Seule

C’est l’écho d’une voix, raisonnant dans la maison,
Un dialogue triste, où une seule personne répond,
Assit l’un contre l’autre, sans pouvoir se toucher,
Ils parlent ensemble, mais elle seule peut l’écouter.

Un passé mélancolique unis ces deux personnes,
Similaire et différent, leur solitude s’additionne,
Quand nulle n’entend ses mots dans le présent,
Elle ne se confit qu’à lui seul, tout en pleurant.

Il est vrai, il faut le dire, qu’il ne l’abandonnera pas,
Contrairement à tous les autres, partis autrefois,
Se retrouvant seule, le jour de son anniversaire,
Il n’y a que lui, allongé dans son lit imaginaire.

Les deux amoureux se sentent seuls au pays,
Sans argent, sans famille et sans aucun ami,
Cherchant un amour parental par procuration,
Ils doivent faire une croix sur cette protection.

Souffre l’homme de son abominable belle-mère,
Qui l’a recueillit et élevé comme une vraie sorcière,
Isolée la fille par ce manque que la « mère » ignore,
Mais par cette absence, pleure la fille, pleure encore.

L’un contre l’autre, dans la voiture ou la pièce vide,
Il boit ses paroles et elle parle, d’une voix timide,
De tous les souvenirs refoulés, comme de l’école,
Et les gens la voient parler seule, comme une folle.

Pourtant, il est présent dans la salle pleine d’ombres,
Lui remontant le moral, quand encore elle sombre,
Lui donnant des conseils, pour pouvoir tenir debout,
Car, qui aime dans cet Enfer, passer sa vie à genoux ?

L’Enfer ils l’ont connu, comme leurs amis d’enfance,
Quelles écoles se targuent de voler ainsi l’innocence ?
Dans les maelstroms brumeux des terreurs nocturnes,
Pourtant ensemble, ils cauchemardent sous la lune.

Elle lui demande comment il arrive encore à vivre,
À s’endormir toutes les nuits sans être toujours ivre,
Il lui répond que la mort personne ne la choisit,
Mais oui, c’est bien plus facile avec du Whiskey.

Une seule voix raisonne en écho contre la façade,
Même si à deux, ils chantent le soir des ballades,
Une seule voix pleure, dès que le jour se lève,
Pourtant il est toujours là, pour prendre la relève.

Pour survivre, le moment où enfin elle se couche,
Les voix se répondent et les mains se touchent,
La réalité explose et le Monde entier s’enflamme,
Dans le chaos, se rejoignent enfin mari et femme.

La journée, toujours les oreillettes dans les oreilles,
Mais le soir enfin, pouvoir le rejoindre en sommeil,
Parler tout bas, comme une prière dans une Église,
Invisible dans les draps, il l’enlace et la sécurise.

Dans les magasins, les gens se retournent vers elle,
Il lui dit de continuer, ils sont tous si superficiels,
Et quand lentement elle marche vers le précipice,
Il accourt pour stopper cette pensée destructrice.

Toujours là avec elle, comme une ombre sereine,
Par ses mots, il l’empêche de s’ouvrir les veines,
Assis par terre, il pose ses mains sur ses poignets,
La sauvant encore, mais le sang continue de couler,
Elle ne sent rien, juste un souffle froid,
Puisqu’il n’est pas réel et pas vraiment là,
D’inquiétude, il pleure à son tour, et s’agite,
Tout en plaidant : « Ne me rejoins pas de suite »

Into the Pensieve

Encore un long et compliqué poème…
Toujours une inspiration du côté d’Arthur Rimbaud avec : « Le Bateau ivre. »
Avec encore ce système et ce thème de « portes » comme dans ma poésie : « Juste toi et moi. »
Et surtout, le titre comme certaines références, sont un hommage à « Harry Potter. »
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.)
Pour terminer, je n’ai pas eu de Bêta ou de corrections, alors désolé pour les fautes restantes.
(J’ai mis trois jours pour l’écrire…)  

Bonne lecture…

Je marche accompagnée, dans ce lugubre long couloir,
Mains dans la main, lui et moi arrivons à destination,
Mes doigts tremblent et se posent enfin sur la porte noire,
Je ne puis point l’ouvrir, puisque ce n’est pas ma décision.

Et de surcroît, je redoute de découvrir et de passer l’arcade,
Pourtant, je ne détiens pas les clefs de mes propres serrures,
Et quand le battant se referme, tout mon esprit se dégrade,
Le froid me glace, la porte claque et tout devient obscur…

Le temps se retourne dans les maelstroms des souvenirs,
Et dès lors mon âme reprend le corps de mes douze ans,
Mes peines et mes angoisses commencent ainsi à ressurgir,
Dévorant tout, lorsque j’ai obéis à ce professeur malveillant.

Et dans cette salle, mes doigts maculés tiennent la clef dorée,
Quand la porte suivante s’ouvre sur une immensité bleu nuit,
Nous engloutissant dans les clapotements furieux des marées,
Rejoignant les autres noyés et priant la Mort de stopper l’agonie.

Les flots roulant au loin et quand le Ferry heurte les vagues,
Sous l’horizon de l’eau, l’élément des monstres démesurés,
Allongée, dormant sur le sol, mon corps et mon esprit divaguent,
Flottant comme une revenante vers cette maudite Île de Beauté.

La mer conduit dans la pièce suivante, quand mes yeux s’ouvrent,
Tout est vide, sans bruit et je bascule lentement d’avant en arrière,
Malgré la poignée qui tourne, l’obscurité de nouveau me recouvre,
Dans les ténèbres, leurs voix criardes arrivent ainsi à me faire taire.

Ô, mon amour ! Condamne donc et clos cette porte à doubles tours,
Je sais pourtant que la suivante est malproprement pire que celle-ci,
Ad Lugdunum, mon cœur, l’aube exaltée est mon unique secours,
Le rouge des roses entache le blanc, évade moi de cet abject lit.

La tempête malsaine traverse le battant d’un nouvel endroit,
Et les ressacs me conduisent dans une coursive familière,
Bruyante de rires et d’un seul cri, j’ai du sang sur mes doigts,
Mon amour, depuis lors, je réprouve tous les anniversaires.

La porte se referme et une autre nous emmène au Q.G,
Dans la demeure pas encore hantée, j’écoute qui crépite,
Brûle petit feu, brûle petit feu, avant de me consumer,
Cheveux et vêtement, les flammes s’attisent trop vite.

La lueur orangée de la porte suivante m’emmène ailleurs,
Illuminant la radieuse euphorie d’un affectueux canin,
Sous le ciel gris, le rapide fourgon me paralyse de peur,
Foudroyant le canidé en ce sombre et pluvieux matin.

Je t’ai suivi, mon compagnon, jusqu’à l’arcade émeraude,
Dans un jeune corps, jouant dans une aire pour enfants,
Pourtant le long de ma joue, coule une larme chaude,
Je ferme les yeux, rien ne revient, le trou noir, le néant.

La fumée noire nous emmène au bord d’un jardin ennemi,
Dors avec moi, dans le placard de cette étrange caravane,
Nulles terreurs ou cauchemars ne me sortent de ce cagibi,
Juste une araignée, devant mes yeux, descend de sa liane.

Grá mo chroí, tu crois que ton histoire est similaire,
Sans songer à mal que la dernière fiole de ma pensine,
Me ferais que trop pleurer pour ce fameux mois d’hiver,
Que tu appelles celui des orphelins ou des orphelines…

Retournons dans le couloir, à la Salle sur Demande,
Loin des souvenirs, du Monde, les aubes sont mortes
J’écoute notre thème et en me penchant, je te quémande,
En te chuchotant à l’oreille : « N’ouvre plus les portes. »

Fairytale

Je récidive avec ce long et compliqué poème. Dans le même genre que « Tic Tac Tic Tac » ou même « Juste toi et moi ».
Ici, je me suis inspiré d’Arthur Rimbaud : « Qu’est que pour nous, mon cœur » .
Ainsi que d’Edgar Allan Poe : « Annabel Lee ». 
Et de Victor Hugo pour : « Demain, dès l’aube ».
Le titre, « Fairytale » est un clin d’œil à la magnifique chanson d’Alexander Rybak, et qui a remporté l’Eurovision en 2009. (Norvège)
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.)
Pour terminer, je n’ai pas eu de Bêta ou de corrections, alors désolé pour les fautes restantes. 

Qu’est-ce que pour nous, mon cœur, que ces flaques de sang ?
Qui nous empêchent tant la nuit, de nous reposer ensemble,
Ces suppliques, ces cris de douleur, cette peur et ces tourments,
Quand lorsque sonne minuit, devant eux, nos corps tremblent ?

Il n’y a pas si longtemps que cela, dans un royaume près la mer,
J’étais seule, esseulée, vivant heures par heures, jours par jours,
Lorsqu’un étrange conte surnaturel, m’envoie des envies téméraires,
Où les sempiternelles tortures de l’Enfer, sont la réponse à cet amour.

L’angoisse est proche, je te rejoins, dès que la lune enfin se lève,
Depuis des mois, je veux ardemment te sauver de ce jour vermeil,
Quand l’un de nos affreux meurt, un autre de nouveau se relève,
Lui ou sa Boss, lui ou son jumeau, franchement, c’est bien pareil.

Nous étions si jeunes et si naïfs, derrière ce petit bureau vitré,
Ou dans le repaire mystérieux, là-bas, de nos soi-disant amis,
Mais pour notre amour, il était plus prudent de tout cacher,
Car quand la guerre éclate, nos proches nous abandonnent ici.

Demain dès l’aube à l’heure du soleil, je disparaîtrais de tes bras,
Lorsque cette sombre, étrange et insidieuse réalité m’en arrache,
Je me fiche de ma folie latente, de la faim, de l’argent et du froid,
Donne-moi n’importe quoi, une autre enquête ou une autre chasse.

Tout à l’Apocalypse, la vengeance, la terreur et la torture,
Aux créatures qui nous attaquent sous la lune pleine,
Mais qui sont les vrais Monstres ? Je ne suis pas sûr,
Et pourquoi maintenant, pour tes questions soudaines ?

Tu es en guerre contre toi-même, tes pensées s’exhortent,
Mais dans les songes, les terreurs nocturnes sont accrues,
Nous avons beau essayer tous les chemins, toutes les portes,
C’est ton âme, et ton sens moral, qui t’ont finalement perdu.

Derrière ton accent adorable et tes hôtels trois étoiles,
Se cache un petit garçon émigré de son propre pays,
À qui la vie, l’enfance et les adultes ont fait tant de mal,
Souvenirs refoulés par cette bonne bouteille de Whisky.

Je ne regretterai ni le calme du matin, ni l’horreur du soir,
Alors, qu’est-ce que mon cœur, ces flaques de sang ?
Si par elles, il m’est toujours permis de te revoir,
Mes rêves, mes espoirs, et même mes désirs indécents.

Mais cherches-tu, toi également, une figure maternelle ?
Veux-tu la mienne ? Même si de ceci, elle ignore tout,
Puis-je prendre la tienne ? Pour un temps occasionnel,
Bien qu’elle fut du côté de notre ennemi, je l’avoue.

Qu’avons-nous fait de mal ? Tous nos amis sont partis,
Trahi ou tué, il ne reste désormais plus personne,
Et je ne sais toujours pas comment te sauver la vie,
Tu es, et resteras, le seul qu’à jamais j’affectionne.

Je ne puis demeurer loin de toi, de ton pays du Nord,
Tout le monde me déteste, mais tout le monde t’aime,
Pourtant, ils me font revivre ta mort encore et encore,
Je ne peux rien en faire, juste des histoires et des poèmes.

Mais quel conte de fées doit se terminer de cette façon ?
Je marcherai, les yeux fixés, sur tous mes rêves forcés,
Triste histoire d’une seule fille et d’un pauvre garçon,
Que les affreux cruels aux pouvoirs ont bien trop torturé.

Dieu t’avait mis sur mon chemin, dans le seul but de t’en arracher,
Maintenant je pleure sur un bouquet aussi blanc qu’une colombe,
Dans ma fameuse robe bleue, en cherchant un cimetière où aller,
Mais, tu n’as ni nom, ni cercueil, ni enterrement et ni tombe.

 

Somewhere along in the bitterness

Ce poème est assez spécial. J’ai longtemps hésité avant de le publier, je n’étais pas sûr de savoir si je pouvais le faire ou pas…
Niveau inspiration, ça reste basique : Arthur Rimbaud avec « Les étrennes des Orphelins » en lisant aussi « Le dormeur du Val ».
Le thème, en revanche, un peu plus compliqué. Dans le même genre que la chanson « Luna » de Najoua Belyzel. 
Également dans un style similaire à un de mes anciens poèmes : « Tic Tac Tic Tac ».
Et enfin, le titre : « Somewhere along in the bitterness » est une phrase de la chanson : « How to save a life », que j’écoutais en boucle entre deux rimes de ce poème.
(Tous les liens sont dans les noms, cliquez dessus pour tout voir.) 
La raison pour laquelle j’ai longuement hésité à le publier, c’est justement à cause du thème et de l’histoire abordée. C’est quelque chose d’assez personnelle, plutôt triste et sombre.
(Pour ceux/celles qui comprendront entre les lignes.)
J’ai mis deux jours pour l’écrire…
Bonne lecture !

Comme le temps passe à une vitesse vertigineuse,
Ô, maudit temps, qui m’interdit ce désir obsédant,
Car il n’est pas question, sans aucune vie amoureuse,
De m’octroyer un jour ce que je souhaitais ardemment.

La chambre est déserte et elle le restera pour toujours,
La pièce est glacée, nul besoin de porte ou de serrure,
Rien ne résonne : ni pleure, ni rire, ni cri et ni amour,
Jamais de dessins ou de photos ne seront sur les murs.

Alors le temps passe, mais l’envie jamais ne cesse,
L’horloge de la vie continue de sonner chaque heure,
Me torturant par la solitude, les ans et la tristesse,
Ayez égard à ma supplique de faire taire cette douleur.

Dans les maelstroms brumeux des cauchemars,
Je ne suis point si seule, et ainsi nous pouvons,
Le temps d’une nuit ou le temps d’un espoir,
Poser deux mains amoureuses sur un ventre rond.

Doux gestes arrachés brutalement par le réveil,
L’Ange des berceaux vient essuyer mes yeux,
Quand le jour lentement enfin s’ensoleille,
Je peux survivre encore une journée ou deux.

Nul besoin de changer d’inclination ou de pays,
Car là où mon cœur s’envole, mon corps reste seul,
Pensant toujours aux Home, aux corps ensevelis,
Dont la verdure humide restera leur unique linceul.

Je continuerai d’y penser, en hurlant les prénoms,
Allongée dans la nuit noire, sur un lit de roses,
Imaginant des jumeaux, des filles ou des garçons,
Sur mon nombril, mes doigts s’enlacent et se posent.

Maintenant, mes envies sommeillent tristement,
Mon âme rejoint le père, là-bas au repaire secret,
Vous diriez à me voir, que je pleure en dormant,
C’est le cas peut-être, c’est bien trop tard désormais.

« Oh, mais tu es si jeune, pourquoi penses-tu cela ? »
Je le sais, comme aussi vrai que notre ciel est bleu,
Dix ans plus tard, rien n’a changé et rien ne changera,
Pareil à un étrange et long deuil, je lui ai dit adieu.

Silencieusement, coule et tombe une larme amère,
Dieu est bien mort, et les Anges n’existent pas,
Nul futur où il serait question un jour d’être mère
Sans retour, fermer les yeux une dernière fois.

Paisiblement, une des voix ose me murmurer,
D’écrire ces mots, me donnant l’inspiration,
Telle une musique, qui semble me rappeler,
Ses tristes ballades, ses tragiques chansons.

Les cheveux blancs et mon cœur qui ralentit,
Dans quelques songes où je les rejoins encore,
L’ultime moment et souriant enfin sur ce lit,
Les yeux clos, attendant patiemment la Mort.

Au nouveau Royaume, mains dans la main,
Leurs visages rayonnants, tous les deux sont là,
Leurs grands yeux clairs et leurs cheveux bruns,
Et pour l’éternité, nous resteront tous les trois.

Comme le temps passe à une vitesse vertigineuse,
Ô, maudit temps, qui m’interdit ce désir obsédant,
Sans rien laisser derrière cette existence vicieuse,
Votre cœur l’a compris, il n’y aura jamais d’enfant.

Baile Átha Cliath 

Voici un poème un peu spécial…
Il y a des rimes plates à la fin de chaque phrase, mais également des « rimes internes » au milieu de chaque phrase…
Le titre signifie « Dublin » en Gaélique.
C’est, bien sûr, de ça dont il s’agit…
Pour les autres références dans la poésie, si vous ne comprenez pas quelque chose, laissez un commentaire et je me ferai un plaisir de vous aider !
Bonne lecture !

Quand le mois de novembre arrive enfin, nous prenons l’avion,
En partance de Toulouse pour Dublin, avec mes livres en révision,
Comme j’ai peur de l’atterrissage, je bosse mon Anglais et Gaélique,
Pourtant c’est un bon voyage, nous arrivons en Irlande, en République,
Prenant le bus mais dans l’autre sens, rien ne me perturbe dans la ville,
C’est la maison ou des vacances, la langue fait battre mon cœur de fille,
Et à peine arrivées dans l’auberge, nous partons déjà vers Temple Bar,
Le long de la Liffey sur ses berges, la musique me guide comme un phare,
Dans un premier Pub on s’arrête, avec des chansons en fond sonore,
C’est bien mieux en direct, je profite en applaudissant bien fort,
La tournée peut commencer, dans un autre Pub une autre Guinness,
Au milieu des Irlandais, écoutant leurs ballades plus rien ne m’oppresse,
Le lendemain comme la veille, nous débutons toutes nos visites,
Leur Guinness me réveille, leur Full Irish Breakfast me ressuscite,
Dans les boutiques je deviens neuneu, dans un grand décor vert,
Je reste à buguer en plein milieu, ma carte bancaire a bien souffert,
Le Ha’Penny Bridge à traverser, pour se poser et prendre du repos,
Dans le quartier branché, en tapant la conversation aux locaux,
Je chante « I’ll tell Me Ma », avec un air béa en frappant des mains,
Au Quay’s ce soir-là, je connaissais les chansons des musiciens,
Le lendemain au Famine Memorial, traversant un autre célèbre pont,
En pleine messe dans une Cathédrale, crapahutant dans les bas-fonds,
Je dois parler de « chouchou », surnom que mon amie lui a donné,
Derrière ce nom doux, c’est par Michael Collins que je suis obnubilée,
Cherchant sa statue au Merrion Square, le reste aux Collins Barracks,
Puis retournant au Pub pour ma bière, devant les Guinness je craque,
Disant Sláinte en levant ma pinte, allant au Spire puis Talbot Street,
Tous les monuments que je pointe, toutes les histoires que je récite,
Se cognant aux Irish dans les coins des rues, nous prenons des photos,
Ils sont encore plus choux que je l’aurai cru, et je préfère leur météo,
À Kilmainham Gaol c’est triste, mais intéressant pour l’histoire,
Nous aidons un touriste, puis partons manger au Arthur’s Bar,
À l’auberge de jeunesse tous les matins, il y a le petit Homme de Lettre,
Probablement tout seul à Dublin, j’ai rien dit pour ne pas avoir l’air bête,
J’évitais toutes les illégalités, pour ne pas nous faire prendre par la Garda,
Dans le tram payant nos billets, mais vers le château qu’est-ce que je vois ?
Perdues au milieu des ruines, directement dans le Q.G de leur Police,
Un petit « hello » je baraguine, au seul Irlandais dans ce service,
De Liberties à Molly Malone, au Irish Film Institute je rends l’âme,
Je perds des neurones, quand je trouve la série avec mon Adam,
Les BMOL ont envahi Dublin, et le Whiskey m’a perdue quelque part,
Je connais par cœur les coins, déambulant dans ma petite robe noire,
À Trinity College pour la remise de diplôme, et je bave sur leur accent,
« C’est normal en Irlande », me home, aux drapeaux vert, orange et blanc,
Par Aer Lingus on s’en va, avec mon Jameson et Tullamore Dew,
Is maith liom Baile Átha Cliath, j’ai tout ramené et j’aime tout…

On The Road Again

C’est comme une longue route émeraude desséchée,
Avec des champs et des platanes de chaque côté,
Et notre carte de la région sur le tableau de bord,
Avec ma copilote qui admire sans arrêt le décor.
La musique résonne à fond dans la bagnole,
Musiques Irlandaises, French, ou Rock ‘n’ roll,
Nous parlons, nous chantons, et je bave,
J’ai la langue qui traîne, c’est ça qui est grave,
Quand elle hurle « Adam », j’entends le clic,
Pour me prendre en photo, sur son Panasonic.
Au milieu des Abbayes ou des Cathédrales,
Le GPS nous paume, c’est la loose totale,
Une journée sans se perdre, c’est une journée perdue,
Les Gersois sont aux fraises, nous sommes bienvenus.
Chemises à carreaux, hamburgers dans la main,
La route défile encore, le Q.G n’est pas si loin,
Revenant de l’océan, où ma copilote a bien surfé,
Je suis restée sur la plage, à écrire dans mon carnet.
À la fin de notre périple, le tablier autour de la taille,
Cuisiner Irlandais ou Réunionnais, comme boustifaille,
Halloween dans un Pub, à Toulouse chez ma sœur,
Déguisées en psychopathes, pour la nuit des horreurs.
Quelques jours plus tard, dans l’avion pour Dublin,
Comme l’Irlande et les Irlandais, me vont si bien,
De retour dans la cambrousse, dans mon pauvre bled,
Pensant sans discontinuer à mon chéri qui m’obsède,
Revivant « Sur la route », comme le livre de Jack Kerouac,
Mais pas en Amérique, juste au pays de l’Armagnac.
Le soir parlant encore, devant un verre de Whiskey,
Cherchant une nouvelle ville, où emmener Baby,
La nuit devant les films, comédies musicales ou déjantées,
Ensuite un SPN, mais en étant complètement beurré,
La saison 13 par principe, mais repassant par la douze,
Pas touche à mon chouchou, je suis super méga jalouse !
Dans ma bagnole rouge, à la Hutch ou même Starsky,
Pour ma copilote, comme un phare en pleine nuit,
Une chopine de bière, ou de Paddy, sur mon bureau,
Ma pote lit mes conneries, sur le lit avec les animaux.
Le soir, un verre de Jameson, qu’elle mélange au coca,
Repensant aux Irish, nos aventures comme à la Garda,
Mais tout se termine, il faut maintenant faire les bagages,
Reprendre encore la route, tout en admirant le paysage.

Alayna Ní an Ghaill

Voici un nouveau poème, dans le même genre que « Tic Tac Tic Tac » [Lien ici]
Ici, il est référence à une histoire que j’écris en ce moment, comme une sorte de « spin-off ».
Concernant le titre, il s’agit d’un prénom et d’un nom de famille : « Alayna » prénom féminin. Et « Ní an Ghaill », nom de famille, signifie, littéralement : « Petite-fille de l’étranger. »
Quant aux autres phrases en Gaélique que vous rencontrerez dans le poème, je ne compte pas les traduire… (Sauf si vous me le demandez…)
Sinon, au sujet du titre, je voulais quelque chose qui sonne comme une vieille chanson, à la manière des légendes de « Molly Malone » ou « Dan O’Hara ». 
Et ce, tout en racontant une histoire à la manière de la chanson « Mountain Dew ».
Bien sûr, ici, il est encore question d’une histoire d’amour assez « fluffy » sur les bords. Donc, vous voilà prévenu, ça dégouline de romantisme…
Bonne lecture !

C’était un jour ordinaire, dans cette curieuse école,
Lorsque, au repas, la Directrice prit la parole,
« Le 20 décembre, un bal de Noël sera organisé,
Mettez vos habits de lumière, seul ou accompagné. »

Mes deux amis avaient déjà chacun leurs âmes-sœurs,
Et, je ne pus que jeter mon regard sur l’élue de mon cœur,
Alayna, son prénom rappelait au fond de moi mon pays,
Nous étions l’un pour l’autre, de simples meilleurs amis.

Cette nuit-là, au dortoir, au-dessus de mon livre ouvert,
Mes deux camarades me sortirent de mon imaginaire,
M’ordonnant presque de monter à l’étage, inviter ma belle,
Me donnant un verre de Whiskey pour me mettre en selle.

« Tá mé i ngrá leat », ces mots résonnaient fort en moi,
Lorsque j’ai toqué sur la porte, du dortoir, en bois,
Ma sœur ouvrit la chambre, je lui expliquai la situation,
Elle sourit, appelant Aly, hurlant presque son prénom.

Elle était là, faisant des essayages de robe pour la soirée,
M’avouant pourtant, que personne ne l’avait encore invitée,
Le cœur battant, je lui demandai avec mon atroce accent,
Si elle voulait bien venir avec moi pour le bal dansant.

Elle me dit joyeusement « oui » avant de m’interroger,
« Mais alors, dis-moi quelle est ta couleur préférée. »
En lui demandant pourquoi, je lui répondis « bleu »,
Où elle avoua : « Ma robe sera assortie à tes yeux. »

Les jours suivants parurent tous longs et différents,
Je sentais quelque chose changer dans nos sentiments,
Le jour arriva, et comme le voulait l’étrange coutume,
J’étais dans mon dortoir, pour revêtir mon costume.

Lorsque le soir-même, ma sœur sortit avec mon allié,
Alyana, quant à elle, entra dans sa robe bleu dragée,
Mes yeux, sur le moment, crurent voir débarquer un ange,
Jetant un dernier regard sur moi, sur ma tenue que j’arrange.

Nous descendions les escaliers de l’immense demeure,
Accédant dans la même salle que la nuit de l’horreur,
Halloween fut célébré ici, presque deux mois plus tôt,
Où, j’étais bien trop occupé dans les sous-sols du château.

Tremblant, mais souriant, j’invitai Alyana à la danse,
Rougissante, elle prit alors ma main dans le silence,
Les profs lancèrent un slow comme première chanson,
L’un contre l’autre, elle murmura à l’oreille mon prénom.

Les heures passèrent, au calme, dans notre Académie,
Loin des combats, des ragots et de la sinistre Prophétie,
Alayna et moi quittèrent la salle, entrant dans le couloir,
Lorsque quelque chose nous poursuivit jusqu’au dortoir…

La température baissa, le froid s’installa autour de nous,
Aly entra en trombe, claquant la porte, fermant le verrou,
Comprenant que la chose était d’origine surnaturelle,
Elle nous protégea tous deux dans un cercle de sel.

Mais, le fantôme traversa l’arcade et nous dévisagea,
C’était mon ancien ennemi, mort, que je reconnus là,
Brisant la fenêtre du couloir et ouvrant l’entrée en grand,
La protection de sel s’en fut, balayée par cet horrible vent.

Il se dirigea vers moi, le visage déformé par la haine,
Son bras me traversa, ressentant une douleur soudaine,
Je souffris de sa main fantomatique, qui me serra le cœur,
Avant que les Ténèbres ne m’enlacent de leurs noirceurs…

Mais la Mort ne vint pas me chercher, en cette soirée banale,
Lorsque j’entendis Alayna chuchoter, dans ma langue natale :
« A ghrá mo chroí », se penchant sur mon corps allongé,
Et sur mes lèvres, déposer notre premier baiser…

Elle avait fait fuir l’esprit avec le sel, et surtout bravoure,
Comme nous l’avions appris dans nos nombreux cours,
Mes amis, inquiets, entrèrent dans la chambre avec fracas,
Nous surprenant, en train de nous embrasser, Aly et moi.

Mon colocataire leva les yeux au ciel, tout en disant :
« Nom de Dieu, c’est pas trop tôt, il était temps ! »
Sous nos airs interrogateurs, il nous avoua avec sérieux,
Que tout le monde était déjà au courant, sauf nous deux.

De cette attaque, sortit quelque chose de magnifique,
Car, même face à un fantôme psychopathe sadique,
Les secrets cessent et les sentiments se découvrent,
Et la vérité explose enfin quand nos cœurs s’ouvrent.
Alayna Ní an Ghaill, grâce à toi, j’en conviens,
Je ne me sentirai plus jamais comme un orphelin,
Mais comme une personne aimée, presque spéciale,
Et me souviendrai toujours de cette soirée improbable.

Tabhair póg dom