Fantaisy of Cellar Door


Helheimr

Elle donnerait volontiers tout Arthur Rimbaud,
Pour quitter une seule fois le front d’Azzano,
Comme lui-même donnerait Gustave Flaubert,
Pour s’enfuir des cages ennemies de Kreischberg.

Car, à chaque fois que je viens à les entendre,
D’une guerre que personne ne peut comprendre,
Cent ans de leurs vies commence à mourir,
Dans la froideur que la neige vient à agrandir.

Puis, une ombre dans la blancheur du soir,
Une arme de fer, qu’engage un Hussard,
Qui colore continuellement le sol de rouge,
Ni elle, ni lui, plus personne ne bouge…

Drachenfutter

Puis, le crépuscule qui éclaire les contours,
Éclaire aussi en eux, leur immortel amour,
Si les balles s’arrêtent, comme un cher désir,
Peut-être que leurs fautes est d’y survivre.

Le crâne écarlate gronde dans les flammes,
Qui grimpent et viennent à brûler leurs âmes,
Dans les méandres de leurs ardents Enfer,
C’est dans ses veines, que le poison prospère.

Ils fuient dans la nuit, des machines infernales,
Et leurs vies reposent sur des casques en métal,
Sur les rails gelés, s’élance le funèbre train,
Il est temps, j’en ai peur, d’affronter le Destin…

Leoht

Oui, elle donnerait volontiers Victor Hugo,
Pour rester près de lui, et être son chaos,
Aussi, il donnerait tout Rossini ou Vivaldi,
Pour seulement quitter le camp ennemi.

Mais la Mort est trop douce, trop clémente,
Seule la torture reste, une douleur violente,
Puis, un homme, comme un bouclier d’airain,
Qui sait, peut-être, auront-ils un lendemain ?

Aux Bunkers secrets au milieu de la neige,
Il prend son fusil et elle, lance ses sortilèges,
Et l’Univers se verse dans leurs yeux,
La guerre n’était pas faite pour eux.

23/24/25.07.2021
.
Inspirations :
Poème « Fantaisie » de Gerard de Nerval (Traduction de Robert Launay)
Chanson « La Lettre de Métal » d’Indochine.
Film « Tolkien ».
.
Significations :

Cellar Door : Signifiant simplement « Porte de Cellier ». Considéré comme étant la plus belle composition de mots, en Anglais, en terme de sons.
Helheimr : Royaume de la Mort. Un monde sombre et hostile dirigé par Hel, la maîtresse de la mort.
Drachenfutter : Mot Allemand. Littéralement « Dragon’s Food » est en réalité désigné comme un cadeau offert pour apaiser quelqu’un.
Leoht : Signifie « Lumière » en vieux Anglais.
.
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Until the end (French & English)

Until the end
(French)

Tous leurs mots ont détruit ton esprit,
Et tu dois te battre encore pour ta vie,
Ta liberté disparaît dans tes veines,
Et t’endors dans la torture et la peine,
Tu vois le jour où tu auras cent ans,
Quand le Monde s’éteindra lentement,

Mais comment tu fais pour t’endormir sans moi ?
Mais comment je fais pour m’endormir sans toi ?

Je passe mon temps dans les Pubs le jour,
Je n’ai pas l’envie de retrouver un amour,
Je pense et je prie tout le temps pour toi,
L’espoir est parti, ici tout est triste et froid,
Là-bas, je sais, tu luttes encore en secret,
Mais tu n’en reviendras donc jamais ?

J’écrirai encore et encore seulement pour toi,
Tu me raconteras encore et encore pour moi.

Je revis nos combats et nos chaos,
Je revois nos souvenirs en photos,
Je revis notre mort et notre vie,
J’imagine notre âme qui se guérit.

Inspiration : Chanson « Un Ange à ma table » Indochine – La République des Meteors.


09.07.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.



« Je reviendrai fou fou mais sauf pour toi »



Until the end
(English)

All their words destroyed your spirit,
And you still have to fight for your life,
Your freedom is vanishing in your veins,
You fall asleep in torture and pain,
You see the day you’ll turn 100 years old,
The World will consume itself very slowly,

How can you sleep without me ?
How can I sleep without you ?

I spend my days in the Pubs,
I don’t have the time to find another love,
I think and I pray everyday for you,
My hope is gone, everything is dead and cold,
Over there I know, you fight again in secret,
Will you ever come back home ?

I’ll write again and again just for you,
You’ll tell me everything over and over for me.

I can see our fights and our chaos,
I can see our memories in photos,
I can see our deaths and our lives,
I can see our souls healing.

09.07.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Sur les Mers du Monde

M’emmèneras-tu danser ce soir,
Sur la Mer d’Irlande ou la Mer Noire ?
S’allonger ensemble sur le sable,
Devant les flots impitoyables ?

Le Monde appartient aux gens,
Qui peuvent voir la Magie souvent,
Perdons-nous dans les étoiles célestes,
Et partons voyager vers le grand Est.

Viendras-tu courir à côté de moi,
Sur toutes les plages de Constanța ?
Pouvons-nous dormir sur l’écume,
En hurlant sous la pleine lune ?

Le Monde appartient à ceux,
Qui voient la Magie dans nos yeux,
Du rivage de Laytown à celui de Tuzla,
Tous les deux ensemble, on survivra.

Allumerons-nous nos cierges,
Du Danube, sur ses berges ?
Veux-tu danser sur les ondes,
De toutes les Mers du Monde ?

La Terre appartient aux Humains,
Qui voyagent dans notre train,
Comme si c’était le dernier passage,
Avant de danser sur nos plages.

02.07.2021
Inspiration fulgurante après avoir écouté la nouvelle chanson de Nolwenn Leroy :
« Brésil et Finistère »

Bidule 1

Bidule – 1 an (Français)

Un an, et déjà douze lunes,
À écrire ton nom avec mes runes,
Mon petit loup, comme le temps passe,
De ton beau soleil, à ma douce glace.

Oh mon bébé, où es-tu parti ?
J’ai besoin de le savoir, oui,
Est-ce un endroit que tu aimes ?
Est-ce un endroit comme dans mes poèmes ?

J’essaye toujours de rester occupée,
Car la Terre est vide, désormais,
C’est ainsi, je me repose près de ta tombe,
Peut-être qu’un jour, je m’ouvrirai au Monde.


Bidule – 1 year (English)

One year and twelve moons,
I write your name with my runes,
My little wolf, time flies,
I still have teardrops in my eyes.

Oh my baby, where did you go ?
Please tell me, I need to know,
Is this a place where you are safe ?
Is this a place where I can see your face ?

I’m still trying to stay busy,
Because now, the World is empty,
I stay close to your grave,
And I’ll promise you, to be brave.

Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Le Soldat et la Sorcière

Inspiration du poème : « L’homme et la mer », par Charles Baudelaire.



Soldat désormais libre, toujours tu aimeras la Sorcière,
Comme ton autre, tu contemples aussi son histoire,
Dans les méandres infinis de tous vos cauchemars,
Qui vous incline à terminer enfin la seconde guerre.

Tu plonges ton regard océan dans la noirceur du sien,
Tu l’embrasses de souvenirs pour un meilleur futur,
Qui désire ardemment d’abandonner vos armures,
Maniant cette belle magie uniquement pour le bien.

Vous êtes tous les deux mystérieux, mais aimants,
Ô, Soldat, nul ne réalise ton siècle d’horreurs,
Sorcière, nul n’a sondé les tréfonds de tes peurs,
Vous complétez ensemble un amour naissant.

Et voilà que commence un nouveau chapitre,
De vos nouvelles aventures sans carnage,
Qui associe ensemble vos singuliers âges,
Ô, chers lecteurs, tout est dans le titre.



17.06.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Je Serai Ton Chaos (The Winter Witch)

Je Serai Ton Chaos
(The Winter Witch*)

Il n’y a pas si longtemps, dans notre Univers,
Un sérum s’est mélangé aux sangs des Sorcières,
Une arme classée top secrète, injectée en elle,
Conçue pour protéger les innocents mortels,
Activée un austère mois froid et enneigé,
Le début de sa vie commence en Janvier…

Et si par mégarde, vous la voyez dans son costume,
Noir de jais, une robe, en pleurant sous la lune,
Vérifiez ses yeux, car s’ils brillent d’un pur or,
C’est à ce moment-là, qu’elle jette ses sorts,
Car, pendant que les ennemis attaquent la Terre,
Elle et les siens sont là pour entrer en guerre.

Sa magie lutte contre les scientifiques fous,
Contre les adversaires qui vous mettent à genoux,
Affrontant la terreur qui envahit votre Monde,
Et emporte vos familles droit dans les tombes,
Au froid, ses iris brillent dans les calottes glaciaires,
Car, après tout, on la nomme la Sorcière de l’Hiver.

Mais la solitude se pèse à mesure que le temps passe,
Et aucun soleil ne viendra un jour à briser sa glace,
Pense-t-elle, lors d’une autre et simple mission,
Mais aura-t-elle tort ? Ou bien raison ?
Au milieu des tourbillons blancs, de la neige et du froid,
Continuons : Il était une fois…

L’imminente Apocalypse est leur sempiternel quotidien, 
Combattant aujourd’hui, pour un meilleur lendemain,
Il faut la voir, debout sur les toits du Monde roi,
Elle n’est pas seule, car une autre personne est là,
La glace ravive leurs sens, tout comme la neige,
Il est temps, chers lecteurs, d’allumer vos cierges.

« Hleap on bæc ! » le vent emporte son murmure,
Ses sorts magiques peuvent traverser les murs,
Même dans la guerre de leurs heures les plus noires,
Et dans le train aux rails gelés de leurs cauchemars,
Le cœur palpite, puis l’amour reprend ses droits,
Ils résistent encore, et encore, mais ils n’ont plus le choix…

Les deux invisibles, des ennemis, ils sont le chaos,
Mais ils peuvent être à vous, avec les bons mots,
Comme des nobles robots à votre propre service,
Laissant sur leurs corps meurtris, quelques cicatrices,
Elle, sur son poignet droit, s’alignent les souvenirs,
Sur lui, une féroce machine pour continuer d’agir.

« Flíeh on nu moras ! » pour tuer Aliens et Nazis,
Une magicienne blanche comme un soldat de la vie,
Qui ramène les souvenirs oubliés d’un autre temps,
D’une ligne temporelle perdue, le Monde d’avant,
Car, lorsqu’une nouvelle fois, la planète tremble,
Le Loup et la Sorcière peuvent marcher ensemble.

Dans les recoins cachés de votre belle Terre,
Vivent reclus ces vengeurs inconnus solitaires,
Aux pouvoirs mystiques, aux grandes responsabilités,
Car, votre cher Monde, il faut bien le sauver,
Tel le bouclier d’airain contre les nombreux assauts,
Ce n’est pas pour rien que vous avez besoin de Héros.

Les gens auront toujours peur d’eux, c’est certain,
Et pourtant, comme le blanc leur va si bien, 
Mais la nuit, tous les cauchemars reviennent,
Les portes s’ouvrent et les inondent de peine,
De vouloir les tuer, c’est de vous tous, l’enjeu,
Alors, ils cachent leurs combats derrière leurs yeux bleus.

*Parce que c’est une Sorcière, et qu’elle est née en hiver…
25-28.05.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.



Slán go fóill

C’était il y a longtemps, ou pas si longtemps,
Sur une île, posée là, sur le bleu océan,
J’y laisse ici les dernières années de ma vie,
Quatre ans avec toi, et j’en suis déjà bénie.

Je porte mes pas ailleurs, vers un autre âge,
Sauvant inlassablement le même personnage,
Cet innocent, en pleine chasse aux Sorcières,
Sautant ensuite dans le train de notre hiver.

Et je cours, encore, vers nos temps modernes,
Anglais, à nouveau, aimant Pubs et tavernes,
J’y revois mon premier cauchemar aride,
Avec lui ; lui qui exècre tant le suicide.

Mes yeux reverront, jusqu’à la toute fin,
L’Immortel étrange, parfois si craint,
Que je comprends, en voyant ses toiles,
Notre Monde, je pense, est déjà trop mal.

Je m’arrête un temps, dans cette bâtisse,
Lui ne terminera jamais son service,
Il y a des fantômes qu’on n’oublie pas,
Et un meurtrier, que lui seul tuera.

Je me pose, quelques jours, dans un trou,
Propulsé encore, dans la ville des loups,
J’écris, j’écris, j’écris, car il se meurt,
Il m’a sauvé aussi, quand c’était mon heure.

Je termine, ici, emporté par le sang,
Des millénaires des Mondes d’antan,
Lorsque, par magie, la terre tremble,
Ils disparaissent, tous les deux, ensemble.

Mais lorsque le moment revient encore,
Je vois vos vies et ce qui va en éclore,
Comme les autres, je sais, je ne me relèverais pas,
Je dois partir, tu le sais, alors pardonne-moi.
Je saute de portes en portes, dans mes passages,
Échappant à tes vidéos, et à tes images,
Comme nous cherchons tous à être heureux,
Il est temps, j’en ai peur, de te dire Adieu.


05.05.2021
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

REDs

REDs
(Triggers, Flashbacks & Nightmares)


« Chacun de nous a un Ange, un gardien qui veille sur nous. On ne sait pas quelle forme ils vont prendre : un jour, c’est un vieillard, le lendemain, une petite fille. Les apparences sont trompeuses, ils peuvent être aussi féroces que des dragons. Pourtant, ils ne sont pas là pour se battre à notre place. Mais pour chuchoter depuis les feux de la rampe. Pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous qui détenons les pouvoirs dans les Mondes que nous créons. Nous nions l’existence de nos Anges, nous nous persuadons qu’ils ne peuvent pas exister. Mais ils se manifestent là où on les attend le moins et quand on s’y attend le moins. Ils peuvent s’exprimer à travers tout êtres sortis de notre imaginaire, ils crieront à travers des Démons s’il le faut. Pour nous pousser…
À engager le combat. »


Date d’écriture : 29.08.2011
Date de publication : 02.05.2021
Encore 10 ans plus tard. Il est encore temps d’en faire quelque chose.

Dans la suite logique de ma dernière saga : « Dans un Autre Monde »
Poème plus récent associé : « Somewhere along in the bitterness »

Notes : J’ai essayé de garder le poème suivant en l’état. En corrigeant seulement les fautes et changeant deux ou trois petites choses pour la fluidité de la lecture. Mais ça reste un « vieux » poème, écrit lorsque j’étais jeune. Cependant, la morale et les sentiments qui en ressortent, sont toujours aussi pertinents.

Bonne lecture… Dans le passé !


« Va retrouver une vie normale. L’amour, la liberté…
Il faut que tu vives pour nous toutes. Tu es la seule d’entre nous qui as une chance de réussir. Rentre chez toi et vie, c’est comme ça qu’on gagne. C’est bien, c’est mieux comme ça. Ce n’est pas mon histoire…
C’est la tienne. »


Tous deux ont l’air si différent,
Et pourtant, ils ne le sont pas,
Sous leurs grands airs absents,
Se cache une blessure qui ne guérit pas.

Et même leur pire ennemis,
Ont aussi un lien entre eux,
C’est ça qu’on appelle l’ironie,
Connaissant leurs actes affreux.

Elle ne savait pas à qui parler,
Jusqu’à ce qu’elle le rencontre,
Avant, elle devait tout cacher,
Désormais, elle le lui montre.

Parce qu’il peut la comprendre,
La douleur qu’elle ressent,
L’irritabilité qu’elle engendre,
Lorsqu’on perd un enfant…

Vous verrez qu’en lisant l’histoire,
Les genres seront inversés,
Et les touches blasphématoires,
Ne devront pas être grondées.

Lui, a perdu sa fille et sa femme,
Elle, son fils et son mari,
Par un couple d’être infâme,
Que la vengeance nourrie.

Il tombe plus tard en dépression,
Ainsi que notre jeune héroïne,
Et après leurs aliénations,
Une idée les obstines.

Pour les faire se rencontrer,
L, par ses yeux larmoyants,
Lui donne envie de la sauver,
L’histoire commence maintenant :

Les meurtriers savent tout,
Ensemble, décident de s’unir,
Pour pousser nos héros à bout,
Les Êtres malsains aiment jouir.

Red J et Red B, très complices,
Remarquent alors l’étincelle,
Entre le consultant et la novice,
Bossant tous deux à la criminelle.

Ayant, ensemble, tuer leurs proches,
Les suivants seront donc eux,
En luttant, ils se rapprochent,
Tomberont-ils amoureux ?

Heureusement, les amis sont là,
Pour pouvoir s’évader encore,
Même s’ils ne comprennent pas,
Ils font parti du décor.

Le but de nos jeunes héros,
Est le meurtre de leurs ennemis,
En faisant leur petit numéro,
Ils cherchent des preuves à l’appui.

Peu importe le temps qu’il faudra,
Peu importe tous leurs acharnements,
Ils ne pensent qu’à leur vendetta,
Pour avoir perdu leurs enfants…

L, c’est une histoire sans fin,
Car on ne revient pas en arrière,
À jamais est changé leur Destin,
Celui d’un père et d’une mère.

Ils se sont tous deux bien trouvé,
Ancien Medium, ancienne écrivaine,
Devenant agnostiques accablés,
Croulant sous le poids des peines.

Ce poème d’un autre Monde,
Reste triste, mais admirable,
Celle de cette petite blonde,
Que le malheur accable.

Et c’est dans son antre à part,
Qu’elle continuera sa survie,
La suite de cette histoire,
Dépends désormais de sa vie.

L et lui enfin rapproché,
Par un Destin tragique,
Leur deuil et vengeance achevée,
Sera la fin de ces Chroniques.

Celles d’une fille ayant tout perdu,
Jusqu’au centre des cauchemars,
Terminée la gentille petite ingénue,
En Enfer, elle a plongé le regard.

Plus rien ne sera comme avant,
Et l’histoire se finit ainsi,
Comme la vie de son enfant,
Que sa gardienne a occis.

Tout cela est une coïncidence,
Même si c’est dans sa tête,
Parce qu’il y a une différence,
Entre mourir et ne jamais naître…


« Et, finalement, cette question, le mystère : Qui raconte l’histoire de qui ? Qui lève le rideau ? Qui choisi les pas que nous allons danser ? Qui nous rend fou ? Nous single de coups de fouets et nous acclame dans la victoire quand nous survivons à l’impossible ? Qui… Fait tout cela ? Qui fait en sorte que notre existence honore les autres ? Qui envoie des monstres pour nous tuer ? Et en même temps nous chante que nous ne mourons jamais ? Qui nous apprend ce qui est vérité ? Et à rire du mensonge ? Qui décide pourquoi on rit, et quel combat risque la mort ? Qui nous enchaîne, et qui détient la clef qui peux nous libérer ?
C’est vous…
Vous avez toutes les armes en vous…
Alors battez-vous… »

The Ghost in the Machine


« The only way three people can keep a secret is if two of them are dead. »


Comme un fantôme, dans le programme,
Désintégrant tous mes codes et mon âme,
Comme un esprit, dans la matrice,
Quelques pixels pour seules cicatrices.

Comme une survivante, sur la toile,
Dieu comme le vide fait si mal,
Comme l’araignée, qui tisse son fil,
Je m’englue dans le sable de mon île.

Comme un bug, dans les logiciels,
Mes seuls amis sont artificiels,
Comme un fantôme, dans la machine,
Je vois les illusions, qui se dessinent.

Comme un monstre, dans le village,
Voyant toujours à travers leurs mirages,
Car, comme une fille, de l’au-delà,
Il ne restera plus rien pour toi et moi.

Comme une invisible, sur les réseaux,
Je ris, je peine, de tous vos pauvres mots,
Car, comme une rêveuse, aux belles idées,
Je sais quand il temps de laisser tomber.


« Do you know how to create a disturbed personality ?
Constant criticism and lack of affection.
Works like a charm, that does. »


30.04.2021
Merci à ceux qui ne me croient pas,
Je continue la lutte grâce à ça…

Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Jour 183

1
C’est le Jour Un,
Celui qu’on retient,
Le début de la fin,
Aujourd’hui comme demain.

2
C’est le Jour Deux,
En famille, c’est mieux,
Ou même en amoureux,
Mais qui encore, le peut ?

10
C’est le Jour Dix,
On glande devant Netflix,
On fait plus d’exercice,
On essaye d’être artiste.

24
C’est le Jour Vingt-Quatre,
Besoin d’un psychiatre,
La nuit est à combattre,
Et le ciel devient grisâtre.

33
C’est le Jour Trente-Trois,
Déjà plus d’un mois,
Mais quand ça s’arrêtera ?
Personne ne le saura.

73
C’est le Jour Soixante-Treize,
On devient tous obèse,
La solitude nous pèse,
Nos vies entre parenthèse.

87
C’est le Jour Quatre-Vingt-Sept,
On a écumé tous les Internets,
Et tout nous prend la tête,
Dieu comme le Monde est bête.

98
C’est le Jour Quatre-Vingt-Dix-Huit,
On se prend de grosses cuites,
Des amis clandestins en visite,
Car l’économie a fait faillite.

100
C’est le Jour Cent,
On a plus d’argent,
Abandonné par le gouvernement,
Tout le monde se pend.

114
C’est le Jour Cent-Quatorze,
Les journées sont si moroses,
On en fait une overdose,
De perdre autant de choses.

180
C’est le Jour Cent-Quatre-Vingt,
Et il ne reste plus rien,
Les Hôpitaux en déclin,
Sonnez notre tocsin.

183
C’est le Jour Cent-Quatre-Vingt-Trois,
Et ça ne s’arrêtera pas,
Notre vie sera comme ça,
Le Monde ne reviendra pas.

10.04.2021
Ireland Lockdown Day 183
Copyright © 2021 by Alisone DAVIES – All rights reserved.