Lost

Cela fait fort longtemps, j’en ai conscience,
Que je n’ai pas pris ma plume, pour écrire en silence,
Maintenant que tout le monde est parti, je narre,
Ce qui s’est passé ici, des jours comme des soirs,
À nos amis tombés, ne restant presque personne,
À l’Être que j’étais, aux surnoms qu’ils me donnent,
C’est ici que tout commence, ici que tout se termine,
Au milieu des Landes magiques de la Verte Érinne,
Lorsque le vent porte lentement des murmures infondés,
Traversant les portes en bois de tous les Pubs bondés,
Verre à la main, je fredonne ici ma complainte,
Aux oreilles de tous, buvant toujours leurs Pintes,
Et quand enfin l’été Français termine sa saison,
Il emporte quatre amies avec lui dans son sillon,
Et quand l’automne arrive et qu’Halloween passe,
C’est ici, en Irlande, qu’un autre frère s’efface.
Et un autre encore, Dieu ça ne s’arrête pas,
Même si j’ai de la peine, de ce qu’ils disent de moi,
Alors les projets s’empilent et le travail s’abonde,
Sur le chemin de Croix Celtiques, au milieu des tombes,
Les morts ne parlent pas et les vivants ne reviennent plus,
L’hiver vient, le froid s’étend et les rumeurs continuent,
Nos amis sont partis, mais ceux qui demeurent,
Connaissent mes passions et connaissent mes peurs,
Ce qu’ils me demandent, en errant sous les Cieux,
Alors je prends mon violon, et je chante pour eux.

13 Novembre 2018

Petites Strophes // Short Poems

Laytown

Oh, the lovers near to the river, sitting,
Where I cry on her childbearing,
They’re happy when they’re embrace,
But, I want to stay in that place,
The one I never seen before,
The way along the Shamrock Shore.

28.04.18


Teardrops

In a land of myth and magic,
There was a boy named Mick,
He is not real, that why I,
Stay here and still cry,
I start to play and let fallin’,
My teardrops on my violin.

21.01.19


Love

Amour rapide et peut-être le plus long,
Tout a changé après cette inclination,
Un an auparavant, j’ai posé mes yeux,
Dans les siens, cette immensité bleue,
Un an déjà, et désormais je suis partie,
Pour suivre mon cœur, grâce à lui.

20.03.18 pour le 1.04.18


Death

Mais l’amour disparaît, la Mort l’emporte,
Et voilà que s’ouvre cette étrange porte,
Dans le black-out de la journée, je me noie,
L’ivresse m’étourdit, je pleure sur toi,
Amour rapide, mais désormais mort,
Un an après, je pleure sur toi, je pleure encore.

22.03.18 pour le 8.04.18


Carstairs

1878, au cœur de la vieille Angleterre,
Mais pour moi, c’était l’année dernière,
Quand l’Institut devint ma maison,
Je dansais au rythme de son violon,
Trop tôt parti par le Mal, on l’habilla,
D’ivoire, pour ceux qui ne vieilliront pas.

22.02.18


Remède

Pour sauver les gens il faut m’empêcher,
De m’attacher ainsi à leurs personnalités,
Comme celui qui fuit avec crainte,
S’échappant en groupe du labyrinthe,
Détruisant les Méchants pas si bons,
Mourant sans Remède durant l’invasion.

23.02.18


Reality

Tu ne peux te coucher près de moi,
Ni me toucher quand ça ne va pas,
Tu es présent, mais invisible aux yeux,
Des véritables gens et de tous ceux,
Qui me croient obsessionnelle,
Mais si seulement tu étais réel…

28.02.18


Always

When I walk along the sea,
Mick always tries to save me,
When I cross the bridge, he says,
‘Don’t. Things gonna be good anyway.’
But I feel the sadness and the sorrow,
‘Mick, you should let me go.’

27.05.18


Real

Au pays des danses et des chants,
Des musiques et des instruments,
Par-delà les collines, je m’en vais,
Au milieu du lac, je veux me noyer,
Quand soudain l’Enfer me rappelle,
Car rien n’est réel.

20.06.18


Today

Moon of my Love, Love of my Moon,
Walk on the beach and I’ll see you soon,
You love me and I love you too,
But Hunters hunt as they must do,
My Witches Drums come and say,
‘You’ll be loved for Valentine’s Day’

07.02.19 for 14.02.19


Moons

Two years and twenty-four moons,
You was my love, you was my doom,
Because I was alone in the dark,
And my heart went from red to black,
Two years and twenty-five moons,
I’ll see you my love, I’ll see you soon.

Pour le 1er Avril 2019


Death #2

Death is two years old,
Two years without my soul,
Just one year, on my own,
When I walked in Laytown,
Good memories for that day,
But he’s still dead now, anyway.

Pour le 8 Avril 2019


Magic

When we are homeless, I can see,
The White Magic inside of me,,
Witches are awake and wolves are hunting,
Now, listen, my song is coming,
The moon is full, the sky is blue,
Don’t trust the rumors, trust the Truth.

When the Star is missing,
The Witch hour is coming,
Spirits and voices are all gone,
I’m in two Worlds but I must choose one,
So he comes, as a Pretty Reckless,
And says to me : « Claim Yourself ».

Between the Death and the Birth,
I hear the voice of Mamma Earth,
The Witches Drums, loud and clear,
I rise my wand and the moon appears,
We are Magic, the World must know,
We all can see, the Demons below.

4.04.19


Music

Même si rien n’est sûr,
La vie est une aventure,
Même si rien ne change ce soir,
J’ai toujours mes cauchemars,
Dans la magie née l’imagination,
La vie est une chanson.

24.04.19


Mer

Je marche sur le sable et je vois mes pas,
Mais jamais la mer ne ramène Mick jusqu’à moi,
Car si dans deux ans, je reviens à Laytown,
Je ne serais jamais personne,
Mais courir sur le sable et la plage,
Je sens sous ma peau tous mes tatouages.

3.05.19


Broken

Love hurts a lot,
The pain is all I’ve got,
A call, a death or a photo,
Even if I don’t want to know,
My heart has a heart attack,
And my brain goes from red to black,
I’ll stay alone with my Teddy Bears,
‘Cause I love 3 Irish Men, but nobody cares…

6.05.19


Corpse Bride

I saw it again. A picture, a video,
I never wanted to know,
Love hurts me like a knife,
Even if he brought me to life,
Now I’m gone and dead inside,
I will never be a bride,
I drown my sorrow in my Guinness,
I don’t have any heart in my chest.

14.05.19


Burn

I will burn the World for you,
For your eyes so blue,
And for your hair so dark,
I will kill, I will attack,
I will climb the mountains for your voice,
I will, because I don’t have the choice.

26.05.19


Gemme

Vers Laytown, mes pas me ramènent,
Vers la plage et celui que j’aime,
Vers les roches et les gemmes,
Vers les coquillages que la marée sème.

To Laytown my steps bring me back,
To the beach and the man I love,
To the rocks and the jewels,
To the shells that the tide sown.

25.05.19


Light up the Darkness

Il y a des gens jaloux,
Qui veulent te tuer plus que tout,
Il y a des gens stupides,
Qui détruisent par leurs propos acides,
Il a des gens méchants,
Qui te poussent au découragement,
Il a des gens atroces,
Qui vont te bouffer jusqu’à l’os,
Et il y a ceux qui, dans ton Enfer,
Viennent, pour allumer une Lumière.

Airím uaim thú

Ce poème est très différent de ceux que j’ai écris jusqu’à maintenant. Le rythme, les phrases et tout le reste, j’ai essayé de m’inspirer de l’histoire/poème d’une amie :
Lien ici.
C’est une histoire un peu triste, mais vraie et qui raconte quelque chose de concret…

Lundi je partirai sur les Terres d’Irlande, mais pas aujourd’hui,
Aujourd’hui, j’écris et je pense encore, espérant en vain,
J’ai arrêté de répondre et d’en parler à mon amie,
J’ai tout interrompu, absolument tout, car cela ne sert à rien.
Mardi je serai à Dublin, j’ai du travail à faire là-bas,
Ce sera sûrement long et je garderai cette lettre,
Dans mon livre, dans mon sac, direction Drogheda,
Car mercredi je pleurerai en la relisant peut-être.
Jeudi, vers Carrickfergus j’aimerai m’enfuir,
Pour ne pas penser à son absence dont elle ne se soucis pas,
De toute ma liste de regrets, elle seule doit me maudire,
Mais elle n’a besoin de rien et encore moins de moi.
Vendredi je veux courir vers Galway et vers Tuam,
Pour mon histoire qu’elle ne lira probablement jamais,
Avec ma fichue lettre, je veux voir les lieux du drame,
Et mon cerveau créera un lien malsain entre moi et les oubliés.
Je n’irai pas chez elle le samedi, non, je le jure,
Je serai à Laytown, près de la mer, sur la plage de sable,
Pieds nus, la lettre dans les mains avec mes pensées obscures,
J’aimerai jeter mes mots et chasser mon envie improbable.
Dimanche, je n’irai pas chez elle non plus, je ne prendrai pas l’avion,
Je serai aux Falaises de Moher, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Je serai seule, avec lui dans ma tête, regardant tous deux l’horizon,
Abandonnés de tous, à culpabiliser ensemble, sans personne, ni parent.

Mon Dieu, comme je l’envie cette Terre avec ses croix Celtiques,
Moi j’attendais l’heure de lire ses avis, ses mots et ses histoires,
Mais il n’y a plus personne, plus de procuration, juste lui et ma musique,
Le problème reste le même, dans mes cauchemars,
Elle est la Mère de tous, sans le vouloir,
Mais pas de lui et moi, seuls dans le manoir,
Ce Monde va finir par m’avoir.

Dans les rues de Londres

Petit poème spécial Saint-Valentin, que je n’avais pourtant aucune intention d’écrire.
Côté paroles, inspiration des chansons de Mylène Farmer « Devant Soi » et « Dans les rues de Londres » (D’où le titre)

Il a couru seul dans les rues de Londres,
Il a essayé, dans la foule, de son fondre,
Il a voulu crier au Monde sa colère,
Affamé comme un chien qui se terre,
Il a pleuré en cachette dans les ruelles,
Seul Dieu savait que son âme était belle.

Il a volé de l’argent aux bourgeois,
En essayant de fuir toutes leurs lois,
Il a dormi frigorifié au bord du fleuve,
Et a compris que la vie est une épreuve,
Dans les rues de Londres, j’étais celle,
Qui avait vu que son âme était si belle.

Il a cru une lumière invisible à ses yeux,
Versant des larmes de son regard si bleu,
Il a écrit des mots sur un mur de pierre,
Pour nous raconter son éternel Enfer,
Il n’a pas connu l’amour de toute sa vie,
Mais j’étais celle à aimer son âme à lui.

Il a vu parents et enfants au quotidien,
Alors que lui n’a pas connu les siens,
Il a parcouru les routes et vu les Églises,
Mais aucune prière jamais ne se réalise,
Pourtant Dieu avait des projets pour lui,
Dans les rues de Londres, sous la pluie.

Il a vu dans tous leurs yeux tant de haine,
Quand les gens le toisaient par centaine,
Il a erré sur le pont sous une nuit noire,
Il s’est réveillé de tous ses cauchemars,
Il ignorait que son âme était si belle,
Mais même Dieu avait vu son étincelle.

Il a dérobé de quoi manger et survivre,
Il a appris le Monde dans les livres,
Il a marché lentement vers les flots,
Tout en prononçant quelques mots,
Dans les rues de Londres, son âme se meurt,
S’il avait su que je le portais dans mon cœur…

Une longue histoire dans le plus long des poèmes

Tout commence le plus simplement du Monde,
Dans un Univers où le Surnaturel surabonde,
Une jeune femme, entourée de deux chasseurs,
Accepte un novice Anglais dans leur Bunker.

Et durant une enquête sur un Coven de Sorcières,
Gravement, autour de la Team, l’étau se resserre,
Lorsque, par surprise, la fille sauve l’apprenti,
Chacun d’eux la regarde avec un air abasourdi.

Dans la fameuse voiture, au chemin du retour,
S’étant assis à l’arrière, lui et elle s’énamourent,
Des coups d’œil furtifs, de droite et de gauche,
Mais aucun des deux ne tentent une approche.

Une fois au Q.G des Supers Vilains de l’histoire,
L’Anglais s’en va rédiger son travail en retard,
Et elle s’entretient avec la maman de la bande,
« Il se passe quoi là ? Je me le demande… »

Quelques jours plus tard, dans le repaire secret,
Sa chambre à elle, se trouve à côté de l’Anglais,
Sempiternellement, ils se croisent dans le corridor,
Mais règne toujours autour d’eux, un silence de mort.

Lorsqu’il se fait trahir par sa propre « famille »,
Qui veut le tuer, se réveille enfin la jeune fille,
Le sauvant de justesse et dans ses bras, en pleure,
Elle murmure : « Je ne veux pas que tu meurs. »

Il était temps, échangent enfin leur premier baiser,
Et durant de longues semaines, gardent ça secret,
Se rejoignant en cachette dans sa chambre à lui,
Jusqu’au matin, ils restent ensemble toutes les nuits.

Seule la mère de l’équipe soupçonne quelque chose,
Ses fils ne voient rien du tout, ce qu’elle suppose,
Par contre, les mois à venir seront bien plus délicats,
Lorsque la fille lui annonce : « Tu vas être papa. »

Les semaines continuent avec chasses et enquêtes,
L’Anglais décide de quitter son équipe malhonnête,
Tandis que la fille camoufle son petit ventre rond,
Dans lequel, elle le sait, bouge un futur garçon.

Dans la chambre secrète, se reposent les deux parents,
Pendant des heures, cherchent un nom pour leur enfant,
Quand elle avoue : « Tu es orphelin, comme moi aussi,
Alors appelons-le comme ton premier meilleur ami. »

À sa famille d’adoption, elle annonce la nouvelle,
Bien prise, sauf pour l’aîné, le voilà qu’il grommelle :
« Nom de Dieu, t’es enceinte à cause de ce foutu Brit,
Je me retiens de le frapper, c’est tout ce qu’il mérite ! »

Ils pensaient le pire derrière eux, mais vient une personne,
« L’abominable belle-mère » comme tous la surnomme,
Qui veut se venger de son ancien employé démissionnaire,
Vers qui quelqu’un tend une main inattendue et salutaire.

Oui, c’est bien le psychopathe de service, ce colosse,
Qui choisit le côté de son collègue, son ancien Boss,
Décide de cacher les amoureux dans la ville de Gotham,
Pour rentrer en guerre contre l’autre abominable femme.

Rien ne se passe comme prévu, dans l’ancienne maison,
De la future maman, qui a une très mauvaise intuition,
Lorsque le Roi de la Pègre, son tout premier amant,
Devient fou de jalousie et commence à être violent.

Au milieu des suppliques et des pleurs de la jeune fille,
Le froid, la nuit et le brouillard s’étendent sur la ville,
Le Roi fait battre les amoureux, sans remords ni crainte,
Mais son bras droit refuse de frapper une femme enceinte.

Heureusement, leur complice baraqué les sort de Gotham,
Et malgré les marques et les coups, se termine ce drame,
Arrivé au repaire, l’aîné a bien travaillé pour se racheter,
Avec une grande surprise dans la chambre des fiancés.

Ils ouvrent lentement la porte et découvrent dans un coin,
Un magnifique berceau bleu, de toute évidence fait main,
Avec un mobile de jouets et au-dessus du couffin, il y a,
Le nom du bébé et un pentagramme gravés dans le bois.

Le temps passe, et les deux parents décident de soumettre,
À l’ex-psychopathe, d’être le parrain de leur enfant à naître,
Ce qu’il accepte, comme de devenir le seul témoin d’union,
De leur mariage, dans la mairie de leur Bunker d’habitation.

Le mari promet à sa femme un grand mariage à l’Église,
Une fois sorti du joug de leur ennemi et de leur emprise,
Mais pour l’heure, il est temps de rouler vers l’hôpital,
Il semblerait que la future maman ait soudainement mal.

Quelques heures plus tard, dans la chambre d’un blanc pur,
Sur le lit, les parents tiennent en main leur petite progéniture,
Allongé l’un contre l’autre, le nouveau-né en plein milieu,
Sourient mari et femme comme un couple de bienheureux.

De retour dans leur chambre, le bébé dort dans le berceau,
Les parents à côté dans le lit, épuisé par tout ce renouveau,
Mais termineront leur nuit devant leur café du matin,
Que l’aîné se met à charrier avec amusement et entrain.

Quelques semaines de paix, les parents sont en sécurité,
Dixit leur ami chasseur, qui traque toujours sans pitié,
Lorsque l’abominable belle-mère fait son grand retour,
Les quatre alliés aident les parents, venant à leur secours.

Et par sûreté, les enferment tous les trois dans le Donjon,
Elle tient le bébé dans ses bras et lui les enlace de passion,
Attendant et ne se doutant de rien, lorsque la porte s’ouvre,
C’est l’abominable belle-mère, devant eux ils découvrent.

Effrayé, jusqu’au mur du fond ils se mettent à reculer,
Mais dans l’antre, pas seule, elle décide de pénétrer,
Suivit par un couple, aux gestes prêts à la violence,
Les parents du regretté et du fameux ami d’enfance.

Un fils pour un fils, c’est ce que tous deux réclament,
La fille jette sur son mari un regard plein de larmes,
L’abominable femme cogne et tyrannise le pauvre père,
Et le couple tente d’arracher le bébé des bras de sa mère.

La fille réclame leur pitié, dans les sanglots et les pleurs,
Mais depuis bien longtemps, les atroces n’ont plus de cœur,
L’horrible tend un revolver sur le père, prête à le tuer,
La mère lutte pour garder leur enfant et se met à hurler.

Après de longues minutes de torture mentale et physique,
Il était temps que les alliés, dans le Donjon, se rappliquent,
Pour sauver leurs amis d’une mort atroce, c’est certain,
Et ainsi éviter au bébé de devenir à son tour orphelin.

En larmes l’un contre l’autre, tenant leur nourrisson,
Se termine cette épreuve, pour la fille et le garçon,
Lorsque vers eux, la maman de l’équipe vient et dit :
« Suivez-moi, ils s’occupent du reste, tout est fini. »

Il leur faut des jours pour oublier cette catastrophe,
Mais à peine réussis, c’est l’aîné qui les apostrophe,
Recevant un mail anonyme sur son ordinateur,
Avec preuves à l’appui que l’Anglais est un tueur.

En réalité, des mois auparavant, il avait ordonné,
À son bras droit, de suivre le code pour chasser,
Mais aujourd’hui, il a vraiment choisi son camp,
Trahissant les siens, pour sa famille et son enfant.

Cependant, l’aîné ne l’entendant pas de cette façon,
Se jette sur lui avec rage et le sang en ébullition,
La fille veut tout stopper avant que ça ne déraille,
Mais par l’aîné, elle prend un coup dans la bataille.

Encore une fois, le chasseur s’en veut âprement,
De s’être laissé emporter par son tempérament,
Contre toute attente, demande d’être pardonné,
Pour, la seconde fois, de les avoir brutalisés.

Le cadet et la maman de notre petite Team,
Décident de s’occuper des deux victimes,
Laissant le grand frère seul avec ses remords,
Buvant un Whisky, pour déculpabiliser encore.

Il est temps de quitter le Bunker, pensent-ils,
D’avoir un vrai travail et leur propre domicile,
Oublier l’Angleterre, loin des Supers Vilains,
Et commencer à eux trois, le rêve Américain.

Seule

C’est l’écho d’une voix, raisonnant dans la maison,
Un dialogue triste, où une seule personne répond,
Assit l’un contre l’autre, sans pouvoir se toucher,
Ils parlent ensemble, mais elle seule peut l’écouter.

Un passé mélancolique unis ces deux personnes,
Similaire et différent, leur solitude s’additionne,
Quand nulle n’entend ses mots dans le présent,
Elle ne se confit qu’à lui seul, tout en pleurant.

Il est vrai, il faut le dire, qu’il ne l’abandonnera pas,
Contrairement à tous les autres, partis autrefois,
Se retrouvant seule, le jour de son anniversaire,
Il n’y a que lui, allongé dans son lit imaginaire.

Les deux amoureux se sentent seuls au pays,
Sans argent, sans famille et sans aucun ami,
Cherchant un amour parental par procuration,
Ils doivent faire une croix sur cette protection.

Souffre l’homme de son abominable belle-mère,
Qui l’a recueillit et élevé comme une vraie sorcière,
Isolée la fille par ce manque que la « mère » ignore,
Mais par cette absence, pleure la fille, pleure encore.

L’un contre l’autre, dans la voiture ou la pièce vide,
Il boit ses paroles et elle parle, d’une voix timide,
De tous les souvenirs refoulés, comme de l’école,
Et les gens la voient parler seule, comme une folle.

Pourtant, il est présent dans la salle pleine d’ombres,
Lui remontant le moral, quand encore elle sombre,
Lui donnant des conseils, pour pouvoir tenir debout,
Car, qui aime dans cet Enfer, passer sa vie à genoux ?

L’Enfer ils l’ont connu, comme leurs amis d’enfance,
Quelles écoles se targuent de voler ainsi l’innocence ?
Dans les maelstroms brumeux des terreurs nocturnes,
Pourtant ensemble, ils cauchemardent sous la lune.

Elle lui demande comment il arrive encore à vivre,
À s’endormir toutes les nuits sans être toujours ivre,
Il lui répond que la mort personne ne la choisit,
Mais oui, c’est bien plus facile avec du Whiskey.

Une seule voix raisonne en écho contre la façade,
Même si à deux, ils chantent le soir des ballades,
Une seule voix pleure, dès que le jour se lève,
Pourtant il est toujours là, pour prendre la relève.

Pour survivre, le moment où enfin elle se couche,
Les voix se répondent et les mains se touchent,
La réalité explose et le Monde entier s’enflamme,
Dans le chaos, se rejoignent enfin mari et femme.

La journée, toujours les oreillettes dans les oreilles,
Mais le soir enfin, pouvoir le rejoindre en sommeil,
Parler tout bas, comme une prière dans une Église,
Invisible dans les draps, il l’enlace et la sécurise.

Dans les magasins, les gens se retournent vers elle,
Il lui dit de continuer, ils sont tous si superficiels,
Et quand lentement elle marche vers le précipice,
Il accourt pour stopper cette pensée destructrice.

Toujours là avec elle, comme une ombre sereine,
Par ses mots, il l’empêche de s’ouvrir les veines,
Assis par terre, il pose ses mains sur ses poignets,
La sauvant encore, mais le sang continue de couler,
Elle ne sent rien, juste un souffle froid,
Puisqu’il n’est pas réel et pas vraiment là,
D’inquiétude, il pleure à son tour, et s’agite,
Tout en plaidant : « Ne me rejoins pas de suite »

Into the Pensieve

Encore un long et compliqué poème…
Toujours une inspiration du côté d’Arthur Rimbaud avec : « Le Bateau ivre. »
Avec encore ce système et ce thème de « portes » comme dans ma poésie : « Juste toi et moi. »
Et surtout, le titre comme certaines références, sont un hommage à « Harry Potter. »
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.)
Pour terminer, je n’ai pas eu de Bêta ou de corrections, alors désolé pour les fautes restantes.
(J’ai mis trois jours pour l’écrire…)  

Bonne lecture…

Je marche accompagnée, dans ce lugubre long couloir,
Mains dans la main, lui et moi arrivons à destination,
Mes doigts tremblent et se posent enfin sur la porte noire,
Je ne puis point l’ouvrir, puisque ce n’est pas ma décision.

Et de surcroît, je redoute de découvrir et de passer l’arcade,
Pourtant, je ne détiens pas les clefs de mes propres serrures,
Et quand le battant se referme, tout mon esprit se dégrade,
Le froid me glace, la porte claque et tout devient obscur…

Le temps se retourne dans les maelstroms des souvenirs,
Et dès lors mon âme reprend le corps de mes douze ans,
Mes peines et mes angoisses commencent ainsi à ressurgir,
Dévorant tout, lorsque j’ai obéis à ce professeur malveillant.

Et dans cette salle, mes doigts maculés tiennent la clef dorée,
Quand la porte suivante s’ouvre sur une immensité bleu nuit,
Nous engloutissant dans les clapotements furieux des marées,
Rejoignant les autres noyés et priant la Mort de stopper l’agonie.

Les flots roulant au loin et quand le Ferry heurte les vagues,
Sous l’horizon de l’eau, l’élément des monstres démesurés,
Allongée, dormant sur le sol, mon corps et mon esprit divaguent,
Flottant comme une revenante vers cette maudite Île de Beauté.

La mer conduit dans la pièce suivante, quand mes yeux s’ouvrent,
Tout est vide, sans bruit et je bascule lentement d’avant en arrière,
Malgré la poignée qui tourne, l’obscurité de nouveau me recouvre,
Dans les ténèbres, leurs voix criardes arrivent ainsi à me faire taire.

Ô, mon amour ! Condamne donc et clos cette porte à doubles tours,
Je sais pourtant que la suivante est malproprement pire que celle-ci,
Ad Lugdunum, mon cœur, l’aube exaltée est mon unique secours,
Le rouge des roses entache le blanc, évade moi de cet abject lit.

La tempête malsaine traverse le battant d’un nouvel endroit,
Et les ressacs me conduisent dans une coursive familière,
Bruyante de rires et d’un seul cri, j’ai du sang sur mes doigts,
Mon amour, depuis lors, je réprouve tous les anniversaires.

La porte se referme et une autre nous emmène au Q.G,
Dans la demeure pas encore hantée, j’écoute qui crépite,
Brûle petit feu, brûle petit feu, avant de me consumer,
Cheveux et vêtement, les flammes s’attisent trop vite.

La lueur orangée de la porte suivante m’emmène ailleurs,
Illuminant la radieuse euphorie d’un affectueux canin,
Sous le ciel gris, le rapide fourgon me paralyse de peur,
Foudroyant le canidé en ce sombre et pluvieux matin.

Je t’ai suivi, mon compagnon, jusqu’à l’arcade émeraude,
Dans un jeune corps, jouant dans une aire pour enfants,
Pourtant le long de ma joue, coule une larme chaude,
Je ferme les yeux, rien ne revient, le trou noir, le néant.

La fumée noire nous emmène au bord d’un jardin ennemi,
Dors avec moi, dans le placard de cette étrange caravane,
Nulles terreurs ou cauchemars ne me sortent de ce cagibi,
Juste une araignée, devant mes yeux, descend de sa liane.

Grá mo chroí, tu crois que ton histoire est similaire,
Sans songer à mal que la dernière fiole de ma pensine,
Me ferais que trop pleurer pour ce fameux mois d’hiver,
Que tu appelles celui des orphelins ou des orphelines…

Retournons dans le couloir, à la Salle sur Demande,
Loin des souvenirs, du Monde, les aubes sont mortes
J’écoute notre thème et en me penchant, je te quémande,
En te chuchotant à l’oreille : « N’ouvre plus les portes. »