Sans toit ni loi

Je reprends l’activité de cette catégorie avec un nouvel article.
Plutôt « simple », ce genre de chose peut arriver à tout le monde. C’est sûrement déjà arrivé à certains(es) d’entre vous.
Qu’importe. 
Il est très important de dire les choses. Et de dénoncer les injustices.
Voici le témoignage.

 

En Novembre 2013 j’ai emménagé dans un appartement à Nice avec une amie. (Dont je ne dirais pas le nom, car elle n’a rien à voir avec mon choix de procédure.) Notre propriétaire, Monsieur Mario Santini, nous a fait signer le bail sur le comptoir du Centre Commercial « Nice Étoile » et non pas à l’appartement.
Ça donne déjà le ton pour la suite…

Pour l’État des Lieux Entrant, il n’était pas présent. Nous l’avons complété en même temps que le locataire précédent, faisant lui son État des Lieux de Sortie.
Sur l’État des Lieux, nous avions bien stipulé que la cuisine n’était pas en état. En effet, des vieux meubles et des plaques de cuisson qui ne fonctionnaient pas correctement. (Voir pas du tout. Court-circuit et autre petites choses pas du tout inquiétantes…)

Sur ce, quelques semaines après avoir emménagé, les meubles de la cuisine nous sont tombés dessus. Se décrochant littéralement du mur. Laissons de côté la dangerosité de la situation, nous avons donc fait venir un expert. Il a constaté un dégât des eaux dans les murs derrière la cuisine. Datant du locataire nous précédant. Qui ne s’en était visiblement pas occupé. (N’ayant vécu que quelques mois dans l’appartement en question.)
Ma copine et moi avons fait un devis d’assurance à AXA, mon ancienne assurance immobilière de l’époque. Les murs étaient humides, d’où le fait que les meubles nous sont tombés dessus.

Mon amie et moi avons vécu plus de trois mois sans cuisine. N’utilisant que le micro-onde pour manger et devant faire la vaisselle dans la douche ! (Oui, oui ! Très hygiénique, donc…)
Ma colocataire a fait une dépression à force de manger des plats au micro-onde et de devoir faire la vaisselle en se douchant. Alors, j’ai pris sur moi d’acheter une nouvelle cuisine.
Car, si nous devions attendre après le propriétaire… Eh bien, nous attendrons encore !
J’en ai néanmoins parlé au propriétaire lors de l’achat. Il ne voulait prendre en charge que les plaques de cuisson. Le prix le plus bas de gamme, bien évidemment.
Nous lui avons donc demandés s’il voulait récupérer ses anciens meubles moisis, que nous avons gardé au cas où. Il a refusé.
Sur ce, nous nous étions mis d’accord que la cuisine m’appartenait, puisque je l’avais payé moi-même. (Sauf les plaques.) Encore une fois, il était d’accord.

Les photos que je poste représentent les murs moisis et le micro-onde comme seule source de cuisson. Pas d’évier, ni de meuble. Nous gardions notre vaisselle dans quelques cartons, entreposée au milieu du salon :

 

 

Le temps est passé, en Janvier 2015 ma colocataire est parti à Paris et je suis restée seule à l’appartement. Puis, en Novembre 2017, j’ai envoyé ma lettre pour résilier mon bail, car je devais quitter Nice. Sur la lettre j’ai mentionné le remboursement de ma caution ET de ma cuisine.
Ma caution étant de 795 Euros et ma cuisine 1000 Euros, avec factures comme preuves à l’appui.
Mais, en signe de bonne volonté, j’avais baissé le prix de la cuisine à hauteur du prix d’un loyer, soit 800 Euros au lieu de 1000 Euros.

Je suis partie fin Janvier 2018. Je suis allée en Irlande, où j’ai été Sans Domicile Fixe durant cinq mois. Pendant ce temps, j’ai envoyé des centaines de mails, des dizaines de sms et une lettre en recommandé à mon ancien propriétaire, car il ne me remboursait toujours pas ma caution.
Il a mis dix mois (au lieu des trois mois réglementaire !) pour effectuer le remboursement QUE de ma caution et non pas de ma cuisine.

Sur ce, de nouveau, centaines de mails, sms et autre joies administratives que la France affectionnent tant, pour avoir le remboursement de ma cuisine.
M’attendant à un futur mauvais coup de sa part, j’ai commencé à contacter mon avocate, juste au cas où. Et le cas où est arrivé, suite à sa mauvaise volonté évidente, j’ai saisi le Tribunal d’Instance de Nice ainsi que la Direction Départementale de la Cohésion Sociale des Alpes-Maritimes, sur l’avis de mon avocate.

Après avoir signé une quantité de papiers et faisant photocopies sur photocopies, j’ai pu saisir le Tribunal. (Saisie gratuite, si un jour vous en avez besoin.)
Seulement, pour la Mission de Conciliation, ils me demandaient d’être présente.
J’ai mis des jours et des jours à leur expliquer que je vivais et travaillais en Irlande et que je ne pouvais pas me déplacer sur Nice. (N’ayant pas d’argent, puisque c’était justement LA raison du litige !)
J’ai donc demandé à une amie de me représenter. Melle Audrey. J’ai signé une fiche de procuration pour lui donner tous les droits et parler en mon nom.

Bien évidemment, le prix que j’avais fait à mon ancien propriétaire ne tenait plus. C’était 1000 Euros qu’il me devait, et pas moins.
Je passerai les autres histoires, comme les 200 Euros que je payais par an pour « le fonctionnement » de l’immeuble avec l’ascenseur qui ne fonctionnait en réalité que tous les deux jours. Ou, lorsque j’ai dû changer les pièces de plomberies usagées pour les toilettes et qui m’ont seulement coûtés 500 Euros que le propriétaire a, évidemment, refusé de me rembourser. (Mais, c’était ça ou je pissais par la fenêtre, alors…)

Le mardi 18 Décembre 2018, la Mission de Conciliation s’est organisée à la Direction Départementale de la Cohésion Sociale de Nice. Mon amie s’est donc rendue là-bas pour me représenter. Évidemment, ça s’est très mal passé. Mon ancien propriétaire est arrivé dans son 4X4 flambant neuf. Il faut savoir qu’il réside à la « Corniche Fleurie », le quartier chic de Nice. Et qu’il est propriétaire de plusieurs appartements dans cette même ville. Ça donne le ton, une fois de plus.

Le propriétaire m’a traité de menteuse, disant que j’ai rajouté le mauvais fonctionnement de la cuisine à la main sur l’État des Lieux Entrant. Disant également que les photos prises ne correspondaient pas à son appartement.
Il s’est également permis de juger la relation entre ma colocataire et moi, en disant :
« Sa mauvaise relation amoureuse ». Outre le côté absolument homophobe, sa remarque était plus que déplacé, n’ayant aucun rapport avec le litige en question.
Dans le même genre, il s’est permis de juger mon amie Audrey, qui me représentait :
Lui – Vous êtes locataire ou propriétaire ?!!
Elle – Pourquoi, ça n’a aucun rapport ?
Lui – Je ne suis pas votre propriétaire, non ?
Elle – Dieu merci, non !

Il essayait de se défendre avec des absurdités en levant le ton.
Et disant que, je cite : « Votre amie va sûrement faire appel et perdre du temps et de l’argent dans les procédures ! »
Alors déjà, non, les procédures sont gratuites.
Et oui, je perds du temps. C’est ce que tous propriétaires espèrent. En arnaquant les « jeunes » locataires, ils espèrent que ces derniers ne saisiront pas le Tribunal. Par manque de temps et manque d’informations. C’est d’ailleurs comme ça que la plupart des personnes se font avoir par des propriétaires aussi malhonnêtes que lui.
Il est vrai, j’en conviens, que je manque de temps.
Je vis en Irlande, j’ai deux boulots dont un très épuisant, j’ai plusieurs gros projets sur lesquels travailler et je dois faire beaucoup d’examens à cause de ma santé. Un procès pour une chose aussi stupide ne m’est d’aucune utilité. Mon ancien propriétaire pense donc que je vais abandonner pour tout ça.

Alors, c’est pour ça que je continue…

Je tiens à remercier grandement mon amie Audrey, qui a tenu tête à mon propriétaire ainsi que tous les autres juges qui lui donnaient raisons.
Elle m’a défendu comme personne.
Mais face à l’injustice, quoi faire ?
L’écrire…

Et faire appel.

J’ai envoyé un mail en Janvier 2019 au Tribunal d’Instance de Nice.

« Concernant la Mission d’hier, j’ai eu un résumé de Melle Audrey Valentin.

Je ne suis évidemment pas satisfaite de la décision prise par la Mission de Conciliation. Je me doutais fortement que mon ancien propriétaire refuserait l’accord à l’amiable.

Je sais qu’il pense que mon manque de temps pourrait lui être favorable pour que j’arrête les poursuites. Mais non. Même si je n’ai effectivement pas le temps avec mes deux jobs, mes examens médicaux et mes visites chez les docteurs, je ne peux pas laisser passer ça.
Déjà, parce qu’il me doit l’argent. Il me doit 1000 Euros. Il me rembourse. Point. Et j’en ai besoin. Maintenant.

Je sais que sa mauvaise foi et sa seule défense. Venir avec des documents imprimés de « Amazon » pour montrer les cuisines bas de gamme qui existent, c’est vraiment insensé. Il était d’accord pour jeter sa vieille cuisine moisie. Les photos que j’ai prises reflètent la triste réalité de la situation dans laquelle je vivais avec ma colocataire.
Inutile donc, de sa part, de me traiter de menteuse, de sous-entendre des relations amoureuses que j’aurais eu avec ma colocataire et qui n’ont absolument aucun rapport avec le litige en question ou de faire croire que ces photos ne viennent pas de son appartement.
Si.
Si, et nous avons vécus comme ça durant plus de trois mois.
Sa mauvaise foi reste donc son seul moyen de défense et mon manque de temps et ma santé peuvent jouer en ma défaveur, mais je continuerai.
Parce que j’espère qu’un jour, les gens comme moi puissent avoir la justice que l’on mérite auprès des gens comme lui.
Ma décision est prise depuis longtemps.
Je continue. »

Après des mois et des mois de courriers, une nouvelle séance devait se tenir le 22 Mars 2019 au Tribunal d’Instance de Nice. Je n’ai étais prévenu que quelques semaines auparavant et j’ai immédiatement envoyé un courrier pour leur expliquer ma situation actuelle :

« 9 Mars 2019 :
Comme vous pouvez le constater, ou tout du moins le deviner via mon adresse d’envoi, je réside et travail à l’étranger. En Irlande. Il m’est donc impossible pour moi de venir jusqu’à Nice.
Surtout dans un délai aussi court (22 Mars).
De plus, si j’en suis à exiger de la part de mon ancien propriétaire de me rembourser tout ce qu’il me doit, c’est également dû au fait que je n’ai pas les moyens de faire autrement. Et donc aucun moyen financier de payer un billet d’avion allé/retour pour la séance sur Nice.
Je n’ai ni famille, ni relation quelconque à Nice susceptible de me représenter.
Si toutefois un avocat ou une partie peut le faire pour moi, être présent en personne à ma place, cela serait parfait. »

Bien sûr, je n’ai reçu aucune réponse sur le moment.
Uniquement APRÈS la date de l’audience où le Tribunal m’a envoyé un courrier concernant leur décision de radiation de l’affaire :

Après ça, durant les mois de Mars, Avril et Mai, j’ai envoyé des courriers pour contester la décision de radiation en expliquant ce que visiblement, ils n’arrivaient pas à comprendre :

« Je vous ai adressé un courrier datant du 9 Mars 2019 qui explique pourquoi je ne pouvais pas me présenter au Tribunal ce jour-là. Ni aucun autre jour, d’ailleurs.
C’est la raison pour laquelle je vous avais envoyé un courrier avant la date de l’audience.
[…]
Et, cela n’a pas changé non plus : N’hésitez pas à me téléphoner pour en discuter.
Car, j’essaye en vain depuis des semaines de contacter le numéro ci-dessous :
04.92.17.30.01
Cependant, cela ne fonctionne jamais. Ça sonne toujours. Encore et encore et jamais personne ne décroche.
Il est pourtant préférable de privilégier les mails ou appels, que les lettres qui prennent beaucoup plus de temps à parvenir. Comme vous pouvez le constater.
[…]
Donc non, je ne suis pas favorable à la radiation et je souhaite continuer mes démarches.
Cependant, il faut bien comprendre que je ne pourrais pas être physiquement présente à Nice pour ce faire. Car je vis en IRLANDE. »

Mes courriers précisaient la même chose. J’essayais en vain de leur faire comprendre que je vivais à l’étranger et que je ne pouvais PAS me présenter à l’audience, c’était la raison pour laquelle il me fallait une personne qui puisse me représenter.
Bien entendu, personne ne l’a fait en mon nom. J’étais, et je suis encore seule face à l’injustice qui privilégie les propriétaires plutôt que les locataires arnaqués.

Il est impossible de joindre par téléphone le Tribunal d’Instance. J’ai essayé à de nombreuses reprises, sans succès. Ils ne fonctionnent pas non plus par e-mail. Le courrier est donc la seule façon de communiquer, ce qui rallonge considérablement l’attente.

En Avril encore, ça continuait.
À chaque fois, ils m’envoyaient un courrier avec cette même excuse. Et à chaque fois, je répondais avec la même explication en espérant qu’un jour, ils puissent comprendre.
Visiblement non, bien entendu.

En Mai 2019 j’ai reçu un courrier expliquant qu’ils enterraient l’affaire.
Par simplicité ou manque d’implication, je ne saurais le dire.

Je sais uniquement que les faits sont là : mon ancien propriétaire Mr Mario Santini, fait louer en ce moment-même mon ancien appartement à un nouveau locataire avec MA cuisine que j’ai payé MOI-MÊME.
Et qui ne me sera donc, jamais remboursé.

Alors, c’est ça la justice ?
Devoir payer de sa poche une chose aussi élémentaire qu’un évier et des placards dans un appartement pour survivre dans une hygiène basique et, par la suite, se faire arnaquer ?
Bon, l’arnaque est partout, bien entendu. Je savais que Santini me poserait problème dès le début.
Cependant, ce qui me désole le plus dans cette histoire, c’est la non-assistance de la justice qui est « censé » aider les gens escroqués. Mais, de nos jours, la justice n’est-elle pas du côté des coupables ? Plaidant pour les voleurs et non les volés ? (Ou les violeurs et non les violés, pour parler de l’article précédent.)

Je terminerai bien en disant : est-ce dans cette justice que vous souhaitez vivre ?
Mais en fait, vous y vivez déjà. Et il n’y a pas de justice.

J’ai mis 6 mois à écrire cet article.
Je le mettais trop souvent de côté par énervement. C’est un sujet délicat qui me fait sortir les griffes. Mais, je pense, que les gens doivent savoir.
Pour les plus courageux qui m’ont lu, merci infiniment.
N’hésitez pas à partager !
Je tiens à remercier mon ami Chris, pour la correction du texte.
Et mon amie Audrey, pour avoir tenu tête devant mon ancien propriétaire.
Il est bon de voir que, malgré l’injustice quotidienne, nous avons quelques personnes sur qui compter…

Les viols légalisés

Ok, ici ça sera un article très sérieux mais aussi très particulier.
Je m’engage sur un terrain glissant en postant ceci, mais je m’en fiche, c’est le but de cette catégorie.
Une injustice à un haut niveau qui devrait être connu de tout le monde…
Je laisse la parole à Lila, qui a eu le courage de raconter et de publier son histoire.

« Il y a 9 ans jour pour jour, le 8 Octobre 2009 à 15h35, je déposais plainte pour des viols aggravés commis entre mes 19 et 20 ans.
J’étais jeune, j’étais naïve : cette décision ne m’a apporté que de la souffrance : une partie de ma famille m’a rejetée, en particulier ma grand-mère qui m’a dit que si je n’étais pas enceinte il ne fallait surtout pas porter plainte et que j’allais détruire la famille (entre autre) et ma tante, qui m’ont harcelé 3 semaines par téléphone et IRL pour m’empêcher de porter plainte. J’ai passé 8 Noëls seule avec ma mère, dont un en permission de sortie d’une clinique psychiatrique, je n’ai eu aucun soutien de la part de ma famille à part une seule fois, d’une de mes tantes, son compagnon et sa fille. Je remercie les quelques amies qui m’ont soutenue depuis tout ce temps, elles se reconnaîtront.
Je n’ai réussi à obtenir un procès que 8 ans et demi plus tard, en 2017, après deux classements sans suite de ma plainte dont le premier sans être prévenue, au Tribunal de Grande Instance d’Angoulême (16, Charente).

La juge d’instruction (LUTON Cécile), mon avocat, le cabinet, tout le monde m’a « poussée » très fortement vers la correctionnalisation de l’affaire, sous prétexte que je n’avais aucune chance aux assises après plus de 8 ans, que je pourrais buter sur des détails, que ma tête pourrait ne pas revenir aux jurés, que le coupable pourrait faire semblant de ne se souvenir de rien, que les juges ( Mme BOULNOIS Marie-Elisabeth, présidente, Mme GOUMILLOUX Marie, Mme DESQUEYROUX Maïté, assesseures) auraient le dossier et connaissaient leur métier…
Que donc, j’avais beaucoup plus de chance d’obtenir quelque chose en correctionnelle… Gros LOL.

Ce qui fait qu’au lieu de crimes, les viols aggravés, ce qui été jugé a été transformé en délits : des agressions sexuelles aggravées.
On pourrait penser que même des délits d’agressions sexuelles aggravées, c’est grave, surtout en ayant le dossier sous les yeux et en sachant que c’était en fait des viols.
Mais non.
Le procureur de la république (Mr VIDALIE Cyril) n’a requis que 2 ans de sursis.
Le violeur est rentré libre chez lui, dans sa maison, avec sa copine, sans avoir passé une seule nuit en prison. Il n’a eu comme sanction qu’une unique année de sursis, et son nom dans la liste des agresseurs sexuels.
Il était très entouré pendant le procès, par toute sa famille, ses frères, ses enfants, sa copine…. Une dizaine de personne. J’étais seule. Mon avocat m’a planté 30 minutes avant le procès, me laissant avec son assesseur (qui connaissait le dossier mais qui était très jeune, on aurait dit sa première plaidoirie…)

Il faut savoir que ce violeur a aussi violé sa femme (décédée depuis longtemps d’un cancer de l’utérus), battue, maltraitée, obligée à dormir dehors assise sur une chaise la nuit en plein hiver ; j’ai appris ça au procès d’après le témoignage de sa propre fille qui avait une chambre mitoyenne et entendait les viols conjugaux… Les juges n’en n’ont absolument pas tenu compte.
Qu’il a aussi violé une petite fille de 14 ans, autiste, habitant à La Rochelle (département limitrophe). Il a confirmé la connaître, confirmé son âge, sa maladie mentale, confirmé qu’elle habitait bien toujours à la Rochelle, mais n’a pas donné son nom.
Et là, cerise sur le gâteau : la Juge d’instruction, Mme AUBERT Émilie, n’a pas ordonné de commission rogatoire, et donc il n’y a pas eu d’enquête de la part de la police (car ils n’avaient pas d’ordre en ce sens, ils avaient les mains liés).

La pédophilie sur les petites filles handicapées mentales est donc quelque chose qu’il ne faut surtout pas chercher, ni sanctionner, selon les juges de notre pays.

Je n’attends pas de réactions à ce post. Je trouve cet anniversaire affreux, et je voudrais mourir dans un éboulis d’une décharge des Philippines, là.
Mais il n’y aura peut-être pas de 10ème anniversaire, du moins de mon point de vu car je vais très mal et je ne sais pas si je serais encore en vie dans un an, alors, voilà : vous savez tout.
Je tenais à ce que vous soyez au courant, c’est tout.
Si vous voulez l’adresse du violeur pédophile pour lui envoyer des cartes de 10 ans d’anniversaire l’année prochaine, je peux la donner : CHARFALLOT Jean, 29 Route de la Tonnelle, 16720, Saint-Même-Les Carrières, Charente, France.

Ma psychiatre actuelle pense que les viols ont pu déclencher mon trouble bipolaire (c’est une maladie mentale qui est en latence et « attend » un élément déclencheur, qui peut ne jamais venir ou venir très tard)… Ça fait encore plus mal.
Je ne cherche pas des conseils de soins, j’en ai déjà eu beaucoup et j’ai déjà choisi quelques pistes depuis un moment. Je suis actuellement une thérapie EMDR, j’ai des traitements, je vois plusieurs professionnels de santé très compétents…
Ne venez pas non plus me dire que « Si d’autres personnes peuvent s’en sortir, toi aussi », « Il suffit de te mettre un coup de pied au cul », ou « T’as de la chance, ça aurait été pire en Afghanistan » (sorties régulières d’un psychiatre en clinique en Juin dernier), ou « Le viol, c’est comme la mort d’un enfant » (encore une sortie d’un psychiatre en 2017), ou « Vous êtes triste et glauque! » et « Vous avez quand même des soins gratuits et des allocations, en France » (sorties d’une psychiatre en clinique en Juin dernier quand je disais que je ne me sentais plus française dans un pays aussi injuste et que j’avais envie de mourir)…

Je suis démolie par l’injustice, actuellement. Ce que vous pourrez me dire a très peu de chance de m’aider, j’en suis désolée. Je ne pense pas pouvoir m’en sortir et je n’en ai pas l’envie, si c’est pour vivre dans un tel Monde… Merci de m’avoir lue, en tout cas.

Merci.

Si vous voulez m’aider financièrement pour ma thérapie EMDR, c’est 50€ la séance et je suis au RSA. J’ai honte de demander mais c’est, vulgairement, la déch’.

Ps : J’ai décidé de poster cette publication en Public : partagez le plus possible !

Pps : J’ai le droit de citer les noms et les adresses qui ont été mentionnés lors du procès, car le procès s’est tenu publiquement en date du 17 Janvier 2017 (avec rendu de jugement le 14 Février 2017, me faisant encore attendre et espérer pour rien), devant 60 personnes, et non à Huis-Clos (donc 60 personnes qui se sentaient extrêmement mal à l’aise ont été obligées de subir tous les détails vis à vis de qui a mis quoi dans mon corps sans mon consentement…). »

Pour soutenir la collecte, c’est ici !

L’eczéma n’est pas contagieux. La connerie, si

Voilà.
Nous allons commencer cette toute nouvelle rubrique « Spider News », avec ce premier article.
L’intérêt de cette catégorie sera de dénoncer les injustices.
En voici une.
Je remercie mon ami Chris, qui a bien voulu écrire son histoire et m’envoyer ses photos. J’en conviens, il n’est pas simple de s’exprimer sur un tel sujet, alors je lui dis bravo et merci.
Sans plus attendre, voici son histoire :

« Une chaise et une table au fond de la salle, voilà comment ça a démarré avec la société…
Je devais avoir 3 ans mais je ne m’en souviens pas.
Ma mère me racontait qu’à l’école, les autres tournaient autour de moi en se moquant et ce, sous les yeux des adultes.
Ah oui pardon ! Je ne me suis pas présenté, je m’appelle Christophe (ou Chris comme vous préférez) et j’ai grandi avec un eczéma atopique.
Mon histoire ? Elle vient de démarrer.
On note donc : une chaise et une table au fond de la salle à l’écart des autres car parait-il j’étais contagieux.
Les autres mères exigeaient à ma mère un justificatif médical prouvant que je n’étais pas un réel danger pour leurs gosses.
J’ai bien écrit que je ne m’en souvenais pas ? Ah oui effectivement… Alors pourquoi l’eczéma est-il toujours présent après 30 ans ? Là est là question et je n’hésiterais pas à étaler quelques réponses.

En primaire, j’étais déjà conscient de ce que j’avais, du pourquoi je saignais du corps mais je ne comprenais toujours pas pourquoi autant de mépris des autres à toujours être aussi méchant.
Une exclusion qui a démarré très tôt et je voyais très bien que je n’étais pas si intéressant pour la plupart et j’en ai bien souffert par la suite…
Les adultes n’étaient pas mieux et la plupart se sont permis de lever la main sur moi tandis que d’autres ont préféré utiliser le verbale, et vraiment dans la méchanceté.
Il est surtout important de préciser que la plupart des adultes m’obligeaient à m’intégrer alors que les autres ne voulaient pas s’adapter à moi.

Au collège, je devais avoir 13 ans et j’étais plus souvent la victime que le méchant bien évidemment.
Il y a peut-être un seul professeur qui a vu que ça n’allait pas.
Cette personne me voyait installé au fond de la classe et à l’écart des autres.
Elle me demanda un jour ce qui n’allait pas alors je lui ai donc expliqué.
Elle repart donc à son bureau en s’adressant d’un ton écœuré à toute la classe : « C’est honteux ! ».
C’était probablement le seul jour où je me suis senti vraiment écouté.
Le collège que j’ai fréquenté n’était pas très exemplaire et j’ai même failli y perdre un œil car les frondes étaient une passion pour certains…

Un jour, j’ai eu rendez-vous avec le directeur d’un lycée que j’allais fréquenter.
Il me disait ou plutôt il essayait de me rassurer car il faut savoir que jusque là, j’étais toujours un « sans ami ». Donc il essayait de me rassurer avec ses propres mots et là j’entends : « ça va vous changer du collège ».

En effet…

J’avais 15 ans quand j’entrais au lycée et l’eczéma n’était plus le problème numéro 1 mais numéro 2 car ce que je découvrais était des ados accroc à la technologies comme les baladeurs CD/Mp3 et aussi les jeux vidéos sur consoles mais le plus important était le téléphone portable…
Quand j’avais besoin c’était « j’ai plus de batterie » ou quand j’essayais de parler à la personne, cette dernière ne m’écoutait pas et était plongé dans son jeu de Snack ou dans ses SMS.

Des portables basiques en 2002, j’imagine même pas les smartphones en 2018 si j’étais un ado…
Ah oui pardon ! J’oublie d’appuyer sur le fait que malgré ma santé, j’essayais d’entamer des dialogues avec les autres mais à chaque fois, il y avait toujours une barrière. La première étant l’eczéma et la seconde barrière la technologie.
Je ne possédais pas de téléphone ou de baladeur à cette époque, et je n’en veux absolument pas à mes parents pour cela et puis je n’avais pas besoin de ça, j’avais besoin de parler ! Et j’étais entouré d’incompétents si je puis dire… Ce que je veux surtout préciser c’est qu’ils étaient en incapacité de me parler et ignoraient vraiment ce que j’ai pu traverser.
« En effet Mr le Directeur, ça va me changer du collège » que j’aurais dû lui répondre ce jour-là.

Bref, le lycée est loin derrière-moi, idem que mes 18 ans que j’ai fêté tout seul mais ça, c’était ma petite parenthèse.

Je rentrais le soir et je me grattais partout tellement que chaque jour devenait insupportable et cela continuera encore et encore…

Après le lycée j’ai commencé à fréquenter des structures jusqu’au jour où je découvre que mes compétences sont toujours plus intéressantes que ma personne.
Finalement ça ne change pas de d’habitude, encore un bon moyen de m’exclure et de pas me connaître.

« Bonjour, oui, je m’appelle Christophe, enchanté » non ? Jamais on fait connaissance ? Ah oui c’est vrai… Internet ! L’outil qui permet de rechercher la personne avant même qu’elle ne soit recruté et embauché…

Bref, quant au relationnel, quand je veux rire ou échanger avec des « collègues », ça passe pas forcément et je ne suis pas à l’abri de traîtres qui seraient prêt à aller cafter.

Exemple tout simple, je lance une blague à une personne qui ne m’a pas entendu, du coup une autre personne va se charger d’aller lui répéter à mon insu.

Pourquoi me balancer ? Technique pour m’exclure ? Probablement… Pourquoi m’exclure ? Parce que j’ai un problème cutané qui se voit, parce que je suis grand et pas épais donc un physique qui ne plaît pas.

Pourquoi me dire qu’il ne faut pas mélanger vie privée et vie professionnelle ? Réponse juste au dessus, et que l’on ne me fasse pas croire que c’est un « code ».

D’ailleurs, les « autres » mélangeaient ce qu’ils avaient à se dire.

J’ai juste envie de vous dire chères personnes ou plutôt chers inconnus : « Allez au diable !!! »

Il est rare qu’un employeur ou un « collègue » revient sur son premier opinion à mon sujet.
On ne me parle pas, on ne fait pas ma connaissance, aucun lien qui peut se créer et ça, ça ne me promet pas un avenir sûr.

J’en avais eu la confirmation lorsque j’ai franchi les pas à l’université pour passer un DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires).
Par exemple en cours d’informatiques, moi qui n’ai jamais fait les algorithmes, je me suis dit que ceux qui s’y connaissaient, aideraient ceux qui ne s’y connaissaient pas : Et bien non !
Ils se sont mis ensemble pour travailler ensemble en mettant ceux qui ne s’y connaissaient pas à l’écart.
Bref, mis à part ça, l’université c’était bien plus qu’un moulin où la plupart arrivaient en retard et c’était normal tandis que d’autres oubliaient de couper leur téléphone ou étaient carrément sur leur écran en écoutant pas le professeur.
C’est une liberté que je n’approuve pas car ça pénalise l’individu qui veut vraiment apprendre et s’intégrer.
On ne m’a jamais fait de remarque sur mon eczéma car on ne me parlait pas du tout ou presque.
Des gens me parlaient mais je n’ai jamais su leur prénom ni d’où ils venaient. Ils n’ont pas fait ma connaissance comme il se doit, ils ont plutôt eu envie de ne pas se sentir seul et dès que l’année fut terminée, plus aucune nouvelle de ces personnes.
Un beau jour, faudra bien que tout ça se termine parce que j’en ai ras le bol de me soigner sans être encouragé ou alors qu’on attende que je demande…
Bref, il est évident que j’ai besoin d’une aide particulièrement et pas n’importe laquelle.

Mon corps n’en peut plus de tout ça.
Mon corps en a marre d’être vu par intérêt.
Mon corps saigne !!!

Questions :

• Un eczémateux est-il un handicapé ?
• On parle à un handicapé ?
• Suis-je un handicapé ?
• En qui je peux vraiment avoir confiance ?
• Un(e) ancien(ne) « collègue » a déjà pris de mes nouvelles ?

Q : Qu’est-ce que j’apprends de moi sur une journée ?
R : Ma taille, ma corpulence voir rien du tout !

Q : Est-ce de ma faute si je suis célibataire ?
R : Non !

Q : Est-ce qu’il faut me parler de motivation ?
R : Non ! J’ai déjà assez donné. Par contre, l’autre n’est pas dispensé d’être motivé.

Q : L’eczéma est-il contagieux ?
R : Non !

Q : Dois-je compter sur les médicaments pour me sentir bien ?
R : Non ! J’ai besoin que l’on me touche, que l’on me rassure, que l’on m’aide à me détendre. Souffrir à l’écart sans que personne ne vienne me voir n’est pas la solution.

Q : Un ado qui n’a pas de smartphone en 2018 est-il intégré à sa classe ?
R : Il sera probable que si ses parents n’ont pas les moyens de lui en payer un, il sera mis à l’écart ou alors les autres ne le comprendront pas et le mettront également à l’écart. Et si il n’a pas de téléphone, il n’aura pas forcément Internet chez-lui, ce qui veut dire pas de réseau social donc pas de vie sociale mais ça, c’est pas une vie que je souhaite à un adolescent.

Pour conclure je remercie Alisone qui, depuis décembre 2012, échange régulièrement avec moi via la technologie.
Merci à elle de me comprendre.
Au moins une qui sait être fidèle et motivé, et qui sait être une amie malgré la distance.

Important ça aussi, l’amitié à distance ! Mais ça, j’ai pas besoin d’en faire tout un résumé.

Christophe. »