Nevermore (The Order Chronicles #5)

Voilà, voilà…
Le dernier chapitre de ma Saga :

« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
« The Origins (The Order Chronicles #2) »
« Family Feuds (The Order Chronicles #3) »
« Red Door’s Prophecy (The Order Chronicles #4) »

Ces histoires étaient (sont) comme un doudou que je traîne lors de ce confinement sans fin. Une sorte d’autre Monde auquel m’accrocher pour ne pas devenir complètement neuneu (Bon, OK, je suis devenue complètement neuneu, mais ça aurait pu être pire !)
Alors voilà, mon doudou.
Même si ces récits sont terminés, je vais les traîner et les mâchouiller pour les revivre encore et encore en attendant la fin de la Fin du Monde.
Comme je disais, égoïstement, je pense que cette saga était plus pour moi que pour vous.
Mais bon, si mon imagination farfelue peut être partagée pour vous donner envie de squatter dans mon Monde, alors… Pourquoi pas ?

En attendant, bon courage pour la fin de ce voyage…



« Siècle des larmes, hurlements,
Vous les maudits, par le sang,
‘Toujours et à jamais’, se meurt,
L’amour ne sauvera pas votre heure,
Votre famille damnée est condamnée,
Dites enfin adieu à votre immortalité. »

La Prophétie fait écho, mais ils gagent : « Jamais plus ! »
Ils sont tous témoins, au Sanctuaire de New Orléans,
Le frère aîné, sa sœur, son cadet, le petit et la sœur perdue,
L’heure est arrivée de redorer le blason familial tombant.

Comme je fouillais, active, les ruines de l’Ordre,
Aidé du petit frère de cette Originale Famille,
Je perçus, blafarde, dans ce cruel désordre,
Une seule fiole qui étouffa mon cœur de fille.

L’Ordre a prospéré, tous ces murmures,
Dans les couloirs, qui portaient à croire,
Que jamais plus est à subir la morsure,
Voici donc la Réponse, voici notre Espoir.

La lueur céruléenne veut tous les condamner,
Engloutir leurs Pouvoirs, détruire leurs Sangs,
Je tiens entre mes mains leur seule sécurité,
L’Antidote d’une malédiction de leur rang.

Au refuge retourné, j’étais jouasse de ce remède,
La Fin de la Prophétie, si l’un d’entre eux le prend,
À moi, pas de maladie noyée dans un liquide tiède,
Lorsque, sur notre ville, il se met à pleuvoir du sang.

Dans cette averse furieuse tombante, écarlate,
À l’abri, mon époux considéra la curieuse fiole,
Mille ans d’âge, mille ans de vie à combattre,
Il révoqua tout en la buvant, et tenant sa parole.

Ô ! Âmes ! Comme je sais les hivers et le froid,
Les hurlements de mon mari quand le sang afflue,
Le remède ravive ses veines sèches, et je vois,
Son cœur qui bat enfin, au rythme de : « Jamais plus ! »

La Prophétie, peu à peu, se corrode et la Famille reste,
Halo azurite décline et les épines des roses pourrissent,
Le chêne d’argent brûle, l’extinction d’un présage funeste,
Dès lors, notre temps nous délivrera de nos cicatrices.

Consentons que mon foyer prospère a besoin d’espace,
L’un reste, d’autres partent et nous, prenons les flots,
Atermoyant un temps, de cette Chambre de Chasse,
Ma magie fait revivre mon violon, et lui à son piano.

Tandis que je terminais d’écrire mon dernier volume,
Je pus contempler mon époux, plus heureux qu’autrefois,
N’est plus un sanguinaire caché derrière ses costumes,
Et qui sait si, très bientôt, nous serons enfin trois…

Est-ce la fin du début ou le début de la fin ?
Pour mon mari mortel, naquit d’une autre époque,
Mais gageons que dans l’heure, aujourd’hui ou demain,
Nous partirons comme promis, en repos à Manosque.

Mais si jamais le confinement persévère,
Alors vous, qu’allez-vous en faire ?

THE END

 


Significations :

Eh oui, eh oui, c’est bien la fin !

Je dois m’excuser, car j’ai vraiment l’horrible impression d’avoir perdu en langage soutenu au fur et à mesure des chapitres ! Si vous relisez le premier poème, puis, celui-là… Je pense que ça s’est détérioré avec le temps. Oops, ce n’était pas voulu…
J’imagine que l’histoire est devenue plus importante que les mots/phrases utilisées pour la raconter !
Ce qui est assez ironique puisque, à la base, ce n’était censé être qu’une histoire au langage soutenu…
Bref :
Comme je le disais, pour notre héroïne, il n’y avait que deux possibilités pour elle en se mariant à un Super Vampire :
– Être mordu et vivre pour l’éternité avec lui.
– Ne pas être mordu et mourir un jour, le laissant seul.
Mais, j’ai trouvé une solution numéro trois :
– Un Antidote au Vampirisme !
Sûrement parce que, personnellement, je n’ai jamais été OK pour devenir un Vampire (Suivant l’hypothèse qu’un jour, j’aurais eu à choisir ! Ahah !)
Et je me dis qu’être un Vampire ne pas être tous les jours super fun. Surtout si, comme lui, vous avez mille ans d’âge…
Alors, sa femme a fouillé les ruines de l’Ordre pour chasser un murmure. Une rumeur de couloir. Et, elle a trouvé la fiole. L’Antidote !
Il n’hésite pas.
Il la prend.

La Prophétie est comme « vivante » et « elle » comprend que la Famille va gagner. Eh oui, elle avait prédit la chute de ladite Famille. Sauf que, l’Antidote change tout !
Certes, ils sont toujours ensemble et lié par leurs liens. Mais l’un d’entre eux n’est plus immortel, donc forcément… La Prophétie se brise. Elle a eu tort dans le sens où, oui : l’amour a sauvé la Famille. (Puisqu’il prend l’Antidote pour vivre avec sa femme) et oui, elle a eu raison dans le sens où : il a dû dire adieu à son immortalité.
1-1 Famille/Prophétie !

Une fois les menaces éliminées, les frères/sœurs peuvent vaquer à leurs occupations. Certains restent à New Orleans (Le petit frère et la grande sœur) d’autre s’en vont ailleurs (Le cadet et la seconde sœur) et d’autre… Comme notre héroïne et son mari, vont enfin partir en Lune de Miel ! (Il était temps !)


Quelques peintures, par moi-même, qui m’ont été inspiré par l’histoire…

« Viendra le vent d’hiver, souffler comme autrefois »…


Une chanson ?
Une musique m’a aidé à tout écrire. Même si cette même chanson me fait affreusement pleurer, elle est aussi magnifiquement belle…

 

28/29/30.04.20
1/2/3.05.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Red Door’s Prophecy (The Order Chronicles #4)

Voilà, voilà…
Avant-dernier chapitre…
La suite de ma Saga :

« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
« The Origins (The Order Chronicles #2) »
« Family Feuds (The Order Chronicles #3) »

Il faut m’excuser, je pense que mon cerveau a un peu craqué…
Le confinement a fini de me rendre neuneu. Seule, sans ami, famille, proche, pas un chat, pas un rat ou une mouche, avec une connexion Internet qui ne fonctionne qu’un jour sur trois…
Bref, mon esprit a craqué et a créé un nouveau Monde.
Sanglant, certes, mais bon, rien n’est parfait !

Sur ce, voici la suite des trois premiers chapitres/poèmes.
Que je vous conseille de lire avant d’entamer ce nouvel opus !
Bon voyage !



Nous sommes seuls, au milieu de la population,
L’ambiance nous guide, la musique nous emporte,
Il sourit en pianotant le piano et moi, au violon,
À minuit, brusquement… S’ouvre sa porte…

Le battant écarlate laisse passer tous les mânes,
Il se tient impassible devant, couvert de rouge,
Brusquement, le Monstre se réveille et les condamne,
Une morsure, une artère, et plus rien ne bouge.

Une aversion pour lui, il cauchemarde encore,
Que les âmes le hantent, que son propre Démon,
Vienne un jour ou l’autre à souhaiter ma mort,
Si la porte ne reste pas close pour de bon.

Je l’ai senti trembler, ses larmes sur moi couler,
Derrière cette porte, se terrent tous les esprits,
De ses mille ans d’âge, de ses mille regrets,
Au surplus pour sa famille, une Prophétie :

« Siècle des larmes, hurlements,
Vous les maudits, par le sang,
‘Toujours et à jamais’, se meurt,
L’amour ne sauvera pas votre heure,
Votre famille damnée est condamnée,
Dites enfin adieu à votre immortalité. »

La répulsion et l’angoisse ont eu raison de lui,
Des larmes salées coulent pour tous ses deuils,
Il sombre dans mes bras, ma bouche qui garantit,
Que jamais plus il ne descendra dans son cercueil.

Et dès lors, je me suis baigné dans ses pleurs,
Des vies antérieures, infusées de cendres et de sang,
D’une Famille immortelle dont les vivants ont peur,
Mais trouvent à s’ancrer à mes plus forts sentiments.

Je clos mes yeux, le cœur bat, je passe l’ouverture,
Des corps pâles, des bras levés, sur ma poitrine,
Les yeux sombres, couvert de rouge, sa morsure,
Est amère et douce quand percent ses canines.

Porte folle, escortée des millions d’Êtres au trépas,
Au rythme saccadé du sang coincé dans les veines,
Il se suspend, relève les yeux et pleure pour moi,
Le battant se ferme, tout va bien, je suis sauve et saine.

Les flots écarlate ont laissé se dérouler le temps,
Pour moi, pour eux, et l’organisation de la cérémonie,
Jurer notre « Oui », échanger nos consentements,
Famille, mari et femme, décoderont la Prophétie.

Il n’est pas une option d’un jour me faire mordre,
Je retourne vers les ruines, avec la sœur et le frère,
Je remue les chutes de ce qu’était hier « l’Ordre »,
Pour un miraculeux remède enfouis sous la terre.

Noire et froide, sur nous, la nuit lentement tombe,
Dans le silence discrétionnaire où plus rien ne bouge,
Je suis suspendu à jamais entre nos deux Mondes,
Ô, viens, mon époux ! Allons peindre la ville en rouge…

THE END (?)


Signification :
À chaque chapitre, son personnage !
Le premier présentait la famille et la mission (Et l’Ordre) dans son ensemble.
Le second était centré sur l’héroïne et son passé.
Le troisième sur le petit-frère et son Père adoptif violent.
Et celui-là, sur le frère aîné… Comme je le disais, être un Vampire vieux de 1000 ans n’aide pas à garder son self-control. Bien qu’il soit considéré comme le plus gentil et le plus noble de la famille, il doit néanmoins combattre ses propres Démons. Sa propre nature.
Surtout maintenant qu’il vient de trouver une nouvelle compagne. Les fantômes de son passé reviennent le hanter…

Les paragraphes en italiques sont les actions qu’ils se passent derrière cette fameuse porte rouge, où il condamne à clef toutes les horreurs qu’il a perpétré.

Mais il ouvre cette porte…
Pourquoi ?
Déjà, pour s’exorciser.
Mais surtout, parce que derrière cette porte, se cache une Prophétie longtemps enfouie.
En rapport avec la chute de sa famille.
Chute et Prophétie qui vont arriver…
Dans le chapitre suivant ! Ahaha !

Donc, il faut combattre ces Démons intérieurs. Pour ce faire, sa nouvelle compagne (L’héroïne, donc. Vous, moi, elle, tout le monde) a une idée : Elle va dans son esprit pour ouvrir la porte avec lui. Le Monstre se libère, il se jette sur elle, la mord et comprend plus tard ce qu’il a fait. Il le regrette et son regret lui permet de condamner ses souvenirs pour toujours et de revenir dans le Monde des Vivants.

Donc, non, en vrai, elle n’a pas été mordue.
Donc oui, elle doit toujours choisir entre devenir un Vampire pour vivre avec son mari, ou rester mortelle et le perdre un jour ?
Ou pas…
Et si je vous disais qu’il y a une porte numéro trois pour ce cruel dilemme ?
Et que, en plus, ça a un rapport avec la Prophétie ?
Mouahahahahaha ! Je suis méchante…

Bref ! Elle épouse enfin son Super Vampire et ensuite, avec sa nouvelle famille, ils s’occupent de décoder la mystérieuse Prophétie…
En attendant, la jeune fille retourne vers les ruines de l’Ordre avec sa famille pour y chercher quelque chose…

À suivre…

26/27/28.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Family Feuds (The Order Chronicles #3)

Et voilà la suite…
La suite des deux premiers chapitres :
« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
« The Origins (The Order Chronicles #2) »
Que je vous conseille de lire avant d’entamer ce nouveau chapitre !

J’espère que cette saga vous fait autant de bien qu’à moi.
Retrouvons-nous à la fin pour mes significations.
En attendant, ENJOY !



Le bruit et le silence passent dans notre foyer,
Porteurs d’ombres sur leurs éternelles existences,
Lorsqu’un Père millénaire en fut ressuscité,
Nos lendemains ne deviennent qu’évanescence.

« Un Monstre dont les Monstres ont peur »,
Dévore les souvenirs du dernier de la famille,
Comme j’ai vu le noble aîné transi de terreur,
J’ai su les admonestations sur notre chère ville.

Notre Sanctuaire n’est pas assombri par l’Ordre,
« La Famille avant l’amour » Ô ! Refrain fou…
Aucun d’eux ne concédera demain à me mordre,
Ni le Noble Cerf, ni même le Mauvais Loup.

J’ai vu leurs pactes, leurs fuites et leurs tourments,
Qui portent en eux, l’Espoir d’un meilleur lendemain,
Toujours et à jamais, lié par les liens de leurs sangs,
C’est à lui, son clan, j’ai concédé ce même matin.

Fermement, l’étau se ressert sur leurs âmes damnées,
Le dernier enfant succombe à sa morne paranoïa,
Si même eux sombrent pour des parents retrouvés,
Alors je prends mon violon et je joue pour eux trois.

Dans la neige furieuse et hostile de notre hiver,
Nous sommes en quête d’un acolyte obscure,
Nonobstant mon aimé s’inquiétant pour son frère,
Et sa folie de rougir des milliers de peintures.

J’ai lu leurs journaux et toutes leurs histoires,
Je sais les supplices fomentés par ce Père,
Ô, resurgissent mes heures les plus noires,
L’Ordre l’a permis sur moi aussi, naguère…

Mon aimé tiendra sa parole, pour me tendre
Un anneau d’or à la pierre bleue, en bijou,
Et leurs liens, jamais ne viendront à se fendre,
Qu’ils jurent ensemble : « La Famille avant tout ».

La sœur se quête de la guerre, et sème,
À son tour, la fuite et sa fervente panique,
Sur les murs, saigne leur blason, leur « M »,
La Prophétie avait prédit cette Fin tragique.

Cette lignée qui me délivre, que j’affectionne,
Est la plus condamnée des Familles Originales,
Ce n’est pas une Femme, ce ne sont pas des Hommes,
Juste une infamie pour un Père Viking et brutal.

Le temps a permis l’impensable parricide,
Avec véhémence, par un petit garçon apeuré,
Incrédule est la fratrie qui se montre lucide,
Ils n’ont rien de ce qu’ils veulent posséder.

Gageons que le Père Chasseur restera éteint,
Que la Famille subsistera, pour toujours forte,
Ejusdem farinae, une tempête arrive, une Fin,
Alors que mon épouseur se cache devant sa porte.

Sous nos pieds reposent cinq cercueils vides,
Le Père rejoint cette silencieuse crypte,
Emporté par son bâtard, son sale Hybride,
Je réside avec eux pour attendre leur suite.

 

Chaque Noël, les braises brûlent dans l’âtre,
Derrière son masque impassible, ses yeux,
Brillent de Démons féroces à combattre,
Pour lors, je jette mes souhaits dans le feu.

Les Aubes sont mortes pour notre cause,
J’ai vu mon amant et son petit-frère réunis,
Tombent cendres de lune et pétales de roses,
Pendant qu’il peint avec le sang de ses ennemis.

THE END (?)


Signification :

L’histoire continue…

Notre jeune fille est donc libérée du joug de l’Ordre… Mais une autre menace pèse sur la famille…
Leur Père revient les hanter. Et ça, c’est pas cool, parce qu’il veut tuer le petit-frère de la fratrie. Au début, je voulais garder le côté psychopathe de ce fameux frère pour mon écrit. Mais je n’ai pas pu m’y résoudre. J’ai un penchant pour les Supers Vilains qui cherchent et/ou refusent une rédemption…
Tout comme l’aîné de cette famille en pagaille. Celui-là même qui, si vous n’avez pas compris, s’est fiancé avec la fille de l’histoire !

Mais, même s’il faut toujours lutter et fuir devant le monstre patriarcal, il reste encore et toujours un mystère à régler : la jeune fille est Humaine. Mortelle, donc. Son futur est un Vampire et il va falloir faire un choix : morsure ou pas morsure ? Ou… Peut-être… Une solution numéro trois ?
(Bien sûr, je vous torture, je sais déjà comment cela va se finir ! Ahaha !)

Alors voilà, tout le monde entre en guerre et cherche un moyen de tuer le Super Vilain (Le Père, donc) le petit dernier de la famille (Le demi-frère, en fait. D’où le « bâtard » dans le poème. Car son Père n’est pas son vrai Père biologique) devient fou et passe son temps à peindre (Oui, oui !) en hurlant qu’il veut utiliser le sang de ses ennemis comme peinture. (Ce qu’il se passe à la fin… Quoi ? J’ai dit que c’était un psychopathe !)

Donc voilà, la sœur, le grand-frère et le petit-demi-frère s’en sortent. C’est le dernier de la famille qui tue son faux Père. Et entrepose le corps dans la crypte. C’est Noël, il neige, et notre héroïne jette ses vœux dans le feu. (Tradition Viking)
Il est vrai que tout rentre dans l’ordre. Le petit-frère commence à se calmer et personne ne vient perturber le futur mariage… Sauf ? Le futur époux ? OK, c’est le plus « gentil » et noble des Super Vamp’ de cette famille de fous, mais ça reste un Vampire vieux de 1000 ans. Avec des milliers de milliers de victimes derrière lui… Ses fantômes intérieurs finiront-ils par ressortir ?

Je compte faire 5 Chapitres à cette histoire farfelue. J’aime les redondances numériques.
5 comme les 5 Chasseurs de Monstres. Et comme les 5 frères/sœur de la famille.
Aussi comme les 5 gifs que je me galère à trouver pour les poster avec les poèmes. Gifs qui, en réalité, sont aussi un code qui va avec l’histoire (Oui, oui, oui, j’aime les codes et les énigmes…)
Et donc oui, je m’évertue à toujours poster 5 gifs sur chaque chapitre de cette saga. Et… Parmi ces gifs, il y en a UN qui ne change JAMAIS…
Et c’est le fil conducteur pour le futur chapitre !
Mouahahahaha, j’adore vous torturer, pardon… (C’est mon côté psychopathe qui ressort chez moi aussi… On m’excusera, je ne peux pas peindre avec le sang de mes ennemis, moi !)

À suivre…

23/24/25/26.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

The Origins (The Order Chronicles #2)

Cette histoire m’a dépassé… Elle ne devait être qu’un « simple » poème au langage soutenu.
Mais une chronologie s’est imposée à moi.
Oui, voici la suite de :
« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
(Que je vous conseille de lire avant ce poème-ci, pour mieux comprendre l’histoire !)

J’imagine que, à la base, cette histoire est pour moi. Comme un doudou que je traîne, étant enfermé 24H/24 chez moi (Sans Wifi/Internet, la plupart du temps) lors de ce très très long confinement. Seule, sans animaux, famille ou ami.
Alors je me suis créée tout ça. J’ai mélangé pleins de Mondes entre eux et j’en ai fabriqué un nouveau. Pourtant, même dans cette dimension, je ne cherche pas la paix. Non, il y a la version violente du COVID19 ici aussi.
Sauf que, à la fin…



Tandis que les songes noirs s’engouffraient en moi,
Dans la séculaire et infinie demeure familiale,
Mes chroniques réapparaissent une nouvelle fois,
Il y a fort longtemps, une ville, sous les étoiles…

Une porte vermeille s’ouvre, les images ressurgissent,
Mission première, ô ! Un peu trop inexpérimentée,
Un Enfant de la Lune, un Oméga par injustice,
Lorsque l’Amour frappe, il ne laisse rien passer.

Les mois défilants ont béni le silence, les Lunes,
Tantôt pleines, tantôt noires ou nouvelles, j’entends,
Hurler mes protégés, à la pointe de la dune,
Hormis un qui s’éclipse, avec moi, mon amant…

La transe me quitte, une secousse intense m’éveille,
Des bras m’enlacent, me serrent et me rassurent,
Le ciel de lit s’étire et laisse s’engouffrer le soleil,
Mais combien de fois ai-je survécu à ces morsures ?

Je sais cette nouvelle passion, cette liberté soudaine,
Sur un plateau d’argent, par mon Homme de la Nuit,
Or, l’abjection m’a occis, emporté par ma peine,
L’angoisse que l’histoire se répète derechef sur lui.

L’Ordre m’a ordonné de sauver des Êtres Surnaturels,
Des Chasseurs vindicatifs, cruels et tellement fous,
Et moi, fidèle à ma mission, j’étais hardie et nouvelle,
La Gardienne des meutes, qui marchait avec les Loups.

Mais notre adversaire n’était que trop maléfique,
Les Chevaliers Fantômes qui sabrent nos racines,
Mon Loup a chuté, succombant à une mort tragique,
Quel enfant voudrait oublier ses Origines ?

Mon feu Homme de la Lune a laissé sa place,
À l’Homme de la Nuit, millénaire immortel,
Et moi, Humaine, je me hasarde à faire face,
À mon autre dramatique anathème naturel.

J’ai sombré dans les sentiments de cette personne,
Insolite est cette inclination qu’ensemble, on partage,
Bien que notre culpabilité insidieuse crayonne,
Sur notre peau, des noms perdus, en tatouages.

La Lune pleine se dessine sur ma nouvelle ville,
Plongeant dans deux Mondes où se baigne,
Mon cœur qui tambourine et qui se fossile,
Dans l’éternité d’un Homme qui saigne.

Viendra le vent d’hiver, souffler comme autrefois,
C’est un Homme de parole, depuis un millénaire,
« M » gravé sur les murs suintants, sur le bois,
Mais je m’interroge, qui ralentit le petit frère ?

THE END (?)


Surnoms :
Homme de la Lune : Loup-Garou.
Homme de la Nuit : Vampire.


Peinture réalisée par mes soins le 21 Avril 2020.
J’avoue m’être inspiré de cette histoire pour peindre ceci. (Mais, à Drogheda, pas à New Orleans ! La Tour que vous voyez, se trouve ici chez moi, à Drogheda. The Millmount Tower…)
Deux Mondes :
À votre droite : La Pleine Lune des Loups-Garous.
À votre gauche : Le ciel rougit par le sang versé des Vampires.


Signification :

J’adore les histoires d’amour maudites… C’est affreusement romantique. J’en conviens, à vivre, c’est moins classe déjà… Pour en avoir vécu deux, dont une intense (Et maudite par le temps, tiens, d’ailleurs) c’est pas la joie.
Mais à écrire ! Je m’amuse comme une petite folle !
William Shakespeare joue ma muse et Arthur Rimbaud écrit mes mots…
L’histoire continue…

Tous les paragraphes en italiques se déroulent dans le passé. (En souvenirs/Flashbacks.)

Parlons un peu de l’Ordre… Et surtout de la jeune fille de ma première histoire. Voici son passé. Sa première mission n’était pas à New Orleans avec les Vampires, mais dans une autre ville avec des Loups-Garous…
Première mission, pas toujours facile, n’est-ce pas ? Mais, elle a géré. Un temps. Jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse d’un Loup-Garou (Ahhhh, les histoires d’amour…) Un Oméga, juste pour information. Bien sûr, elle ne pouvait pas le révéler à l’Ordre ! Ou Dr Hess (La Directrice) l’aurait tué !
Mais ce n’est pas cela qui les a séparés.
Non…
Un ennemi. Bien plus vicieux qu’un Chasseur.
Et son amant est mort. Elle n’a pas pu le sauver. Elle a failli à sa mission. Elle est retournée au Q.G de l’Ordre et, après une rapide lobotomie pour la remettre sur le droit chemin, elle a eu une seconde mission…

Que vous avez lu dans le premier poème !
Mais l’histoire se répète !
Elle tombe amoureuse d’un super Vampire.
Heureusement, il a anéanti l’Ordre, mais ce n’est pas cela qui menace encore sa bien-aimée. Plutôt ses propres Démons. Culpabilité du survivant (Survivante, en l’occurrence).
Elle n’a pas pu sauver son premier amour alors pourquoi mériterait-elle un second ? (Ai-je dit que j’adore écrire les histoires d’amour torturées et maudites ? Ahaha !)
Alors, en plein cauchemars la nuit, elle revit sa première mission. Le matin, elle se réveille encore plus effrayée et pleine de culpabilité dans les bras de son (nouveau) chéri.
Cependant, être un Vampire depuis 1000 ans, peut également créer ce genre de sentiment. Il culpabilise aussi de son passé avec ses ex-compagnes.
Alors, sur leurs peaux, s’écrit en tatouages une liste de noms des personnes qu’ils ont perdus…
(OK, j’ai un peu piqué le début de l’idée quelque part, mais je trouve ça trop classe, pardon !)

Bien sûr, lorsque l’on a déjà perdu quelqu’un, on angoisse encore plus à l’idée de reperdre un être cher… Mais ce n’est pas l’Ordre ou les Supers Vilains qui menacent leur bonheur. Juste leurs fantômes intérieurs. Et une fois vaincus, ils peuvent vivre pleinement leurs vies. (Enfin, sa « mort », concernant le Vampire.)
Sauf que…
Vous avez oublié le petit-demi-frère psychopathe ?
Moi, non…

Pas facile de raconter une longue et complexe histoire sans utiliser de prénoms et de noms. N’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, je ne m’y perds pas, tous les personnages ont un nom en vrai. Ils sont dans ma tête et restent cloués là-dedans pour de pas décrédibiliser l’histoire…

Oui/Non ?
– Oui, elle dort déjà chez lui, dans la demeure familiale du Super Vamp (Avec sa sœur et son petit-demi-frère pas loin.)
– Non, ils ne dorment pas dans un cercueil. (Mais, il reste bien au frais au sous-sol.)
– Oui, ces Vampires peuvent marcher au soleil, ils ont un artefact magique pour cela.
– Oui, la jeune fille a quelques notions de magies, mais non ce n’est pas une Sorcière.
– Non, je ne vous dirais pas à quels Mondes j’ai pioché mes idées par-ci, par-là.
– Non plus, je ne vous révélerais pas les noms/prénoms des personnages. Inventez les vôtres !
– Oui, au bout d’un moment, faudra qu’elle fasse un choix : morsure ou pas ?

À suivre…

20/21/22.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

New Orleans (The Order Chronicles #1)

Je reprends mon langage soutenu que j’ai adoré utiliser il y a déjà trois ans de ça, dans le poème :
« Songes d’une vie damnée »
Cette poésie est une sorte de suite (ou version 2.0/spin-off plutôt) de mes trois derniers écrits (En Français) :
« V World – Door Number Three »
Et :
« One of them »
Ou même :
« Sur mon cou »

Mais, pour la première fois depuis que je publie, une petite surprise vous attend à la fin…
En attendant…
ENJOY !



Comme je descendais les rues enfiévrées au jour,
Je ne puis voir les silhouettes au loin, qui se confondent,
Aux Humains résidents, ou en vacances long séjour,
Qui cherchent, par tous moyens, à visiter le Monde.

J’ai suivi les ombres, pour entreprendre ma mission,
Sans même connaître l’identité de mes faux-amis
Hélas, mon rôle est clair et ceci est ma profession,
De protéger les Monstres qui marchent dans la nuit.

J’ai des ordres de l’Ordre sur les anthropophages,
Dont la mort est bien plus précieuse que ma vie,
Nonobstant qu’ils aient deux mille fois mon âge,
Deux contre un, agréent mon aide avec syntonie.

Il est une demeure emplie d’une histoire ancestrale,
Qui camoufle cinq cercueils dans ses entrailles,
J’y défends Vivants et Morts, comme c’est Original,
Pour leur soustraire la peine d’austères funérailles.

J’ai lu les antiques grimoires et lancé mes sortilèges,
Récitant mes pourparlers avec les adversaires,
L’Ordre aime sacrifier les jeunes premiers élèves,
Tant qu’eux, moi, empêchons une prochaine guerre.

Comme le chiffre va par Cinq, sans aucune erreur,
Je me dresse, seule, face à un belliqueux Nemesis,
Rien n’est plus pugnace qu’un Original Chasseur,
Moribonde, un sanguinaire m’assiste in extremis.

J’en conviens, il n’était pas mon choisi, de prime-abord,
Néanmoins, un je-ne-sais-quoi se répand en nous,
Aphrodite frappe, que nous soyons vivant ou mort,
Préférant le frère noble au plus jeune jaloux.

J’ai rêvé la nuit de sa descendance par les Vikings,
J’ai pleuré la malédiction maternelle dans le sang,
Des cris intolérables du demi-frère prodigue,
D’une fratrie à jamais liée, jusqu’à la fin des Temps.

Moi qui tremblais, sentant poindre une inquiétude,
Tout soleil est atroce et toute lune est gelée,
Si par effroi nous conservons notre solitude,
Sa peur de me perdre l’empêche de m’enlacer.

Si je désire un amour, Elle jettera l’anathème,
En une voix, mon Latin murmure « Ab imo pectore »,
Disparaîtra par l’eau écarlate, sur ma peau blême,
Plébiscite la fin de ma mission ou bien ma mort.

L’Ordre a béni les Êtres Surnaturels de la nuit,
Au préjudice des Humains qui les protègent,
L’Immortel ne saurait gré autant de barbarie,
Seul contre tous, il fait rougir les premières neiges.

J’ai vu une nouvelle aube et un espoir renaître,
Illuminant sa silhouette aux rayons du petit jour,
Recouvert de rouge, mais comblé d’admettre,
Qu’il était grand temps de dire « oui » à l’amour.

L’aurore exaltée a dispersé leur musique et liberté,
Comme un violon joue seul sans la main qui le prend,
Le sang appellera à l’Humaine sa future éternité,
« Omnia vincit amor » sur le cercueil des amants.

THE END (?)


Phrases en Latin :
« Ab imo pectore » : Du fond du cœur.
« Omnia vincit amor » : L’amour subjugue tous les cœurs.

SURPRISE : Signification :
Je n’écris jamais la signification de mes poèmes. Jamais.
C’est donc une première ici, pour moi. Mais bon, comme c’est un poème un peu compliqué avec une vraie une histoire, je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
De manière générale, tous mes poèmes ont une réelle signification comme celui-ci. Une réelle histoire cachée dans les mots et les rimes.
Alors, pourquoi commencer avec celui-là ?
Aucune idée.

Tout est écrit du point de vue de la jeune femme, sauf le dernier paragraphe.

L’histoire s’ouvre avec une jeune fille (Vous, moi, elle, peu importe) qui est en mission. Son boulot est simple : protéger les Êtres Surnaturels (Loups-Garous, Vampires, Sorcière, Fantômes, etc.)
Le nom de la compagnie qui recrute les Humains pour ce faire, je l’ai appelé « L’Ordre ». J’aime bien. Ça sonne mystérieuse et méchant en même temps. Parce que, bon, l’Ordre c’est bien pour les Êtres Surnaturels, mais les Humains doivent les défendre jusqu’au bout. Quitte à en mourir.
L’Ordre recrute donc à l’orphelinat, pour ne pas avoir d’histoires avec les parents des futurs employés. Comme la fille du poème. (OK, cette partie n’est pas dite, mais moi je le savais en l’écrivant.)
Ainsi, la fille (Qui n’a pas de nom car ça peut être n’importe qui) se retrouve aux USA (La ville est en titre…) en mission de défense d’une famille de Vampires (Oui, les Êtres Surnaturels à protéger sont des Vampires, au cas où vous êtes passé à côté.)
Et si la fille débarque aux USA, c’est parce que l’Ordre est Britannique. (Elle aussi, donc. Je sais, ce n’est pas précisé. J’aurais dû, sûrement, car les personnages à suivre ont aussi des origines British. Bon, Vikings, en fait, mais passons !)
Bien qu’ils soient immortels, Badass et supers puissants, ils sont aussi en guerre contre d’autres Êtres Surnaturels et surtout poursuivi par les Chasseurs Ancestraux. (Ouais, j’aime bien la « balance » du Monde. À chaque clan, il y a son opposé.)
Notre jeune femme fait son boulot correctement, à savoir : protéger la demeure des Vampires.
Famille de cinq. Redondance numérique voulue avec le chiffre 5 :
5 Vampires, 5 cercueils (7 Normalement, car les 5 enfants ont quand même des parents…) et 5 Chasseurs à leur poursuite.
La Boss de l’Ordre (Que, dans ma tête, j’ai nommé « Dr Hess ») ordonne à la fille de tuer le Chasseur. Pas facile, facile…

La fille est à deux doigts de mourir… Et là…
Débarque mes moments préférés de mes histoires : l’amour… (Forcément…)
Un des Vampires l’avait suivi et l’a donc sauvé du vilain Chasseur (Cliché, mais ça fonctionne). Le Vampire est l’aîné de la famille et son petit demi-frère est jaloux. (La routine, il y a toujours des vilains petits canards dans les familles… Les Vampires n’échappent pas à cette règle !)
Mais le pire, bien sûr, c’est Dr Hess…
La Directrice ne tolère pas l’amour pour ses employés. (Devrais-je dire : pour les agneaux qu’elle envoie à l’abattoir ?)
Le souci pour elle, mais le côté positif pour la jeune femme, c’est qu’avoir un Super Vamp dans son camp ça peut aider. Car il n’est pas jouasse qu’une Directrice Humaine menace de tuer sa chère et tendre…
Ah oui, j’oubliais, personne ne peut démissionner de l’Ordre. Tu finis tes missions ou tu meurs de la main de Dr Hess. La plupart préfèrent donc mourir au travail. Comme la jeune femme de mon histoire.
Bref ! Le Super Vampire débarque à L’Ordre et tue tout le monde sur sa route. (Comme je disais, faut pas pousser un super Vamp immortel et vieux de 1000 ans.)
Et, oui, il y a un Q.G de l’Ordre en Louisiana. Leur base reste en Angleterre, néanmoins.

Ensuite, il retourne dans sa ville et libère la fille du joug de la Directrice (Morte, donc.)
Alors elle et lui vécurent heureux eu eurent pleins d’enfants ! Ahah !
Ou pas.
Car les Vampires ne peuvent pas procréer.
Mais L’Ordre n’existe plus et la jeune femme est enfin libre.
Certes, il reste encore des guerres à éviter et le petit-demi-frère psychopathe à surveiller. (Et y’a du boulot là…)
Mais ça, c’est une autre histoire…

OK, OK, je me suis inspirée de pas mal de trucs… J’ai pioché à droite et à gauche pour cette histoire sanglante. Mais bon, c’est quand même plus sympa en langage soutenu, non ?

La suite ? … Voilà une bonne question… Une suite ?

Sur quoi, le passé ?
Bien sûr, New Orleans n’était pas la première mission de notre employé modèle ! Les Vampires n’étaient même pas les premières créatures qu’elle a protégé… Alors, petit flashback temporel pour savoir ce qu’il s’est passé dans une autre ville, remplie de Loups-Garous… ?

Ou alors, le présent ?
L’amour maudit, c’est mon dada… Pas facile de vivre un amour interdit par les ennemis et par le temps, bien sûr ! Les Vampires sont éternels, les Humains non. Alors, comment faire ? Va-t-elle vouloir la morsure, comme l’avant-dernier paragraphe le laisse penser ? Ou rester mortelle ?

Ou bien le futur ?
Que c’est compliqué d’avoir un petit frère psychopathe… Il ne tient pas en place et adore tuer tout ceux qui s’opposent à lui. D’une jalousie maladive, aussi ! Bref, le futur semble un peu… Flou. Non ?

À vous de choisir…

18/19.04.20
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Le Manoir (Les Funérailles)

Pour mes lecteurs de l’ombre et de la lumière…
Voici une autre histoire récente. Mais construite sur les bases d’une histoire bien plus ancienne…
Rien de bien lumineux, j’en ai bien peur. Mais, après tout, c’est mon style, non ?
Pour les plus téméraires : Bonne lecture !



Il y avait la mer… Comme toujours, l’esprit de la mer est avec moi partout où je vais.
Même dans ce manoir. Ce GRAND manoir abandonné.
Abandonné ? Pas tant que ça.
Aujourd’hui, quelque chose s’est passé dans ce manoir : des funérailles.
Pas les miennes (Pour une fois) mais celles de Monsieur Alexander.
Le Karma, sans doute.
Je les vois tous : sa famille (Ce qu’il en reste), ses amis (Qu’il n’a plus depuis des années) et surtout : ses ennemis (En pagaille).
Ils sont tous si… Vieux…
Combien d’années ont passé ? 10 ans ? 15 ans ?
J’étais si jeune lorsque je les ai connus. Et maintenant…
Eh bien, je reviens. Je n’ai pas changé (Physiquement, en tout cas) mais eux…

Un cercueil blanc.
Comme dans sa vision. Celle d’Alexander, sur la fin du Monde (Dont il était la cause, bien sûr).
Il a eu raison… Et tort.
L’enterrement est tellement solennel, mais c’est là que je le revois : Jeremy.
Jem.
Il a un peu vieilli, lui aussi. Une barbe de trois jours lui ronge les joues et quelques cheveux grisonnants rayonnent par le soleil pâle qui se couche.
Dans le silence absolu du manoir, tout le monde présente ses « condoléances ».
Mais, à qui ?

Après ce « triste » moment, les gens retournent à leurs tricots. Et le brouhaha envahit le manoir.
Jusqu’à l’attaque.
Le manoir est, comme son nom l’indique, immense. Mais sur un seul étage uniquement. Et c’est tant mieux, pour la suite.
Parce que c’est à ce moment-là, qu’ILS nous ont attaqués.
Les statues vivantes.
Enfin, elles n’ont pas toujours été des statues. Elles n’ont pas toujours été vivantes non plus. Mais, aujourd’hui, elles le sont.
Et elles veulent entrer dans le manoir.
Alors, j’utilise ce que j’ai gardé secret jusqu’à maintenant : ma Magie.
Je hurle :
– Awendaþ eft wansæliga neat !
Et les statues reculent sous l’effet de mon sort. Mais ce n’est que temporaire. Nous avons besoin de plus de temps.
Jem me regarde. Me dévisage, pour être plus précise. Comme s’il me redécouvrait. Moi aussi, je découvre quelque chose. Une sorte de sympathie. Attirance pour lui. C’est si étrange. À l’époque, il y a des années de ça, mon cœur appartenait tantôt à son meilleur ami, tantôt à l’homme allongé dans le cercueil. La raison pour laquelle je devais venir à ces funérailles.

L’ami de Jem, que Jem lui-même a toujours surnommé « CK » cours vers nous avec panique. Il sait que les monstres vont attaquer à nouveau. J’acquiesce en disant :
– Nous devons verrouiller toutes les issues. Portes, fenêtres, les moindres coins !
Tout le monde s’exécute.
Dans ce GRAND manoir.
Immense.
Nous verrouillons tout à clefs. Et je garde l’une des clefs dans la paume de ma main. Je la fixe intensément. Cette clef dorée et rouillée. Un souvenir… Gardée derrière une porte noire fermée à double tour… Quinze ans aussi. Déjà…

Jem me fait revenir à la réalité. Les statues forcent les entrées. À l’intérieur du manoir, c’est la panique. Tout le monde est en proie à une angoisse soudaine. Sauf, bien sûr, Alexander.
Un bruit.
Une vitre qui se brise et les gens sursautent. Moi y compris. Je lâche la clef qui tombe sur le sol carrelé en faisant un autre son étrange.
Jem se tourne vers moi avec un regard inquiet.
– Fais quelque chose… S’il te plaît…
Encore une fois, j’acquiesce en me dirigeant vers les statues qui progressent. Je tends mes mains vers elles en criant :
– Flíeh on nu moras !
Elles ralentissent. S’arrêtent.
Quelques minutes. Mais ma Magie n’est pas assez puissante contre elles.

Une autre fenêtre se brise. Le verre tombe sur le carrelage. Une porte explose.
Les créatures continuaient leur ascension.
Mais, elles ne sont pas seules.
Une personne les contrôle. Une grande ombre noire cachée sous un vêtement de soie sombre.
Jem se place à ma gauche. Proche de moi, il murmure :
– Qui est-ce ?
Je n’en sais rien. Mais si cette Être est ici, il n’y a pour moi, qu’une seule raison à cela.
– Probablement un ennemi d’Alexander.
Jem étouffe un rire.
– Nous sommes tous les ennemis d’Alexander.
Il a raison. Il tourne son visage désormais sérieux vers moi et rajoute :
– Tu l’as écrit à l’époque. Votre histoire. Notre histoire à tous. Qui commence dans un manoir. Essaye de changer la fin… Evenstar…
Il susurre le dernier mot dans mon oreille. Un surnom oublié…
Jem m’a pris la main et j’ai senti comme une autre Magie m’envahir. Qui, combiné avec la mienne, pouvait arrêter les monstres.
– Forþ fleoge !
Il a vu mes yeux changer de couleur. Passer du brun au doré.
Et le Leader vêtu de noir s’est stoppé dans son élan.
Mais pas uniquement eux. Les invités, les innocents dans le manoir, ne bougeaient plus. Le temps venait de se figer. Sauf pour Jem et moi.

Main dans la main, nous nous dirigions vers une des sorties. L’air frais de la nuit raviva nos sens. Nos esprits. La lune dans le ciel éclairait les statues immobiles autour du manoir. Contre les murs. Passant les fenêtres et portes pour attraper les Humains.
Sauf que, les monstres ignoraient que certains invités n’étaient en rien des Êtres Humains.
Jem si. Et cela le mettait en danger.
Alors, à ce moment-là, j’ai compris.
J’ai laissé Jem dehors et j’ai fait demi-tour vers la Magicienne qui contrôlait cette armée. Je ne pouvais pas voir son visage derrière son voile de soie noire. Mais qu’importait…
Elle était encore figée et le temps m’était compté.
– Ic her aciege ænne windræs ! Færblæd wawe ! Windræs ungetermed gehiere ! Ic ðe bebiede mid ealle strangnesse ðæt ðu geblæwest ond sierest strange ! Ge spurne þeos hægtesse !
Le temps reprit son cours. Avant ça, une fumée étrange émana du corps de l’ennemie et forma une boule de lumière noire au-dessus d’elle. Avec ma main gauche, j’attrapai cette boule rutilante par Magie et… Je la détruisis.
La Nécromancienne hurla. De douleur ou de haine ?
Les deux, probablement.
Les statues se remirent à avancer, tandis que les Humains tentèrent de s’enfuir.
Sauf moi.
Car les bras squelettiques de la mystérieuse femme m’attrapèrent et agrippèrent mon cou avec fermeté. Le souffle coupé, je vis au dernier moment Jem courir vers moi.

La Nécromancienne me lâcha et me jeta au milieu des statues. Je savais que Jem ne me laisserait pas seule au milieu de nos ennemis. Mais s’il avançait encore, il serait pris dans leur piège lui aussi. Alors, à contre cœur, je me suis mise à murmurer :
– Wáce ierlic.
Et Jem recula contre sa volonté, sous l’effet de ma Magie.
Il savait ce qu’il lui restait à faire : aider tous les invités à s’enfuir.
Il ne voulait pas me laisser, mais il n’avait pas le choix, pour le bien de tous.

Jem lança un dernier regard vers moi.
Une larme coula le long de ses joues et il disparut au moment où les statues bloquèrent ma vision. Elles se jetèrent sur moi pour me battre.
Allongé sur le sol, en position fœtale, je sentais mes os se briser et mon sang couler sur le carrelage froid.

À la fin, il ne resta que la Magicienne inconnue, son armée, le cercueil blanc et moi.

Jem avait raison.
J’ai déjà écrit la première histoire. Il y a déjà dix ans de cela…
Qui commençait dans un manoir. Celui d’Alexander.
Pourtant, je n’ai pas pu changer la fin.
Je suis morte dans la première aussi.
La boucle est bouclée, l’histoire est terminée.

Février 2020


« C’était un magnifique cœur de cristal. Alors qu’ils s’embrassaient, la limousine s’arrêta… 
Ils étaient arrivés au manoir… » 

Février 2010


 

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La Tribu d’Arcania (Ensemble)

Pour le second article de cette nouvelle catégorie, je vais poster un poème.
Que j’ai en réalité déjà posté sur mon site il y a quelques années de ça, et dont vous pouvez retrouver le lien en cliquant ici.
(Je l’ai néanmoins retravaillé.)
Pourquoi je le reposte ?
Parce que je reçois des signes…
Contrairement à ma première histoire de cette catégorie, celle-ci est vraie.
J’ai utilisé des surnoms « Magiques » mais le fond est réel.
Et, malheureusement, encore trop souvent courant dans les Écoles de nos jours.
Je pense que c’est bien d’en parler, voir de le dénoncer dans certains cas trop graves.
Le « signe » est que, l’amie en question et moi-même avons repris contact. (En réalité nous ne l’avions jamais vraiment perdu.)
Et que, en découvrant ses nouvelles mésaventures, j’ai repensé à celles-ci.
Peut-être que vous découvrirez la chanson, le texte qui m’a inspiré cette histoire. Je me suis basé sur une musique Celtique/Bretonne, que j’affectionne depuis la nuit des temps.
Cette histoire est tellement « vieille » que j’ai du mal à savoir quand je l’ai écrite très exactement. Je la situe vers 2008/2009.
Sur ce, bonne aventure !


Le vent souffle sur la route est fait tanguer ma p’tite voiture,
Je jette un regard dans le rétro en pensant aux prochains coups durs,
Helya, ma petite sœur, m’a déjà bien préparé,
Cindy et moi avons décidé de mener le combat dans le lycée.

Là où toutes les renégates, les élèves me prennent pour une traître,
Tout ça car on a décrété qu’elles seront jamais nos maîtres,
C’est l’heure maintenant de défendre notre esprit,
Contre une armée de filles prête à tout dans la vie.

Tous les alliés se sont réunis de notre côté,
Mais trois contre une trentaine, c’est pas vraiment gagné,
Après un bon repas chez Cindy suivi d’un petit somme,
On se prend, pour le courage, une petite gorgée de Rhum.

Ensemble, on se dirige vers le lieu tant redouté,
Où le harcèlement moral n’est normalement pas accepté,
En pensé, Helya est avec nous dans notre combat,
Car ensemble, nous sommes dans la Tribu d’Arcania…

Enfin un pied dans ce lieu de malheur et d’abandon,
Toute la Tribu, c’est-à-dire nous deux, nous avançons,
Les regards se croisent, les voix parlent dans notre dos,
À chaque pas faits, un peu plus que des ragots.

Cindy pouvait se faire huer devant mon regard,
Sous le poids des paroles que possédaient toutes ces barbares,
Des mots, des gestes et des diffamations dans le jardin d’Eden
Qui faisaient couler des larmes sur le goudron de notre peine.

Tous ces jours de tristesse, où nous deux, on se traîne,
Car on sait que tout n’est que colère mêlée de haine,
Rien n’en vaut la peine, pourquoi combattre contre ça ?
Mais si on ne le fait pas, personne d’autre ne le fera.

Et la lutte continue jusqu’à la fin de la journée,
Le poids des mots peu à peu, disparaît,
Faut défendre nos droits que nous avons ici-bas,
Et pour les libertés, de la Tribu d’Arcania.

Le lendemain tout recommence et les jours se suivent,
Pendant deux ans jusqu’à ce que tout dérive,
Elles ne comprennent pas qu’on lutte contre leur Enfer,
Mais la Tribu d’Arcania n’a pas décidé de se taire.

À la fin, elles partiront sans même savoir pourquoi,
Tout le mal qu’elles ont fait pour en arriver là,
Quand les regards se poseront autour de nous,
De la Tribu, nous serons les seuls encore debout.

Nos esprits se reposeront, on sera enfin libre,
Nos larmes couleront par la joie de vivre,
De ces jours, il ne restera plus rien,
Juste un sentiment, vague souvenir lointain…

Le vent souffle toujours sur la route est fait tanguer ma voiture
Je regarde encore dans le rétro en pensant aux prochains coups durs,
Mais main dans la main, ensemble, on gagnera,
Et on deviendra fortes, dans la tribu d’Arcania…


Ensemble contre « Le Réseau »…


L’inspiration… Celtique…

 

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Everybody is dead (Les Âmes Voyageuses)

J’ouvre une nouvelle catégorie pour les lecteurs de l’ombre et de la lumière.
Comme vous le savez (ou pas) j’ai arrêté de poster sur les deux comptes actifs que je possédais. Pour les raisons expliquées ici et ici.
Et pourtant…
J’ai toujours autant d’idées et des envies d’écriture.
Certes, je continue mon travail avec mes poèmes en Anglais, Français et Gaélique.
Mais les histoires, alors ?
Voilà, j’ouvre une section spéciale pour cela…

Je commence ainsi avec une histoire plutôt « vieille » écrite en 2017 avant tout ce que j’ai pu accomplir depuis. C’est une fiction à la première personne. Pleine de mystères, de magies et de références particulières.
Les personnes nommées sont toutes réelles, sauf une…
La Timeline n’est pas dans l’ordre.
J’ai ré-écrit certaines parties pour plus de compréhension. (Et moins de Drama.)
Si toutefois certaines choses vous échappe, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire. Je passe vous lire et vous répondre !
Je ne sais pas pourquoi, mais je tiens beaucoup à cette histoire…
Elle est très étrange et horriblement triste, mais ses sentiments à l’intérieur sont si… Réels…
Si le cœur vous en dit…
(Pardon pour les fautes restantes…)



Tout le monde est mort…
« Vivre, c’est renoncer ».
Je vais mettre au propre l’histoire qui termine le fameux : « Carnet de Barjy ».

Il ne me reste que Baby, et c’est avec elle que je rentre chez moi une fois que le Monde s’est écroulé sur lui-même. Et sur moi. Je retourne dans le Nord. Le Nord se souvient.
Je gare Baby au Nord de la France pour prendre le train en direction de Londres, comme promis à ma sœur, mais clandestinement.
Je vais à Hogwarts, car c’est là que tout a commencé et c’est donc là que tout doit renaître.
Et c’est dans ce Monde de Magie que je rencontre mon futur meilleur ami. Un peu comme un « Chris 2.0 ».
Mon ami, appelons-le « Jeremy ». Il est vrai que, dans un premier temps, je voulais l’appeler « Adam », mais cela serait étrangement redondant compte tenu de la suite de l’histoire.
Jeremy devient mon Parabatai (Prononcer « Parabaille ») il est mon Julian Blackthorn et je suis sa Emma Carstairs. Référence que, d’ailleurs, il comprend. Alors, même si c’est moi qui joue une Carstairs, je surnomme Jeremy : « Jem ».

– PARIS –

Pour une Convention ou une IRL, peu importe, tout est flou, mais je suis à Paris. Je gare Baby au parking de Disneyland. Et c’est dans cet autre endroit magique que je retrouve mes « anciennes » amies. Qui ?
Disons par exemple : Barjy ? Lenny ? Dat’ ? Caly aussi ? Et tant d’autre que le temps et le silence ont effacé.
Tout est si différent, désormais. Et personne ne peut savoir à quel point.
Sous le ciel gris parisien, après Disney Village, je vois le lac de l’hôtel. Dieu, comme cette eau fait remonter des souvenirs enfouit en moi. Une autre vie… Je suis les filles comme une ombre silencieuse. Nous sommes toutes assises autour d’une table ronde qui ne ferait pas rougir Arthur Pendragon. Mes yeux reflètent les fantômes du passé lorsque Jem arrive vers nous. Il ne sait pas parler Français. Nous parlons Anglais entre nous. Compte tenu de nos aventures dans les contrées Nordiques, je parle Anglais certes, mais avec un accent Irlandais à couper au couteau.
Lorsque Jem s’assoit à notre table, les filles lui pose des questions. Heureusement qu’elles sont bilingues. Et Jem, sans filtre, répond à tout le monde et narre alors nos « aventures »…


ONCE UPON A TIME, IN…

– LONDON –

Dans les rues de Londres, ma cleptomanie nous sauve la vie. Et beaucoup plus qu’à Namur ! Dont ce souvenir se tari peu à peu en moi.
Et Jem a ce don fascinant d’être toujours d’une joyeuseté immortelle. Comme si rien ne pouvait l’atteindre, car justement tout l’a déjà atteint.
C’est à Hogwarts que tout commence. Nous sommes Parabatai certes, mais sûrement pas dans la même Maison ! Moi, je suis dans la maison qui fut mienne depuis la nuit des temps :

« Or perhaps in Slytherin,
You’ll make your real friends,
Those cunning folks use any means,
To achieve their ends. »

Le courage joyeux de Jem le conduit à Gryffindor, par la logique. Après avoir pris la Voie 9 ¾, nous décidons d’aller à Baker Street. Et tout naturellement, nous nous dirigeons vers Barking Road pour filer au Who Shop afin de voler le TARDIS comme l’aura fait le Docteur avant nous.
Nos pas, surtout les miens, nous conduisent à la Thames River, au London Eye, puis devant les portes noires et dorées du Buckingham Palace. Où nous nous attendons presque à voir le vaisseau spacial « Titanic » amorcer sa descente vers le Palais avec 10th pilotant la croisière.
L’effervescence de la ville nous épuise malgré la nourriture volée de droite et de gauche. Alors, c’est cliché, mais l’hospitalité et la gentillesse des Anglais jouent en notre faveur. Pour ne pas dormir dehors, certains Britanniques nous ouvrent leurs portes en échanges d’histoires, d’aventures ou de coups de main dans leurs humbles demeures.

– WALES –

Pour les Parabatai que nous sommes, il est fort logique à ce propos de porter nos pas vers le Pays de Galles. Toujours clandestinement, cela va sans dire. Nous voulons parcourir ensemble les origines de Will Herondale. Aller enfin à Dolgellau et faire l’ascension du Cadair Idris !
Dont la beauté n’a d’égale que la longue marche de Mynydd Pencoed jusqu’à Mynydd Moel. Mais, au milieu de cette montagne géante qui a donné son nom à la Cité de Verre d’Alicante, se trouve le Lac de Llyn Cau. Où son homologue maudit se situe non loin de la demeure des Chasseurs d’Ombres à Idris.
Cette eau céruléenne ressort comme un diamant éclatant au centre d’un vert vif des montagnes de ces terres Celtiques. Où son fleuve se jette dans la mer d’Irlande.

– IRELAND –

Et nous y voici enfin, au fameux pays ! Par bateau clandestin, car le sourire de Jem nous fait tout traverser, nous naviguons sur la mer pour arriver à Dublin. Car je veux voir le parking du film Irlandais que j’aime tant. Le parking de Cathal et Fred, en face de la mer. Et nous retombons ensuite dans les tumultes d’une ville aux allures celtiques. Tout en filant par la suite vers Drogheda, ville voisine. Car mon crétin de cerveau tient absolument à voir la lande originaire d’une personne que j’apprécie beaucoup. Dans le même ordre d’idées, nous débarquons en Irlande du Nord, dans la ville d’Armagh. Où les monolithes se battent en duel avec la magnificence de la Cathédrale. Nommé en Irlandais « Ard Mhacha », la ville représente pour moi les origines de « Merlin ».
Nous passons ensuite vers Galway, car j’ai toujours voulu visiter cette ville pour une raison qui m’échappe complètement aujourd’hui…
Et, alors que nous nous amusons de Pubs en Pubs pour presque rien, nous passons devant le musée « Twice as Nice », dont le dernier mot me fait sourire. Comme le souvenir d’une vie antérieure.
Nous restons, trop, longtemps en Irlande. Jem qui a toujours était British garde son élocution anglaise, mais je chope le mal de l’accent de ce pays.
Oui, nous restons beaucoup trop longtemps en Irlande.
Car… Eh bien, c’est l’Irlande !

– ICELAND –

Malgré le froid, la faim et la fatigue qui nous tenaillent, nous continuons. Et nous traversons la mer Nordique pour enfin débarquer en Islande ! À Reykjavik, dont les toits des maisons nous offrent un décor hétéroclite de couleurs vives. Et le ciel se mélange à l’azur de la mer dans un maelström de froid et de neige.
Et même si la famine et le froid sont pires qu’au Purgatoire, rien ne vaut les aurores boréales comme seules couvertures.
Tout change des rues et des ponts de Londres ou des Pubs d’Irlande.
Enfin, nous marchons sur le fameux volcan Eyjafjallajökull où mon imagination sans frontière voit les vapeurs et la fumée sortant de la montagne comme lors de l’éruption en 2010.
L’Islande est un lieu magique où les Terrestres ne peuvent pas nous retrouver. Une lande de beauté et d’enchantement, loin des Démons et des malédictions. Ici, il n’y a que la nature que l’Homme ne peut détruire.
Dans un Monde si mort, ici la vie reprend son court…
Et tout ceci, du sol, aux montagnes, des lagons, aux geysers, jusqu’au ciel, aux étoiles et aux aurores boréales… Tout ceci vaut le froid, la faim et la fatigue…

– BLACKPOOL –

Retour à la civilisation !
Avec difficulté, même si la traversée semée de secousses m’avait déjà bien préparé à la présence des Terrestres. Jem sourit toujours pour gruger les transports. Et ma cleptomanie nourrie nos estomacs affamés.
Je ne sais pas quel jour nous sommes, et pour tout dire, je n’en ai cure.
Lorsque, pas loin de la Tour, nous repérons un groupe d’Américains. Alors, comme souvent, incognito, je leur fais les poches…
Jem se trouve pas loin pour assurer mes arrières. Mais, malgré sa surveillance, un des Américains me chope.
Pourtant, c’est étrange… Ses yeux bleu céruléen me disent quelque chose. Les aurai-je déjà vus dans ma vie d’antan ? Comme un souvenir d’azur…

Ce que je lui demande, en bégayant, dans mon « French/Irish » accent.
Ah, oui… C’est Misha… Si ses Bodyguards nous sautent dessus, Misha calme les gorilles. De toute façon, nos frêles silhouettes ne seront jamais une forte menace pour eux et lui. Où peut-être est-ce à cause de mon Trench-coat, qui me protège du froid du Nord ?
Mais, il nous les laisse, les pièces. Lorsque ses homologues Américains débarquent. Enfin, Américains, pas tous… Car c’est là que je me souviens de quelqu’un. Adam.
Mais, pourquoi lui ?
Jem ne connaît pas tout ça. Mais Adam vient vers nous, parlant comme moi (Ou comme Colin, en fait) Est-ce donc lui ou son « autre » qui a vécu ce que nous vivons Jem et moi ? Quoi qu’il en soit, il nous invite à une table de l’étrange grand hôtel, un certain « Norbreck Castle Hotel », pour un repas digne de ce nom. Et c’est tant mieux, car malgré notre paranoïa, nos ventres gargouillent !

Alors Jem et moi, nous nous mettons à une table en suivant comme une ombre l’Irlandais devant nous. Assis en face de nous, Adam nous regarde avec… Pitié ?
Et pourquoi donc mangeons-nous avec lui et pas avec l’autre ? Misha qui nous a donné les pièces et s’est éclipsé Dieu seul sait où. Avec sa femme et ses enfants ? Alors, Jem et moi, en face de notre nouvel ami, fuyant ses yeux bleus translucides. Il ne dit pas grand chose, à vrai dire. Encore trop timide sur les bords. Mais il est si simple de lire dans son regard. Il ne fait pas le pitre comme son collègue Britannique. Qui lui, est où d’ailleurs ?

Ah ! Il parle enfin ! Avec son accent Irlandais même pas camouflé. Que Jem comprend, grâce à notre long séjour en Irlande.
Nous irons remercier Cathal sur le parking de Dublin, pour ça !
Il veut connaître un peu notre histoire. Comme les filles à Paris qui écoutent Jem narrer nos aventures.

Mais devons-nous raconter le début de cette vie ?
Ou la fin de la dernière ?
Car, là où se termine une histoire, en commence une autre. Et ce, même après la fin du Monde !

Nous parlons tous les trois. Même si Jem ne le connaît pas. Techniquement, moi non plus. Nous déjeunons avec lui. Dans nos guenilles et mon Trench-coat qui a littéralement fait la guerre…

Alors, je lui raconte une histoire. Une de nos histoires…


IN A LAND OF MYTH AND A TIME OF MAGIC…

– DE PIERREFONDS A GOODRICH CASTLE JUSQU’A LA PENSHURST PLACE –

Et voilà comment ce carnet se terminera. Comme il a commencé. À l’instar de la chanson « So cold » qui représente deux générations. C’est pareil pour la musique « You’re the voice ». D’autant plus que, maintenant, le Graal, je l’ai trouvé !
Alors, comme tous les clichés sont vrais, il en est de même pour les légendes. Comme Pierrefonds qui est le siège de Camelot, bien sûr !
Je lui raconte Camelot. Et le Graal. Et l’histoire des deux dragons : Kilgharrah et Aithusa. À Pierrefonds, je pouvais emmener Baby. Alors, forcément, à « Baby » et « Arthur », Adam tique et pose des questions. Nous lui répondons le plus simplement du Monde, mais peut-être nous prend-il pour des fous ?
Puis, je commence une phrase par :
« Let me paint you a picture of a World with Magic… »
Il comprend la référence. La « sienne », à dire vrai, d’ailleurs. Je continue et je parle de Camelot, Kilgharrah, Aithusa, Hogwarts aussi et ma maison Slytherin, puis de Baker Street au Dartmoor, des voyages dans le TARDIS et de toutes les légendes réelles (Phrase qui fait très oxymore) et il nous écoute attentivement. Surtout lorsque nous parlons de son pays et des légendes qui vont avec.
Pour rester dans le thème de Merlin, je termine par :
« I am a Sorcerer. I have Magic. »
Car, c’était grâce à la magie et à mes pouvoirs que j’ai pu tout arrêter… Et recommencer à nouveau…

– DARLIG ULV – STRANDEN –

Ou « Bad Wolf Bay »…
C’est la fois où je suis morte. C’était le 13 juillet 2014, tué d’une balle dans la tête par un Chasseur. Notez quand même l’ironie atroce de la chose, maintenant que j’y pense… Castiel m’a emmené sur cette plage en me disant que cela serait mon propre Paradis. Même après tout ce qu’il s’est passé, j’aime à croire que cela puisse l’être encore. Un jour, proche ou lointain.

– HOGWARTS –

C’est l’heure. Au moment où j’écris ces lignes, c’est plus ou moins l’heure pour quelqu’un, quelque part, dans le Nord.
Je voulais lire, mais je n’y arrive pas. Tant que cette histoire ne sera pas terminée, elle tournera encore en boucle dans ma tête. Comme un vieux CD rayé ou un comme un vinyle qu’on aurait laissé mourir sur un tourne-disque… Pourtant, je ne sais pas vraiment comment se termine l’histoire. Comment finir une histoire qui n’a pas encore commencé ?
Alors, tandis que mon cœur s’envole à Blackpool, mon esprit est à Londres. À Hogwarts, pour être plus exact.
Et tandis que j’attends pour Baby, ma détresse augmente avec ma tristesse. Et ma jalousie me donne envie de crever. Je ne sais pas où est Jem, est-il avec moi dans le Bunker cette nuit, perdu au milieu de l’île ?
Alors, je reste « chez moi », à Hogwarts, à Slytherin. Arpentant l’âme en peine les couloirs de l’école, jusqu’aux cachots. De la bibliothèque à la Salle sur Demande. Qu’est-ce que j’ai pu y passer du temps là-bas !
Et je prie le Destin de ne pas être la prochaine :
« Personne qui a fait tous les mauvais choix. »

– BLACKPOOL II –

Enfin, nous terminons de manger… De dévorer, serait plus exact.
Dans un sens, j’y suis aussi à Blackpool, non ? Étrange…
Je termine l’histoire ici. Adam nous regarde Jem et moi, avec ses yeux bleus ronds d’étonnements. Et, tandis que je me noie dans la pâleur de ses iris, Misha nous rejoint enfin. Il nous donne, à Jem et moi, quelques billets pour la suite. Misha a l’habitude, il vit pour la charité et je sais que, IRL, il a eu un passé comme notre futur. Jem et moi le remercions chaleureusement. Bien que, ce soit Adam qui monopolise mon attention.
Comme lorsque j’avais l’habitude de manger dans des banquets de vingtaines de personnes qui parlaient, criaient, jouaient des mains pour s’exprimer, les seuls qui m’intéressaient étaient justement ceux qui ne parlaient pas.
Comme dans une pièce où un Dieu arrive, entouré d’un halo blanc pour éclairer les gens autour de lui, les seuls qui m’intéressent sont ceux qui restent dans l’ombre.
Et qui peut savoir ce qu’il se passe dans la tête d’Adam en ce moment ?
Il se lève pour payer. Et Misha ne bouge pas et continue de nous parler. Jem lui répond, mais moi, j’ai déjà utilisé mon quota de mots pour la journée. Et mes yeux sombres sont fixés sur l’autre personne.

C’est terminé. Une histoire pour un repas et eux, ils ont une Convention à faire. Car, c’est bien cela la raison de leur présence ?
Et nous, nous avons des touristes à dépouiller.
Ils nous serrent la main. Je sens bien un HUG derrière ce geste, comme une promesse. Nous les remercions, encore (Car personne ne remercie assez les gens).
Et, avant de partir, je plonge une dernière fois mon regard dans ses yeux bleus translucides qui me suivent comme un fantôme… Ou comme Fantôme.

– PARIS II –

Oui, Jem et moi les avons vus, parlés et mangés avec eux. Sous le regard ahuri des filles qui écoutent Jem narrer l’histoire avec un détachement émotionnelle digne du légendaire flegme Britannique.
Mais, qui peut donc jalouser deux orphelins sans domicile ?
C’est le Monde qui nous a tués, mais des gens comme eux qui nous ont sauvés.
Je ne voulais pas revivre le Purgatoire, mais 2017 ne m’en a pas laissé le choix. Je ne sais pas si je veux de ce futur ou pas.

Je déteste les Terrestres. Mais peut-on considérer ces personnes comme seulement Terrestres ?
Ne dit-on pas :
« Celui qui peut sauver une vie, peut sauver la Terre entière. » ?

Mais, s’ils ne savent pas qu’ils sauvent des vies ? Ou qu’ils ne les ont pas encore sauvés ?
Alors, dans le froid anglais, je porte tantôt mon Trench-coat et tantôt la veste de Charlie. Car, comme Baby, elle ne peut pas mourir. Je porte la veste de Charlie depuis 2005 et je n’ai pas l’intention de la lâcher. Et elle restera à jamais : « La veste de Charlie », comme le Trench-coat appartient à Castiel.
Une fois encore, ces reliques survivront avec moi. De l’île maudite, de l’Enfer jusqu’au Purgatoire, elles me suivent partout…
Ce sont mes propres Reliques de la Mort.

J’en conviens, c’est compliqué de se retrouver dans cette Timeline. Je raconte une histoire future, au présent tout en parlant au passé lorsque Jem parle aux filles ou moi à Adam.
Mais nous revoilà, toujours à la table de l’étrange hôtel qui me rappelle quelques souvenirs heureux, je crois, les filles nous dévisagent. Heureusement qu’elles sont bilingues, car Jem n’a pas arrêté de narrer nos épopées. Bien sûr, je dois traduire des filles à Jem.
Et enfin, elles me dévisagent et demandent de concert :
« Pourquoi tu ne nous as rien dit ? »
Parce que vous n’avez pas demandé…
Parce que je n’ai jamais su le dire. Je n’ai jamais su parler de ça. Ou du reste.
Magic or not magic ?
Tout change dans le Monde, mais pas ça…

Alors ce carnet finira comme il a commencé ? Avec Barjy.
Car, c’est elle qui me l’a offert, le carnet. Et c’est également elle qui est en ce moment même là où se trouve mon cœur. Ironie…
Alors, j’aime l’idée de terminer ce carnet avec une histoire.
Blackpool continue. Rome et les autres, bientôt ? Il y en aura toujours, et quelque chose me perturbe avec la ville de Blackpool. Comme si je la connaissais déjà. J’ai des images en tête qui n’appartiennent pourtant pas à mes souvenirs. Ce sont ceux de… Mordred ?!

Après toute cette histoire, comprenons pourquoi j’ai appelé mon Parabatai « Jeremy », Jem, et non « Adam ». Prénom trop redondant à l’histoire.
Belle histoire ? Triste, sans aucun doute.

Voilà, Jem et moi finissons de parler avec les filles à Paris. Le temps est passé, comme le reste des années. C’est effroyable comme tout s’enchaîne, tout change et tout meurt. Tout le monde, sauf Jem et moi…
Même si j’attends encore que ma prophétie se réalise, je ne fais rien pour moi ou pour l’empêcher.
Qui le verra, alors ? Si tout le monde est parti ?
Je ne sais pas vraiment comment l’histoire se termine. Mon cerveau en crée déjà une autre.
Le Bunker m’a fait souffrir, les seules fois où j’y suis allée. Je suis même morte là-bas. Je dois rester dehors, mais loin des Terrestres. Juste Jem, Baby et moi. Une Team bancale, mais une Team quand même. Nous deux contre le Monde.

Alors, est-ce la fin de cette aventure ? Ou son commencement ?

Tout le monde est mort. Alors qui se souviendra de nous, plus tard ?
Nous sommes les derniers, les enfants de la révolution, nous sommes la résistance et nous marcherons ensemble, lorsque le sang de nos ennemis fera rougir l’aube du ciel, par-delà le Nord. Lorsque le soleil de feu s’éteindra sur l’azur celtique de la mer, alors nous serons réunis jusqu’à la fin de la fin du Monde…

Tá brón orm, Je suis désolée, Lo siento, Ik ben droevig, Sono spiacente, Perdóname, Gomen nasais, Mujhe maaf kardo, Przepraszam, Sli’kha, Forgive me…



For Jem
Please do it for me.

 

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