Nevermore (The Order Chronicles #5)

Voilà, voilà…
Le dernier chapitre de ma Saga :

« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
« The Origins (The Order Chronicles #2) »
« Family Feuds (The Order Chronicles #3) »
« Red Door’s Prophecy (The Order Chronicles #4) »

Ces histoires étaient (sont) comme un doudou que je traîne lors de ce confinement sans fin. Une sorte d’autre Monde auquel m’accrocher pour ne pas devenir complètement neuneu (Bon, OK, je suis devenue complètement neuneu, mais ça aurait pu être pire !)
Alors voilà, mon doudou.
Même si ces récits sont terminés, je vais les traîner et les mâchouiller pour les revivre encore et encore en attendant la fin de la Fin du Monde.
Comme je disais, égoïstement, je pense que cette saga était plus pour moi que pour vous.
Mais bon, si mon imagination farfelue peut être partagée pour vous donner envie de squatter dans mon Monde, alors… Pourquoi pas ?

En attendant, bon courage pour la fin de ce voyage…



« Siècle des larmes, hurlements,
Vous les maudits, par le sang,
‘Toujours et à jamais’, se meurt,
L’amour ne sauvera pas votre heure,
Votre famille damnée est condamnée,
Dites enfin adieu à votre immortalité. »

La Prophétie fait écho, mais ils gagent : « Jamais plus ! »
Ils sont tous témoins, au Sanctuaire de New Orléans,
Le frère aîné, sa sœur, son cadet, le petit et la sœur perdue,
L’heure est arrivée de redorer le blason familial tombant.

Comme je fouillais, active, les ruines de l’Ordre,
Aidé du petit frère de cette Originale Famille,
Je perçus, blafarde, dans ce cruel désordre,
Une seule fiole qui étouffa mon cœur de fille.

L’Ordre a prospéré, tous ces murmures,
Dans les couloirs, qui portaient à croire,
Que jamais plus est à subir la morsure,
Voici donc la Réponse, voici notre Espoir.

La lueur céruléenne veut tous les condamner,
Engloutir leurs Pouvoirs, détruire leurs Sangs,
Je tiens entre mes mains leur seule sécurité,
L’Antidote d’une malédiction de leur rang.

Au refuge retourné, j’étais jouasse de ce remède,
La Fin de la Prophétie, si l’un d’entre eux le prend,
À moi, pas de maladie noyée dans un liquide tiède,
Lorsque, sur notre ville, il se met à pleuvoir du sang.

Dans cette averse furieuse tombante, écarlate,
À l’abri, mon époux considéra la curieuse fiole,
Mille ans d’âge, mille ans de vie à combattre,
Il révoqua tout en la buvant, et tenant sa parole.

Ô ! Âmes ! Comme je sais les hivers et le froid,
Les hurlements de mon mari quand le sang afflue,
Le remède ravive ses veines sèches, et je vois,
Son cœur qui bat enfin, au rythme de : « Jamais plus ! »

La Prophétie, peu à peu, se corrode et la Famille reste,
Halo azurite décline et les épines des roses pourrissent,
Le chêne d’argent brûle, l’extinction d’un présage funeste,
Dès lors, notre temps nous délivrera de nos cicatrices.

Consentons que mon foyer prospère a besoin d’espace,
L’un reste, d’autres partent et nous, prenons les flots,
Atermoyant un temps, de cette Chambre de Chasse,
Ma magie fait revivre mon violon, et lui à son piano.

Tandis que je terminais d’écrire mon dernier volume,
Je pus contempler mon époux, plus heureux qu’autrefois,
N’est plus un sanguinaire caché derrière ses costumes,
Et qui sait si, très bientôt, nous serons enfin trois…

Est-ce la fin du début ou le début de la fin ?
Pour mon mari mortel, naquit d’une autre époque,
Mais gageons que dans l’heure, aujourd’hui ou demain,
Nous partirons comme promis, en repos à Manosque.

Mais si jamais le confinement persévère,
Alors vous, qu’allez-vous en faire ?

THE END

 


Significations :

Eh oui, eh oui, c’est bien la fin !

Je dois m’excuser, car j’ai vraiment l’horrible impression d’avoir perdu en langage soutenu au fur et à mesure des chapitres ! Si vous relisez le premier poème, puis, celui-là… Je pense que ça s’est détérioré avec le temps. Oops, ce n’était pas voulu…
J’imagine que l’histoire est devenue plus importante que les mots/phrases utilisées pour la raconter !
Ce qui est assez ironique puisque, à la base, ce n’était censé être qu’une histoire au langage soutenu…
Bref :
Comme je le disais, pour notre héroïne, il n’y avait que deux possibilités pour elle en se mariant à un Super Vampire :
– Être mordu et vivre pour l’éternité avec lui.
– Ne pas être mordu et mourir un jour, le laissant seul.
Mais, j’ai trouvé une solution numéro trois :
– Un Antidote au Vampirisme !
Sûrement parce que, personnellement, je n’ai jamais été OK pour devenir un Vampire (Suivant l’hypothèse qu’un jour, j’aurais eu à choisir ! Ahah !)
Et je me dis qu’être un Vampire ne pas être tous les jours super fun. Surtout si, comme lui, vous avez mille ans d’âge…
Alors, sa femme a fouillé les ruines de l’Ordre pour chasser un murmure. Une rumeur de couloir. Et, elle a trouvé la fiole. L’Antidote !
Il n’hésite pas.
Il la prend.

La Prophétie est comme « vivante » et « elle » comprend que la Famille va gagner. Eh oui, elle avait prédit la chute de ladite Famille. Sauf que, l’Antidote change tout !
Certes, ils sont toujours ensemble et lié par leurs liens. Mais l’un d’entre eux n’est plus immortel, donc forcément… La Prophétie se brise. Elle a eu tort dans le sens où, oui : l’amour a sauvé la Famille. (Puisqu’il prend l’Antidote pour vivre avec sa femme) et oui, elle a eu raison dans le sens où : il a dû dire adieu à son immortalité.
1-1 Famille/Prophétie !

Une fois les menaces éliminées, les frères/sœurs peuvent vaquer à leurs occupations. Certains restent à New Orleans (Le petit frère et la grande sœur) d’autre s’en vont ailleurs (Le cadet et la seconde sœur) et d’autre… Comme notre héroïne et son mari, vont enfin partir en Lune de Miel ! (Il était temps !)


Quelques peintures, par moi-même, qui m’ont été inspiré par l’histoire…

« Viendra le vent d’hiver, souffler comme autrefois »…


Une chanson ?
Une musique m’a aidé à tout écrire. Même si cette même chanson me fait affreusement pleurer, elle est aussi magnifiquement belle…

 

28/29/30.04.20
1/2/3.05.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Red Door’s Prophecy (The Order Chronicles #4)

Voilà, voilà…
Avant-dernier chapitre…
La suite de ma Saga :

« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
« The Origins (The Order Chronicles #2) »
« Family Feuds (The Order Chronicles #3) »

Il faut m’excuser, je pense que mon cerveau a un peu craqué…
Le confinement a fini de me rendre neuneu. Seule, sans ami, famille, proche, pas un chat, pas un rat ou une mouche, avec une connexion Internet qui ne fonctionne qu’un jour sur trois…
Bref, mon esprit a craqué et a créé un nouveau Monde.
Sanglant, certes, mais bon, rien n’est parfait !

Sur ce, voici la suite des trois premiers chapitres/poèmes.
Que je vous conseille de lire avant d’entamer ce nouvel opus !
Bon voyage !



Nous sommes seuls, au milieu de la population,
L’ambiance nous guide, la musique nous emporte,
Il sourit en pianotant le piano et moi, au violon,
À minuit, brusquement… S’ouvre sa porte…

Le battant écarlate laisse passer tous les mânes,
Il se tient impassible devant, couvert de rouge,
Brusquement, le Monstre se réveille et les condamne,
Une morsure, une artère, et plus rien ne bouge.

Une aversion pour lui, il cauchemarde encore,
Que les âmes le hantent, que son propre Démon,
Vienne un jour ou l’autre à souhaiter ma mort,
Si la porte ne reste pas close pour de bon.

Je l’ai senti trembler, ses larmes sur moi couler,
Derrière cette porte, se terrent tous les esprits,
De ses mille ans d’âge, de ses mille regrets,
Au surplus pour sa famille, une Prophétie :

« Siècle des larmes, hurlements,
Vous les maudits, par le sang,
‘Toujours et à jamais’, se meurt,
L’amour ne sauvera pas votre heure,
Votre famille damnée est condamnée,
Dites enfin adieu à votre immortalité. »

La répulsion et l’angoisse ont eu raison de lui,
Des larmes salées coulent pour tous ses deuils,
Il sombre dans mes bras, ma bouche qui garantit,
Que jamais plus il ne descendra dans son cercueil.

Et dès lors, je me suis baigné dans ses pleurs,
Des vies antérieures, infusées de cendres et de sang,
D’une Famille immortelle dont les vivants ont peur,
Mais trouvent à s’ancrer à mes plus forts sentiments.

Je clos mes yeux, le cœur bat, je passe l’ouverture,
Des corps pâles, des bras levés, sur ma poitrine,
Les yeux sombres, couvert de rouge, sa morsure,
Est amère et douce quand percent ses canines.

Porte folle, escortée des millions d’Êtres au trépas,
Au rythme saccadé du sang coincé dans les veines,
Il se suspend, relève les yeux et pleure pour moi,
Le battant se ferme, tout va bien, je suis sauve et saine.

Les flots écarlate ont laissé se dérouler le temps,
Pour moi, pour eux, et l’organisation de la cérémonie,
Jurer notre « Oui », échanger nos consentements,
Famille, mari et femme, décoderont la Prophétie.

Il n’est pas une option d’un jour me faire mordre,
Je retourne vers les ruines, avec la sœur et le frère,
Je remue les chutes de ce qu’était hier « l’Ordre »,
Pour un miraculeux remède enfouis sous la terre.

Noire et froide, sur nous, la nuit lentement tombe,
Dans le silence discrétionnaire où plus rien ne bouge,
Je suis suspendu à jamais entre nos deux Mondes,
Ô, viens, mon époux ! Allons peindre la ville en rouge…

THE END (?)


Signification :
À chaque chapitre, son personnage !
Le premier présentait la famille et la mission (Et l’Ordre) dans son ensemble.
Le second était centré sur l’héroïne et son passé.
Le troisième sur le petit-frère et son Père adoptif violent.
Et celui-là, sur le frère aîné… Comme je le disais, être un Vampire vieux de 1000 ans n’aide pas à garder son self-control. Bien qu’il soit considéré comme le plus gentil et le plus noble de la famille, il doit néanmoins combattre ses propres Démons. Sa propre nature.
Surtout maintenant qu’il vient de trouver une nouvelle compagne. Les fantômes de son passé reviennent le hanter…

Les paragraphes en italiques sont les actions qu’ils se passent derrière cette fameuse porte rouge, où il condamne à clef toutes les horreurs qu’il a perpétré.

Mais il ouvre cette porte…
Pourquoi ?
Déjà, pour s’exorciser.
Mais surtout, parce que derrière cette porte, se cache une Prophétie longtemps enfouie.
En rapport avec la chute de sa famille.
Chute et Prophétie qui vont arriver…
Dans le chapitre suivant ! Ahaha !

Donc, il faut combattre ces Démons intérieurs. Pour ce faire, sa nouvelle compagne (L’héroïne, donc. Vous, moi, elle, tout le monde) a une idée : Elle va dans son esprit pour ouvrir la porte avec lui. Le Monstre se libère, il se jette sur elle, la mord et comprend plus tard ce qu’il a fait. Il le regrette et son regret lui permet de condamner ses souvenirs pour toujours et de revenir dans le Monde des Vivants.

Donc, non, en vrai, elle n’a pas été mordue.
Donc oui, elle doit toujours choisir entre devenir un Vampire pour vivre avec son mari, ou rester mortelle et le perdre un jour ?
Ou pas…
Et si je vous disais qu’il y a une porte numéro trois pour ce cruel dilemme ?
Et que, en plus, ça a un rapport avec la Prophétie ?
Mouahahahahaha ! Je suis méchante…

Bref ! Elle épouse enfin son Super Vampire et ensuite, avec sa nouvelle famille, ils s’occupent de décoder la mystérieuse Prophétie…
En attendant, la jeune fille retourne vers les ruines de l’Ordre avec sa famille pour y chercher quelque chose…

À suivre…

26/27/28.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Family Feuds (The Order Chronicles #3)

Et voilà la suite…
La suite des deux premiers chapitres :
« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
« The Origins (The Order Chronicles #2) »
Que je vous conseille de lire avant d’entamer ce nouveau chapitre !

J’espère que cette saga vous fait autant de bien qu’à moi.
Retrouvons-nous à la fin pour mes significations.
En attendant, ENJOY !



Le bruit et le silence passent dans notre foyer,
Porteurs d’ombres sur leurs éternelles existences,
Lorsqu’un Père millénaire en fut ressuscité,
Nos lendemains ne deviennent qu’évanescence.

« Un Monstre dont les Monstres ont peur »,
Dévore les souvenirs du dernier de la famille,
Comme j’ai vu le noble aîné transi de terreur,
J’ai su les admonestations sur notre chère ville.

Notre Sanctuaire n’est pas assombri par l’Ordre,
« La Famille avant l’amour » Ô ! Refrain fou…
Aucun d’eux ne concédera demain à me mordre,
Ni le Noble Cerf, ni même le Mauvais Loup.

J’ai vu leurs pactes, leurs fuites et leurs tourments,
Qui portent en eux, l’Espoir d’un meilleur lendemain,
Toujours et à jamais, lié par les liens de leurs sangs,
C’est à lui, son clan, j’ai concédé ce même matin.

Fermement, l’étau se ressert sur leurs âmes damnées,
Le dernier enfant succombe à sa morne paranoïa,
Si même eux sombrent pour des parents retrouvés,
Alors je prends mon violon et je joue pour eux trois.

Dans la neige furieuse et hostile de notre hiver,
Nous sommes en quête d’un acolyte obscure,
Nonobstant mon aimé s’inquiétant pour son frère,
Et sa folie de rougir des milliers de peintures.

J’ai lu leurs journaux et toutes leurs histoires,
Je sais les supplices fomentés par ce Père,
Ô, resurgissent mes heures les plus noires,
L’Ordre l’a permis sur moi aussi, naguère…

Mon aimé tiendra sa parole, pour me tendre
Un anneau d’or à la pierre bleue, en bijou,
Et leurs liens, jamais ne viendront à se fendre,
Qu’ils jurent ensemble : « La Famille avant tout ».

La sœur se quête de la guerre, et sème,
À son tour, la fuite et sa fervente panique,
Sur les murs, saigne leur blason, leur « M »,
La Prophétie avait prédit cette Fin tragique.

Cette lignée qui me délivre, que j’affectionne,
Est la plus condamnée des Familles Originales,
Ce n’est pas une Femme, ce ne sont pas des Hommes,
Juste une infamie pour un Père Viking et brutal.

Le temps a permis l’impensable parricide,
Avec véhémence, par un petit garçon apeuré,
Incrédule est la fratrie qui se montre lucide,
Ils n’ont rien de ce qu’ils veulent posséder.

Gageons que le Père Chasseur restera éteint,
Que la Famille subsistera, pour toujours forte,
Ejusdem farinae, une tempête arrive, une Fin,
Alors que mon épouseur se cache devant sa porte.

Sous nos pieds reposent cinq cercueils vides,
Le Père rejoint cette silencieuse crypte,
Emporté par son bâtard, son sale Hybride,
Je réside avec eux pour attendre leur suite.

 

Chaque Noël, les braises brûlent dans l’âtre,
Derrière son masque impassible, ses yeux,
Brillent de Démons féroces à combattre,
Pour lors, je jette mes souhaits dans le feu.

Les Aubes sont mortes pour notre cause,
J’ai vu mon amant et son petit-frère réunis,
Tombent cendres de lune et pétales de roses,
Pendant qu’il peint avec le sang de ses ennemis.

THE END (?)


Signification :

L’histoire continue…

Notre jeune fille est donc libérée du joug de l’Ordre… Mais une autre menace pèse sur la famille…
Leur Père revient les hanter. Et ça, c’est pas cool, parce qu’il veut tuer le petit-frère de la fratrie. Au début, je voulais garder le côté psychopathe de ce fameux frère pour mon écrit. Mais je n’ai pas pu m’y résoudre. J’ai un penchant pour les Supers Vilains qui cherchent et/ou refusent une rédemption…
Tout comme l’aîné de cette famille en pagaille. Celui-là même qui, si vous n’avez pas compris, s’est fiancé avec la fille de l’histoire !

Mais, même s’il faut toujours lutter et fuir devant le monstre patriarcal, il reste encore et toujours un mystère à régler : la jeune fille est Humaine. Mortelle, donc. Son futur est un Vampire et il va falloir faire un choix : morsure ou pas morsure ? Ou… Peut-être… Une solution numéro trois ?
(Bien sûr, je vous torture, je sais déjà comment cela va se finir ! Ahaha !)

Alors voilà, tout le monde entre en guerre et cherche un moyen de tuer le Super Vilain (Le Père, donc) le petit dernier de la famille (Le demi-frère, en fait. D’où le « bâtard » dans le poème. Car son Père n’est pas son vrai Père biologique) devient fou et passe son temps à peindre (Oui, oui !) en hurlant qu’il veut utiliser le sang de ses ennemis comme peinture. (Ce qu’il se passe à la fin… Quoi ? J’ai dit que c’était un psychopathe !)

Donc voilà, la sœur, le grand-frère et le petit-demi-frère s’en sortent. C’est le dernier de la famille qui tue son faux Père. Et entrepose le corps dans la crypte. C’est Noël, il neige, et notre héroïne jette ses vœux dans le feu. (Tradition Viking)
Il est vrai que tout rentre dans l’ordre. Le petit-frère commence à se calmer et personne ne vient perturber le futur mariage… Sauf ? Le futur époux ? OK, c’est le plus « gentil » et noble des Super Vamp’ de cette famille de fous, mais ça reste un Vampire vieux de 1000 ans. Avec des milliers de milliers de victimes derrière lui… Ses fantômes intérieurs finiront-ils par ressortir ?

Je compte faire 5 Chapitres à cette histoire farfelue. J’aime les redondances numériques.
5 comme les 5 Chasseurs de Monstres. Et comme les 5 frères/sœur de la famille.
Aussi comme les 5 gifs que je me galère à trouver pour les poster avec les poèmes. Gifs qui, en réalité, sont aussi un code qui va avec l’histoire (Oui, oui, oui, j’aime les codes et les énigmes…)
Et donc oui, je m’évertue à toujours poster 5 gifs sur chaque chapitre de cette saga. Et… Parmi ces gifs, il y en a UN qui ne change JAMAIS…
Et c’est le fil conducteur pour le futur chapitre !
Mouahahahaha, j’adore vous torturer, pardon… (C’est mon côté psychopathe qui ressort chez moi aussi… On m’excusera, je ne peux pas peindre avec le sang de mes ennemis, moi !)

À suivre…

23/24/25/26.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

The Origins (The Order Chronicles #2)

Cette histoire m’a dépassé… Elle ne devait être qu’un « simple » poème au langage soutenu.
Mais une chronologie s’est imposée à moi.
Oui, voici la suite de :
« New Orleans (The Order Chronicles #1) »
(Que je vous conseille de lire avant ce poème-ci, pour mieux comprendre l’histoire !)

J’imagine que, à la base, cette histoire est pour moi. Comme un doudou que je traîne, étant enfermé 24H/24 chez moi (Sans Wifi/Internet, la plupart du temps) lors de ce très très long confinement. Seule, sans animaux, famille ou ami.
Alors je me suis créée tout ça. J’ai mélangé pleins de Mondes entre eux et j’en ai fabriqué un nouveau. Pourtant, même dans cette dimension, je ne cherche pas la paix. Non, il y a la version violente du COVID19 ici aussi.
Sauf que, à la fin…



Tandis que les songes noirs s’engouffraient en moi,
Dans la séculaire et infinie demeure familiale,
Mes chroniques réapparaissent une nouvelle fois,
Il y a fort longtemps, une ville, sous les étoiles…

Une porte vermeille s’ouvre, les images ressurgissent,
Mission première, ô ! Un peu trop inexpérimentée,
Un Enfant de la Lune, un Oméga par injustice,
Lorsque l’Amour frappe, il ne laisse rien passer.

Les mois défilants ont béni le silence, les Lunes,
Tantôt pleines, tantôt noires ou nouvelles, j’entends,
Hurler mes protégés, à la pointe de la dune,
Hormis un qui s’éclipse, avec moi, mon amant…

La transe me quitte, une secousse intense m’éveille,
Des bras m’enlacent, me serrent et me rassurent,
Le ciel de lit s’étire et laisse s’engouffrer le soleil,
Mais combien de fois ai-je survécu à ces morsures ?

Je sais cette nouvelle passion, cette liberté soudaine,
Sur un plateau d’argent, par mon Homme de la Nuit,
Or, l’abjection m’a occis, emporté par ma peine,
L’angoisse que l’histoire se répète derechef sur lui.

L’Ordre m’a ordonné de sauver des Êtres Surnaturels,
Des Chasseurs vindicatifs, cruels et tellement fous,
Et moi, fidèle à ma mission, j’étais hardie et nouvelle,
La Gardienne des meutes, qui marchait avec les Loups.

Mais notre adversaire n’était que trop maléfique,
Les Chevaliers Fantômes qui sabrent nos racines,
Mon Loup a chuté, succombant à une mort tragique,
Quel enfant voudrait oublier ses Origines ?

Mon feu Homme de la Lune a laissé sa place,
À l’Homme de la Nuit, millénaire immortel,
Et moi, Humaine, je me hasarde à faire face,
À mon autre dramatique anathème naturel.

J’ai sombré dans les sentiments de cette personne,
Insolite est cette inclination qu’ensemble, on partage,
Bien que notre culpabilité insidieuse crayonne,
Sur notre peau, des noms perdus, en tatouages.

La Lune pleine se dessine sur ma nouvelle ville,
Plongeant dans deux Mondes où se baigne,
Mon cœur qui tambourine et qui se fossile,
Dans l’éternité d’un Homme qui saigne.

Viendra le vent d’hiver, souffler comme autrefois,
C’est un Homme de parole, depuis un millénaire,
« M » gravé sur les murs suintants, sur le bois,
Mais je m’interroge, qui ralentit le petit frère ?

THE END (?)


Surnoms :
Homme de la Lune : Loup-Garou.
Homme de la Nuit : Vampire.


Peinture réalisée par mes soins le 21 Avril 2020.
J’avoue m’être inspiré de cette histoire pour peindre ceci. (Mais, à Drogheda, pas à New Orleans ! La Tour que vous voyez, se trouve ici chez moi, à Drogheda. The Millmount Tower…)
Deux Mondes :
À votre droite : La Pleine Lune des Loups-Garous.
À votre gauche : Le ciel rougit par le sang versé des Vampires.


Signification :

J’adore les histoires d’amour maudites… C’est affreusement romantique. J’en conviens, à vivre, c’est moins classe déjà… Pour en avoir vécu deux, dont une intense (Et maudite par le temps, tiens, d’ailleurs) c’est pas la joie.
Mais à écrire ! Je m’amuse comme une petite folle !
William Shakespeare joue ma muse et Arthur Rimbaud écrit mes mots…
L’histoire continue…

Tous les paragraphes en italiques se déroulent dans le passé. (En souvenirs/Flashbacks.)

Parlons un peu de l’Ordre… Et surtout de la jeune fille de ma première histoire. Voici son passé. Sa première mission n’était pas à New Orleans avec les Vampires, mais dans une autre ville avec des Loups-Garous…
Première mission, pas toujours facile, n’est-ce pas ? Mais, elle a géré. Un temps. Jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse d’un Loup-Garou (Ahhhh, les histoires d’amour…) Un Oméga, juste pour information. Bien sûr, elle ne pouvait pas le révéler à l’Ordre ! Ou Dr Hess (La Directrice) l’aurait tué !
Mais ce n’est pas cela qui les a séparés.
Non…
Un ennemi. Bien plus vicieux qu’un Chasseur.
Et son amant est mort. Elle n’a pas pu le sauver. Elle a failli à sa mission. Elle est retournée au Q.G de l’Ordre et, après une rapide lobotomie pour la remettre sur le droit chemin, elle a eu une seconde mission…

Que vous avez lu dans le premier poème !
Mais l’histoire se répète !
Elle tombe amoureuse d’un super Vampire.
Heureusement, il a anéanti l’Ordre, mais ce n’est pas cela qui menace encore sa bien-aimée. Plutôt ses propres Démons. Culpabilité du survivant (Survivante, en l’occurrence).
Elle n’a pas pu sauver son premier amour alors pourquoi mériterait-elle un second ? (Ai-je dit que j’adore écrire les histoires d’amour torturées et maudites ? Ahaha !)
Alors, en plein cauchemars la nuit, elle revit sa première mission. Le matin, elle se réveille encore plus effrayée et pleine de culpabilité dans les bras de son (nouveau) chéri.
Cependant, être un Vampire depuis 1000 ans, peut également créer ce genre de sentiment. Il culpabilise aussi de son passé avec ses ex-compagnes.
Alors, sur leurs peaux, s’écrit en tatouages une liste de noms des personnes qu’ils ont perdus…
(OK, j’ai un peu piqué le début de l’idée quelque part, mais je trouve ça trop classe, pardon !)

Bien sûr, lorsque l’on a déjà perdu quelqu’un, on angoisse encore plus à l’idée de reperdre un être cher… Mais ce n’est pas l’Ordre ou les Supers Vilains qui menacent leur bonheur. Juste leurs fantômes intérieurs. Et une fois vaincus, ils peuvent vivre pleinement leurs vies. (Enfin, sa « mort », concernant le Vampire.)
Sauf que…
Vous avez oublié le petit-demi-frère psychopathe ?
Moi, non…

Pas facile de raconter une longue et complexe histoire sans utiliser de prénoms et de noms. N’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, je ne m’y perds pas, tous les personnages ont un nom en vrai. Ils sont dans ma tête et restent cloués là-dedans pour de pas décrédibiliser l’histoire…

Oui/Non ?
– Oui, elle dort déjà chez lui, dans la demeure familiale du Super Vamp (Avec sa sœur et son petit-demi-frère pas loin.)
– Non, ils ne dorment pas dans un cercueil. (Mais, il reste bien au frais au sous-sol.)
– Oui, ces Vampires peuvent marcher au soleil, ils ont un artefact magique pour cela.
– Oui, la jeune fille a quelques notions de magies, mais non ce n’est pas une Sorcière.
– Non, je ne vous dirais pas à quels Mondes j’ai pioché mes idées par-ci, par-là.
– Non plus, je ne vous révélerais pas les noms/prénoms des personnages. Inventez les vôtres !
– Oui, au bout d’un moment, faudra qu’elle fasse un choix : morsure ou pas ?

À suivre…

20/21/22.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

New Orleans (The Order Chronicles #1)

Je reprends mon langage soutenu que j’ai adoré utiliser il y a déjà trois ans de ça, dans le poème :
« Songes d’une vie damnée »
Cette poésie est une sorte de suite (ou version 2.0/spin-off plutôt) de mes trois derniers écrits (En Français) :
« V World – Door Number Three »
Et :
« One of them »
Ou même :
« Sur mon cou »

Mais, pour la première fois depuis que je publie, une petite surprise vous attend à la fin…
En attendant…
ENJOY !



Comme je descendais les rues enfiévrées au jour,
Je ne puis voir les silhouettes au loin, qui se confondent,
Aux Humains résidents, ou en vacances long séjour,
Qui cherchent, par tous moyens, à visiter le Monde.

J’ai suivi les ombres, pour entreprendre ma mission,
Sans même connaître l’identité de mes faux-amis
Hélas, mon rôle est clair et ceci est ma profession,
De protéger les Monstres qui marchent dans la nuit.

J’ai des ordres de l’Ordre sur les anthropophages,
Dont la mort est bien plus précieuse que ma vie,
Nonobstant qu’ils aient deux mille fois mon âge,
Deux contre un, agréent mon aide avec syntonie.

Il est une demeure emplie d’une histoire ancestrale,
Qui camoufle cinq cercueils dans ses entrailles,
J’y défends Vivants et Morts, comme c’est Original,
Pour leur soustraire la peine d’austères funérailles.

J’ai lu les antiques grimoires et lancé mes sortilèges,
Récitant mes pourparlers avec les adversaires,
L’Ordre aime sacrifier les jeunes premiers élèves,
Tant qu’eux, moi, empêchons une prochaine guerre.

Comme le chiffre va par Cinq, sans aucune erreur,
Je me dresse, seule, face à un belliqueux Nemesis,
Rien n’est plus pugnace qu’un Original Chasseur,
Moribonde, un sanguinaire m’assiste in extremis.

J’en conviens, il n’était pas mon choisi, de prime-abord,
Néanmoins, un je-ne-sais-quoi se répand en nous,
Aphrodite frappe, que nous soyons vivant ou mort,
Préférant le frère noble au plus jeune jaloux.

J’ai rêvé la nuit de sa descendance par les Vikings,
J’ai pleuré la malédiction maternelle dans le sang,
Des cris intolérables du demi-frère prodigue,
D’une fratrie à jamais liée, jusqu’à la fin des Temps.

Moi qui tremblais, sentant poindre une inquiétude,
Tout soleil est atroce et toute lune est gelée,
Si par effroi nous conservons notre solitude,
Sa peur de me perdre l’empêche de m’enlacer.

Si je désire un amour, Elle jettera l’anathème,
En une voix, mon Latin murmure « Ab imo pectore »,
Disparaîtra par l’eau écarlate, sur ma peau blême,
Plébiscite la fin de ma mission ou bien ma mort.

L’Ordre a béni les Êtres Surnaturels de la nuit,
Au préjudice des Humains qui les protègent,
L’Immortel ne saurait gré autant de barbarie,
Seul contre tous, il fait rougir les premières neiges.

J’ai vu une nouvelle aube et un espoir renaître,
Illuminant sa silhouette aux rayons du petit jour,
Recouvert de rouge, mais comblé d’admettre,
Qu’il était grand temps de dire « oui » à l’amour.

L’aurore exaltée a dispersé leur musique et liberté,
Comme un violon joue seul sans la main qui le prend,
Le sang appellera à l’Humaine sa future éternité,
« Omnia vincit amor » sur le cercueil des amants.

THE END (?)


Phrases en Latin :
« Ab imo pectore » : Du fond du cœur.
« Omnia vincit amor » : L’amour subjugue tous les cœurs.

SURPRISE : Signification :
Je n’écris jamais la signification de mes poèmes. Jamais.
C’est donc une première ici, pour moi. Mais bon, comme c’est un poème un peu compliqué avec une vraie une histoire, je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
De manière générale, tous mes poèmes ont une réelle signification comme celui-ci. Une réelle histoire cachée dans les mots et les rimes.
Alors, pourquoi commencer avec celui-là ?
Aucune idée.

Tout est écrit du point de vue de la jeune femme, sauf le dernier paragraphe.

L’histoire s’ouvre avec une jeune fille (Vous, moi, elle, peu importe) qui est en mission. Son boulot est simple : protéger les Êtres Surnaturels (Loups-Garous, Vampires, Sorcière, Fantômes, etc.)
Le nom de la compagnie qui recrute les Humains pour ce faire, je l’ai appelé « L’Ordre ». J’aime bien. Ça sonne mystérieuse et méchant en même temps. Parce que, bon, l’Ordre c’est bien pour les Êtres Surnaturels, mais les Humains doivent les défendre jusqu’au bout. Quitte à en mourir.
L’Ordre recrute donc à l’orphelinat, pour ne pas avoir d’histoires avec les parents des futurs employés. Comme la fille du poème. (OK, cette partie n’est pas dite, mais moi je le savais en l’écrivant.)
Ainsi, la fille (Qui n’a pas de nom car ça peut être n’importe qui) se retrouve aux USA (La ville est en titre…) en mission de défense d’une famille de Vampires (Oui, les Êtres Surnaturels à protéger sont des Vampires, au cas où vous êtes passé à côté.)
Et si la fille débarque aux USA, c’est parce que l’Ordre est Britannique. (Elle aussi, donc. Je sais, ce n’est pas précisé. J’aurais dû, sûrement, car les personnages à suivre ont aussi des origines British. Bon, Vikings, en fait, mais passons !)
Bien qu’ils soient immortels, Badass et supers puissants, ils sont aussi en guerre contre d’autres Êtres Surnaturels et surtout poursuivi par les Chasseurs Ancestraux. (Ouais, j’aime bien la « balance » du Monde. À chaque clan, il y a son opposé.)
Notre jeune femme fait son boulot correctement, à savoir : protéger la demeure des Vampires.
Famille de cinq. Redondance numérique voulue avec le chiffre 5 :
5 Vampires, 5 cercueils (7 Normalement, car les 5 enfants ont quand même des parents…) et 5 Chasseurs à leur poursuite.
La Boss de l’Ordre (Que, dans ma tête, j’ai nommé « Dr Hess ») ordonne à la fille de tuer le Chasseur. Pas facile, facile…

La fille est à deux doigts de mourir… Et là…
Débarque mes moments préférés de mes histoires : l’amour… (Forcément…)
Un des Vampires l’avait suivi et l’a donc sauvé du vilain Chasseur (Cliché, mais ça fonctionne). Le Vampire est l’aîné de la famille et son petit demi-frère est jaloux. (La routine, il y a toujours des vilains petits canards dans les familles… Les Vampires n’échappent pas à cette règle !)
Mais le pire, bien sûr, c’est Dr Hess…
La Directrice ne tolère pas l’amour pour ses employés. (Devrais-je dire : pour les agneaux qu’elle envoie à l’abattoir ?)
Le souci pour elle, mais le côté positif pour la jeune femme, c’est qu’avoir un Super Vamp dans son camp ça peut aider. Car il n’est pas jouasse qu’une Directrice Humaine menace de tuer sa chère et tendre…
Ah oui, j’oubliais, personne ne peut démissionner de l’Ordre. Tu finis tes missions ou tu meurs de la main de Dr Hess. La plupart préfèrent donc mourir au travail. Comme la jeune femme de mon histoire.
Bref ! Le Super Vampire débarque à L’Ordre et tue tout le monde sur sa route. (Comme je disais, faut pas pousser un super Vamp immortel et vieux de 1000 ans.)
Et, oui, il y a un Q.G de l’Ordre en Louisiana. Leur base reste en Angleterre, néanmoins.

Ensuite, il retourne dans sa ville et libère la fille du joug de la Directrice (Morte, donc.)
Alors elle et lui vécurent heureux eu eurent pleins d’enfants ! Ahah !
Ou pas.
Car les Vampires ne peuvent pas procréer.
Mais L’Ordre n’existe plus et la jeune femme est enfin libre.
Certes, il reste encore des guerres à éviter et le petit-demi-frère psychopathe à surveiller. (Et y’a du boulot là…)
Mais ça, c’est une autre histoire…

OK, OK, je me suis inspirée de pas mal de trucs… J’ai pioché à droite et à gauche pour cette histoire sanglante. Mais bon, c’est quand même plus sympa en langage soutenu, non ?

La suite ? … Voilà une bonne question… Une suite ?

Sur quoi, le passé ?
Bien sûr, New Orleans n’était pas la première mission de notre employé modèle ! Les Vampires n’étaient même pas les premières créatures qu’elle a protégé… Alors, petit flashback temporel pour savoir ce qu’il s’est passé dans une autre ville, remplie de Loups-Garous… ?

Ou alors, le présent ?
L’amour maudit, c’est mon dada… Pas facile de vivre un amour interdit par les ennemis et par le temps, bien sûr ! Les Vampires sont éternels, les Humains non. Alors, comment faire ? Va-t-elle vouloir la morsure, comme l’avant-dernier paragraphe le laisse penser ? Ou rester mortelle ?

Ou bien le futur ?
Que c’est compliqué d’avoir un petit frère psychopathe… Il ne tient pas en place et adore tuer tout ceux qui s’opposent à lui. D’une jalousie maladive, aussi ! Bref, le futur semble un peu… Flou. Non ?

À vous de choisir…

18/19.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Souvent

Grande inspiration d’écriture du côté de Charles Baudelaire, avec ses poèmes :
« L’Albatros », « L’Appel du Large » et « L’Homme et la Mer ».


Souvent, par temps sec, j’ai pris pour habitude,
De coucher mes mots dans un livre salé,
Exprimant fiévreusement ma joie et ma solitude,
D’être seule, nageant, dans mon Monde bleuté.

Souvent, avec la pluie, la mer ramène au large,
Des créatures immenses pour ma compagnie,
Qui pêchent quelques poissons, ou coquillages,
Quand je pose mes mots, sur mon papier bruni.

Souvent, encore, l’océan porte une douce brise,
Et sur sa route, un Être à la silhouette originale,
Dont j’esquisse les contours sur ma page grise,
Et s’adresse fièrement à moi d’un ton amical :

« Souvent, quand je marche seul, sur ce sable,
Je ne vois aucun Être proche ou à l’horizon,
Mon regard s’émerveille de votre beauté admirable,
Permettez-moi, Sirène, de vous poser une question. »

Souvent, lorsque je retourne seule vers la crique,
L’Homme mystérieux me parle, l’âme entichée,
Je lui narre mes aventures, au fond de l’Atlantique,
Puis je referme mon journal qui garde nos secrets.

18.04.20
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« Votre demeure était belle »

Par avance, je suis désolée du côté amer du poème.
J’ai fait preuve d’une certaine véhémence en l’écrivant…
Lisez-le d’une traite et je vous retrouve en bas pour deux informations supplémentaires…

Ce poème est pour vous, nos enfants,
Nous vous avons créé comme tous parents,
Nous étions pris du meilleur des sentiments,
Mais il ne vous a fallu que quelques années,
Pour commencer à tous vous entre-tuer,
Et emportant dans votre fin,
La Terre sur votre chemin.

Vous avez levé les yeux vers les étoiles,
Sans apprécier votre propre planète idéale,
Polluant les Océans, pillant les tréfonds,
Laissant derrière vous mort et poison.

Nous nous demandons ce que nous avons mal fait,
Apparemment, notre message n’est pas bien passé,
Les animaux étaient là pour votre vie,
Mais vous les avez tués aussi.

Vous blâmez vos voisins et vos voisines,
Pour un Virus qui vous assassine,
Mais peut-être que cette maladie, cette fin,
C’est seulement le Karma qui vous revient.

Les antidotes étaient justes sous vos pieds,
Dans les fonds marins tellement colorés,
Avec vos machines et votre hausse de chaleur,
Ils se sont tous éteints dans la douleur.

La Terre 2 ne va pas apparaître,
Il fallait faire avec votre planète,
Vous aviez des amis, des alliés,
Mais vous les avez tué par milliers.

Vous aviez la réponse à vos questions,
Ils sont désormais en voie d’extinction,
Vous avez tout enfermé dans des cages,
En dévorant tout sur votre passage.

Si tout ce que vous touchez se désagrège,
Qui viendra à votre futur cortège ?
Viendra un moment, demain, aujourd’hui,
Où il faudra choisir : la Mort ou la Vie.

Nous sommes navrés, chers enfants,
Nous ne pouvons rien pour vous maintenant,
Nous faisons fi de vos prières,
Vous avez détruit notre Terre.

La Fin est proche, fallait vous y attendre,
Les Tueurs se font toujours prendre,
Nous écrirons sur vos stèles :
« Votre demeure était belle ».

14/15.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Le poème est écrit du point de vue d’Adam et Eve. Bien que je ne suis pas croyante et que je ne voulais pas faire une poésie avec une note de religion, j’ai néanmoins choisi Adam et Eve pour la signification du commencement. Je voulais que ce poème soit du point de vue de parents. Des premiers parents des Êtres Humains. (Même si, OK, nous descendons des singes, qui descendent des poissons, etc.) Je voulais seulement un côté symbolique.

Le titre et la fin du poème sont un énorme clin d’œil et hommage à la magnifique chanson « Stephen » de Nolwenn Leroy. Que je vous conseille d’écouter en cliquant ici. Si vous êtes, comme moi, sensible à la Vie, cette musique vous touchera profondément.

Encore désolée (ou pas) pour ce coup de colère. Mais il fallait que ça sorte.
C’est chose faite.

Tempête

Les nuits d’orage, mes pensées s’envolent,
Même si le sel de la Mer ronge ma peau,
Je suis seule à écouter au loin sa parole,
Qui appelle à elle les marins et leurs bateaux.

Les jours de pluie, mon esprit prend le large,
Les vagues s’écrasent sur les récifs,
Mais par le courant, je rejoins la plage,
Pour y amarrer mon frêle esquif.

Les aurores de foudre, mon corps se libère,
Les fonds abyssaux s’ouvrent à moi,
Le feu touche l’eau par ses éclairs,
Mais les créatures sont toujours là.

Les crépuscules de tourbillons, je rêve,
Aux vents marins qui remuent les vagues,
Sombre, jusqu’à ce que le soleil se lève,
Et fait rayonner les milliers d’algues.

Les aubes de tempête, je retourne à la Mer,
Lorsque l’écume blanche se retire,
Lorsque l’Océan rencontre la Terre,
Sur le sable chaud je peux m’endormir.

11.04.20
Copyright © 2020 by Alisone DAVIES – All rights reserved.

Tu me manques…

V World – Door Number Three

J’aime raconter des histoires.
Je ne le dirais jamais assez. Jamais trop.
Des histoires Fantastiques. Des histoires d’amour. Des histoires qui sont arrivées, ou pas, ou qui arriveront. Ou pas.
Voici une autre histoire.
Je dirais presque « réelle », car je parle du COVID19 et de comment je m’en échappe.
Le poème est un peu (beaucoup) long et raconte une grande histoire. Il m’a fallu 4 à 5 jours pour l’écrire ! (Un peu chaque jour)
Donc, prenez votre temps pour le lire !
Bonne lecture et bon voyage !


Aujourd’hui, n’est plus comme les Mondes d’antan,
L’heure a tourné, c’est la fin d’un ancien Temps,
Je prends mes affaires pour une différente ville,
Qui, de prime abord, me semble bien tranquille,
Mais ne l’est pas, bien sûr, c’est une illusion,
Que je préfère au Virus de ma génération.

Traitez-moi de lâche, je pense que je le mérite,
Fuir une pandémie pour une seule vie maudite,
Je cours dans les rues, je danse sous la pluie,
Je hurle avec la lune, je fuis dans la nuit,
Si chez moi, certain veulent franchir mon seuil,
Je jure par le soleil, de les renvoyer au cercueil.

Mais le cœur à ses raisons que la raison ignore,
Et l’amour frappe, qu’on soit vivant ou mort,
Au milieu des bougies et des chants en latin,
Des verres de Whisky, en déjeuner du matin,
Des tourbillons de sang à la place d’un Virus,
Si vous l’aimez comme moi, faite un pas de plus.

J’ai le temps et l’envie, de toujours écrire,
Mes carnets se remplissent sans même dormir,
Lorsque j’erre avec lui, dans son grand manoir,
Je n’ai plus peur de la nuit ou des cauchemars,
Démon n’en ai pas, juste mille fois mon âge,
Ce qui, dans un sens, me donne du courage.

Alors oui, j’ai fui la réalité et sa fichue pagaille,
Pour quoi ? Une suite sans fin de funérailles,
Une suite de pleurs et de deuils éternels,
De dizaines de pertes, de lanternes dans le ciel,
Comme si le Virus n’était pas si immonde,
Je préfère m’en sauver et rester dans mon Monde…

Je demeure ici, vivant des milliers d’aventures,
Et ce soir, s’il le faut, je choisirai la morsure,
Échappant aux rues vides aux trottoirs déserts,
Pour une grande fête entre amis, je suis volontaire,
Pour un dîner, un gala, une soirée et surtout un Bal,
Et seulement danser avec lui, sous les étoiles.

Il n’y a qu’un Virus ici et il est mystérieux,
Une douce folie, derrière des yeux trop bleus,
Il y a des morts, certes, mais qui nous reviennent,
Et nous avons l’éternité pour gérer nos peines,
Nous avons la mort devant nous pour nous enfuir,
Jamais plus rien ne nous empêchera de vivre.

Bien que la descente soit longue et douloureuse,
Elle est plus facile à faire en étant amoureuse,
Sans marquage au sol, je peux être touchée,
Sans Distance Sociale, je peux être embrassée,
Le Virus qui m’enivre ici, n’est pas mortel,
Mais me préserve plutôt, par une vie éternelle.

Les Pubs et les magasins ne sont pas fermés,
Dans les rues, les parcs, nous pouvons se promener,
Sortir, se pauser au Café, boire une bonne Pinte,
Inviter des amis ou aller au cinéma sans crainte,
OK, il y a une contrepartie à être indépendant,
L’envie, la faim enragée et l’appel du sang…

Suis-je à blâmer de choisir une autre vie ?
Remplie de Cinq Chasseurs avec leurs folies ?
Errer dans les grottes sombres d’une île perdue,
Courir le plus loin possible d’un Virus qui tue,
Dans mon Monde de combats, de pieux aiguisés,
Venez… Rattrapez-moi, si vous le pouvez.

La Chasse, le feu, la peur et d’autre tortures,
Ici, la mort prend une bien étrange tournure,
Lorsqu’on s’allonge, la nuit, sur une route déserte,
On attend les vivants, comme une envie inerte,
Courir dans la forêt et jusqu’au grand manoir,
Puis danser au Bal, dans ma belle robe noire…
Rien n’existe, être Humain est à se damner,
Alors nos émotions, nous préférons les bloquer,
Notre antidote n’est pas le même que le vôtre,
Mais nous vivons enfin, un jour après l’autre,
Même si je pleure, que je sois ici ou là-bas,
Je choisirai toujours la Porte Numéro Trois.

29/30/31 Mars 2020 – 1er Avril 2020
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Alice & Rose

OK, je reviens avec quelques Codes…
Dernièrement (Merci le confinement) je me regarde une nouvelle vieille série sur Netflix et ça m’a replongé dans une série encore plus ancienne.
Disons, pour moi, une « phase » beaucoup plus ancienne…
Pour ce mystérieux poème, je me suis inspiré un peu de : « Diabolo Menthe »

Mais, le poème a échappé à mon contrôle…
Il commence lorsque j’avais 10 ans et se termine à mes 20 ans. Mais je me raccroche surtout à mes souvenirs de mes 15/16 ans. Lorsque mes aventures se sont décuplées. Lorsque les émotions sont devenues plus fortes. La faim et la peur se sont décuplés. Mais aussi l’amour et le courage…
Encore aujourd’hui, je souris avec mélancolie en écoutant cette chanson…
Ou encore, lorsqu’un ami me fait chanter cette chanson dans le Pub. Je ne peux m’empêcher de la fredonner en pensant à une ancienne vie trop vite passée et oubliée…
Si vous voulez les sous-titres de ce blabla, je vous conseille ce poème…

J’arrête là, sinon le prologue sera plus long que le poème en lui-même !
Je blâme Netflix et le confinement (Et mon cerveau, bien sûr…)

Bon voyage…


Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a mes rêves et mes cauchemars,
Toutes mes aventures en écrit,
Des mots d’ado que l’on oublie,
Des mots de joie, des mots d’angoisse,
Mais qui jamais ne passent…

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a des dessins et des espoirs,
Y’a du sang et y’a des pleurs,
Tous les monstres qui m’ont fait peur,
Toutes mes histoires et mes missions,
Contre les Vampires et les Démons.

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a des collages et du bazar,
Des souvenirs d’une autre vie,
Que j’écrivais seule sur mon lit,
Toutes mes aventures Fantastiques,
Dans mes Mondes Magiques.

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a de l’amour et des pouvoirs,
Des fantômes, esprits imaginaires,
Des alliés et des adversaires,
Que je battais seule ou à plusieurs,
Avec des amies ou ma sœur.

Dans mes anciens carnets noirs,
Y’a un Lion et une Armoire,
Une horrible Sorcière Blanche,
Des mots amers et une revanche,
Des mots d’amour et des chansons,
Et beaucoup trop d’imagination.

Dans mes dix-neuf carnets,
Y’a des larmes et des secrets,
Des énigmes et des Codes,
Que je vivais en épisodes.
Dans mon dernier carnet bleu,
Y’a des rires et des adieux,
Y’a un avion et y’a du sable,
Et des aventures inoubliables…

Dans mes anciens journaux noirs,
Y’a mes rêves et mes cauchemars…


25.03.20

PS : Malheureusement, je n’ai plus ces 19 carnets. Oui, 19 petits carnets noirs, un bleu (Très spécial) et un journal marron… Disparus… Ma mère les a jetés sans faire exprès. 10 ans oubliés. Je n’ai plus que des bribes de souvenirs dans ma mémoire, désormais…

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