent et les inondent de peine,
De vouloir les tuer, c’est de vous tous, l’enjeu,
Alors, ils cachent leurs combats derrière leurs yeux bleus.

*Parce que c’est une Sorcière, et qu’elle est née en hiver…
25-28.05.2021
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Slán go fóill

C’était il y a longtemps, ou pas si longtemps,
Sur une île, posée là, sur le bleu océan,
J’y laisse ici les dernières années de ma vie,
Quatre ans avec toi, et j’en suis déjà bénie.

Je porte mes pas ailleurs, vers un autre âge,
Sauvant inlassablement le même personnage,
Cet innocent, en pleine chasse aux Sorcières,
Sautant ensuite dans le train de notre hiver.

Et je cours, encore, vers nos temps modernes,
Anglais, à nouveau, aimant Pubs et tavernes,
J’y revois mon premier cauchemar aride,
Avec lui ; lui qui exècre tant le suicide.

Mes yeux reverront, jusqu’à la toute fin,
L’Immortel étrange, parfois si craint,
Que je comprends, en voyant ses toiles,
Notre Monde, je pense, est déjà trop mal.

Je m’arrête un temps, dans cette bâtisse,
Lui ne terminera jamais son service,
Il y a des fantômes qu’on n’oublie pas,
Et un meurtrier, que lui seul tuera.

Je me pose, quelques jours, dans un trou,
Propulsé encore, dans la ville des loups,
J’écris, j’écris, j’écris, car il se meurt,
Il m’a sauvé aussi, quand c’était mon heure.

Je termine, ici, emporté par le sang,
Des millénaires des Mondes d’antan,
Lorsque, par magie, la terre tremble,
Ils disparaissent, tous les deux, ensemble.

Mais lorsque le moment revient encore,
Je vois vos vies et ce qui va en éclore,
Comme les autres, je sais, je ne me relèverais pas,
Je dois partir, tu le sais, alors pardonne-moi.
Je saute de portes en portes, dans mes passages,
Échappant à tes vidéos, et à tes images,
Comme nous cherchons tous à être heureux,
Il est temps, j’en ai peur, de te dire Adieu.


05.05.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

REDs

REDs
(Triggers, Flashbacks & Nightmares)


« Chacun de nous a un Ange, un gardien qui veille sur nous. On ne sait pas quelle forme ils vont prendre : un jour, c’est un vieillard, le lendemain, une petite fille. Les apparences sont trompeuses, ils peuvent être aussi féroces que des dragons. Pourtant, ils ne sont pas là pour se battre à notre place. Mais pour chuchoter depuis les feux de la rampe. Pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous qui détenons les pouvoirs dans les Mondes que nous créons. Nous nions l’existence de nos Anges, nous nous persuadons qu’ils ne peuvent pas exister. Mais ils se manifestent là où on les attend le moins et quand on s’y attend le moins. Ils peuvent s’exprimer à travers tout êtres sortis de notre imaginaire, ils crieront à travers des Démons s’il le faut. Pour nous pousser…
À engager le combat. »


Date d’écriture : 29.08.2011
Date de publication : 02.05.2021
Encore 10 ans plus tard. Il est encore temps d’en faire quelque chose.

Dans la suite logique de ma dernière saga : « Dans un Autre Monde »
Poème plus récent associé : « Somewhere along in the bitterness »

Notes : J’ai essayé de garder le poème suivant en l’état. En corrigeant seulement les fautes et changeant deux ou trois petites choses pour la fluidité de la lecture. Mais ça reste un « vieux » poème, écrit lorsque j’étais jeune. Cependant, la morale et les sentiments qui en ressortent, sont toujours aussi pertinents.

Bonne lecture… Dans le passé !


« Va retrouver une vie normale. L’amour, la liberté…
Il faut que tu vives pour nous toutes. Tu es la seule d’entre nous qui as une chance de réussir. Rentre chez toi et vie, c’est comme ça qu’on gagne. C’est bien, c’est mieux comme ça. Ce n’est pas mon histoire…
C’est la tienne. »


Tous deux ont l’air si différent,
Et pourtant, ils ne le sont pas,
Sous leurs grands airs absents,
Se cache une blessure qui ne guérit pas.

Et même leur pire ennemis,
Ont aussi un lien entre eux,
C’est ça qu’on appelle l’ironie,
Connaissant leurs actes affreux.

Elle ne savait pas à qui parler,
Jusqu’à ce qu’elle le rencontre,
Avant, elle devait tout cacher,
Désormais, elle le lui montre.

Parce qu’il peut la comprendre,
La douleur qu’elle ressent,
L’irritabilité qu’elle engendre,
Lorsqu’on perd un enfant…

Vous verrez qu’en lisant l’histoire,
Les genres seront inversés,
Et les touches blasphématoires,
Ne devront pas être grondées.

Lui, a perdu sa fille et sa femme,
Elle, son fils et son mari,
Par un couple d’être infâme,
Que la vengeance nourrie.

Il tombe plus tard en dépression,
Ainsi que notre jeune héroïne,
Et après leurs aliénations,
Une idée les obstines.

Pour les faire se rencontrer,
L, par ses yeux larmoyants,
Lui donne envie de la sauver,
L’histoire commence maintenant :

Les meurtriers savent tout,
Ensemble, décident de s’unir,
Pour pousser nos héros à bout,
Les Êtres malsains aiment jouir.

Red J et Red B, très complices,
Remarquent alors l’étincelle,
Entre le consultant et la novice,
Bossant tous deux à la criminelle.

Ayant, ensemble, tuer leurs proches,
Les suivants seront donc eux,
En luttant, ils se rapprochent,
Tomberont-ils amoureux ?

Heureusement, les amis sont là,
Pour pouvoir s’évader encore,
Même s’ils ne comprennent pas,
Ils font parti du décor.

Le but de nos jeunes héros,
Est le meurtre de leurs ennemis,
En faisant leur petit numéro,
Ils cherchent des preuves à l’appui.

Peu importe le temps qu’il faudra,
Peu importe tous leurs acharnements,
Ils ne pensent qu’à leur vendetta,
Pour avoir perdu leurs enfants…

L, c’est une histoire sans fin,
Car on ne revient pas en arrière,
À jamais est changé leur Destin,
Celui d’un père et d’une mère.

Ils se sont tous deux bien trouvé,
Ancien Medium, ancienne écrivaine,
Devenant agnostiques accablés,
Croulant sous le poids des peines.

Ce poème d’un autre Monde,
Reste triste, mais admirable,
Celle de cette petite blonde,
Que le malheur accable.

Et c’est dans son antre à part,
Qu’elle continuera sa survie,
La suite de cette histoire,
Dépends désormais de sa vie.

L et lui enfin rapproché,
Par un Destin tragique,
Leur deuil et vengeance achevée,
Sera la fin de ces Chroniques.

Celles d’une fille ayant tout perdu,
Jusqu’au centre des cauchemars,
Terminée la gentille petite ingénue,
En Enfer, elle a plongé le regard.

Plus rien ne sera comme avant,
Et l’histoire se finit ainsi,
Comme la vie de son enfant,
Que sa gardienne a occis.

Tout cela est une coïncidence,
Même si c’est dans sa tête,
Parce qu’il y a une différence,
Entre mourir et ne jamais naître…


« Et, finalement, cette question, le mystère : Qui raconte l’histoire de qui ? Qui lève le rideau ? Qui choisi les pas que nous allons danser ? Qui nous rend fou ? Nous single de coups de fouets et nous acclame dans la victoire quand nous survivons à l’impossible ? Qui… Fait tout cela ? Qui fait en sorte que notre existence honore les autres ? Qui envoie des monstres pour nous tuer ? Et en même temps nous chante que nous ne mourons jamais ? Qui nous apprend ce qui est vérité ? Et à rire du mensonge ? Qui décide pourquoi on rit, et quel combat risque la mort ? Qui nous enchaîne, et qui détient la clef qui peux nous libérer ?
C’est vous…
Vous avez toutes les armes en vous…
Alors battez-vous… »

Dans un autre Monde – Mission 11

Dans un autre Monde – Mission 11
« Dernier combat »


Introduction :

Date d’écriture : 2011
Date de publication : 2021
10 ans plus tard…
Il est temps d’en faire quelque chose…

Personnages :
Héroïne Principale 
: Beautyloo
Ses Alliées/Amies : J & Bloody
La Super-Vilaine : Red
La Mission Principale : S’évader

Notes :
Chaque chapitre est une mission qui permet l’évasion.
Chaque chapitre est accompagné d’une chanson, dont je donnerai le titre à la fin du texte.
Dans la saga originale, de 28 pages, il y a 16 missions. Je ne vais pas toutes les poster ici.
Seulement les plus intéressantes, de mon point de vue.

Warnings :
Sujets traitant de l’emprisonnement/séquestration, de torture mentale et de suicide.

L’Aventure se termine…


Mission 11 – Dernier combat

Tout était hors du temps et de l’espace, il n’y avait plus aucune limite. Elle était maître de son destin dans son endroit. Elle commença d’abord par se trouver un nom : « Beautyloo » et des amies fidèles : Bloody et J. À elles trois, elles combattaient sans cesse les forces du mal pour survivre. Son imagination dépassée sa réalité. Elle était hors de ça. Hors du Monde, hors de son corps, hors de sa douleur. Pourtant, même dans son havre de paix, elle devait combattre. Beautyloo et ses amies luttaient pour repousser les limites de leur Monde et de leur création. Pour cela, elles utilisaient l’imagination et la musique. Beautyloo poussait ses limites jusqu’à mettre des musiques dans chacune de ses actions.
Voici son combat, ceci est son Monde…


Red savait tout. I stayed in one place for too long, Gotta get on the run again. Ce n’était pas bien difficile d’ailleurs, parce que Beautyloo ne semblait jamais abattue, et elle avait toujours le regard vide. Ailleurs. Elle ne réagissait pas comme les autres détenus. I’m throwing rocks at your window, You’re tying the bed sheets together, They say that we’re dreaming too big, I say this town’s too small. Red avait pris cela pour un défi personnel. Qu’elle voulait gagner. Qu’elle allait gagner. Même si la partie n’était absolument pas égale, étant elle-même la gardienne de l’asile. Dream, Send me a sign, Turn back the clock, Give me some time.
Le dernière combat de Beautyloo se déroula réellement dans sa prison, mais notre jeune héroïne aimait à se l’imaginer ainsi :
Au sommet d’un volcan prêt à rentrer en éruption, Red et Beautyloo se tenaient sur les bords, en équilibre. I need to break out, And make a new name, Let’s open our eyes. Le ciel était noir, on ne voyait ni les étoiles, ni la lune, ni même le soleil. Impossible de savoir l’heure exacte. It’s a brand new day. La chaleur était suffocante, elles transpiraient toutes les deux, au-dessus de la lave en fusion. Chacune tenait un sabre aiguisée en main. Le but était malheureusement simple. I’ve taken hits like a brawler, But I’m getting back up again. Beautyloo « s’amusait » en réalité. Parce qu’elle savait très bien qui gagnerai, elle avait dépassé le stade de la naïveté depuis un moment. Elle voulait seulement partir en beauté, arme en main, terminant son combat. It’s a brand new day, I know it’s a brand new day. Elle savait pertinemment que le combat était truqué. Mais elle voulait sa dernière bataille. La lave qui crachait ses vapeurs brûlantes faisait un bruit assourdissant. Des volutes de fumée noire s’échappaient du creux du volcan. Et ce fut là, sur le flanc de la montagne, en équilibre qu’elles commencèrent le combat. Dream, Send me a sign, Turn back the clock, Give me some time.

Le bruit des sabres ne s’entendait même plus au milieu de l’éruption. Chacune luttait avec rage et détermination. Beautyloo faisait ça pour la dernière fois et pour jouer, alors que pour Red, c’était pour son propre ego. Sabre dessus, sabre dessous, même Beautyloo dansa en combattant. Ça pouvait être si beau, si ce n’était pas aussi triste. I need to break out, And make a new name, Let’s open our eyes. Sauf qu’à un moment, Red toucha Beautyloo au visage, celle-ci commença à saigner. C’était le point de non-retour, bientôt tout s’arrêterait. Enfin.

Le combat continua au-dessus de la lave. Red essayait désespérément de faire tomber Beautyloo, qui avait de plus en plus de mal à garder l’équilibre. Pour encore plus la déstabiliser, elle lui parla :
– C’est haut, tu ne trouves pas ? T’as pas le vertige, toi ? Allez, Beautyloo, ça te sert à quoi ? Que tu tombes maintenant, ou dans dix minutes ne change rien ! Ma pauvre enfant, quand comprendras-tu que JE gagne toujours !? Tu m’appartiens, tu comprends ça ?
– Je sais que mon corps vous appartient. Vous pouvez m’enfermer, mais jamais vous n’aurez mon âme, mon esprit ! Même avec vos drogues, vos insultes, toutes les horreurs que vous m’avez faites et dites, je pouvais toujours partir dans un endroit que vous ne connaissez pas. Vous n’avez rien vu Red, vous ne savez pas ce qu’il y a au-delà de la réalité…
Red devint de plus en plus en colère. To the brand new day, It’s a brand new day. L’épuisement de Beautyloo se fit ressentir, elle savait que, dans la réalité une personne, était en train de la droguer. D’empoisonner son sang pour emprisonner son esprit. Red désarma la jeune fille, qui était désormais à deux doigts de tomber :
– Alors, un dernier mot ? cracha Red, enragé.
Beautyloo jeta un coup d’œil à la lave en fusion juste en dessous d’elle.
Elle ferma les yeux et murmura :
– Adieu Bloody. Adieu J. Adieu Monde Fou.
Beautyloo sauta au creux du volcan. I know it’s a brand new day.


THE END

Musique : « Brand new day » – Ryan Star.

Copyright © 2011/2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Dans un autre Monde – Mission 10

Dans un autre Monde – Mission 10
« La maison des fous »


Introduction :

Date d’écriture : 2011
Date de publication : 2021
10 ans plus tard…
Il est temps d’en faire quelque chose…

Personnages :
Héroïne Principale :
Beautyloo
Ses Alliées/Amies : J & Bloody
La Super-Vilaine : Red
La Mission Principale : S’évader

Notes :
Chaque chapitre est une mission qui permet l’évasion.
Chaque chapitre est accompagné d’une chanson, dont je donnerai le titre à la fin du texte.
Dans la saga originale, de 28 pages, il y a 16 missions. Je ne vais pas toutes les poster ici.
Seulement les plus intéressantes, de mon point de vue.

Warnings :
Sujets traitant de l’emprisonnement/séquestration, de torture mentale et de suicide.

L’Aventure continue…


Mission 10 – La maison des fous

Tout était hors du temps et de l’espace, il n’y avait plus aucune limite. Elle était maître de son destin dans son endroit. Elle commença d’abord par se trouver un nom : « Beautyloo » et des amies fidèles : Bloody et J. À elles trois, elles combattaient sans cesse les forces du mal pour survivre. Son imagination dépassée sa réalité. Elle était hors de ça. Hors du Monde, hors de son corps, hors de sa douleur. Pourtant, même dans son havre de paix, elle devait combattre. Beautyloo et ses amies luttaient pour repousser les limites de leur Monde et de leur création. Pour cela, elles utilisaient l’imagination et la musique. Beautyloo poussait ses limites jusqu’à mettre des musiques dans chacune de ses actions.
Voici son combat, ceci est son Monde…


Les filles comprenaient de mieux en mieux ce qu’il fallait faire à mesure que le temps passé. Elles savaient aussi que plus le temps passé, moins elles en avaient… And I find it kind of funny, I find it kind of sad. Leurs jours étaient comptés, la fin approchait. Comme elles se l’étaient promis, elles ne voulaient pas tomber en vain, elles entraîneraient le plus de gens dans leur chute. The dreams in which I’m dying, Are the best I’ve ever had. Grâce à ses escapades entre les Mondes, Beautyloo était devenu maître dans l’art de s’évader. Ou, en l’occurrence, de faire évader les autres. I find it hard to tell you, ‘Cos I find it hard to take. Voilà comment notre héroïne, ainsi que Bloody et J, se retrouvèrent sur des plaines au milieu de nulle part. Elles n’avaient certes, pas de véhicule, mais dans ces Mondes, ce n’était pas bien important. When people run in circles, It’s a very, very… Leur but était simple : sillonner la planète à la recherche d’âmes prisonnières à libérer. Mad World. Mais il y avait certaines conditions, que Beautyloo énuméra, tout en marchant au milieu de la forêt, des sentiers, des chemins étroits et des montagnes, en compagnie de ses deux acolytes et amies :
– Il y a des personnes qui sont enfermées pour leur bien ou celui des autres. Ceux-là, je ne crois pas qu’on leur rendrait un fier servir en les libérant.
– Il nous reste qui, alors ? demanda J.
– Et bien, les gens comme nous. Des marginaux en général, enfermés parce qu’ils ne rentrent pas dans le « moule » du Monde. Qui ont des façons de penser différentes, mais qui sont innocents. Ceux ou celles, abandonnés par leur famille ou belle-famille, parce qu’ils sont un « poids » pour eux. Ceux qui n’ont rien à faire là-dedans, qui sont enfermé pour des choses stupides : on leur reproche un fait qui n’existe pas, pour pouvoir les garder. Accusé de « trouble de comportement » de « asocial » ou même de « boulimie » ou « anorexie », alors que non.
– Mais pour certain, la maladie est réelle, comment faire la différence ? s’enquit Bloody.
– Ça, je m’en occupe, avoua Beautyloo. Je sais reconnaître les menteurs, maintenant…
Elle avait raison. And I find it kind of funny, I find it kind of sad.

Elles arrivèrent au sommet d’une colline, et découvrir un immense manoir de l’autre côté. Généralement, les « prisons psychologiques » étaient cachées aux yeux de tous. Non content de ne plus les voir à la maison, les familles ne voulaient plus les voir près de chez eux non plus. C’était plus simple ainsi, si personne ne les voit, ils n’existent plus pour le Monde… The dreams in which I’m dying, Are the best I’ve ever had. Elles pénétrèrent à l’intérieur. Beautyloo avait son pistolet en main, Bloody ses poignards, et J ses shurikens. Elles préparaient leurs futurs massacres. I find it hard to tell you, ‘Cos I find it hard to take. Beautyloo jeta un coup d’œil au registre pour sauver ceux et celles qui devaient l’être. Une fois les bonnes cellules ouvertes, elles firent sortir tout le monde à l’extérieur. Enfin libre. Beautyloo briefa les nouveaux survivants, en leur expliquant qu’une école abandonnée les attendait non loin d’ici, pour regrouper tous les nouveaux venus. When people run in circles, It’s a very, very… Il fallait qu’ils s’entraident tous pour changer d’identité, afin que personne ne sache qu’ils venaient de s’enfuir. Et surtout, que leurs familles ou que les gardiens ne puissent pas les retrouver. Mad World.

Nos trois héroïnes entamèrent une autre journée similaire. Elles passèrent dans une forêt un peu étrange. Il faisait soleil, mais pas chaud. And I find it kind of funny, I find it kind of sad. Elles arrivèrent dans un endroit lugubre où le ciel s’assombrissait. La nuit tomba d’un coup. Armes en mains, elles libérèrent des patients dans un autre centre. The dreams in which I’m dying, Are the best I’ve ever had. Cette fois-ci, moins de monde fut sauvé. Mais ils purent au moins regagner le refuge. Beautyloo, Bloody et J établirent un camp pour la nuit à venir :
– Je ne dis pas que ça me déplaît d’aider toutes ces personnes, commença J. Seulement, je ne vois pas l’intérêt pour toi, Beautyloo ! Tu aides les autres, mais personne ne t’aidera toi. Tu libères les autres, mais personne ne te libérera. Je trouve ça frustrant, voilà tout…
– Et ça l’est, avoua Beautyloo. Je mentirais en disant le contraire. C’est juste que, moi, je me suis faite à l’idée. Tous les gardiens de tous ces centres réunis ne sont pas aussi sadiques et machiavéliques que Red. On est tombé sur la pire… Vous le savez bien…
– Ouais, on est tombé sur la pire et elle te déteste de tout son être ! ajouta Bloody.
– Je sais…
Après une bonne nuit de sommeil, elles se remirent en route.

Elles passèrent par un village. I find it hard to tell you, ‘Cos I find it hard to take. Assez triste, d’ailleurs. Elles le traversèrent en essayant de ne pas s’attirer quelques ennuis. Les villageois les lorgnaient d’un mauvais œil, comme si elles apportaient la peste. On sentait dans l’air comme une peur étrange et une terreur palpable partout dans les rues. Le chemin leur sembla long, mais une fois sorti de cet endroit, elles se dirigèrent vers un autre manoir. When people run in circles, It’s a very, very… Il semblait bien plus grand et bien plus lugubre que les autres. Cette allure version Halloween ne les découragea pas pour autant. Il ne restait plus que celui-ci à prendre d’assaut. Ce qu’elles firent. Avec leurs armes de prédilection, elles tuèrent tous les ennemis sur leur chemin pour libérer ces pauvres âmes opprimées.
Ayant fait combats sur combats sans jamais s’arrêter, Beautyloo était à bout de forces. Elle dut malheureusement quitter son Monde pour retourner dans sa triste réalité. Un Monde Fou. Mad World.


À suivre…

Musique : « Mad world » – Version Nicola Sirkis.

Copyright © 2011/2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Dans un autre Monde – Mission 9

Dans un autre Monde – Mission 9
« Une âme à sauver »


Introduction :

Date d’écriture : 2011
Date de publication : 2021
10 ans plus tard…
Il est temps d’en faire quelque chose…

Personnages :
Héroïne Principale :
Beautyloo
Ses Alliées/Amies : J & Bloody
La Super-Vilaine : Red
La Mission Principale : S’évader

Notes :
Chaque chapitre est une mission qui permet l’évasion.
Chaque chapitre est accompagné d’une chanson, dont je donnerai le titre à la fin du texte.
Dans la saga originale, de 28 pages, il y a 16 missions. Je ne vais pas toutes les poster ici.
Seulement les plus intéressantes, de mon point de vue.

Warnings :
Sujets traitant de l’emprisonnement/séquestration, de torture mentale et de suicide.

L’Aventure continue…


Mission 9 – Une âme à sauver

Tout était hors du temps et de l’espace, il n’y avait plus aucune limite. Elle était maître de son destin dans son endroit. Elle commença d’abord par se trouver un nom : « Beautyloo » et des amies fidèles : Bloody et J. À elles trois, elles combattaient sans cesse les forces du mal pour survivre. Son imagination dépassée sa réalité. Elle était hors de ça. Hors du Monde, hors de son corps, hors de sa douleur. Pourtant, même dans son havre de paix, elle devait combattre. Beautyloo et ses amies luttaient pour repousser les limites de leur Monde et de leur création. Pour cela, elles utilisaient l’imagination et la musique. Beautyloo poussait ses limites jusqu’à mettre des musiques dans chacune de ses actions.
Voici son combat, ceci est son Monde…


L’histoire se déroula dans un petit quartier riche et tranquille, d’une banlieue quelconque. I’m the type of chick, That likes to rock the beat. Beautyloo, dans une longue et jolie robe noire, arriva chez son oncle James. Elle avait trouvé du travail ici, et elle résidait chez son seul parent. 21st Century Girl, I do what I like. Ils n’étaient pas riches tous les deux par rapport aux restes du voisinage. Voilà pourquoi James se tuait à son travail et que Beautyloo devait elle aussi travailler, dans un restaurant un peu pittoresque. I’m taking you for a ride, Yeah, I’m gonna live it up up. Elle n’était cependant pas la seule employée dans cette situation précaire. Un jeune homme, du nom de ‘Andrew’, vivant encore chez ses parents, travaillait lui aussi avec Beautyloo. 21st Century Girl, A beautiful life. Il avait toujours l’air triste, comme s’il portait le poids du Monde sur ses épaules. Comme il possédait une voiture, il passait très souvent prendre Beautyloo pour partir au travail ensemble. 21st Century Girl, Us walking side by side. Ils parlaient de choses banales, très terre à terre. Arrivés au restaurant, ils enfilèrent leurs tenues réglementaires pour prendre les commandes des clients. I feel like I can take over the world. Beautyloo tomba sur une table remplie de quatre filles, vêtues comme des tops modèles. If only I get my dreams out, Pull gold from my soul. Ce spectacle fit rire notre jeune héroïne, au fond, elle plaignait beaucoup ce genre de personnages.
– Vous avez choisi ? questionna Beautyloo, carnet et crayon en main.
Une des filles la lorgna derrière sa couche astronomique de maquillage tartinée sur le visage. Pull diamonds from my heart.
– Ouais, on va prendre du thé sans crème, un café sans sucre, et de la salade sans assaisonnement. Et s’il te plaît, on a pas envie d’attendre une heure ! Oh et, va chercher mon chéri aussi, j’ai deux ou trois trucs à lui dire.
– Ton « chéri » ? répéta Beautyloo, un peu perdue.
– Andrew !
Beautyloo fut énormément surprise de voir qu’un garçon aussi gentil et terre à terre que lui, pouvait sortir avec une fille aussi superficielle. Mais bon, ce n’était pas à elle de juger. It’s that new girl thinking and this song is just the start ! Elle fit ce que sa majesté désirait, et en se dirigeant vers son collègue, elle dit :
– C’est normal que l’anorexique là-bas au fond dit que tu es son « chéri » ? plaisanta Beautyloo.
Andrew jeta un coup d’œil vers l’endroit en question. I’m the type of chick, That likes to rock the beat. Une expression de peur et de tristesse passa sur son visage. Ce qui n’échappa pas à Beautyloo.
– Quelque chose ne va pas ?
– Si… Non… J’y vais, je vais les servir, tu peux t’occuper de ma table, s’il te plaît ?
– Bien sûr.
Il partit rejoindre sa « copine. » Beautyloo jeta un coup d’œil vers le fond du restaurant. 21st Century Girl, I do what I like. Essayant de comprendre le lien qui pouvait bien unir deux êtres totalement opposés. La journée se termina plutôt lentement pour nos deux serveurs. I’m taking you for a ride, Yeah, I’m gonna live it up up. La journée finie, Andrew ramena Beautyloo chez elle. Dans la voiture, elle ne put s’empêcher de poser des questions :
– Qu’est-ce que tu lui trouve ? C’est pas du tout ton genre !
Andrew se mit à sourire.
– On se connaît que depuis un mois à peine, et tu sais quelle fille est faite pour moi ?
– Ouais ! Tu mérites mieux, c’est tout ce que je dis…
Un ange passe. 21st Century Girl, A beautiful life.

Il déposa Beautyloo chez son oncle, puis il gara sa vieille voiture. Il vivait juste en face de chez elle. Beautyloo prit le courrier puis souleva son paillasson pour en sortir la clef de la porte d’entrée. 21st Century Girl, Us walking side by side. Pendant tout ce temps, Andrew l’observait par sa fenêtre en souriant. Le lendemain, c’était leur journée de repos à tous les deux. Beautyloo n’attendait même plus après son oncle. Il passait vingt heures par jour au travail, et il ne revenait que pour dormir et prendre les repas que lui préparait Beautyloo. I feel like I can take over the world. Ce jour là, notre jeune fille se dirigea tout droit vers la maison de son voisin : Andrew. Elle apporta des gâteaux faits maison pour prétexter sa venue. La mère d’Andrew l’accueillit avec joie et bienséance. If only I get my dreams out, Pull gold from my soul. Elle invita l’adolescente dans son humble demeure pour boire un bon café. Puis, la mère dut partir en ville, laissant Andrew et Beautyloo seuls.
– Tu n’as pas fait toi-même ces gâteaux, compris Andrew.
– Oops… Coupable, c’est une pâte toute prête. Quand est-ce que j’aurais le temps de les faire, sinon ? On bosse six jours sur sept !
Cette réplique eut le mérite de faire sourire Andrew. Pull diamonds from my heart.
– J’aime bien te voir rire, fit Beautyloo. Ça change.
– Tu me trouves si déprimant ? interrogea ce dernier, en tournant sa tasse entre ses doigts.
– Non, je te trouve déprimé. Mais, je n’arrive pas à savoir pourquoi. Quoi que, avoir une copine comme la nana du resto, ça doit être bien costaud ! blagua Beautyloo.
– Tu ne la porte pas vraiment dans ton cœur…
– Non, et toi non plus d’ailleurs.
– Comment ça ?
– Si tu l’aimais, tu la défendrais…
C’était vrai. It’s that new girl thinking and this song is just the start !

D’ailleurs, à ce moment-là, la fille en question entra chez lui. Elle découvrit Andrew et Beautyloo face-à-face, sur la grande table du salon. I’m the type of chick, That likes to rock the beat. Il se leva d’un bond pour se diriger vers elle.
– Clarisse, tu rentres tôt, non ?
– J’ai sauté le repas, ça va plus vite comme ça. Je reviens de chez ma coiffeuse et de ma manucure aussi.
Elle mit ses mains devant elle pour admirer le travail sur ses doigts.
– N’est-ce pas magnifique ? Oh non ! On dirait que cet ongle et plus court que celui-là ! Elle va m’entendre cette idiote de manucurienne !
– On dit ‘esthéticienne’, corrigea Beautyloo en s’efforçant de ne pas rire.
– T’es qui, toi ? Non, ne répond pas, je m’en fou. Andrew, je monte arranger ça. Je reviens vite, mon chou.
Andrew essaya de cacher sa gêne, surtout lorsque Clarisse lui vola un baiser presque forcé avant de grimper les escaliers de la maison. 21st Century Girl, I do what I like. Une fois Clarisse à l’étage, Beautyloo reprit ses questions :
– Alors ? Qu’est-ce que tu peux bien lui trouver, hein ?
– Non, mais… Je… Rien… Elle m’énerve ! avoua-t-il.
– Je ne comprends pas : Tu ne l’aimes pas, elle t’horripile, elle est complètement superficielle, et toi… Mais enfin, pourquoi tu restes avec elle ? Ne me dis pas que c’est qu’une histoire de…
– Non ! coupa-t-il. C’est juste que…
Quelque chose lui pesait sur la conscience et Beautyloo pouvait le voir au travers de ses yeux tristes. I’m taking you for a ride, Yeah, I’m gonna live it up up. Il prit une profonde inspiration, et lui murmura :
– Elle me fait du chantage… Je… Je n’ai pas le choix…
Beautyloo fut sans voix. Sous le choc.
– Alors quoi… T’es en train de te faire maquer ?!
Il esquissa un sourire en coin :
– Je ne suis pas sûr que Clarisse sache ce que ce mot signifie. Mais sinon… Oui… Je voudrais vraiment rompre avec elle, mais…
Il se tut.
– Si ce n’est pas trop indiscret, avec quoi elle te tient ?
– C’est un truc idiot… Il y a quelques mois de ça, mon beau-père m’a envoyé dans un pensionnat. Ma mère n’a pas les yeux assez ouverts pour voir à quel point ce type est dangereux. Du coup, je me suis enfui de l’établissement. Et j’ai erré plusieurs semaines, de villes en villes, puis je me suis fait arrêter par la Police. Je me suis attiré beaucoup d’ennemis et ils ont tous comploté pour que je me retrouve derrière les barreaux. Je n’y suis resté que deux mois, mais c’est écrit dans mon casier judiciaire. Je suis revenu ici en disant à ma mère que le pensionnat n’était pas fait pour moi. Et qu’en échange, je travaillerai où elle voudrait pour ne pas m’y renvoyer. Mon beau-père était furieux, mais il a capitulé quand il a compris que je ramènerai de l’argent. Je mets tellement peu d’économies de côté chaque mois, que je ne suis pas prêt de partir d’ici… Puis, un jour, je suis tombé sur Clarisse. Elle a flashé sur moi, mais ce n’était pas réciproque. Seulement… Elle a un ami qui bosse à la prison où j’étais. Elle m’a juré que si je ne sortais pas avec elle, elle dirait tout à ma mère et à l’autre fou. Si jamais ils l’apprennent, c’est certain qu’ils me renient et moi je me retrouverais encore à la rue…
Beautyloo ne sut quoi dire. 21st Century Girl, A beautiful life.

Après quelques longues secondes de silence, elle murmura :
– Je vois… Va falloir trouver un moyen de se débarrasser de son chantage…
– Pourquoi… Pourquoi tu m’aide ? Je sais même pas pourquoi je t’ai parlé de tout ça…
– Ton secret est bien gardé. Crois-moi je suis douée pour ce genre de chose…
Clarisse descendit les escaliers pour revenir dans le salon :
– Ah voilà, je me sens mieux ! Bon, mon choupitou, je dois rejoindre les cop’s au stade de foot. Je rentre vers 21h. Ne m’attends pas pour manger, j’aurai déjà bu quelques verres là-bas. Bisous !
Puis elle quitta la maison du haut de ses talons aiguilles. Andrew se tourna vers Beautyloo, en soufflant :
– T’as raison, faut vraiment que je me débarrasse de son chantage…
– Tu m’étonnes.
– T’as un plan ? questionna Andrew.
– Toujours sur moi !

Ainsi, Beautyloo partit espionner Clarisse, le plus discrètement possible. 21st Century Girl, Us walking side by side. Elle avait avec elle l’appareil photo qu’Andrew lui avait prêté pour la soirée. Elle continua à filer Clarisse jusqu’à la nuit tombée. Après ça, elle repartit vers la maison de son ami. Mais Clarisse était déjà revenue sur place, en voiture. I feel like I can take over the world.
– Encore là toi ? fit-elle à l’attention de Beautyloo. Dis donc, tu peux pas draguer quelqu’un d’autre ?! Andrew est MON mec ! Alors va voir ailleurs si j’y suis !
Mais Beautyloo ne bougea pas d’un pouce. Elle se mit même à sourire :
– T’es débile ou quoi ? reprit Clarisse, qui la reluqua des pieds à la tête.
– Nooooon, mais toi oui, de toute évidence.
Clarisse gloussa. If only I get my dreams out, Pull gold from my soul. Beautyloo lutta pour ne pas rire. Elle sortit les photos de son sac, qu’elle étala sur la table, devant Clarisse. Elle expliqua :
– C’est bien toi là, non ? Tu fais chanter Andrew, tout en sortant avec ce quarterback : Dean. Mais tu vois aussi Brice, en cachette. La nuit, surtout, tu me comprends, hein ? Alors, je peux très bien briefer ces deux gars sur ton petit manège, et le dire à tes « cop’s » aussi. Parce que, si j’ai bien suivi, ta meilleure amie ne sort pas avec Brice, par hasard ? Enfin j’dis ça, j’dis…
– Bon, OK ! Qu’est-ce que tu veux !?
– Tu ravales tes ongles de pétasse, tu me lâches la grappe, tu ne remets plus les pieds au resto, et tu arrêtes ton petit jeu avec Andrew. Ce que tu sais, tu l’oublies. Ça ne devrait pas être trop difficile pour toi, non ?
Clarisse était au bord de la crise de nerf. Pull diamonds from my heart.
– Pleure pas, fit Beautyloo, ton mascara va couler.
– Bon très bien ! De toute façon… Il est trop nul, Andrew ! Je m’en vais puisque c’est comme ça ! Je le largue ! Rien à foutre !
Elle partit en courant et en claquant la porte.
Lorsque Andrew arriva dans le salon, il vit Beautyloo qui souriait jusqu’aux oreilles. Un véritable sourire de victoire. Il l’a serra dans ses bras, pour la remercier.
Et puis, en toute logique, ils s’embrassèrent. It’s that new girl thinking and this song is just the start !


À suivre…

Musique : « 21st century girl » – Willow Smith.

Copyright © 2011/2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Dans un autre Monde – Mission 8

Dans un autre Monde – Mission 8
« Cauchemars »


Introduction :

Date d’écriture : 2011
Date de publication : 2021
10 ans plus tard…
Il est temps d’en faire quelque chose…

Personnages :
Héroïne Principale :
Beautyloo
Ses Alliées/Amies : J & Bloody
La Super-Vilaine : Red
La Mission Principale : S’évader

Notes :
Chaque chapitre est une mission qui permet l’évasion.
Chaque chapitre est accompagné d’une chanson, dont je donnerai le titre à la fin du texte.
Dans la saga originale, de 28 pages, il y a 16 missions. Je ne vais pas toutes les poster ici.
Seulement les plus intéressantes, de mon point de vue.

Warnings :
Sujets traitant de l’emprisonnement/séquestration, de torture mentale et de suicide.

L’Aventure continue…


Mission 8 – Cauchemars

Tout était hors du temps et de l’espace, il n’y avait plus aucune limite. Elle était maître de son destin dans son endroit. Elle commença d’abord par se trouver un nom : « Beautyloo » et des amies fidèles : Bloody et J. À elles trois, elles combattaient sans cesse les forces du mal pour survivre. Son imagination dépassée sa réalité. Elle était hors de ça. Hors du Monde, hors de son corps, hors de sa douleur. Pourtant, même dans son havre de paix, elle devait combattre. Beautyloo et ses amies luttaient pour repousser les limites de leur Monde et de leur création. Pour cela, elles utilisaient l’imagination et la musique. Beautyloo poussait ses limites jusqu’à mettre des musiques dans chacune de ses actions.
Voici son combat, ceci est son Monde…


Beautyloo, Bloody et J se retrouvèrent propulser sur une île. Mais pas du genre déserte. When you see my face, Hope it gives you hell. Elle était, certes, affreusement grande, mais aussi terriblement sombre. Comme si le soleil ne passait jamais à travers les épais nuages noirs. Toute lumière était occultée par les ténèbres. When you walk my way, Hope it gives you hell. La seule chose qui permettait à nos héroïnes de discerner quoi que ce soit, était les feux de camps allumés sur la plage. Comme si des survivants résidaient en ce lieu. Ce qui semblait très impensable. If you find a man that’s worth a damn and treats you well.
– Où sommes-nous ? questionna J.
– On dirait… Un test, comprit Beautyloo. Comme si cette île… Comme si elle allait nous faire vivre nos pires cauchemars…
– On vit déjà un cauchemar, fit remarquer Bloody.
Elles tentèrent d’analyser l’endroit. Then he’s a fool, you’re just as well, hope it gives you hell. Une plage, l’immensité de l’océan en face des trois filles, la lune et les étoiles absentes et le feu crépitant de tout côté. Rien d’autre. And truth be told I miss you, And truth be told I’m lying. La forêt s’étendait loin derrière elles. Elles auraient dû partir l’explorer, mais une force mystérieuse les retint sur place. When you hear this song and sing along, oh you’ll never tell.
– Il doit y avoir quelque chose à faire, fit Beautyloo. N’importe quoi. Un combat ? Un démon ou je ne sais quoi ?
– Charlie… ? tenta J en regardant son amie.
Beautyloo baissa les yeux au sol. Triste. Soudain, un épais brouillard arriva droit sur les rescapées. De la fumée. Then you’re the fool, I’m just as well, Hope it gives you hell. Mais pas de n’importe quelle couleur. De la fumée rouge. Et nos trois héroïnes étaient bien trop futées pour croire en une simple coïncidence. When you hear this song I hope that it will give you hell. De ce fait, elles s’éloignèrent un peu de la dite fumée. Mais, ladite fumée, comme possédée, s’approcha bien trop vite. Bientôt, elle entoura notre trio. And when you sing along I hope that it puts you through hell.

Elle s’engouffra entre elles pour leur faire perdre toute vision chacune les unes des autres. Les trois filles ne bougèrent pas, elles avaient peur de la toucher. When you see my face, Hope it gives you hell. La fumée avait sa volonté propre. Beautyloo se tenait droite, sans respirer. Elle se forçait à penser à quelque chose d’agréable. Elle ferma les yeux pour mieux se concentrer. When you walk my way, Hope it gives you hell. Elle ne voulait pas non plus voir la fumée rouge. Cette image la répugnait et la terrorisait. Bientôt, elle suffoqua. If you find a man that’s worth a damn and treats you well. Beautyloo sentait que la fumée voulait « entrer » en elle. Elle ferma la bouche et retint sa respiration. Mais cela ne servit pas à grand chose, car la fumée entra quand même par ses narines. Then he’s a fool, you’re just as well, hope it gives you hell. Elle put sentir cette épaisseur s’incruster en son Être. L’empêcher de respirer, de parler, de crier ou même de tousser. And truth be told I miss you, And truth be told I’m lying. Elle porta les mains à son cou, comme pour enlever des doigts invisibles qui l’empêchaient de respirer. Elle voyait des images dans sa tête. When you hear this song and sing along, oh you’ll never tell. Comme lorsque le Pirate lui avait parlé dans la grotte verte. La fumée voulait savoir quelle était sa peur. Sa peur profonde. Une fois trouvée, la fumée « copia » l’image et s’envola hors du corps de Beautyloo. Then you’re the fool, I’m just as well, Hope it gives you hell. Elle ne voulait pas vraiment la tuer. Bloody et J retrouvèrent leur amie. La fumée était juste devant elles. When you hear this song I hope that it will give you hell.
– Qu’est-ce qu’il s’est passé ? s’inquiéta Bloody.
– Je crois… Je crois que la fumée vient de lire dans mon cerveau.
À ces mots, la fumée toujours devant les trois filles, se transforma en une sorte de petite tornade qui se révéla être une personne. And when you sing along I hope that it puts you through hell. À peine humaine. Elle était grande, trop maigre, la peau sur les os, ce qui lui donnait un côté zombiesque. Vêtue entièrement de rouge : robe rouge, cheveux rouges, yeux rouges sur la peau blanche, etc. When you see my face, Hope it gives you hell. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle lança des éclairs de rage et de dégoût vers Beautyloo. When you walk my way, Hope it gives you hell.
– Le rouge me va à ravir… cracha-t-elle.
– Red… comprit la jeune fille.
Elle eut un sourire diabolique. If you find a man that’s worth a damn and treats you well. Beautyloo paniqua. Ses amies et son ennemie le vit également. Then he’s a fool, you’re just as well, hope it gives you hell. Red commença son laïus :
– Si tu me suis, tu seras libre. Viens avec moi, et tu n’auras plus besoin de créer tous tes Mondes.
– Si elle est là, c’est à cause de vous ! cria Bloody, en colère.
– Oui, et je lui offre une porte de sortie ! Qu’elle serait bête de refuser ! Viens, je peux te libérer… Grâce à moi, tu n’auras plus mal, plus aucune douleur, plus de Mondes, plus de missions et tu pourras être libre…
– Elle ment ! hurla J. Elle veut te tuer ! Elle veut que ton esprit lui appartienne ! Elle veut te droguer jusqu’à l’overdose !
Beautyloo le savait. Oh oui, elle le savait… And truth be told I miss you, And truth be told I’m lying. Pourtant, une partie au fond d’elle-même aurait voulu que les choses soient différentes.
« Et si… »
Voilà, elle avait encore des espoirs, elle n’avait pas tout éliminé en prison. When you hear this song and sing along, oh you’ll never tell. Ses espoirs l’anéantissaient lentement, et Red jouait avec ça. Elle était du genre à acheter des pâtisseries à une obèse au régime, à montrer un film époustouflant à un aveugle, à parler à côté d’une sourde, à enfoncer une personne endeuillée, etc… Then you’re the fool, I’m just as well, Hope it gives you hell. Et là, elle parlait d’évasion à une fille emprisonnée à vie. C’était Red et c’était sa nature. Inhumaine. When you hear this song I hope that it will give you hell. Beautyloo avait beau le savoir, elle ne pouvait s’empêcher… D’y croire. And when you sing along I hope that it puts you through hell.
– Beautyloo ! Je t’interdis de la rejoindre ! ordonna Bloody. On a dit qu’on lutterait ensemble et c’est ce qu’on a fait jusqu’à maintenant ! Ce n’est pas de la vapeur rouge qui va nous y en empêcher !
Beautyloo ferma les yeux. When you see my face, Hope it gives you hell. Elle revoyait toutes les épreuves qui l’avaient conduite jusqu’ici. Quand elle ouvrit les yeux à nouveau, Red esquissa un mauvais rictus. When you walk my way, Hope it gives you hell. Dans le regard de Beautyloo, elle pouvait y apercevoir la rage de survivre. If you find a man that’s worth a damn and treats you well.
– Vous voulez m’enfermer… Vous pouvez toujours essayer !
Elle se jeta sur Red. Then he’s a fool, you’re just as well, hope it gives you hell.
Qui réussit à parer le coup au dernier moment. Beautyloo se releva et se jeta derechef sur elle. And truth be told I miss you, And truth be told I’m lying. Le combat continua ainsi, à mains nues. De longues minutes, où ni l’une ni l’autre ne gagna. Beautyloo se plaça devant son ennemie. When you hear this song and sing along, oh you’ll never tell.
– Pourquoi moi ? Pourquoi me faire ça à moi ?
– Parce que tu es vivante ! ragea Red. Je préfère te voir morte, plutôt que de me survivre !
Then you’re the fool, I’m just as well, Hope it gives you hell. Bloody et J se jetèrent sur Red, mais cette dernière disparue au dernier moment, dans un affreux brouillard rouge. When you hear this song I hope that it will give you hell.
– Espèce de lâche ! cria J. Même pas capable de nous affronter en face !
Elles rejoignirent Beautyloo.
– Est-ce que ça va aller ? s’inquiéta Bloody.
– Oui… Oui. Vous aviez raison. On dirait que ça les emmerde que je reste en vie.
– Alors, tu sais ce qu’il te reste à faire, n’est-ce pas ?
– Oui… Continuer la lutte. 
And when you sing along I hope that it puts you through hell.


À suivre…

Musique : « Gives you Hell » – The All-American Rejects.

Copyright © 2011/2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Dans un autre Monde – Mission 7

Dans un autre Monde – Mission 7
« Déconnexion »


Introduction :

Date d’écriture : 2011
Date de publication : 2021
10 ans plus tard…
Il est temps d’en faire quelque chose…

Personnages :
Héroïne Principale :
Beautyloo
Ses Alliées/Amies : J & Bloody
La Super-Vilaine : Red
La Mission Principale : S’évader

Notes :
Chaque chapitre est une mission qui permet l’évasion.
Chaque chapitre est accompagné d’une chanson, dont je donnerai le titre à la fin du texte.
Dans la saga originale, de 28 pages, il y a 16 missions. Je ne vais pas toutes les poster ici.
Seulement les plus intéressantes, de mon point de vue.

Warnings :
Sujets traitant de l’emprisonnement/séquestration, de torture mentale et de suicide.

L’Aventure continue…


Mission 7 – Déconnexion

Tout était hors du temps et de l’espace, il n’y avait plus aucune limite. Elle était maître de son destin dans son endroit. Elle commença d’abord par se trouver un nom : « Beautyloo » et des amies fidèles : Bloody et J. À elles trois, elles combattaient sans cesse les forces du mal pour survivre. Son imagination dépassée sa réalité. Elle était hors de ça. Hors du Monde, hors de son corps, hors de sa douleur. Pourtant, même dans son havre de paix, elle devait combattre. Beautyloo et ses amies luttaient pour repousser les limites de leur Monde et de leur création. Pour cela, elles utilisaient l’imagination et la musique. Beautyloo poussait ses limites jusqu’à mettre des musiques dans chacune de ses actions.
Voici son combat, ceci est son Monde…


Beautyloo, Bloody et J se trouvaient désormais dans un immense building de baies vitrées. Disconnect and self destruct one bullet at a time, What’s your rush now ? Une Tour géante. Leur mission était simple : stopper Red dans ses plans. Même si elles n’avaient aucune idée de comment il fallait s’y prendre. Mais Beautyloo connaissait cependant les couloirs labyrinthiques de la Tour de cristal. Everyone will have his day to die, Lying through your teeth again. Elles se trouvaient dans ce qui ressemblait à un sombre corridor, sans aucun éclairage, mis à part les quelques lumières tamisées sur les murs noirs. Armes en mains, elles firent le tour des lieux pour voir si tout était sans danger. Suicidal imbecile, Think about it. Pour l’instant, tout leur semblait OK. Elles se cloîtrèrent dans une pièce vide pour mettre un plan au point :
– Il faut que l’on sache où se trouve Red et ce qu’elle compte faire ! fit Beautyloo.
– J’ai une idée, la salle des jeux pourrait m’être utile, avoua J.
La salle des jeux était une pièce où un écran gigantesque recouvrait tout un mur, les manettes se tenaient dans les mains. Le joueur était littéralement dans la partie. Littéralement. You put it on a fault line, What will it take to get it through to you precious ? Sauf qu’ici en l’occurrence, le jeu était la « réalité » ou plutôt le « rêve ». J devait se mettre dans la peau d’elle-même, et elle devait écrire dans le jeu ce qu’elle comptait faire en vrai dans le building. C’était pour voir si leur plan tenait la route. Ou s’il était voué à l’échec. I’m over this, why do you want to throw it away like this ? Elle y ajouterait le facteur « Red » pour voir si elles allaient se faire avoir. Comme si J pouvait voir le futur, mais en accomplissant elle-même les actions qu’elle voulait faire. Such a mess, Why do I wanna watch you ?

– D’accord, commença Beautyloo. J, tu t’occuperas du jeu pour voir si notre plan est cohérent. Bloody et moi, nous allons nous préparer pour les combats. Et prévoir un tas de choses…
Sitôt dit, J se dirigea vers une pièce du couloir et se mit à « jouer » tandis que Beautyloo et Bloody partirent dans d’autres salles du labyrinthe pour y trouver des armes, des cartes, des ravitaillements, etc. Disconnect and self destruct one bullet at a time, What’s your rush now ? Quelques minutes plus tard, elles entendirent des bruits extérieurs. Comme des bombardements ou des tirs de fusils. Everyone will have his day to die, Lying through your teeth again. La bataille avait déjà commencé. Elles avaient un avantage : dans une Tour si grande, l’ennemi mettrait plus de temps à les trouver. Bloody et Beautyloo s’activèrent pour ramasser le plus d’objets utiles dans toutes les pièces disponibles. Suicidal imbecile, Think about it. Les détonations se rapprochèrent de plus en plus. Le sol semblait même trembler. Ce qui faisait perdre l’équilibre à Bloody et Beautyloo. Elles arrivèrent dans une chambre où des machines médicales bipaient dans tous les coins. You put it on a fault line, What will it take to get it through to you precious ? Elles prirent tout ce qui pouvait leur servir. Maintenant, il fallait qu’elles jouent la carte du silence. Mais J luttait encore dans son jeu. Le son était fort. Beaucoup trop fort.
– J ! hurla Beautyloo. Il faut absolument que tu baisses le son ! Quelqu’un va entendre le bruit !
Trop tard. I’m over this, why do you want to throw it away like this ? Elles avaient fermé la porte du couloir à clef, mais l’ennemi l’avait défoncé. J se trouvait toujours dans la salle du jeu, et elle s’enferma à l’intérieur. Such a mess, Why do I wanna watch you ? Il fallait qu’elle le termine pour savoir ce que préparé Red. Bloody attrapa le bras de Beautyloo et la jeta dans une pièce pendant qu’elle, elle courut dans une autre.
– Bloody ! s’écria Beautyloo, sous le choc.
– Il faut qu’on se sépare ! Ça nous laissera un avantage, les attaquants devront se séparer eux aussi et se sera plus facile de les combattre un par un !
Beautyloo approuva.

Disconnect and self destruct one bullet at a time, What’s your rush now ? Ainsi, chacune d’entre elles attendaient, armées jusqu’aux dents, dans une pièce du couloir. Everyone will have his day to die, Lying through your teeth again. Les ennemis se rapprochèrent. Ils ne pouvaient pas les voir, mais Beautyloo et Bloody les voyaient. Lorsqu’ils furent dos à elles, les deux héroïnes en profitèrent pour sortir d’un coup de leur cachette pour enfin se jeter sur eux. Suicidal imbecile, Think about it. Le combat commença. Comme d’habitude, la bataille ressemblait à une danse, Beautyloo luttait avec une telle magnificence, que l’ennemi en était quelque peu troublé. You put it on a fault line, What will it take to get it through to you precious ? Il tenta de la faire tomber, mais elle stoppait tous ses coups. Elle se baissa, se releva, sauta par-dessus ses mains qui essayaient de la toucher. Such a mess, Why do I wanna watch you ? Rien n’y faisait, elle était plus forte que lui. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous morts. Disconnect and self destruct one bullet at a time, What’s your rush now ? Beautyloo et Bloody se dirigèrent ensemble vers la salle des jeux, pour retrouver J. Qui avait terminé la simulation et qui les attendait :
– T’as découvert quelque chose ? demanda Beautyloo.
– Ouep. Red est au quatrième étage, mais elle est armée.
– Quel genre d’arme ? questionna Bloody.
– Dangereuse. La nature n’est pas exacte, mais je penche pour une sorte de drogue, de fumée ou quelque chose dans ce genre…
– Pourquoi est-ce si dangereux ? s’enquit Beautyloo.
J et Bloody se jetèrent un coup d’œil en coin. Everyone will have his day to die, Lying through your teeth again. Bloody répondit :
– Parce que, si tu l’inhales ou qu’elle te l’injectes directement dans le sang, ton esprit sera prisonnier du Monde de Red. Tu ne pourras plus jamais nous voir.
Beautyloo fut sous le choc.
– Vous voulez dire que… En plus de me garder prisonnière « physiquement », Red veut aussi m’enfermer dans une camisole de l’esprit ? « Mentalement » ? C’est ça, hein ?
– Oui… répondirent en chœur ses deux seules amies.
Suicidal imbecile, Think about it.


À suivre…

Musique : « The outsider » – A Perfect Circle.

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Dans un autre Monde – Mission 6

Dans un autre Monde – Mission 6
« Hissons nos couleurs »


Introduction :

Date d’écriture : 2011
Date de publication : 2021
10 ans plus tard…
Il est temps d’en faire quelque chose…

Personnages :
Héroïne Principale :
Beautyloo
Ses Alliées/Amies : J & Bloody
La Super-Vilaine : Red
La Mission Principale : S’évader

Notes :
Chaque chapitre est une mission qui permet l’évasion.
Chaque chapitre est accompagné d’une chanson, dont je donnerai le titre à la fin du texte.
Dans la saga originale, de 28 pages, il y a 16 missions. Je ne vais pas toutes les poster ici.
Seulement les plus intéressantes, de mon point de vue.

Warnings :
Sujets traitant de l’emprisonnement/séquestration, de torture mentale et de suicide.

L’Aventure continue…


Mission 6 – Hissons nos couleurs

Tout était hors du temps et de l’espace, il n’y avait plus aucune limite. Elle était maître de son destin dans son endroit. Elle commença d’abord par se trouver un nom : « Beautyloo » et des amies fidèles : Bloody et J. À elles trois, elles combattaient sans cesse les forces du mal pour survivre. Son imagination dépassée sa réalité. Elle était hors de ça. Hors du Monde, hors de son corps, hors de sa douleur. Pourtant, même dans son havre de paix, elle devait combattre. Beautyloo et ses amies luttaient pour repousser les limites de leur Monde et de leur création. Pour cela, elles utilisaient l’imagination et la musique. Beautyloo poussait ses limites jusqu’à mettre des musiques dans chacune de ses actions.
Voici son combat, ceci est son Monde…


Beautyloo, Bloody et J naviguaient maintenant sur le « Liberty Pearl ». Leur navire mouilla sur une île. I remember when we we’re gambling to win, Everybody else said better luck next time. Elles étaient obligées d’amarrer le bateau à la terre la plus proche parce que des monstres marins, comme le Kraken, étaient à leur recherche depuis qu’elles avaient tué le Dragon des Mers. I don’t wanna bend, Let the bad girls bend, I just wanna be your friend. Arrivées sur l’île, nos trois héroïnes se rendirent compte qu’elle abritait une force sombre. Elles continuèrent leur avancée, tout en restant sur leurs gardes. Why you giving me a hard time ? I remember when we we’re gambling to win. Beautyloo, Bloody et J arrivèrent dans une grotte. Cependant, c’était un piège. Des barreaux métalliques se refermèrent derrière elles, et elles étaient maintenant enfermées à l’intérieur. Everybody else said, Is it ever gonna be enough. Une immense grotte, aux pierres couleur émeraude, avec de l’eau en son centre. Les ennemis arrivèrent. Ils ressemblaient beaucoup à des Pirates. Ils étaient trois et ils étaient très costauds. I remember when we we’re gambling to win, Everybody else said better luck next time. Sabres en main, prêts à combattre. De ce fait, Beautyloo, J et Bloody prirent elles aussi leurs armes : sabre, shurikens et poignards. La bataille commença. I don’t wanna bend, Let the bad girls bend, I just wanna be your friend. Beautyloo se retrouva vers le haut de la grotte, comme s’il y avait un palier au-dessus de la terre, au bord de l’eau. Ses amies se battaient près de cette source. Comme d’ordinaire, le combat de Beautyloo s’effectua telle une danse. Avec élégance et fluidité. Des mouvements parfaits. Why you giving me a hard time ? I remember when we we’re gambling to win. L’épée du pirate la manqua de justesse, Beautyloo évitait ses coups avec un naturel déconcertant.

Alors que le forban la désarma, elle continua néanmoins de combattre. Puis, le Pirate se mit à parler à Beautyloo. Une voix d’outre-tombe s’échappa de sa bouche édentée :
– Tu rêves…
Beautyloo se figea. Il continua :
– Rien de ceci n’est réel. Tu es toujours prisonnière. Pourquoi lutter ? Tu te fais du mal pour rien. Je peux tout arrêter, si tu le désires. Il suffit seulement de me le demander…
Il sourit sans ses dents. Beautyloo était perdue, elle n’arrivait plus à réfléchir. Everybody else said, Is it ever gonna be enough. Le Pirate en profita pour lui porter le coup final, et Beautyloo tomba à terre. Il l’avait eu. Sans force, seulement avec des mots, et il pouvait la tuer. Juste comme ça. I remember when we we’re gambling to win, Everybody else said better luck next time. Soudain, Bloody et J arrivèrent en courant et en hurlant :
– Beautyloo ! cria Bloody. Relève-toi !
Beautyloo ferma les yeux. Elle vit alors des images défiler. Mais pas sa vie, comme le disait la légende. I don’t wanna bend, Let the bad girls bend, I just wanna be your friend. Non, elle voyait la réalité et le présent. Beautyloo, vêtue de guenilles, toujours les mêmes, le cœur et le corps meurtris, l’âme à l’envers, errant sans but et sans fin dans une pièce étroite qui n’attendait qu’une chose : La dévorer. C’était sa réalité. Pourquoi lutter ? Why you giving me a hard time ? I remember when we we’re gambling to win. Elle n’y pouvait rien, c’était comme ça, et le Pirate le savait. Bloody et J se placèrent devant lui, poignards et shurikens en main. Bloody cria à son amie :
– C’est Red, Beautyloo ! Ton Pirate, c’est Red ! Je t’en prie, ne la laisse pas nous atteindre ! Toi seule peux la vaincre ! Relève-toi !
Beautyloo resta les yeux fermés, comme pour attendre le coup fatal. Everybody else said, Is it ever gonna be enough.
J se mit à supplier :
– Beautyloo… Je comprends… Je sais… On le sait… Tu ne veux pas y retourner, et nous non plus. Mais sans toi, les Mondes n’existent pas. Dis-toi que… Tu le fais pour nous, dis-toi que c’est la marque que tu laisseras derrière toi. Que les gens, quand ils parleront de toi, ils diront : « Elle a toujours lutté, jusqu’à son dernier souffle » et tu laisseras un espoir pour les autres prisonnières. L’espoir que rien n’est fini tant qu’on ne l’a pas décidé. Dis-toi qu’ils sont passés par-là avant toi, que les hommes que tu te créais sont des êtres torturés comme toi, mais qu’ils s’en sont sortis. Parce qu’ils avaient quelque chose à quoi se raccrocher. Et surtout, dis-toi que quand tu luttes… Tu les emmerdes ! Car ils n’arrivent pas à te briser…

Beautyloo ouvrit les yeux. I remember when we we’re gambling to win, Everybody else said better luck next time. Elle se releva, plus en colère que jamais. Elle s’approcha du Pirate, très surprit.
– Tu as peut-être gagné cette bataille, mais pas la guerre ! lui cracha-t-il.
– Red… Je vais gagner la guerre, juste pour voir la gueule que tu feras quand je t’aurais eu…
Après ça, elle porta le coup fatal avec son sabre qui sépara le corps du Pirate en deux. Mourant sous ses yeux. I don’t wanna bend, Let the bad girls bend, I just wanna be your friend. Beautyloo se releva avec grâce au moment où les grilles de la porte se rouvrirent. Why you giving me a hard time ? I remember when we we’re gambling to win. Elle se tourna ensuite vers Bloody et J :
– Merci.
– J ne parle pas souvent… fit Bloody. Mais quand elle le fait, elle sait s’y prendre !
Elles se mirent à rire. Everybody else said, Is it ever gonna be enough.


À suivre…

Musique : « Gold guns girls » – Metric.

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