A Door ?

Je l’ai vu, une nuit, telle une hallucination,
Au milieu des esprits, attendant entrouverte,
Je n’étais pas seule, mais avons-nous eu raison,
De laisser la curiosité faire place à la découverte ?

Adossés contre le battant, nous utilisons nos corps,
Pour les empêcher d’entrer, les empêcher de sortir,
Mais est-ce la magie noire, est-ce un mauvais sort,
Quand nous voyons les Démons, les entendant mugir ?

Une étrange lumière éclaire nos pieds, sous l’interstice,
Mais gardons-la close, les doigts fermes sur la poignée,
Attendons le bon moment, attendant une aide salvatrice,
Et faisons fi des grondements, qui craquent de l’autre côté.

Mais le Mal est grand et les Ténèbres sont bien trop fortes,
Et réclament les esprits des différents aux yeux des autres,
Maintenant les Diables s’avancent, passant cette porte,
Et revendique des âmes, et revendique les nôtres.

C’est la tourmente sur place et le froid nous empare,
Rien ne peut les arrêter, ni sort ni nulle magie blanche,
Et nous, Êtres ou enfants perdus dans l’hostilité du soir,
Je murmure ces simples mots, lorsque vers toi je me penche.

« Nos amis sont morts et nous sommes seuls ici,
Mais ne les laisse pas courir à notre perte,
Il n’y a plus rien à changer, nous sommes déjà maudits,
Ne les laisse pas gagner pour une porte ouverte. »

Et lorsque les larmes se changent en diamant,
Que l’eau calme nos pieds nus sur le sol de pierre,
Il est temps de courir, car la fuite des innocents,
N’empêchera pas de faire tourner la Terre.

Mais pour ne pas que le Mal passe le voile,
Je prends mon violon, et je joue contre eux,
Allumant les bougies, éclairant les étoiles,
Et je fais un vœu.

Requiem For A Nightmare

En ce moment je suis en mode : « Fouiller et dépoussiérer ».
Je veux publier, crier et tout dévoiler.
C’est pour cette raison que je décide de poster ce vieux poème, écrit il y a plus d’un an et laissé à l’abandon sur mon ordinateur.
Ce n’est absolument pas un des plus jolis, mais je pense qu’il est important de dire les choses…

Ici, je m’étais inspiré des chansons du nouvel album d’Indochine « 13 ». Comme la chanson : « La vie est belle » et ma préférée : « Song For A Dream » 
(Qui m’a donné l’idée pour le titre de ma poésie.)
Donc, ici, ce sont des phrases très simples, des rimes « brutes », aucune fioriture, aucune phrase soutenue, aucune longueur égale dans les paragraphes, juste quelque chose qui sort tel quel de mon cerveau…
Et surtout, très sombre… Très très sombre, en fait.
Évidemment, comme pour tout le reste, ça veut réellement dire quelque chose, quand même…

Dans mes cauchemars, j’aimerais être vivante,
La vie est peut-être belle, mais trop terrifiante,
Lorsque tomberont toutes les croix,
Plus personne ne se souviendra de moi.

De l’autre côté, sur ton épaule, je pleure,
En hurlant : « Je ne veux pas que tu meurs ! »
Mais ici, je n’ai personne à qui téléphoner,
Quand je sens les larmes sur moi couler.

Nous irons ensemble mourir là-bas,
Que nous puissions réussir au moins ça,
Et nous, à nos vies si misérables,
Nous aurons une mort incroyable.

Dans quelle région, dans quel pays,
Irons-nous pleurer toutes les nuits ?
Mais qui, ici, s’en offusquera ?
Puisque personne ne me lira.

À tout jamais solitaire, ou orphelins,
Dans les rues de Londres ou de Dublin,
Attaquez nos âmes, ou ce qui nous reste,
Je vous aime, tellement je vous déteste.

Je te sauverai, tu ne mourras pas,
Que je réussisse au moins ça,
J’aimerais donner ma lettre écrite,
Mais à qui ces révélations profitent ?

Aux réveils, des crises d’angoisse,
Aux cauchemars, jamais, ne s’effacent,
Je suis née ici pour n’être qu’avec toi,
Mais, qu’importe, puisque tu n’existes pas.

Alors, qui me parlera d’amour,
Si je pars demain pour toujours ?
J’aimerais revenir en arrière,
Avant de commencer à se plaire.

J’aimerais que « normal » soit une insulte,
Que personne ne me demande d’être adulte,
J’aimerais tomber, j’aimerais sauter le pas,
M’écrouler sur le sol ou bien dans tes bras.

Que la réalité soit comme les cauchemars,
Puisque le Monde est déjà aussi noir,
J’aimerais ne jamais y avoir cru,
Ou bien n’en avoir rien connu.

Nous aimerions avoir eu des parents,
Ou se laisser vider de tout notre sang,
Tout comme avoir eu des amis,
Pour éviter de courir toutes les nuits.

Nos corps douloureux se sont écroulés,
Que tout le monde m’oublie à jamais,
Ce sont juste nos vies, juste nos âmes,
Qui brûleront sans cesse dans les flammes.

J’aimerais atténuer tes douleurs,
Faire disparaître toutes nos peurs,
Personne ne nous contredira,
Car les amis n’existent pas.

C’est juste la vie, ne pleure pas,
La nuit, je reviendrai pour toi,
Main dans la main dans le cimetière,
J’aimerais savoir comment faire.

Même si les autres dans ma tête le veulent,
En réalité, je serai toujours autant seule,
Tomberont les croix, les Anges n’existent pas,
Si je pars, personne jamais ne me pleurera.

18 & 19 Septembre 2017

From Drogheda To Laytown

Céad Míle Fáilte, chers amis, venez et approchez-vous,
Bien que je parle et que j’écrive trop, oui je l’avoue,
Je dois narrer une dernière histoire, sur deux villes,
Et qui, à elles deux, font battre mon cœur de fille.
Comté de Louth et de Meath, c’est ici en Irlande,
Que Drogheda et Laytown me transcendent,
Le long de la Rivière Boyne, je prends le D1,
Le fameux bus qui sépare ces Comtés voisins.
Par Mornington et sa Tour, ainsi je passe,
Arrivé à Bettystown je vois la marée basse.
An Inse, me voilà, marchant sur sa plage,
De l’Église jusqu’à Laytown village.
Devant la sculpture « Voyager », je fredonne,
Sur les coquillages qui par milliers foisonnent,
Sur la mer d’Irlande, je vois au loin les bateaux,
Et vers les vagues je chante toute seule Santiano.
Hissez-haut ! Je file au Pub, car je crie famine,
Mais une fois là-bas, mon cœur s’embéguine,
Pourtant c’est la raison que mon esprit réclame,
Bien que je sois ici, à cause de ce cher Adam.
Assise au comptoir, enfin je me déstresse,
En plongeant dans ma Pinte de Guinness.
Bye-bye le Pub, ou le bus partira sans moi,
Nous roulons, en direction de Droichead Átha.

Wack fall the daddy-o, wack fall the daddy-o,
Les sirènes disent « au revoir » dans mon dos,
Je descends du bus, puis je traverse la rivière,
Marchant vers Laurence’s Gate, et au cimetière,
Les Croix Celtiques font s’envoler mon esprit,
Chantant « Níl Sé’n Lá » je pense à la vie,
Sur West Street je glande, regardant les vitrines,
Et j’écoute les musiciens dans les rues voisines,
Enfin au Pub « Cagney’s » je me pose un peu,
Mon Irlandais voit mon voyage dans mes yeux,
J’admire le Millmount Fort depuis la terrasse,
Aux arc-en-ciels et aux Leprechauns je rêvasse,
« The Frenchie » ou « La sauveuse de phoque »,
Ainsi qu’ils m’appellent, au Pays du Shamrock.
Au milieu des Mick, Johnny et des Paddy,
Je cours à Saint Peter’s Church et je prie,
Les mots s’envolent dans le ciel d’Irlande,
Je retourne au Pub, lorsqu’un ami demande,
De chanter pour lui, une chanson Française,
Je bois une goulée et entame un peu mal à l’aise :
« Il y a une ombre dans le vent,
Je crois qu’une tragédie m’attend… »

Un an et cinq mois après

Comme l’informe le titre, voilà un très très très long moment que j’ai ce poème de côté. 
Écrit intimement dans un carnet, lorsque je lisais « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. 
(Dont j’ai pioché quelques phrases et thèmes, au passage.)
J’ai écrit cette poésie à Nice. 
Inutile de vous dire que, les dernières phrases, ont déjà été réalisés.

On dirait un limpide regard couvert,
Tes iris sont-ils bleus, gris ou verts ?
Mais tes yeux, dans mon esprit,
Mon fond crever de jalousie,
Quand les autres posent sur toi,
Une envie qui ne devrait pas,
Car je clame d’un ton infernal,
De chérir ta douce langue natale,
Et toutes les villes du Pays du Nord,
Car moi dans le Sud, je pleure encore…
Mon cœur bat au rythme des chansons,
Vénérées à jamais par mon adoration,
Et que, par ton accès de folie,
Tu chantas un jour, en Italie,
Dans mes nuits d’insondables cauchemars,
Vers ton Royaume, mon esprit s’égare,
Où tu parles toujours avec éloquence,
Et comme tes ancêtres, tu danses.
Enamourée jusque dans mes rêves,
Mon cœur ne se veut plus en gréve,
Et je quitterai ma triste lande,
Pour les terres pures de ton Irlande…

26-27-28 Juillet 2017

Tá mé i ngrá leat mo chroí

Lost

Cela fait fort longtemps, j’en ai conscience,
Que je n’ai pas pris ma plume, pour écrire en silence,
Maintenant que tout le monde est parti, je narre,
Ce qui s’est passé ici, des jours comme des soirs,
À nos amis tombés, ne restant presque personne,
À l’Être que j’étais, aux surnoms qu’ils me donnent,
C’est ici que tout commence, ici que tout se termine,
Au milieu des Landes magiques de la Verte Érinne,
Lorsque le vent porte lentement des murmures infondés,
Traversant les portes en bois de tous les Pubs bondés,
Verre à la main, je fredonne ici ma complainte,
Aux oreilles de tous, buvant toujours leurs Pintes,
Et quand enfin l’été Français termine sa saison,
Il emporte quatre amies avec lui dans son sillon,
Et quand l’automne arrive et qu’Halloween passe,
C’est ici, en Irlande, qu’un autre frère s’efface.
Et un autre encore, Dieu ça ne s’arrête pas,
Même si j’ai de la peine, de ce qu’ils disent de moi,
Alors les projets s’empilent et le travail s’abonde,
Sur le chemin de Croix Celtiques, au milieu des tombes,
Les morts ne parlent pas et les vivants ne reviennent plus,
L’hiver vient, le froid s’étend et les rumeurs continuent,
Nos amis sont partis, mais ceux qui demeurent,
Connaissent mes passions et connaissent mes peurs,
Ce qu’ils me demandent, en errant sous les Cieux,
Alors je prends mon violon, et je chante pour eux.

13 Novembre 2018

Petites Strophes // Short Poems

Laytown

Oh, the lovers near to the river, sitting,
Where I cry on her childbearing,
They’re happy when they’re embrace,
But, I want to stay in that place,
The one I never seen before,
The way along the Shamrock Shore.

28.04.18


Teardrops

In a land of myth and magic,
There was a boy named Mick,
He is not real, that why I,
Stay here and still cry,
I start to play and let fallin’,
My teardrops on my violin.

21.01.19


Love

Amour rapide et peut-être le plus long,
Tout a changé après cette inclination,
Un an auparavant, j’ai posé mes yeux,
Dans les siens, cette immensité bleue,
Un an déjà, et désormais je suis partie,
Pour suivre mon cœur, grâce à lui.

20.03.18 pour le 1.04.18


Death

Mais l’amour disparaît, la Mort l’emporte,
Et voilà que s’ouvre cette étrange porte,
Dans le black-out de la journée, je me noie,
L’ivresse m’étourdit, je pleure sur toi,
Amour rapide, mais désormais mort,
Un an après, je pleure sur toi, je pleure encore.

22.03.18 pour le 8.04.18


Carstairs

1878, au cœur de la vieille Angleterre,
Mais pour moi, c’était l’année dernière,
Quand l’Institut devint ma maison,
Je dansais au rythme de son violon,
Trop tôt parti par le Mal, on l’habilla,
D’ivoire, pour ceux qui ne vieilliront pas.

22.02.18


Remède

Pour sauver les gens il faut m’empêcher,
De m’attacher ainsi à leurs personnalités,
Comme celui qui fuit avec crainte,
S’échappant en groupe du labyrinthe,
Détruisant les Méchants pas si bons,
Mourant sans Remède durant l’invasion.

23.02.18


Reality

Tu ne peux te coucher près de moi,
Ni me toucher quand ça ne va pas,
Tu es présent, mais invisible aux yeux,
Des véritables gens et de tous ceux,
Qui me croient obsessionnelle,
Mais si seulement tu étais réel…

28.02.18


Always

When I walk along the sea,
Mick always tries to save me,
When I cross the bridge, he says,
‘Don’t. Things gonna be good anyway.’
But I feel the sadness and the sorrow,
‘Mick, you should let me go.’

27.05.18


Real

Au pays des danses et des chants,
Des musiques et des instruments,
Par-delà les collines, je m’en vais,
Au milieu du lac, je veux me noyer,
Quand soudain l’Enfer me rappelle,
Car rien n’est réel.

20.06.18


Today

Moon of my Love, Love of my Moon,
Walk on the beach and I’ll see you soon,
You love me and I love you too,
But Hunters hunt as they must do,
My Witches Drums come and say,
‘You’ll be loved for Valentine’s Day’

07.02.19 for 14.02.19

Airím uaim thú

Ce poème est très différent de ceux que j’ai écris jusqu’à maintenant. Le rythme, les phrases et tout le reste, j’ai essayé de m’inspirer de l’histoire/poème d’une amie :
Lien ici.
C’est une histoire un peu triste, mais vraie et qui raconte quelque chose de concret…

Lundi je partirai sur les Terres d’Irlande, mais pas aujourd’hui,
Aujourd’hui, j’écris et je pense encore, espérant en vain,
J’ai arrêté de répondre et d’en parler à mon amie,
J’ai tout interrompu, absolument tout, car cela ne sert à rien.
Mardi je serai à Dublin, j’ai du travail à faire là-bas,
Ce sera sûrement long et je garderai cette lettre,
Dans mon livre, dans mon sac, direction Drogheda,
Car mercredi je pleurerai en la relisant peut-être.
Jeudi, vers Carrickfergus j’aimerai m’enfuir,
Pour ne pas penser à son absence dont elle ne se soucis pas,
De toute ma liste de regrets, elle seule doit me maudire,
Mais elle n’a besoin de rien et encore moins de moi.
Vendredi je veux courir vers Galway et vers Tuam,
Pour mon histoire qu’elle ne lira probablement jamais,
Avec ma fichue lettre, je veux voir les lieux du drame,
Et mon cerveau créera un lien malsain entre moi et les oubliés.
Je n’irai pas chez elle le samedi, non, je le jure,
Je serai à Laytown, près de la mer, sur la plage de sable,
Pieds nus, la lettre dans les mains avec mes pensées obscures,
J’aimerai jeter mes mots et chasser mon envie improbable.
Dimanche, je n’irai pas chez elle non plus, je ne prendrai pas l’avion,
Je serai aux Falaises de Moher, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Je serai seule, avec lui dans ma tête, regardant tous deux l’horizon,
Abandonnés de tous, à culpabiliser ensemble, sans personne, ni parent.

Mon Dieu, comme je l’envie cette Terre avec ses croix Celtiques,
Moi j’attendais l’heure de lire ses avis, ses mots et ses histoires,
Mais il n’y a plus personne, plus de procuration, juste lui et ma musique,
Le problème reste le même, dans mes cauchemars,
Elle est la Mère de tous, sans le vouloir,
Mais pas de lui et moi, seuls dans le manoir,
Ce Monde va finir par m’avoir.