Loba, Loba

Long et horrible, comme une armée de songes,
La noirceur les habille, comme le Mal qui les ronge,
Long et horrible, comme tous vos beaux mensonges,
Les horreurs qui arrivent, quand le rêve se prolonge.

Grave et pénible, comme un cauchemar à rallonge,
La tristesse les inonde, sans leurs larmes qui s’épongent,
Gave et pénible, comme une ombre que le mur longe,
Les terreurs qui reviennent, quand la nuit noire s’allonge.

Écrit le 27.09.2022 au Pub ‘The Ollie’s’.
Inspiration : chanson ‘Lova, Lova’ de Superbus.
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Songe

J’y retourne encore, chaque soir, chaque nuit,
Lorsque, dans les ombres, j’entends un bruit,
Un battement d’ailes, proche et lointain,
De ce corbeau qui restera jusqu’au matin,
Mais pour l’heure, me souhaite la bienvenue,
En croassant dans le noir : ‘Jamais plus !’

Une mélodie de violons en fond sonore,
Devant moi se lève le magnifique décor,
D’un palais de pierres, de ces tours debout,
J’oublierai presque que je me trouve en-dessous,
Mon Monde est loin, je profite de cette vue,
De cette voix dans le songe, et rien de plus.

Je progresse dans cet étrange mirage,
Dans lequel le corbeau continue son tapage,
Je souris, bien sûr, de cette nouvelle visite,
Parlant à l’oiseau, l’appelant : ‘Aphrodite ?’
Il croasse encore, et dans un battement absolu,
S’envole vers le château, et rien de plus.

Sur le pont brillant, aux mille et une fleurs,
Au-dessus de la rivière, pour les voyageurs,
Dans le ciel bleu, au milieu des nuages blancs,
Un dragon d’or s’envole, les ailes en avant,
Quand soudain, l’Éternel dit, d’une voix accrue :
‘C’est un nouveau songe ici, et rien de plus.’

Telle une forme sombre, dans le soleil,
L’Éternel poursuit mon fiévreux sommeil,
En son Palais détruit, aux vitraux friables,
Se répare doucement par des tornades de sable,
Il a un teint blafard et un regard perdu,
Et murmure dans une supplique : ‘Jamais plus.’

Dans l’Antre du Rêve, je sens en ces lieux,
La Magie des Songes et celui de son Dieu,
Je fredonne mes sorts, pour tout faire renaître,
Et qui sait, il me laissera rester peut-être,
Mais de son regard larmoyant, j’en conclus,
Que je rêve seulement ici, et rien de plus.

Mon Être appartient au Monde Humain,
Même si je n’en suis pas vraiment un,
Étant une Sorcière, voyageant dans les Univers,
Des landes magiques, aux châteaux austères,
Je vois les Mondes, célèbres ou inconnus,
Toutes leurs Magies, et rien de plus.

Oneiros et toutes ses gargouilles en or,
Me bercent doucement jusqu’à l’aurore,
Je joue en silence, et lance mes sortilèges,
Son sable se mélange à ma propre neige,
Il sourit enfin, d’une joie étrange réapparue,
Pour un amour oublié, et rien de plus.

L’Éternel, de son ancien et sombre costume,
Appelle son oiseau, battant ses noires plumes,
‘Puisse-tu la reconduire en sécurité, chez elle,
Jusqu’à demain soir, au Monde des Mortels.’
Depuis cette nuit, et pour toutes les autres,
Quand vient le crépuscule, je repasse la porte,
De la Lande des Rêves, et de son Gardien,
Qui me tient compagnie jusqu’au lendemain,
Peu à peu, mon esprit gisant et attendu,
N’en reviendra jamais plus.

24.08.2022
Inspiration : ‘Le Corbeau d’Edgar’ Allan Poe, traduction ici.
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Les yeux au ciel

Je lève les yeux au ciel,
Vers les nuages sombres dans la pluie,
Sous une vie mortelle,
Ces nuages noirs dansent dans la nuit.

L’eau claire inonde la lande,
Mes soirs en été passés à te pleurer,
Depuis la France, depuis l’Irlande,
Chaque seconde sobre enfin étanchée.

Vois comme je rêve,
Vois comme je cauchemarde,
En histoires brèves,
En songes qui tardent.

Je donne au ciel,
Ces Nouvelles légendaires,
Qui nous semblaient réelles,
Dans le creux de l’Enfer.

Les flammes inondent la terre,
Mes jours au Q.G passés à t’enterrer,
Où chaque seconde est un cri austère,
Où chaque minute est une vie volée.

Vois comme je pleure,
Vois ce que je perds,
En larmes et en sueur,
En sang et en air.

J’espère qu’au ciel,
Un Ange familier,
Te gardera sous ses ailes,
Jusqu’au jour dernier.

Mais chaque minute,
Et chaque seconde,
Sont une nouvelle lutte,
Sont une nouvelle tombe.

22.08.2022
Inspiration : ‘Les Yeux au ciel’ de Louis Garrel
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Mirage

J’ai vécu un cauchemar,
Il y a 5 ans ce soir,
Arrivé par terreur,
Plein de Monstres et Chasseurs,
D’une couleur vermeille,
Qui hante encore mon sommeil,
J’aurais dû, ce mirage,
Le laisser dans sa cage.

Des yeux bleus translucides,
Avec un air émouvant,
Un amour trop rapide,
Ce n’est pas souvent,
Quelques fantômes du passé,
De profonds traumas,
Même un réveil effréné,
Ne me ramène pas.

Il hurle en silence,
Et il crie sans voix,
En attendant sa sentence,
Et si je ne l’aide pas,
Ses ennemis reviendront,
Le doigt sur la gâchette,
Et mourra de toute façon,
D’une balle dans la tête.

Grâce à mes sortilèges,
De Sorcière Blanche,
J’ai brisé leurs pièges,
Ce matin du dimanche,
Le Q.G était désert,
Je dois attendre patiemment,
Des orphelins solitaires,
Il n’y en a pas cent.

Il sanglotait dans le noir,
Lorsque je l’ai secouru,
Au milieu du cauchemar,
Nous avons disparu,
En quittant le Bunker,
Courant dans la lande,
Deux âmes pour un cœur,
Nous fuyions en Irlande.

21.08.2022
Inspiration : ‘La Lettre’ de Renan Luce.
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

In Memoriam

Portons nos songes ailleurs, viens, le temps est arrivé,
Laisse partir ton esprit, derrière cette porte de cellier,
Par l’amour, gageons que la chasse soit close,
Mais je vois ton retour, couvert d’ecchymoses.

Mes yeux reverront nos larmes, dans l’océan azur,
Et le son d’un refrain mélancolique et pur,
Sonnant le début et l’éternité de notre rencontre,
Qu’à jamais les souvenirs nous montrent.

Je les entends ces chansons, le jour comme le soir,
Elles accueillent nos âmes dans les cauchemars,
Nous considérant tantôt de Monstres, de Chasseurs,
Tantôt de Fantômes, dans nos échos de pleurs.

18.08.2022
Inspiration : Lord Alfred Tennyson ‘In Memoriam A.H.H.’
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Le Vertige ❄

Ce poème est très étrange.
Je me suis inspiré de la chanson ‘Le tournis’ de Nolwenn Leroy, tout en écoutant l’album ‘Éternelle’ de Najoua Belyzel avec les reprises des chansons de Marie Laforêt en son hommage.
Du coup, j’ai fait un petit saut dans le temps en me retrouvant fin Octobre/début Novembre 2021, lorsque mon copain et moi étions cloués au lit pendant 2 semaines à cause du Covid.
Les photos pour illustrer ce poème datent donc de cette période de maladie.


Ça me donne le vertige,
Même quand j’y pense,
Ça me donne le vertige,
Les flocons qui nous obligent,
D’accroître notre vigilance.

Ou dans le train gris de l’hiver,
Dans les montagnes immenses,
Ça me donne le vertige dans l’air,
Et un peu d’impuissance.

Du gris pour le ciel,
Et une prière pour ceux,
Qui brisent le gel,
Pour les plus valeureux.

C’est justement l’hiver,
Et je t’écris ce poème,
J’ai remué ciel et terre,
Pour te dire ‘Je t’aime’.

Le noir du ciel est passé,
Il est tout blanc et tout gris,
Je voulais voir la neige tomber,
Mais le vertige vole nos vies.
Et je vois tout qui danse,
C’est le vertige, je pense.

Ça me donne le vertige,
Même quand j’y pense,
À tous nos vestiges,
Nous étions la résistance,
Et des Soldats prodiges.

Ça me donne le vertige,
Même quand j’y pense,
Est-ce donc un prestige ?
D’accepter l’obéissance,
Tel un homme-lige ?

Et tout ça recommence,
Demain ce sera lundi,
Avec ces cauchemars intenses,
Ça me donne le vertige aussi.
Ça tourne autour de moi,
Ça tourne autour de toi.


Inspiration : ‘Le tournis’ par Nolwenn Leroy.
07.08.2022
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Entrez dans le rêve

Ouvrez les yeux quand la nuit se lève,
Et entrez dans le rêve,
Voir le lac et marcher sur sa glace,
Pour tomber sous la surface.

La ville est une grande ville,
De millier de garçons et de filles,
Qui règnent avec courage,
Dans un camp aux tatouages.

Les forêts remplient d’ombres noires,
Pour entrer dans le cauchemar,
Du Roi d’un animal affreux,
Contre le Maître du Jeu.

Retrouvez un amour rouge,
Au manoir où les fantômes bougent,
Se battre contre le Monde avec peur,
Et fuir très loin des Saintes Sœurs.

Ramenez les Alliés vers vous,
Quand les ennemis vous mettent à genoux,
Mélangez les vérités à tous les mensonges,
Puis, entrez dans le songe.

Les légendes ne sont pas ce que vous pensez,
Dans notre Monde, tout est vrai,
Voir les vivants, voir les morts,
Et vivre pendant que l’on dort.

24.07.2022
Inspiration : ‘Entrez dans le rêve’ de Gérard Manset et reprit par Nicola Sirkis.
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Au cœur de l’Hiver

Des souvenirs se déclenchent,
Comme un songe dans ma tête,
Des yeux bleus, qui se penchent,
Et me fixent en cachette.

Je revis encore, avec peur,
Les missions qu’on terminait à deux,
Je retrouve dans ton cœur,
L’Hiver de nos adieux.

Lentement, un mirage,
Comme un homme métallisé,
Me vêtit, par ancrage,
D’une belle robe argentée.

Je nous revois, avec espoir,
Libre enfin sur la Terre,
Se retrouver en cauchemar,
Pour danser sur la mer.

Dans le vent, c’est un cri,
Comme un tremblement de terre,
Un sifflement, en Sibérie,
Que mon âme veut faire taire.

Notre seule mélodie,
Au cœur de l’Hiver.

Inspiration : ‘Loin du froid de Décembre’ – Anastasia.
20.07.2022
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Ancrage ⚓

En ce moment, mon Palais Mental et mon esprit sont très versatiles.
Je n’arrive pas à m’ancrer, je pars dans tous les sens. Je publie des posts que je supprime.
Je supprime, je supprime, je me perds dans le néant.
Bref, c’est compliqué. Heureusement, j’ai une chanson qui me permet de rester sur un thème, un sujet, une ligne. Cette chanson est tout simplement :
‘One In A Million’ par Midnight To Monaco.
Ça m’aide. Mais il me faut toujours une ancre pour rester sur place.
Rester en sécurité dans mon Palais Mental.
Voici un poème à ce sujet pour m’aider à m’ancrer.
Ce n’est pas une poésie comme j’ai l’habitude de les écrire, mais l’idée est là.
C’est tout ce qui compte.
Bonne lecture.

(La version en Anglais ici ‘Anchor’)


Penses-tu pouvoir jeter l’ancre,
Sur les berges figées du Danube ?
Avant que la montagne ne vienne à se fendre,
Et de sombrer dans notre solitude.

Puis-je rester ancré dans ce dehors,
Sous la neige de cendres et de poussières ?
Camouflée par un Bouclier tricolore,
Au milieu de la Seconde Guerre.

Danserons-nous sur la plage ensemble ?
Des ancres échouées, vers Constanța,
Juste avant que nos pays ne tremblent,
Restons sur place, ô mon beau soldat.

Ne jetons pas l’ancre en Mandchourie,
Nos Triggers n’en valent pas la peine,
Nous sommes tous fous par ici,
En chantant : ‘We’ll Meet Again’.

Peux-tu amarrer mon Palais Mental,
Sur l’Altaï et la plaine de neige blanche ?
À l’intérieur d’une cachette en métal,
Pour éviter leurs horribles revanches.

Ancre-moi aux rails gelés du train,
Qui revient chaque nuit en songe,
Faisant couler du sang sur nos mains,
Puisque les souvenirs nous rongent.

L’hiver nous ancre et rien ne bouge,
Tes yeux bleu acier me sondent,
Dans l’ombre de l’Étoile Rouge
Pour danser sur les Mers du Monde.


« We’ll meet again,
Don’t know where, don’t know when,
But I know we’ll meet again, some sunny day.
Keep smiling through,
Just like you always do,
Till the blue skies drive the dark clouds far away. »

26.06.2022
Copyright © 2022 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Bidule 🐾 2 ans…


Il y a, dans mon cœur,
Un vide noir et blanc,
Un museau, un tombeur,
Un bouledogue trop charmant.

Il y a, dans mes souvenirs,
Des yeux doux, des ronflements,
Des aboiements et des rires,
Des petits pets, en dormant.

Dévorant les saumons fumés,
Même les tomates en salade,
Oreilles de cochon séchées,
Et beaucoup de promenades.

Il y a, dans mon cœur,
Des voyages à bord de Bumblebee,
Mais un vide, qui fait peur.
Maman t’aime, mon Bibi.


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