La Sirène d’Irlande

À tes frères tous tombés,
Ô, écoutez-moi donc crier,
Sous les océans, les naufrages,
De nos sirènes mises en cage.
Sur ma peau, tous nos rêves,
Lorsque je marche sur la grève,
Mais les Chasseurs nous veulent nous,
Pour nous mettre à genoux.

À tes frères qui sont morts,
Ô, jetez-moi donc un sort,
Tout le monde t’a oublié,
Quand le fils prodigue est arrivé,
Mais comme Dieu est éphémère,
Je parle de celui de Lucifer.
Comme la vie serait belle,
Si tu étais réel,
Mais ce n’est pas le cas,
Car tu n’es pas là.

À tes frères disparus,
Ô, entendez les chants perdus,
Je me perds dans la brume,
Et me noie dans l’écume,
Quand les sirènes ont toutes peurs,
Seules, face aux Chasseurs.
Mais depuis que l’amour s’en mêle,
Je ne suis plus la même,
Bien que tu ne sois pas là,
Oui, je pense à toi.

La Sirène de Laytown

À mes sœurs sous la mer,
Ô, entendez-vous ma prière,
Ramenez-moi mon amant,
Que tout soit comme avant.
Je suis seule sur la plage,
Comme une sirène dans sa cage,
Les Chasseurs courent vers moi,
Car il n’est plus là.

À mes sœurs des abîmes,
Ô, entendez-vous mes rimes,
J’attends mon amour sous la lune,
Ramenez-le moi sur la dune.
J’ai le vague à l’âme,
Plus rien ne me calme,
Car sans lui je me noie,
Les Chasseurs fondent sur moi,
Et lorsqu’ils toquent à ma porte,
Je prie pour que la marée m’emporte.

A Door ?

Je l’ai vu, une nuit, telle une hallucination,
Au milieu des esprits, attendant entrouverte,
Je n’étais pas seule, mais avons-nous eu raison,
De laisser la curiosité faire place à la découverte ?

Adossés contre le battant, nous utilisons nos corps,
Pour les empêcher d’entrer, les empêcher de sortir,
Mais est-ce la magie noire, est-ce un mauvais sort,
Quand nous voyons les Démons, les entendant mugir ?

Une étrange lumière éclaire nos pieds, sous l’interstice,
Mais gardons-la close, les doigts fermes sur la poignée,
Attendons le bon moment, attendant une aide salvatrice,
Et faisons fi des grondements, qui craquent de l’autre côté.

Mais le Mal est grand et les Ténèbres sont bien trop fortes,
Et réclament les esprits des différents aux yeux des autres,
Maintenant les Diables s’avancent, passant cette porte,
Et revendique des âmes, et revendique les nôtres.

C’est la tourmente sur place et le froid nous empare,
Rien ne peut les arrêter, ni sort ni nulle magie blanche,
Et nous, Êtres ou enfants perdus dans l’hostilité du soir,
Je murmure ces simples mots, lorsque vers toi je me penche.

« Nos amis sont morts et nous sommes seuls ici,
Mais ne les laisse pas courir à notre perte,
Il n’y a plus rien à changer, nous sommes déjà maudits,
Ne les laisse pas gagner pour une porte ouverte. »

Et lorsque les larmes se changent en diamant,
Que l’eau calme nos pieds nus sur le sol de pierre,
Il est temps de courir, car la fuite des innocents,
N’empêchera pas de faire tourner la Terre.

Mais pour ne pas que le Mal passe le voile,
Je prends mon violon, et je joue contre eux,
Allumant les bougies, éclairant les étoiles,
Et je fais un vœu.

From Drogheda To Laytown

Céad Míle Fáilte, chers amis, venez et approchez-vous,
Bien que je parle et que j’écrive trop, oui je l’avoue,
Je dois narrer une dernière histoire, sur deux villes,
Et qui, à elles deux, font battre mon cœur de fille.
Comté de Louth et de Meath, c’est ici en Irlande,
Que Drogheda et Laytown me transcendent,
Le long de la Rivière Boyne, je prends le D1,
Le fameux bus qui sépare ces Comtés voisins.
Par Mornington et sa Tour, ainsi je passe,
Arrivé à Bettystown je vois la marée basse.
An Inse, me voilà, marchant sur sa plage,
De l’Église jusqu’à Laytown village.
Devant la sculpture « Voyager », je fredonne,
Sur les coquillages qui par milliers foisonnent,
Sur la mer d’Irlande, je vois au loin les bateaux,
Et vers les vagues je chante toute seule Santiano.
Hissez-haut ! Je file au Pub, car je crie famine,
Mais une fois là-bas, mon cœur s’embéguine,
Pourtant c’est la raison que mon esprit réclame,
Bien que je sois ici, à cause de ce cher Adam.
Assise au comptoir, enfin je me déstresse,
En plongeant dans ma Pinte de Guinness.
Bye-bye le Pub, ou le bus partira sans moi,
Nous roulons, en direction de Droichead Átha.

Wack fall the daddy-o, wack fall the daddy-o,
Les sirènes disent « au revoir » dans mon dos,
Je descends du bus, puis je traverse la rivière,
Marchant vers Laurence’s Gate, et au cimetière,
Les Croix Celtiques font s’envoler mon esprit,
Chantant « Níl Sé’n Lá » je pense à la vie,
Sur West Street je glande, regardant les vitrines,
Et j’écoute les musiciens dans les rues voisines,
Enfin au Pub « Cagney’s » je me pose un peu,
Mon Irlandais voit mon voyage dans mes yeux,
J’admire le Millmount Fort depuis la terrasse,
Aux arc-en-ciels et aux Leprechauns je rêvasse,
« The Frenchie » ou « La sauveuse de phoque »,
Ainsi qu’ils m’appellent, au Pays du Shamrock.
Au milieu des Mick, Johnny et des Paddy,
Je cours à Saint Peter’s Church et je prie,
Les mots s’envolent dans le ciel d’Irlande,
Je retourne au Pub, lorsqu’un ami demande,
De chanter pour lui, une chanson Française,
Je bois une goulée et entame un peu mal à l’aise :
« Il y a une ombre dans le vent,
Je crois qu’une tragédie m’attend… »

Lost

Cela fait fort longtemps, j’en ai conscience,
Que je n’ai pas pris ma plume, pour écrire en silence,
Maintenant que tout le monde est parti, je narre,
Ce qui s’est passé ici, des jours comme des soirs,
À nos amis tombés, ne restant presque personne,
À l’Être que j’étais, aux surnoms qu’ils me donnent,
C’est ici que tout commence, ici que tout se termine,
Au milieu des Landes magiques de la Verte Érinne,
Lorsque le vent porte lentement des murmures infondés,
Traversant les portes en bois de tous les Pubs bondés,
Verre à la main, je fredonne ici ma complainte,
Aux oreilles de tous, buvant toujours leurs Pintes,
Et quand enfin l’été Français termine sa saison,
Il emporte quatre amies avec lui dans son sillon,
Et quand l’automne arrive et qu’Halloween passe,
C’est ici, en Irlande, qu’un autre frère s’efface.
Et un autre encore, Dieu ça ne s’arrête pas,
Même si j’ai de la peine, de ce qu’ils disent de moi,
Alors les projets s’empilent et le travail s’abonde,
Sur le chemin de Croix Celtiques, au milieu des tombes,
Les morts ne parlent pas et les vivants ne reviennent plus,
L’hiver vient, le froid s’étend et les rumeurs continuent,
Nos amis sont partis, mais ceux qui demeurent,
Connaissent mes passions et connaissent mes peurs,
Ce qu’ils me demandent, en errant sous les Cieux,
Alors je prends mon violon, et je chante pour eux.

13 Novembre 2018

Petites Strophes // Short Poems

Laytown

Oh, the lovers near to the river, sitting,
Where I cry on her childbearing,
They’re happy when they’re embrace,
But, I want to stay in that place,
The one I never seen before,
The way along the Shamrock Shore.

28.04.18


Teardrops

In a land of myth and magic,
There was a boy named Mick,
He is not real, that why I,
Stay here and still cry,
I start to play and let fallin’,
My teardrops on my violin.

21.01.19


Love

Amour rapide et peut-être le plus long,
Tout a changé après cette inclination,
Un an auparavant, j’ai posé mes yeux,
Dans les siens, cette immensité bleue,
Un an déjà, et désormais je suis partie,
Pour suivre mon cœur, grâce à lui.

20.03.18 pour le 1.04.18


Death

Mais l’amour disparaît, la Mort l’emporte,
Et voilà que s’ouvre cette étrange porte,
Dans le black-out de la journée, je me noie,
L’ivresse m’étourdit, je pleure sur toi,
Amour rapide, mais désormais mort,
Un an après, je pleure sur toi, je pleure encore.

22.03.18 pour le 8.04.18


Carstairs

1878, au cœur de la vieille Angleterre,
Mais pour moi, c’était l’année dernière,
Quand l’Institut devint ma maison,
Je dansais au rythme de son violon,
Trop tôt parti par le Mal, on l’habilla,
D’ivoire, pour ceux qui ne vieilliront pas.

22.02.18


Remède

Pour sauver les gens il faut m’empêcher,
De m’attacher ainsi à leurs personnalités,
Comme celui qui fuit avec crainte,
S’échappant en groupe du labyrinthe,
Détruisant les Méchants pas si bons,
Mourant sans Remède durant l’invasion.

23.02.18


Reality

Tu ne peux te coucher près de moi,
Ni me toucher quand ça ne va pas,
Tu es présent, mais invisible aux yeux,
Des véritables gens et de tous ceux,
Qui me croient obsessionnelle,
Mais si seulement tu étais réel…

28.02.18


Always

When I walk along the sea,
Mick always tries to save me,
When I cross the bridge, he says,
‘Don’t. Things gonna be good anyway.’
But I feel the sadness and the sorrow,
‘Mick, you should let me go.’

27.05.18


Real

Au pays des danses et des chants,
Des musiques et des instruments,
Par-delà les collines, je m’en vais,
Au milieu du lac, je veux me noyer,
Quand soudain l’Enfer me rappelle,
Car rien n’est réel.

20.06.18


Today

Moon of my Love, Love of my Moon,
Walk on the beach and I’ll see you soon,
You love me and I love you too,
But Hunters hunt as they must do,
My Witches Drums come and say,
‘You’ll be loved for Valentine’s Day’

07.02.19 for 14.02.19


Moons

Two years and twenty-four moons,
You was my love, you was my doom,
Because I was alone in the dark,
And my heart went from red to black,
Two years and twenty-five moons,
I’ll see you my love, I’ll see you soon.

Pour le 1er Avril 2019


Death #2

Death is two years old,
Two years without my soul,
Just one year, on my own,
When I walked in Laytown,
Good memories for that day,
But he’s still dead now, anyway.

Pour le 8 Avril 2019


Magic

When we are homeless, I can see,
The White Magic inside of me,,
Witches are awake and wolves are hunting,
Now, listen, my song is coming,
The moon is full, the sky is blue,
Don’t trust the rumors, trust the Truth.

When the Star is missing,
The Witch hour is coming,
Spirits and voices are all gone,
I’m in two Worlds but I must choose one,
So he comes, as a Pretty Reckless,
And says to me : « Claim Yourself ».

Between the Death and the Birth,
I hear the voice of Mamma Earth,
The Witches Drums, loud and clear,
I rise my wand and the moon appears,
We are Magic, the World must know,
We all can see, the Demons below.

4.04.19


Music

Même si rien n’est sûr,
La vie est une aventure,
Même si rien ne change ce soir,
J’ai toujours mes cauchemars,
Dans la magie née l’imagination,
La vie est une chanson.

24.04.19


Mer

Je marche sur le sable et je vois mes pas,
Mais jamais la mer ne ramène Mick jusqu’à moi,
Car si dans deux ans, je reviens à Laytown,
Je ne serais jamais personne,
Mais courir sur le sable et la plage,
Je sens sous ma peau tous mes tatouages.

3.05.19


Broken

Love hurts a lot,
The pain is all I’ve got,
A call, a death or a photo,
Even if I don’t want to know,
My heart has a heart attack,
And my brain goes from red to black,
I’ll stay alone with my Teddy Bears,
‘Cause I love 3 Irish Men, but nobody cares…

6.05.19


Corpse Bride

I saw it again. A picture, a video,
I never wanted to know,
Love hurts me like a knife,
Even if he brought me to life,
Now I’m gone and dead inside,
I will never be a bride,
I drown my sorrow in my Guinness,
I don’t have any heart in my chest.

14.05.19


Burn

I will burn the World for you,
For your eyes so blue,
And for your hair so dark,
I will kill, I will attack,
I will climb the mountains for your voice,
I will, because I don’t have the choice.

26.05.19


Gemme

Vers Laytown, mes pas me ramènent,
Vers la plage et celui que j’aime,
Vers les roches et les gemmes,
Vers les coquillages que la marée sème.

To Laytown my steps bring me back,
To the beach and the man I love,
To the rocks and the jewels,
To the shells that the tide sown.

25.05.19


Light up the Darkness

Il y a des gens jaloux,
Qui veulent te tuer plus que tout,
Il y a des gens stupides,
Qui détruisent par leurs propos acides,
Il a des gens méchants,
Qui te poussent au découragement,
Il a des gens atroces,
Qui vont te bouffer jusqu’à l’os,
Et il y a ceux qui, dans ton Enfer,
Viennent, pour allumer une Lumière.

Airím uaim thú

Ce poème est très différent de ceux que j’ai écris jusqu’à maintenant. Le rythme, les phrases et tout le reste, j’ai essayé de m’inspirer de l’histoire/poème d’une amie :
Lien ici.
C’est une histoire un peu triste, mais vraie et qui raconte quelque chose de concret…

Lundi je partirai sur les Terres d’Irlande, mais pas aujourd’hui,
Aujourd’hui, j’écris et je pense encore, espérant en vain,
J’ai arrêté de répondre et d’en parler à mon amie,
J’ai tout interrompu, absolument tout, car cela ne sert à rien.
Mardi je serai à Dublin, j’ai du travail à faire là-bas,
Ce sera sûrement long et je garderai cette lettre,
Dans mon livre, dans mon sac, direction Drogheda,
Car mercredi je pleurerai en la relisant peut-être.
Jeudi, vers Carrickfergus j’aimerai m’enfuir,
Pour ne pas penser à son absence dont elle ne se soucis pas,
De toute ma liste de regrets, elle seule doit me maudire,
Mais elle n’a besoin de rien et encore moins de moi.
Vendredi je veux courir vers Galway et vers Tuam,
Pour mon histoire qu’elle ne lira probablement jamais,
Avec ma fichue lettre, je veux voir les lieux du drame,
Et mon cerveau créera un lien malsain entre moi et les oubliés.
Je n’irai pas chez elle le samedi, non, je le jure,
Je serai à Laytown, près de la mer, sur la plage de sable,
Pieds nus, la lettre dans les mains avec mes pensées obscures,
J’aimerai jeter mes mots et chasser mon envie improbable.
Dimanche, je n’irai pas chez elle non plus, je ne prendrai pas l’avion,
Je serai aux Falaises de Moher, dans ce Royaume au bord de l’océan,
Je serai seule, avec lui dans ma tête, regardant tous deux l’horizon,
Abandonnés de tous, à culpabiliser ensemble, sans personne, ni parent.

Mon Dieu, comme je l’envie cette Terre avec ses croix Celtiques,
Moi j’attendais l’heure de lire ses avis, ses mots et ses histoires,
Mais il n’y a plus personne, plus de procuration, juste lui et ma musique,
Le problème reste le même, dans mes cauchemars,
Elle est la Mère de tous, sans le vouloir,
Mais pas de lui et moi, seuls dans le manoir,
Ce Monde va finir par m’avoir.